AID Association initiatives dionysiennes
Trêve hivernale des expulsions....

TOUT VA TRES BIEN, MADAME LA MARQUISE ?

Une nouvelle action de Jeudi Noir

dimanche 1er novembre 2009 par JMT

La trêve hivernale des expulsions, qui débute chaque année le 1er novembre, donne jusqu’au 16 mars un répit à des dizaines de milliers de ménages qui peinent à s’acquitter de leur loyer, dans un contexte de crise économique qui aggrave la pénurie de logements.

"J’ai toujours été dans l’ombre, mais il faut sortir un jour. Je veux des papiers, pour la liberté, pour que mon fils ait la même vie que les Français, qu’il ait une chambre", dit Oksana pour expliquer sa présence à un rassemblement de femmes sans papiers.

A la veille de la trêve hivernale des expulsions locatives, l’association a investi samedi les beaux quartiers de Paris, occupant 2000 m2 place des Vosges.

Trêve hivernale des expulsions : un répit pour des dizaines de milliers de ménages

PARIS (AFP) - 01/11/09 20h39

La trêve hivernale des expulsions, qui débute chaque année le 1er novembre, donne jusqu’au 16 mars un répit à des dizaines de milliers de ménages qui peinent à s’acquitter de leur loyer, dans un contexte de crise économique qui aggrave la pénurie de logements.

Vue prise le 3 février 2009 d’immeubles HLM de Montluçon

Une centaine de manifestants ont d’ailleurs occupé vendredi la chambre syndicale des huissiers à Paris, à l’appel de Droit au Logement (DAL), afin de fêter la fin des expulsions locatives.

Les associations se saisissent de cette trêve, du 1er novembre au 15 mars, pour rappeler qu’en 2008 il y a eu 11.294 expulsions effectives avec le concours de la force publique, soit une augmentation de plus de 150% en 10 ans, souligne la Fondation Abbé Pierre.

Selon la Fondation, qui a mis en place depuis le 1er juin dernier une plate-forme téléphonique pour prévenir les expulsions locatives, 1,8 million de ménages ont des difficultés à s’acquitter de leur loyer et, parmi eux, 500.000 sont en situation d’impayés.

Des membres du collectif Jeudi Noir occupent, le 31 octobre 2009, un local situé place des Vosges, dans le 4e arrondissement de Paris

Le collectif rassemblant la trentaine d’associations s’occupant de mal-logement qui avait demandé, à la rentrée, un moratoire des expulsions locatives pour "les personnes de bonne foi", souligne que "la crise économique, en privant 600.000 personnes de leur travail, a singulièrement compliqué la situation de nombreux ménages".

D’autant que l’année 2009 s’annonce comme la pire depuis 11 ans pour le secteur de la construction en France, au vu du nouveau recul des mises en chantier de logements neufs au troisième trimestre.

Jeudi, Xavier Emmanuelli, président du Comité de suivi du Dalo (Droit au logement opposable) a alerté le gouvernement "sur le non-respect de la loi" de mars 2007, qui fait obligation à l’Etat de trouver un logement ou un hébergement aux personnes qui en font la demande, sous peine de recours en justice si l’Etat s’avère défaillant.

"Au 30 juin dernier, a-t-il ainsi fait remarquer, au moins 7.250 ménages désignés prioritaires pour un logement par les commissions de médiation, dont 6.500 Franciliens, n’avaient pas reçu d’offre dans le délai légal".

Des militants du collectif Jeudi Noir ont passé la nuit dans un hôtel particulier du XVIIe siècle désaffecté, en plein quartier du Marais à Paris (IVe). Ils dénoncent la pénurie de logements universitaires.

Les associations de soutien aux tsiganes, gens du voyage et Roms ont également milité ces dernières semaines pour que la trève hivernale s’applique à l’habitat mobile pour ne pas ajouter une autre discrimination à celles que subissent déjà ces populations.

"Sortir de l’ombre", un risque désormais assumé par des travailleuses sans papiers

PARIS (AFP) - 01/11/09 15h38

"J’ai toujours été dans l’ombre, mais il faut sortir un jour. Je veux des papiers, pour la liberté, pour que mon fils ait la même vie que les Français, qu’il ait une chambre", dit Oksana pour expliquer sa présence à un rassemblement de femmes sans papiers.

