AID Association initiatives dionysiennes
Homosexuel(le)s, adolescentes enceintes, histoires familiales différentes,

DIFFERENCES

Un point commun : il faut lutter pour s’imposer dans une société pas assez ouverte

dimanche 15 novembre 2009 par JMT

Un match de gala contre l’homophobie et les discriminations a opposé samedi au stade Charléty (Paris XIIIe) le Paris Foot Gay (PFG) à une équipe composée de personnalités, devant une centaine de spectateurs.

Une centaine de lycées de la région Poitou-Charentes vont recevoir dès la semaine prochaine les chèques contraception promis par Ségolène Royal aux mineures qui redoutent une grossesse non désirée, malgré l’avis négatif du ministère de l’Education.

Un tribunal de Buenos Aires a ouvert la voie aux mariages homosexuels dans la capitale argentine en autorisant vendredi un couple de deux hommes à se marier, une première en Amérique latine, la plus grande région catholique au monde.

Une majorité de Français (57%) est favorable à l’adoption par des couples homosexuels, selon un sondage BVA pour Canal+ réalisé au lendemain du feu vert donné par le tribunal administratif de Besançon à l’adoption d’un enfant par une enseignante homosexuelle.

Le tribunal administratif a ordonné mardi au conseil général du Jura de délivrer "dans un délai de 15 jours" un agrément d’adoption à Emmanuelle B., une enseignante homosexuelle, une injonction à laquelle le conseil général a accepté de se plier, après 10 ans de lutte.

Les élèves dont aucun parent n’a le bac obtiennent beaucoup moins souvent ce diplôme et font des choix d’orientation moins ambitieux que les enfants de bacheliers, selon une étude de l’Insee publiée vendredi.

La maire socialiste de Montpellier, Hélène Mandroux, souhaite que les couples homosexuels puissent se marier, une prise de position, au nom de "l’égalité des droits", qui intervient à l’occasion du dixième anniversaire du Pacs, le pacte civil de solidarité.

Match de football à Charléty contre l’homophobie et les discriminations

PARIS (AFP) - 15/11/09 01h39

Un match de gala contre l’homophobie et les discriminations a opposé samedi au stade Charléty (Paris XIIIe) le Paris Foot Gay (PFG) à une équipe composée de personnalités, devant une centaine de spectateurs.

Des spectateurs sont assis dans les tribunes derrière une banderole, le 14 novembre 2009 au stade Charléty à Paris

Le PFG l’a emporté 9-2.

Cette rencontre avait été organisée à la suite de la polémique suscitée par le refus du Créteil Bébel de jouer un match le 4 octobre dernier contre le PFG en invoquant des raisons de "principes" liés aux convictions religieuses de ses membres, qui se présentaient comme des "musulmans pratiquants". Le PFG avait alors dénoncé une décision "homophobe".

Le Créteil Bébel, qui devait initialement participer à ce match de gala, avait finalement décliné l’invitation, préférant "rester dans l’anonymat".

La créatrice de mode Agnès b., connue pour son combat contre les discriminations et l’homophobie, a donné le coup d’envoi de la rencontre.

Deux footballeurs (G) de l’équipe de personnalités, baptisée "b. yourself", jouent contre un joueur du Paris Foot Gay (PFG), le 14 novembre 2009 au stade Charléty à Paris

L’équipe de personnalités, baptisée "b. yourself", et entraînée par le vice-président de SOS Racisme, Hermann Ebongué, arborait un maillot floqué du slogan "Carton rouge aux discriminations" et comptait dans ses rangs le créateur du magazine So Foot Franck Annese, le président de France Terre d’asile Pierre Henry, l’ancien champion du monde de kickboxing Mohamed Dridi, ou encore l’adjoint chargé des sports à la mairie de Paris Jean Vuillermoz.

La rencontre était arbitrée par l’ancien arbitre international Bruno Derrien. "Des propos homophobes, on en entend tous les jours", a témoigné à l’AFP l’un de ses jeunes assistants, Alexandre Simon, qui arbitre régulièrement des matches amateurs dans les Yvelines.

