AID Association initiatives dionysiennes
La 27è et dernière ratification étant annoncée, on passe aux choses sérieuses

QUI PRESIDERA L’EUROPE ?

Blair en perte de vitesse...

vendredi 30 octobre 2009 par JMT

Un sommet européen extraordinaire sera convoqué, probablement à la mi-novembre, pour procéder aux nominations aux postes-clés prévus par le traité de Lisbonne, une fois que le président tchèque Vaclav Klaus l’aura signé, ont annoncé vendredi des dirigeants européens.

A l’initiative de la France, les 27 ont décidé vendredi de lancer un projet de vols charters financés par l’UE pour l’expulsion des clandestins. "Il faut aller plus loin, je veux des gardes-frontière européens", a affirmé Nicolas Sarkozy.

Le président tchèque Vaclav Klaus a annoncé vendredi dans un communiqué qu’il ne poserait plus de condition à la ratification du traité de Lisbonne, après que les dirigeants des pays de l’UE eurent accepté d’accorder à la République tchèque la dérogation qu’elle demandait.

La France et l’Allemagne se sont mises d’accord pour soutenir "le même candidat" à la présidence de l’Union européenne, a indiqué vendredi le chef de l’Etat français Nicolas Sarkozy, en laissant entendre que les chances de Tony Blair étaient devenues très faibles.

Les chances de Tony Blair de devenir le premier président de l’Europe ont encore un peu plus fondu lors du sommet des dirigeants européens, laissant la course encore ouverte et la voie libre à un représentant d’un petit pays.

Après avoir levé jeudi soir un obstacle majeur à l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne ouvrant la voie au choix du futur président de l’Europe, les dirigeants européens achèvent aujourd’hui leur sommet à Bruxelles avec l’espoir de trouver un compromis sur le climat.

L’Union européenne a levé jeudi soir un obstacle majeur à l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne en faisant une concession à la République tchèque, ouvrant la voie au choix du futur président de l’Europe qui divise les pays membres.

Les dirigeants des 27 pays de l’Union européenne réunis en sommet ont commencé leurs travaux jeudi vers 17H40 (16H40 GMT) avec deux questions épineuses à régler : comment débloquer le traité de Lisbonne et comment financer la lutte contre le réchauffement climatique ?

Le président du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, et ses homologues belge et hongrois, Herman Van Rompuy et Gordon Bajnai, ont dressé jeudi le portrait de leur candidat idéal pour le poste de président de l’UE, très éloigné de celui de l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair.

Le Premier ministre britannique Gordon Brown a estimé jeudi que son prédécesseur Tony Blair ferait un "excellent candidat" pour le poste de président de l’Union européenne, appelé à être créé par le traité de Lisbonne.

La chancelière allemande Angela Merkel a indiqué jeudi vouloir attendre que le traité de Lisbonne soit pleinement ratifié avant de dévoiler ses préférences pour les futurs président et chef de la diplomatie de l’UE.

UE : nouveau sommet en novembre pour les postes-clés prévus par le traité de Lisbonne

BRUXELLES (AFP) - 30/10/09 22h20

Un sommet européen extraordinaire sera convoqué, probablement à la mi-novembre, pour procéder aux nominations aux postes-clés prévus par le traité de Lisbonne, une fois que le président tchèque Vaclav Klaus l’aura signé, ont annoncé vendredi des dirigeants européens.

"Il y aura un sommet extraordinaire pour nommer le président du Conseil européen, à la mi-novembre probablement", a déclaré le président français Nicolas Sarkozy à l’issue d’un sommet des dirigeants de l’UE à Bruxelles.

"La présidence suédoise (...) nous a fait savoir qu’elle entamerait des consultations le lendemain de la signature du président tchèque et convoquera un Conseil européen extraordinaire pour procéder à ces nominations", a annoncé également le Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker.

Nicolas Sarkozy au sommet de l’UE, le 30 octobre 2009 à Bruxelles

Le chef du gouvernement tchèque Jan Fischer a assuré ses homologues européens "qu’il était sûr et certain que le président tchèque signerait", après le compromis adopté jeudi soir au sommet de Bruxelles pour débloquer le processus de ratification du texte dans le pays, a rapporté M. Juncker.

"Je crois qu’il le fera immédiatement après le prononcé de l’arrêt de la Cour constitutionnelle. Je vous signale que le président tchèque sera en voyage aux Etats-Unis du 3 au 8, mais j’ai bon espoir qu’il va signer avant de monter l’escalier" de son avion, a-t-il précisé.

