AID Association initiatives dionysiennes
Ca fond, ça s’amenuise, ça ressemble à un enlisement .....

TOUT FOUT L’CAMP ?

Y a même Rama Yade qui monte à 44% dans les sondages : vous avez dit f(r)ondeuse :-)

jeudi 5 novembre 2009 par JMT

Le débat sur le projet de loi sur La Poste s’est enlisé jeudi au Sénat face à une opposition sans concession de la gauche, qui a cependant poussé la majorité à voter un amendement rendant, selon elle, "imprivatisable" l’entreprise postale.

La crise frappe particulièrement les jeunes mères seules à emploi précaire, prises en tenailles entre un renchérissement de la vie quotidienne et des revenus irréguliers, note le rapport annuel du Secours catholique publié jeudi.

Une "conspiration du silence" des Etats concernés entoure le sort des réfugiés ou des déplacés climatiques, déplore le HCR, qui mène une réflexion prudente sur leur éventuel statut.

François Fillon juge dans une interview au Monde daté de vendredi qu’il "n’est pas normal" que 20% des réacteurs nucléaires d’EDF soient à l’arrêt, ce qui va contraindre la France à importer de l’électricité, critiquant "un problème d’organisation" et "de maintenance".

Le président Nicolas Sarkozy a tranché : le montant du grand emprunt, qui fait l’objet d’une polémique dans son propre camp, sera situé entre 25 et 50 milliards d’euros, et pas davantage, contrairement à ce que réclamaient plus d’une soixantaine de députés de droite.

Le débat sur La Poste s’enlise au Sénat

PARIS (AFP) - 05/11/09 23h08

Le débat sur le projet de loi sur La Poste s’est enlisé jeudi au Sénat face à une opposition sans concession de la gauche, qui a cependant poussé la majorité à voter un amendement rendant, selon elle, "imprivatisable" l’entreprise postale.

Le logo de La Poste

Au quatrième jour de discussion, les sénateurs n’ont bouclé que le premier article du texte, certes central : il transforme le statut de La Poste, actuellement établissement public industriel et commercial, en société anonyme à capitaux publics dès début 2010.

La droite est également mobilisée, ne présentant aucune faille dans son soutien au texte.

Dans un face à face tournant au dialogue de sourds, les sénateurs PS, PCF, Verts et radicaux de gauche ont défendu avec force prises de paroles le maintien du statut actuel de La Poste. Gouvernement et majorité n’ont eu de cesse de répéter qu’il ne s’agit pas d’une privatisation mais d’une nécessaire adaptation à l’ouverture de la concurrence au 1er janvier 2011.

La majorité a adopté un amendement du sénateur de Vendée non-inscrit Bruno Retailleau rendant l’entreprise publique "imprivatisable", selon un néologisme cité et recité par Christian Estrosi (Industrie).

Cet amendement stipule que "cette transformation (du statut) ne peut avoir pour conséquence de remettre en cause le caractère de service public national de La Poste". Le RDSE (à majorité PRG) a présenté un amendement identique et a donc voté celui de M. Retailleau.

Contestant qu’il représente un verrou à une future privatisation, l’opposition a voté contre. "Ce qu’une loi fait, une autre peut le défaire, si on voulait donner une garantie il faudrait que la garantie soit donnée dans la Constitution", a soutenu Michel Teston (PS).

Un autre amendement, centriste, a inscrit dans l’article 1 que l’Etat sera "actionnaire majoritaire" de La Poste.

Là encore, la gauche l’a rejeté. Pour M. Teston, cet amendement "admet que l’Etat peut se retrouver qu’à 51 % du capital et pourrait être ainsi un accélérateur du processus de privatisation".

Devant la lenteur des débats, la Conférence des présidents du Sénat a décidé d’ouvrir de nouvelles séances samedi et dimanche, matin, après-midi et soir pour prolonger la discussion, si nécessaire.

"Majorité et gouvernement veulent absolument terminer avant lundi parce qu’ils leur faut ouvrir la vanne à la privatisation avant le 31 décembre", s’est exclamée en marge du débat Nicole Borvo Cohen-Seat, présidente du groupe communiste et du parti de gauche (CRC-SPG).

"La Conférence des présidents a prévu que le Sénat disposerait de 90 heures d’hémicycle pour examiner 26 articles (...) ne dites pas que ces 90 heures sont insuffisantes pour expliquer 629 amendements", a répliqué en séance le président du groupe UMP, Gérard Longuet.

Depuis le début du débat lundi soir, l’opposition joue la montre. Si le texte n’est pas voté cette semaine, il sera difficile pour le gouvernement, étant donné l’ordre du jour surchargé par les projets de budgets 2010 et la réforme des collectivités, de l’organiser avant la fin de l’année.