Des syndicalistes présentent les dossiers de travailleurs sans-papiers le 26 octobre 2009 à Paris

Elle a pris le risque de rejoindre cette semaine le rassemblement gare Saint-Lazare, à Paris, de quelque 200 autres étrangères aux parcours similaires, qui exigent au grand jour d’être régularisées.

Serrées derrière une banderole de Femmes Egalité, l’association qui les soutient, elles scandent avec conviction "travailler, gagner sa vie, c’est conquérir l’autonomie".

"A mon arrivée d’Ukraine il y a 9 ans, mes premiers employeurs ont beaucoup profité de moi : je travaillais dans une famille, six jours par semaine, dormant sur un matelas dans la chambre des enfants, veillant jusqu’à minuit pour servir le dîner du père quand il rentrait, tout cela pour l’équivalent de 300 dollars. J’ai tenu deux ans", raconte tranquillement Oksana, jeune femme blonde de 32 ans.

Et elle exprime toute sa reconnaissance à Femmes Egalité : "toute seule je n’y arriverais pas".

Venues d’Afrique noire, du Maghreb ou, comme Oksana, d’Europe de l’Est, ces femmes partagent souvent la même histoire : arrivée en solitaire à Paris, série d’emplois d’aide à la personne, ménages, gardes d’enfant ou de personnes âgées, avec des fortunes diverses.

"Ce sont des femmes isolées, sans collègues de travail. Leur démarche naturelle ce n’est pas d’aller voir un syndicat", explique Ana Azaria, présidente de l’association.

Dans le sillage d’un mouvement plus général, encadré par la CGT, d’occupation d’entreprises par des travailleurs sans papiers, l’association a déposé l’an dernier 90 demandes de régularisation pour des femmes, dont 79 ont été acceptées.

"Ces 90, elles ont voulu +y aller+, ont pris des risques énormes, ce sont des pionnières. Après, ça a parlé pas mal et elles sont plus nombreuses à venir" aujourd’hui, se félicite Ana.

Rassemblement de femmes travaillant sans papier mercredi devant la gare Saint-Lazare à Paris

Marianne, Sénégalaise de 33 ans, est une de ces "pionnières". Régularisée, elle est là pour soutenir la lutte. "On travaille toutes beaucoup et les familles ont besoin de nous", dit-elle.

"Ma régularisation ? Ca a tout changé avec un grand +T+", explique-t-elle dans un grand rire. Avant, elle avait aussi enchaîné les emplois dans des familles, dont une la faisait travailler "7 jours sur 7 pour 381 euros par mois".

Ensuite ça a été "une maison de retraite avec de faux-papiers : mes employeurs n’ont pas trop cherché (à vérifier) : ils avaient besoin de personnel et j’avais les compétences", glisse-t-elle.

"Le travail de toutes ces femmes correspond à un besoin social énorme en France, dans un secteur, l’aide à la personne, où on manque de main d’oeuvre", confirme Françoise Nassoy, autre bénévole de Femmes Egalité.

"Elles arrivent à trouver leur place dans une lutte collective malgré leur isolement", explique, admirative, Francine Blanche, secrétaire confédérale de la CGT qui les soutient.

"Trois ou quatre ans en arrière, je serais restée dans le noir. Aujourd’hui, je n’ai plus peur : il y a l’association, le syndicat, les médias qui parlent de nous, et je me fous d’être expulsée", explique Ayat.

Cette mère de famille de 48 ans, femme de ménage depuis 2001 dans un hôtel dont le patron connaissait sa situation "dès le premier jour", rêve quand même à des papiers, "pour aller voir (ses) enfants en Algérie".

Logement - Début de la trêve hivernale, le coup de Jeudi noir

le 31/10/2009 - 21h05

A la veille de la trêve hivernale des expulsions locatives, l’association a investi samedi les beaux quartiers de Paris, occupant 2000 m2 place des Vosges.

Crédit Photo : TF1-LCI Jeudi Noir a investi un local place des Vosges, à Paris, le 31 octobre 2009

La trêve hivernale des expulsions, qui débute chaque année le 1er novembre, donne jusqu’au 16 mars un répit à des dizaines de milliers de ménages qui peinent à s’acquitter de leur loyer, dans un contexte de crise économique qui aggrave la pénurie de logements.