Le Premier ministre tchèque Jan Fischer arrive au sommet de l’UE à Bruxelles, le 30 octobre 2009

Le très eurosceptique chef de l’Etat tchèque demandait que son pays bénéficie d’une dérogation à la Charte européenne des droits fondamentaux, afin d’empêcher que les Allemands des Sudètes expulsés en 1945 puissent obtenir réparation. Ce que les dirigeants européens ont accepté de faire jeudi soir.

Il reste toutefois un obstacle en République tchèque pour le traité, censé faire fonctionner l’Union européenne de manière plus efficace. La Cour constitutionnelle nationale doit encore se prononcer, sans doute le 3 novembre, sur un recours contre le texte déposé par des parlementaires eurosceptiques, amis de M. Klaus.

Une fois cet obstacle franchi, l’UE devrait pouvoir se concentrer sur le choix du titulaire du poste de président stable de l’Union européenne, principale innovation du traité de Lisbonne, visant à donner un visage et une voix à l’Europe.

Le Traité de Lisbonne prévoit aussi la nomination d’"un Haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité", qui doit incarner la diplomatie européenne.

Clandestins - Charters : Sarkozy convainc l’UE d’ouvrir le chantier

le 30/10/2009 - 20h59

A l’initiative de la France, les 27 ont décidé vendredi de lancer un projet de vols charters financés par l’UE pour l’expulsion des clandestins. "Il faut aller plus loin, je veux des gardes-frontière européens", a affirmé Nicolas Sarkozy.

Crédit Photo : eTF1 Charter pour l’Afghanistan

Nicolas Sarkozy l’a annoncé et s’en est félicité lors de sa conférence de presse vendredi après-midi. Les dirigeants européens ont décidé vendredi de lancer un projet de vols charters financés par l’UE pour l’expulsion des migrants en situation irrégulière dans leurs pays, à l’initiative de la France. Et ce malgré des réserves de la Commission européenne. Dans un document adopté à l’issue d’un sommet à Bruxelles, ils demandent "l’examen de la possibilité d’affréter régulièrement des vols de retour communs financés par l’agence Frontex", l’agence européenne chargée de la sécurité des frontières externes de l’UE.

"Personne n’aurait pu imaginer, il y a quelques années, que des gouvernements de gauche, de droite, du sud et du nord se mettent d’accord sur le principe que quelqu’un qui n’a pas respecté les règles doit être ramené chez lui par avion, par train ou par tout autre moyen de façon digne", a dit Nicolas Sarkozy au cours d’une conférence de presse. "C’est un progrès considérable", a-t-il estimé. "Il faut aller plus loin, je veux des gardes-frontière européens", a-t-il ajouté.

Police européenne aux frontières

"L’Europe ne doit plus être le théâtre des drames de l’immigration irrégulière. Il est temps de prendre les mesures nécessaires pour renforcer, au niveau européen, la lutte contre les filières. La décision prise aujourd’hui par les Chefs d’Etat et de Gouvernement européens est une étape décisive pour la construction d’une véritable police européenne aux frontières" a affirmé, pour sa part, le ministre français de l’Immigration, Eric Besson dans un communiqué.

La proposition de charters européens est directement inspirée par une demande française, soutenue par l’Italie. La France et la Grande-Bretagne ont organisé un vol commun à la mi-octobre pour emmener à Kaboul trois Afghans renvoyés de France et 24 expulsés de Grande-Bretagne. Et le ministre français de l’Immigration Eric Besson a dit récemment souhaiter la mise en place de vols communs "sous bannière européenne" pour le retour forcé de migrants dans leur pays d’origine.

"Tout sécuritaire"

Dans un entretien publié vendredi par La Croix, le vice-président de la Commission européenne Jacques Barrot, chargé des questions d’immigration, met toutefois en garde contre le "tout sécuritaire". "Les États doivent trouver le point d’équilibre entre la part sécuritaire et la part d’humanité", souligne-t-il. Jacques Barrot avait déjà réagi après l’organisation du vol commun franco-britannique en demandant aux autorités nationales de "s’assurer au préalable que les migrants concernés ne souhaitent pas demander une protection internationale".

Le vice-président du MoDem Jean-Luc Bennahmias a jugé "scandaleuse" vendredi "l’organisation prochaine de vols groupés pour des opérations communes de reconduite au niveau européen".

Traité de Lisbonne : Vaclav Klaus ne posera plus de condition à la ratification

PRAGUE (AFP) - 30/10/09 20h43

Le président tchèque Vaclav Klaus a annoncé vendredi dans un communiqué qu’il ne poserait plus de condition à la ratification du traité de Lisbonne, après que les dirigeants des pays de l’UE eurent accepté d’accorder à la République tchèque la dérogation qu’elle demandait.