Jeudi en début de soirée, près de 520 amendements restaient en discussion sur 631.

Twitter a également fait irruption dans le débat, avec sa première polémique politique en France. Les sénateurs PS, Martial Bourquin et François Patriat ont vivement protesté en séance contre des commentaires "peu amènes" les concernant sur le blog de Christian Estrosi.

Quelques heures après, les commentaires contestés disparaissaient du site mais une vidéo sur l’incident faisait son apparition sur Dailymotion.

La crise frappe surtout les jeunes mères seules, rapporte le Secours catholique

PARIS (AFP) - 05/11/09 14h55

La crise frappe particulièrement les jeunes mères seules à emploi précaire, prises en tenailles entre un renchérissement de la vie quotidienne et des revenus irréguliers, note le rapport annuel du Secours catholique publié jeudi.

Mélanie, une jeune maman posant le 29 Octobre 2009 à Auxonne dans la chambre de ses enfants

"Leur structure de consommation a été touchée de plein fouet par les augmentations", notamment des prix de l’alimentation de base, du logement et de l’énergie, souligne François Soulage, président national du Secours catholique.

"En même temps, elles sont en difficulté avec des discontinuités dans leur parcours d’emploi", en raison de la précarité de leur contrat, explique-t-il, dans un entretien à l’AFP.

"Elles avaient beaucoup de travaux intérimaires ou de contrat à durée déterminée", précise M. Soulage : "elles ont maintenant des périodes dans lesquelles elles n’ont pas de ressources à cause de la crise". Le travail en intérim enregistre depuis le début de la crise, et particulièrement depuis janvier, un "décrochage historique" du nombre d’emplois "frôlant les -40%", selon sa fédération patronale, le Prisme.

Au-delà des femmes, le rapport insiste sur "toutes les personnes qui sont à la limite du seuil de pauvreté (...) et dont la situation s’aggrave", explique le président du Secours catholique.

En 2008, le nombre de "situation de pauvretés" rencontrées par l’association est reparti à la hausse (+2,3%), après deux années de baisse. 54,4% des adultes rencontrés sont des femmes (+3,4% en vingt ans), précise le rapport.

"A notre avis, cela va continuer", juge-t-il : "les entreprises ont ajusté a minima pour garder un peu de forces en cas de reprise, mais la reprise s’éloignant, elles vont continuer à élaguer, notamment dans l’intérim et les CDD" pour baisser les effectifs.

Le Secours catholique prône des mesures d’accompagnement, notamment une amélioration des gardes d’enfants permettant aux femmes de postuler à des emplois de service.

L’association demande également "une revalorisation forte de l’allocation pour parents isolé", la poursuite des emplois aidés (360.000 emplois non marchands sont déjà inscrits au budget 2010) et une aide aux jeunes de moins de 25 ans sans emploi.

Réfugiés climatiques : un statut risqué à inventer

BARCELONE (Espagne) (AFP) - 05/11/09 14h40

Une "conspiration du silence" des Etats concernés entoure le sort des réfugiés ou des déplacés climatiques, déplore le HCR, qui mène une réflexion prudente sur leur éventuel statut.

Manifestation pour la journée mondiale du réchauffement climatique, à Paris, 4 novembre 2006

"Cela reste un tabou. Les pays d’origine ou d’accueil sont réticents, voire hostiles, à ouvrir le débat. Notamment parce qu’il n’y a pas de quantification prévisible du nombre de personnes concernées", estime Jean-François Durieux, responsable du changement climatique au Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés.

Dans un entretien à l’AFP, en marge des négociations sur le climat à Barcelone, M. Durieux espère que le futur accord de Copenhague, en décembre, évoquera la question et permettra de "dégager un capital de confiance pour ouvrir le débat". A ce stade, "c’est la conspiration du silence".

En 2050, le nombre de personnes forcées de quitter leurs terres en raison de la dégradation du climat pourrait atteindre 200 ou 250 millions, selon les estimations reprises par l’Office international des migrations (OIM). "Mais il n’y a pas de prédiction possible et ce manque de prédictibilité effraie".

Aussi juge-t-il risqué de pousser le débat vers un statut de réfugié climatique : "Si l’on essaie de promouvoir une obligation d’accueil sur le long terme, on n’arrivera à rien. Les Etats acceptent la rigueur d’un système mais seulement pour un petit nombre d’individus".

Une maison d’un village d’Alaska détruite par l’érosion, Shismaref (965 kms d’Anchorage), 27 septembre 2006

D’autant qu’il faudrait amender le statut de 1951, qui reconnaît comme réfugié une victime de persécution et de violences, et passer par un nouveau traité entre les 192 Etats membres de l’ONU.