Les dirigeants du PFG se sont montrés satisfaits par l’organisation de cette rencontre, à laquelle se sont associées de nombreuses associations. "Nous ne sommes pas un club communautariste, on veut prouver qu’il n’y a pas de différences", a affirmé Pascal Brethes, le président du club, au sein duquel se côtoient joueurs hétérosexuels et homosexuels.

Le "Paris Foot Gay" a joué à Paris dans un match de gala contre l’homophobie.

"Nous ne laisserons jamais un millimètre de haine s’installer à Paris, qui est une ville de respect et de tolérance", a déclaré Christophe Girard, adjoint au maire de Paris et membre de SOS Homophobie.

Hasard du calendrier, le match intervient après les propos jugés homophobes du président du club de Montpellier. Louis Nicollin avait traité de "petite tarlouze" le capitaine d’Auxerre, Benoît Pedretti, le 31 octobre à l’issue d’un match de la 12e journée de Ligue 1.

"Une énième saillie homophobe", avait alors dénoncé le Collectif contre l’homophobie (CCH). M. Nicollin devra s’expliquer à ce sujet lundi devant le Conseil national de l’éthique (CNE).

Le "Pass contraception" de Ségolène Royal dans 90 lycées contre l’avis du ministre

POITIERS (AFP) - 14/11/09 12h20

Une centaine de lycées de la région Poitou-Charentes vont recevoir dès la semaine prochaine les chèques contraception promis par Ségolène Royal aux mineures qui redoutent une grossesse non désirée, malgré l’avis négatif du ministère de l’Education.

La présidente de la région Poitou-Charentes, Ségolène Royal lors d’une conférence de presse à Poitiers, le 13 novembre 2009.

"Cette action est préparée depuis trois ans et a l’accord de tous les partenaires", a assuré Ségolène Royal vendredi à Poitiers.

Le ministre de l’Education nationale, Luc Chatel, s’est prononcé contre. "L’Education n’a pas à se substituer au planning familial, seul autorisé à prescrire des contraceptifs à un enfant mineur", a-t-il estimé jeudi.

"Je le mets au défi d’interdire", a lancé l’ex-ministre socialiste déléguée à l’Enseignement scolaire (1997-2000), puis à la Famille (2000-2002), en rappelant que chaque année en France, 10.000 grossesses sont détectées chez des jeunes filles de moins de 17 ans.

Nadine Morano, secrétaire d’Etat à la Famille a estimé pour sa part que l’action de Mme Royal consistait à "recycle(r) ce qui existe déjà". Quant à Christine Boutin, présidente du Parti chrétien-démocrate, elle a dénoncé un projet qu’elle juge "scandaleux".

Le "pass contraception", gratuit, se présente comme un carnet de chèques restaurant, avec des tickets pour une visite chez un médecin et chez un gynécologue ainsi qu’un bon d’échange en pharmacie pour un moyen contraceptif, le tout pour une valeur totale de 144 euros. L’opération va coûter 400.000 euros à la région Poitou-Charentes.

Symboliquement, Ségolène Royal a tenu à porter elle-même vendredi le premier colis au lycée professionnel Le Dolmen de Poitiers.

Ségolène Royal présente le "pass contraception" le 13 novembre 2009 à des élèves d’un lycée professionnel de Poitiers

Au total, 1.400 colis comprenant un "pass contraception" et des préservatifs seront expédiés dès lundi par la poste à 90 lycées dotés d’infirmières scolaires.

Pour Tiffany et Dina, deux lycéennes de 17 ans, "cela va aider les jeunes ; ça sera plus facile car l’infirmière, on la connaît plus que le médecin".

Marina, leur camarade de 18 ans, s’étonne un peu car, dit-elle, "le planning familial existe à l’école et tout est pris en charge".

Isabelle Duponteil, infirmière scolaire au lycée Kyoto de Poitiers, voit quant à elle le "pass" comme "un outil supplémentaire pour lutter contre les grossesses précoces et non désirées".

Pour cette responsable syndicale au SNICS-FSU, qui reçoit régulièrement des "jeunes filles en détresse", "il n’est pas question d’encourager la contraception, ni de se substituer au rôle parental, mais de répondre à des situations ponctuelles".