Le président tchèque Vaclav Klaus le 9 octobre 2009 au Château de Prague

"Je n’entends plus poser de conditions supplémentaires à la ratification du Traité de Lisbonne", a déclaré M. Klaus, dans un communiqué publié à Prague.

"Je considère le résultat obtenu (jeudi lors du Conseil européen à Bruxelles) comme le maximum possible", a ajouté l’eurosceptique chef de l’Etat tchèque.

M. Klaus a affirmé avoir "reçu avec satisfaction" cette décision du sommet européen, avant de "remercier tous ceux qui ont contribué à trouver une solution".

Comme celles déjà accordées à la Grande-Bretagne et à la Pologne, cette dérogation concerne la Charte des droits fondamentaux, document figurant en annexe au traité. Elle devrait empêcher, selon M. Klaus, toute restitution des biens des Allemands des Sudètes confisqués après la Seconde guerre mondiale.

Environ 3 millions d’Allemands des Sudètes ont été expulsés de Tchécoslovaquie en vertu des décrets signés en 1945 par le président tchécoslovaque de l’époque, Edvard Benes, sous l’accusation collective de collaboration avec le régime nazi.

"La solution adoptée par les plus hauts dirigeants de l’UE renforce de manière fondamentale la protection de la République tchèque contre une mise en doute éventuelle des soi-disant décrets Benes", a indiqué M. Klaus, dans le communiqué.

Il reste toutefois un obstacle en République tchèque pour ce traité censé faire fonctionner l’Union européenne de manière plus efficace. La Cour constitutionnelle nationale doit encore se prononcer, sans doute le 3 novembre, sur un recours contre le texte déposé par des parlementaires eurosceptiques, amis de M. Klaus.

La plupart des diplomates s’attendent à ce que la juridiction rejette ce recours, ce qui alors lèverait le dernier obstacle à son entrée en vigueur.

Le traité doit impérativement être ratifié par les 27 pays de l’UE pour voir le jour. La République tchèque est le dernier d’entre eux à ne pas avoir encore achevé le processus car son chef de l’Etat avait posé des conditions pour apposer son paraphe.

Le communiqué publié vendredi n’évoque pas la date à laquelle M. Klaus signerait le traité.

Plus tôt dans la journée, la présidence avait annoncé que le chef de l’Etat effectuerait une visite aux Etats-Unis entre les 4 et 7 novembre.

De son côté, le président français Nicolas Sarkozy a déclaré vendredi à Bruxelles que le traité de Lisbonne entrerait "sans doute" en vigueur le 1er décembre.

Il pourrait y avoir "un sommet (des dirigeants de l’UE) à la mi-novembre qui aurait peut-être à débattre des nominations" aux postes européens prévus par le traité, à savoir le président permanent du Conseil européen et le Haut représentant aux affaires étrangères, a ajouté M. Sarkozy.

Présidence de l’UE : Paris et Berlin soutiendront le même candidat

BRUXELLES (AFP) - 30/10/09 18h34

La France et l’Allemagne se sont mises d’accord pour soutenir "le même candidat" à la présidence de l’Union européenne, a indiqué vendredi le chef de l’Etat français Nicolas Sarkozy, en laissant entendre que les chances de Tony Blair étaient devenues très faibles.

Angela Merkel et Nicolas Sarkozy, le 30 octobre 2009 à Bruxelles

"La France et l’Allemagne soutiendront le même candidat le moment venu", a-t-il déclaré à la presse à l’issue d’un sommet européen à Bruxelles.

"Nous sommes d’accord avec Mme Merkel sur la vision des postes et les noms", a-t-il insisté.

Il n’a pas voulu dire à ce stade quelle personnalité il privilégiait.

Le Futur président de l’UE doit-il être "charismatique pour porter la voix de l’UE" ou un "facilitateur de consensus", s’est interrogé M. Sarkozy avant d’ajouter que cette question était en suspens.

"Aucune tendance définitive ne se fait jour", a-t-il dit, alors que les chances du Britannique Tony Blair, très contesté, apparaissent de plus en plus minces.

Tony Blair le 22 septembre 2009 à New York

M. Sarkozy s’est dit d’ailleurs implicitement pessimiste sur la probabilité de voir l’ancien Premier ministre britannique accéder à la plus haute fonction européenne.

"Les noms de la première vague ne sont pas forcément les vainqueurs de la dernière", a-t-il dit à propos des rumeurs sur les candidats possibles. Le nom de M. Blair avait été parmi les premiers à être lancé, par M. Sarkozy lui-même, pour cette fonction prévue par le traité de Lisbonne.