En outre, poursuit M. Durieux, "cela risque d’entraîner un effet boomerang sur ceux qui fuient déjà les persécutions et de détricoter le régime de protection actuel, déjà constamment menacé". Le point de départ de la réflexion doit être l’impossible retour vers la région d’origine en raison de la dégradation de son environnement et donc d’assurer une coopération avec le pays d’accueil.

"Si les migrants illégaux sont expulsables, il faut envisager des modalités leur permettant de rester et, pour cela, s’entendre avec leur pays d’origine - qu’on ignore habituellement".

Ainsi, le Bangladesh, dont une partie du territoire est menacée d’inondation par la fonte des glaciers de l’Himalaya, peut-il se tourner vers l’Inde ou certains pays du Golfe - où travaillent déjà nombre de ses ressortissants ? "Il faut arriver à un partage des responsabilités", estime l’expert.

Par ailleurs, beaucoup de migrants chassés de chez eux par les catastrophes naturelles ne franchissent pas de frontière mais sont déplacés dans leur propre pays. Ces personnes déplacées sont déjà, théoriquement, couvertes par un statut même s’il n’est pas toujours respecté : "Là où un cadre juridique existe, utilisons-le".

"La difficulté d’une nouvelle définition sera de s’assurer qu’une fois en place, elle sera respectée. Encore faudra-t-il être en mesure d’établir clairement un lien avec des causes climatiques".

Les réfugiés climatiques existent déjà, même s’ils fuient parfois officiellement un conflit, comme au Darfour. "C’est d’abord une lutte pour la survie, mais il n’existe aucune obligation d’accueillir des gens qui fuient la pauvreté".

Le HCR sera peut-être en mesure de faire des propositions d’ici à un an, espère son expert. Pour l’heure, il essaie de chiffrer le coût additionnel du changement climatique sur les infrastructures qu’il gère. Comme dans le nord du Kenya, où un camp de 300.000 réfugiés est régulièrement inondé.

Fillon : "pas normal" que 20% des réacteurs nucléaires d’EDF soient à l’arrêt

PARIS (AFP) - 05/11/09 10h51

François Fillon juge dans une interview au Monde daté de vendredi qu’il "n’est pas normal" que 20% des réacteurs nucléaires d’EDF soient à l’arrêt, ce qui va contraindre la France à importer de l’électricité, critiquant "un problème d’organisation" et "de maintenance".

La centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine en février 2006

"S’agissant d’EDF, il n’est pas normal que nous ayons un taux de disponibilité de nos centrales tombé à 80%. Ce n’est pas seulement un problème technique, mais d’organisation et de calendrier de maintenance", explique le Premier ministre.

Dix-huit des 58 réacteurs nucléaires français étaient à l’arrêt lundi, pour des opérations de maintenance, des accidents divers ou afin de les recharger en combustible nucléaire, selon les informations recueillies par l’AFP auprès des centrales d’EDF.

En temps normal, seuls quatre ou cinq réacteurs sont à l’arrêt à cette période de l’année. Le surplus de consommation engendré par le recours aux chauffages électriques nécessite en effet la mobilisation de tous les moyens de production.

Du fait de ces nombreux arrêts de production, la France va devoir importer massivement de l’électricité à partir de mi-novembre, et ce pendant plus de deux mois, a prévenu vendredi le Réseau de Transport d’Electricité (RTE).

Le parc nucléaire assure plus de 76% de la production d’électricité de la France.

Grand emprunt : entre 25 et 50 milliards d’euros, a tranché Sarkozy

PARIS (AFP) - 05/11/09 09h59

Le président Nicolas Sarkozy a tranché : le montant du grand emprunt, qui fait l’objet d’une polémique dans son propre camp, sera situé entre 25 et 50 milliards d’euros, et pas davantage, contrairement à ce que réclamaient plus d’une soixantaine de députés de droite.

Nicolas Sarkozy devant de GàD Claude Guéant, Henri Guaino, et Martin Hirsch le 18 février 2009 à Paris

M. Sarkozy prendra une décision au sujet de cet emprunt "au début du mois de décembre" mais son choix ne se situera "pas en-dessous de 25 milliards et pas au-delà de 50 milliards d’euros", a-t-on assuré mercredi à l’Elysée.

Le président, qui avait lancé l’idée de cet emprunt le 22 juin dernier devant le Congrès à Versailles, met ainsi un terme à une polémique à droite qui enflait depuis plusieurs : le Premier ministre François Fillon, auto-qualifié d’"inénervable", s’était même emporté contre le conseiller spécial du président, Henri Guaino.