"Il vaut mieux de la prévention qu’un avortement qui occasionne d’énormes dégâts pour l’adolescente et sa famille", renchérit Isabelle Siroy, porte-parole départementale de la FCPE, première fédération de parents d’élèves.

Trois carnets de chèques contraception pour mineures à Poitiers, le 13 novembre 2009.

Pour la Peep en revanche (2e fédération française), l’Education nationale "ne doit pas se substituer aux parents".

Reste à savoir ce que feront les infirmières scolaires de cet outil qui "n’a pas l’aval de la hiérarchie", note Isabelle Duponteil.

"Ces chèques ne pourront être distribués dans les établissements scolaires sans mon accord", a en effet prévenu Béatrice Cormier, recteur de l’académie de Poitiers. "L’idée est bonne, mais n’y a-t-il pas un autre endroit que les lycées" pour lancer cette idée, s’est interrogé le recteur.

Buenos Aires, première à autoriser les mariages gays en Amérique latine

BUENOS AIRES (AFP) - 14/11/09 03h36

Un tribunal de Buenos Aires a ouvert la voie aux mariages homosexuels dans la capitale argentine en autorisant vendredi un couple de deux hommes à se marier, une première en Amérique latine, la plus grande région catholique au monde.

Un mariage

La juge Gabriela Seijas du tribunal d’instruction numéro 15 du contentieux administratif a ordonné aux officiers du registre d’état-civil de la capitale argentine de célébrer le mariage d’Alejandro Freyre, 39 ans, et de José Maria Di Bello, 41 ans, auxquels une date de mariage avait été refusée en raison de leur sexe.

Ils avaient porté plainte en avril.

"Nous sommes très contents, émus, mais nous sentons aussi le poids d’une très grande responsabilité parce que ce n’est pas seulement nous qui sommes concernés, c’est un encouragement à l’égalité juridique en Argentine et dans le reste de l’Amérique latine", a dit à l’AFP M. Di Bello.

La ville de Buenos Aires, connue pour sa "movida gay", est pionnière en Amérique latine. Elle avait déjà été la première de la région, fin 2002, à autoriser des unions civiles entre homosexuels qui permettent entre autres de toucher une retraite en cas de veuvage. La ville de Villa Carlos Paz (nord) et la province Rio Negro (sud) ont suivi.

Dans le reste de l’Amérique latine, la ville de Mexico, l’Etat mexicain de Coahuila et l’Etat brésilien du Rio Grande do Sul permettent ces unions.

L’Uruguay a été le premier pays de la région à légaliser les unions civiles homosexuelles, fin 2007. La Cour constitutionnelle colombienne a reconnu en janvier 2009 une série de droits aux couples du même sexe, dont les droits à la protection sociale.

Aucun pays n’autorise le "mariage" entre deux personnes du même sexe.

La juge argentine a considéré que "la loi doit traiter tout le monde avec le même respect selon leurs singularités", et a déclaré inconstitutionnels deux articles du code civil dont l’un (172) mentionne le consentement nécessaire entre "un homme" et "une femme".

"Changer les mots +homme+ et +femme+ par le mot +contractant+ est tout ce qu’il y a à faire", a dit M. Di Bello qui, comme son conjoint, est séropositif.

Dans un pays qui se déclare à 91% catholique et où la hiérarchie de l’église est très influente, l’évêque catholique Baldemoro Martini a estimé que "les unions du même sexe ne contribuent pas au bien commun, elles le mettent sérieusement en péril".

Cette décision de premier degré peut être cassée en cas d’appel. Mais le maire de Buenos Aires, Mauricio Macri (droite), a déclaré à la presse que pour sa part son gouvernement n’allait pas faire appel. "Le monde va dans cette direction", selon lui.

Plusieurs associations homosexuelles en Amérique latine ont réagi. "Je suis très heureux et je m’associe au sentiment des gays argentins, qui ont été réprimés pendant beaucoup d’années", a dit à l’AFP Marcelo Cerqueira, le président du groupe Gay de Bahia, un des plus actifs du Brésil.

"Nous au Brésil, nous avons aucune expectative, ni à court, ni à moyen, ni à long terme", de voir un mariage entre deux personnes du même sexe autorisé dans le géant d’Amérique latine, a-t-il ajouté.