Les associations se saisissent de cette trêve, du 1er novembre au 15 mars, pour rappeler qu’en 2008 il y a eu 11.294 expulsions effectives avec le concours de la force publique, soit une augmentation de plus de 150% en 10 ans, souligne la Fondation Abbé Pierre.

Selon la Fondation, qui a mis en place depuis le 1er juin dernier une plate-forme téléphonique pour prévenir les expulsions locatives, 1,8 million de ménages ont des difficultés à s’acquitter de leur loyer et, parmi eux, 500.000 sont en situation d’impayés.

Le collectif rassemblant la trentaine d’associations s’occupant de mal-logement qui avait demandé, à la rentrée, un moratoire des expulsions locatives pour "les personnes de bonne foi", souligne que "la crise économique, en privant 600.000 personnes de leur travail, a singulièrement compliqué la situation de nombreux ménages".

D’autant que l’année 2009 s’annonce comme la pire depuis 11 ans pour le secteur de la construction en France, au vu du nouveau recul des mises en chantier de logements neufs au troisième trimestre.

Jeudi Noir investit les beaux quartiers

Une centaine de manifestants ont occupé vendredi la chambre syndicale des huissiers à Paris, à l’appel de Droit au Logement (DAL), afin de fêter la fin des expulsions locatives.

Autre action coup de poing : une quinzaine de militants de l’association Jeudi Noir occupent samedi un local de 2000 m2 situé 1, place des Vosges, dans le 4e arrondissement de Paris.

Une manière pour eux "d’inaugurer" la trêve des expulsions locatives. Cet immense espace détenu par une Société civile immobilière est "inoccupé depuis 1965 et régulièrement rénové pour rien", selon l’association.

Jeudi Noir, baptisé ainsi en référence à la journée du Krach de 1929 à Wall Street, il y a 80 ans, a coutume d’attirer l’attention sur la crise du logement notamment par des occupations emblématiques de bâtiments aussi vastes que vides.

L’association annonce qu’elle occupe les lieux depuis jeudi et inaugure samedi "le palais des mal-logés !", place des Vosges, l’ancienne place royale dont la construction avait été décidée par Henri IV, l’un des plus beaux ensembles XVIIe de la capitale.

"Sur le front du logement, l’hiver sera chaud"

Jeudi Noir marque ainsi le troisième anniversaire de ses premières actions visant à dénoncer la cherté des loyers et la bulle immobilière. "Aujourd’hui, veille de l’entrée en vigueur de la trêve hivernale à Paris, les jeunes galériens du logement vous invitent à leur emménagement", écrit l’association dans son communiqué, expliquant s’être engagée à quitter le bâtiment du 14 passage de la bonne graine (11e) pour laisser place aux travaux du futur foyer de travailleurs migrants.

"Mais ADOMA et la mairie de Paris tardent à concrétiser leurs engagements en matière de relogements", commente Jeudi Noir "alors que le ministère du logement et l’ambition d’en finir avec le mal-logement ont disparu avec M. (Benoist) Apparu", secrétaire d’Etat au logement.

Jeudi Noir explique que son objectif est "d’interpeler et de donner le signal de la mobilisation". "Sur le front du logement, l’hiver sera chaud", promettent ces militants dont les actions sont souvent teintées d’humour.

Ainsi ils relèvent que le bâtiment occupé place des Vosges est le lieu de naissance de la marquise de Sévigné, ajoutant que "son occupation sonne comme un avertissement à tous ceux qui se sont endormis sur la question du logement ou qui semblent croire que Tout va très bien madame la Marquise."

D’après agence

VIDEOS

Jeudi Noir inaugure son plus beau squat, en plein Marais à Paris

PARIS (France) (AFP) - 01/11/09 20h35

Une vingtaine de militants du collectif Jeudi Noir ont passé la nuit de samedi à dimanche dans un hôtel particulier du XVIIe siècle désaffecté, en plein quartier du Marais à Paris (IVe). Ils dénoncent la pénurie de logements universitaires.

Logement : La trêve hivernale commence

Le 31 octobre 2009 - 20h00

La trêve des expulsions locatives débute ce 1er novembre. Pour de nombreuses familles en difficulté, c’est la fin de longs mois d’angoisse..

Par TF1

Logement : Jeudi Noir : "tout va bien Mme la marquise, non !"

Le 31 octobre 2009 - 17h28

L’association occupait samedi un local de 2000 m2 place des Vosges, à la veille de la trêve des expulsions locatives..

Par TF1


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