Soixante-trois députés de la majorité ont signé une tribune, dans Le Monde daté du 3 novembre, plaidant pour un emprunt compris entre 50 et 100 milliards d’euros. Selon eux, ils ont agi en liaison avec "des membres de l’exécutif". En privé, plusieurs signataires n’ont pas caché avoir reçu l’aval de M. Guaino.

Mais "le pouvoir exécutif était totalement en dehors de cette démarche. Les conseillers du président ne font pas partie du pouvoir exécutif !", a asséné M. Fillon, mardi devant les députés UMP.

Michel Rocard et Alain Juppé le 15 juillet 2009 à Matignon à Paris après avoir été chargés de réfléchir aux priorités du grand emprunt

Mardi également, M. Guaino avait critiqué le ministre du Budget Eric Woerth qui avait lui-même jugé "irréaliste" de fixer à 100 milliards d’euros le montant du grand emprunt voulu par le président de la République.

"Irréaliste n’a pas de sens, personne ne peut démontrer que 50, 60, 80 milliards, c’est plus irréaliste ou moins réaliste que 20 ou 30 milliards", avait-il fait valoir de même source.

Alors que l’opposition se gausse des bisbilles à droite, l’Elysée a voulu relativiser l’importance de cette dispute. "Il n’est pas absurde, sur une affaire aussi importante, qu’il y ait débat", a-t-on fait valoir.

Autre sujet épineux pour le président : sa frondeuse secrétaire d’Etat aux Sports, Rama Yade, dont il "constate" aujourd’hui la "difficulté à s’insérer dans une équipe quelle qu’elle soit".

M. Sarkozy l’a "retirée" du ministère des Affaires étrangères, où elle était secrétaire d’Etat aux Droits de l’Homme, "parce qu’elle ne se supportait plus avec (Bernard) Kouchner", le chef de la diplomatie, selon l’Elysée.

"Maintenant, c’est la bagarre avec Roselyne Bachelot", son actuelle ministre de tutelle, "il y a un moment donné où il faut travailler en équipe ou alors, ce n’est pas possible", selon la même source.

Rama Yade le 6 octobre 2009 lors d’une conférence de presse à Paris

Depuis qu’elle est au gouvernement, Rama Yade s’est plusieurs fois démarquée de l’exécutif, comme tout dernièrement, en désapprouvant un amendement mettant fin à des exonérations de charges sociales pour les clubs sportifs professionnels dans le cadre du droit à l’image des sportifs (DIC).

Autre polémique, qui avait fait des vagues y compris à droite : la candidature de Jean Sarkozy, fils cadet du président, à l’Epad. Selon l’Elysée, son père reconnaît aujourd’hui que c’était une "erreur" de le laisser se présenter.

Dans le même ordre d’idées, toujours selon l’Elysée, il arrive aussi au président de penser que sa décision de partir en vacances à bord du yacht de son ami l’homme d’affaires Vincent Bolloré, à Malte, juste après son élection, a été "une faute de goût".

En revanche, pour l’Elysée, il n’y a eu "ni faute, ni erreur" dans la gestion de la crise économique. Le président a d’ailleurs bien l’intention de poursuivre les réformes au même rythme. Au programme de la seconde partie du quinquennat, en plus d’un "vraisemblable remaniement" après les élections régionales : le 5è risque (dépendance), les retraites et la justice.

VIDEOS

"Malaise inédit" entre le président et sa majorité (R. Cayrol)

PARIS (AFP) - 06/11/09 02h17

Analyse du politologue Roland Cayrol sur la rébellion de la majorité sur des dossiers phare comme le grand emprunt ou la réforme de la taxe professionnelle, à laquelle s’ajoute l’indiscipline de Rama Yade.

Durée : 1 min 20

Fronde au sein de la majorité UMP à mi-mandat de Nicolas Sarkozy

PARIS (AFP) - 05/11/09 23h54

Grand emprunt, taxe professionnelle, candidature de son fils Jean à la présidence de l’EPAD ? A mi-mandat, Nicolas Sarkozy est confronté à la fronde de sa majorité sur de nombreux sujets.

Durée : 1min55.

Le Mont-Blanc a perdu 45 centimètres

ANNECY (AFP) - 05/11/09 22h45

Le Mont-Blanc a perdu 45 centimètres : sa nouvelle altitude officielle s’établit à 4.810,45 mètres, selon des géomètres experts qui ont mené une campagne de mesures en septembre.

La pauvreté sous les traits des femmes

Durée : 2 min 23 Diffusé le : 5 novembre 2009


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