Le verdict du tribunal de Buenos Aires "est incroyablement courageux, nous ne nous y attendions pas", a reconnu M. Di Bello, qui est tombé dans les bras de son compagnon en apprenant le verdict. Il pense que la décision de justice devrait relancer un projet de loi de mariage gay, actuellement en discussion à la chambre des députés en Argentine.

La juge Seijas a relevé que "ces dernières années plus d’une dizaine de pays ont modifié leur législation pour permettre aux couples du même sexe" de se marier, citant la Belgique, l’Espagne, le Canada, l’Afrique du Sud et la Norvège.

57% des Français favorables à l’adoption par des couples homosexuels

PARIS (AFP) - 13/11/09 14h39

Une majorité de Français (57%) est favorable à l’adoption par des couples homosexuels, selon un sondage BVA pour Canal+ réalisé au lendemain du feu vert donné par le tribunal administratif de Besançon à l’adoption d’un enfant par une enseignante homosexuelle.

Deux femmes homosexuelles le 10 novembre 2009 à Lons le Saunier après le feu vert du tribunal administratif à l’adoption d’un enfant

A l’inverse 41% des sondés s’y disent opposés et 2% de ne se prononcent pas.

A la même question posée dans un précédent sondage BVA en 2006, les Français n’étaient que 48% à se dire favorables à l’adoption par des couples de même sexe (50% y étaient opposés, 2% ne se prononçaient pas).

Si 71% des sympathisants de gauche s’y disent favorables, ils ne sont que 37% parmi les sympathisants de droite. Ce sont également les plus jeunes qui sont les plus favorables (68% des moins de 25 ans contre 51% des 50 ans et plus).

64% des personnes interrogées se déclarent aussi en faveur du mariage homosexuel contre 36% qui s’y déclarent opposées. Les plus jeunes y sont nettement plus favorables (77% des 15-24 ans) que les plus de 50 ans (53%).

Là encore, le clivage politique est net : seuls 42% des sympathisants de droite se disent pour le mariage gay contre 75% des sympathisants de gauche.

Sondage réalisé par internet du 10 au 12 novembre auprès d ?un échantillon de 1.009 personnes de 15 ans et plus (méthode des quotas).

Adoption homosexuelle : la justice donne son feu vert à Emmanuelle B.

BESANCON (AFP) - 11/11/09 03h21

Le tribunal administratif a ordonné mardi au conseil général du Jura de délivrer "dans un délai de 15 jours" un agrément d’adoption à Emmanuelle B., une enseignante homosexuelle, une injonction à laquelle le conseil général a accepté de se plier, après 10 ans de lutte.

L’avocate Caroline Mécary pose le 10 Novembre 2009 dans son bureau à Paris

"C’est génial, on nage dans le bonheur", s’est exclamée l’institutrice, encore "sous le coup" de ces deux annonces.

"La justice a été juste, elle a étudié notre dossier et non pas le débat", a dit Laurence R., la compagne d’Emmanuelle, elle aussi très émue.

"C’est vraiment une très grande joie. Je suis heureuse car tous les arguments que le conseil général avait avancés, c’était du pipeau ! ", a-t-elle ajouté.

"Il s’agit là d’une belle victoire contre l’homophobie, alors que les propos et les comportements homophobes demeurent vivaces dans notre société", a réagi Me Caroline Mécary, avocate d’Emmanuelle B.

Le tribunal a suivi fidèlement l’avis du rapporteur public qui lui avait demandé lors de l’audience du 13 octobre d’annuler la décision du conseil général et de lui enjoindre d’accorder son agrément dans les 15 jours, "sous astreinte de 100 euros par jour de retard".

Les juges administratifs ont estimé que les motifs retenus par le président du conseil général du Jura ne permettaient pas de "justifier légalement la décision de rejet de la demande d’agrément pour l’adoption présentée par Mme B.".

Le tribunal administratif a ordonné mardi au conseil général du Jura de délivrer "dans un délai de 15 jours" un agrément d’adoption à Emmanuelle B., une enseignante homosexuelle, une injonction à laquelle le conseil général a accepté de se plier, après 10 ans de lutte.

Depuis 1989, Emmanuelle, 48 ans, a bataillé jusque devant la cour européenne des droits de l’Homme pour obtenir le droit d’adopter un enfant, se heurtant au refus obstiné du conseil général.

Les juges européens lui ont donné raison en condamnant la France pour discrimination sexuelle en janvier 2008.

Emmanuelle B. réitérait alors sa demande d’adoption et se heurtait de manière incompréhensible au printemps 2008 à un nouveau refus. Le conseil général invoquait "des différences notables (au sein du couple) dans le projet d’adoption, notamment au niveau de l’âge de l’enfant" à adopter.

Dans sa décision mardi, le tribunal administratif a balayé ces motivations, estimant que "les conditions d’accueil offertes par la requérante sur le plan familial, éducatif et psychologique correspondent aux besoins et à l’intérêt d’un enfant adopté".

Les juges administratifs s’appuient notamment sur les rapports des travailleurs sociaux "favorables à la demande d’agrément pour adoption" et soulignent que le couple formé par Mme B. et sa compagne "présente une solidité certaine".

La Haute autorité de lutte contre les discriminations (Halde) a également rendu le 5 octobre un avis estimant "discriminatoire" le refus de la collectivité territoriale du Jura.

La décision du tribunal administratif a été saluée comme une "grande victoire" par le député-maire Vert Noël Mamère, qui avait en 2004 symboliquement célébré un mariage entre deux hommes dans sa mairie de Bègles (Gironde).

Les associations de lutte contre l’homophobie, comme SOS homophobie et l’interassociative lesbienne, gaie, bi et trans Inter-LGBT, ont demandé que le gouvernement ou le Parlement valident par la loi le droit d’adopter pour les couples homosexuels.

Le porte-parole du gouvernement Luc Chatel a répété que l’exécutif n’était "pas favorable" à une telle mesure.

Malgré la forte médiatisation de leur affaire, Emmanuelle B. et sa compagne entendent préserver leur anonymat. "Maintenant, on va pouvoir suivre le parcours normal, parfois difficile, des autres gens qui cherchent à adopter. La suite, elle nous appartient et nous avons pas l’intention de la médiatiser", a déclaré Emmanuelle B.

Les bacheliers de 1ère génération freinés par de moindres ambitions

PARIS (AFP) - 13/11/09 03h36

Les élèves dont aucun parent n’a le bac obtiennent beaucoup moins souvent ce diplôme et font des choix d’orientation moins ambitieux que les enfants de bacheliers, selon une étude de l’Insee publiée vendredi.

La répartition des bacheliers par séries selon les diplômes de leurs parents.

Parmi les élèves entrés en 6e en 1995, seuls 49% de ceux dont aucun parent n’a le bac sont devenus bacheliers, contre 84% de ceux dont au moins un des parents a ce diplôme, relève l’étude.

Résultat de la démocratisation du bac menée depuis les années 80, un bachelier sur deux n’a pas de parent bachelier. Mais leurs chances de réussir restent inégales : 23% d’entre eux ne font pas d’études supérieures, contre 9% des bacheliers "de père en fils".

"A résultats comparables, les enfants dont aucun parent n’est bachelier font toujours des choix d’orientation moins ambitieux qui brident leur parcours scolaire et réduisent d’autant leur niveau de formation initiale", explique Jean-Paul Caille, chargé d’études à la Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP) du ministère de l’Education nationale.

"La part d’enfants de non bacheliers décroît au fur et à mesure qu’on avance dans les cursus : des deux tiers des entrants en sixième à la moitié des bacheliers, au tiers des bacheliers généraux, au quart des bacheliers généraux avec mention et à 15% des élèves inscrits en classe préparatoire aux grandes écoles. Tout se passe comme si ces élèves avaient plus de difficultés que les autres à intégrer les créneaux les plus porteurs du système éducatif", relève M. Caille.

Cette disparité se retrouve à tous les niveaux : trois ans après le bac, 22% des bacheliers de première génération ont quitté l’enseignement supérieur sans diplôme, contre 8% de ceux issus d’une famille de bacheliers.

Lorsqu’ils font des études supérieures, les premiers privilégient les filières courtes (STS et IUT). Au contraire, plus d’un bachelier "de père en fils" sur deux s’engage dans des études longues (universités, grandes écoles).

"C’est bien la manière dont les familles envisagent l’utilité professionnelle du diplôme qui pèse sur les aspirations de leurs enfants", explique M. Caille.

Moins de 20% des parents non bacheliers croient en l’utilité professionnelle des études supérieures, contre 60% des familles dont l’un des parents a le bac.

Du coup, leurs enfants se dirigent moins souvent vers les bacs de séries générales, l’enseignement supérieur et les grandes écoles.

Ils détiennent quatre fois plus souvent un baccalauréat professionnel et deux fois plus souvent un bac de série technologique que les bacheliers dont au moins l’un des parents est titulaire du bac.

Ils choisissent moins souvent la série scientifique, qui offre pourtant les meilleurs débouchés.

La politique de démocratisation du baccalauréat engagée dans les années 80 a permis aux deux tiers d’une génération d’obtenir le fameux sésame, une proportion stable depuis 1995.

Le gouvernement veut aujourd’hui démocratiser les filières élitistes des grandes écoles, où la ministre de l’Enseignement supérieur Valérie Pécresse veut porter à 30% la proportion de boursiers.

Outre le niveau scolaire de ses parents, un autre critère de réussite est la structure de la famille. Parmi ceux dont aucun parent n’est bachelier, 53% des élèves issus d’une famille unie avec un père et une mère obtiennent le bac, contre 40% des élèves élevés dans des familles monoparentales et 37% de ceux issus de familles recomposées, selon l’étude de l’Insee.

La maire socialiste de Montpellier veut l’ouverture du mariage aux homosexuels

MONTPELLIER (AFP) - 10/11/09 15h40

La maire socialiste de Montpellier, Hélène Mandroux, souhaite que les couples homosexuels puissent se marier, une prise de position, au nom de "l’égalité des droits", qui intervient à l’occasion du dixième anniversaire du Pacs, le pacte civil de solidarité.

La socialiste Hélène Mandroux lors de sa réélection à la mairie de Montpellier, le 16 mars 2008

Mme Mandroux lancera samedi un "appel de Montpellier" pour cette ouverture du mariage aux couples homosexuels. Des maires de gauche devraient être présents à ses côtés, dont le député-maire PS du XIe arrondissement de Paris, Patrick Bloche, coauteur et corapporteur du Pacs.

Mme Mandroux précise sa position dans un texte dont copie a été transmise à l’AFP. Elle y souligne que "l’homosexualité est aujourd’hui une réalité sociologique dans toutes les couches de la société". Et, pour la maire de la huitième ville de France, "il n’est pas concevable que notre pays refuse durablement la même protection et les mêmes droits à certains couples du fait de leur orientation sexuelle".

Le Pacs, rappelle Mme Mandroux, "a été créé pour offrir un statut à des couples qui ne peuvent ou ne veulent se marier". Il a "conduit à une plus grande visibilité et une meilleure acceptation de la diversité des couples", note-t-elle.

Mais, malgré des "améliorations successives", il reste "largement désavantageux en cas de décès d’un des partenaires, particulièrement aléatoire pour les couples binationaux".

"En une décennie, poursuit Mme Mandroux, les mentalités ont évolué. La loi doit évoluer elle aussi", estime la maire de Montpellier, pour qui le moment est donc "venu de franchir une nouvelle étape en ouvrant le mariage aux couples homosexuels".

Mme Mandroux précise qu’elle se tient "en dehors de toute considération d’ordre religieuse ou philosophique". "Je me place uniquement sur le terrain de l’égalité des droits", écrit-elle.

VIDEOS

Emmanuelle et Laurence vont pouvoir adopter

BESANÇON (AFP) - 11/11/09 03h17

Le tribunal administratif a ordonné mardi au conseil général du Jura de délivrer "dans un délai de 15 jours" un agrément d’adoption à Emmanuelle B., une enseignante homosexuelle, une injonction à laquelle le conseil général a accepté de se plier, après 10 ans de lutte. L’AFPTV a rencontré le couple au soir de cette victoire juridique. Un reportage de Florian Plaucheur, d’Elodie Le Maou et de François Lallemant. Durée : 2 min 08


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