Le Premier ministre néerlandais Jan Peter Balkenende est désormais considéré comme l’un des grands favoris pour le poste de président de l’UE, selon des diplomates.

Présidence de l’UE : Blair en mauvaise passe

BRUXELLES (AFP) - 30/10/09 13h50

Les chances de Tony Blair de devenir le premier président de l’Europe ont encore un peu plus fondu lors du sommet des dirigeants européens, laissant la course encore ouverte et la voie libre à un représentant d’un petit pays.

Peter Balkenende, Angela Merkel et Tarja Halonen à leur arrivée le 29 octobre 2009 au sommet européen de Bruxelles

Le Premier ministre britannique Gordon Brown s’est bien démené jeudi et vendredi auprès de ses collègues pour promouvoir cet "excellent candidat". Mais l’enthousiasme n’est clairement pas au rendez-vous.

"La pente ne sera pas facile à remonter pour Blair", résume un diplomate européen.

Graphique interactif sur le poste de président de l’UE.

Jusqu’ici, la recherche du "George Washington européen" s’apparente à un théâtre d’ombres chinoises, où chacun avance masqué pour ne pas risquer de voir ses chances réduites trop tôt à néant. Et où une série de "non candidats" concourent dans l’ombre pour un poste qui n’existe pas encore.

Ce jeu de dupes devrait toutefois bientôt prendre fin après un accord trouvé jeudi soir à Bruxelles pour débloquer le traité de Lisbonne et sortir l’Europe de l’incertitude institutionnelle dans laquelle elle se morfond depuis une dizaine d’années.

Les dirigeants européens ont accordé au président tchèque eurosceptique la dérogation qu’il demandait afin qu’il puisse enfin signer le texte censé faire fonctionner l’UE de manière plus efficace, et lui donner un plus grand rôle sur la scène internationale.

Prague table sur une entrée en vigueur "d’ici la fin de l’année". Un sommet européen spécial sur les nominations prévues par le traité n’est pas exclu courant novembre.

Tony Blair se voit d’abord reprocher l’euroscepticisme britannique. "Le président (Nicolas Sarkozy) a une grande estime pour Tony Blair mais le fait que le Royaume-Uni ne soit ni dans la zone euro, ni dans la zone Schengen n’est pas forcément un atout", reconnaît une source proche de la présidence française.

Tony Blair le 22 septembre 2009

Même la propre famille socialiste du fondateur du "Nouveau Labour" n’en veut pas. Elle lui reproche son soutien à la guerre en Irak.

"Il y a à coup sûr un Premier ministre, Gordon Brown, qui soutient Tony Blair. Mais tous les autres chefs de gouvernement soutiennent l’ambition de la famille socialiste qui est d’obtenir le poste de Haut représentant" aux affaires étrangères de l’UE, et pas celui de président du Conseil européen, a ironisé le chef de file des députés européens socialistes, Martin Schulz.

L’intensité de la campagne de Londres pour Tony Blair pourrait du coup préparer le terrain à une solution de repli : celle du chef de la diplomatie britannique, le travailliste David Miliband, un proche de Blair, au poste de "ministre" des Affaires étrangères de l’UE, estiment des diplomates.

Les socialistes européens poussent en tout cas en ce sens, même si l’intéressé assure ne pas être disponible. Cette option en ferait sans doute l’homme fort de la future Union européenne, doté d’un puissant service diplomatique inédit. Car l’Europe semble s’orienter pour le président permanent vers un candidat d’un petit ou moyen pays, qui aurait une vision plus modeste du poste que Blair.

Peter Balkenende le 30 octobre 2009 à Bruxelles

Le Premier ministre conservateur des Pays-Bas, Jan Peter Balkenende, est considéré comme un candidat compromis. "Les fonctionnaires néerlandais sont très actifs en coulisses", confie un diplomate.

Le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker n’a pas abandonné espoir, même si pour beaucoup il s’est "sacrifié" pour faire barrage à Tony Blair. Et Vienne caresse aussi des espoirs pour son ancien chancelier de droite Wolfgang Schüssel.

Jean-Claude Juncker le 19 juin 2009 à Bruxelles

"La +short list+ n’est pas encore établie et il faut voir si Schüssel en fera partie", a dit vendredi le ministre autrichien des Affaires étrangères, Michael Spindelegger.

Sommet de Bruxelles : obstacle levé au traité de Lisbonne

BRUXELLES (AFP) - 30/10/09 13h02

Après avoir levé jeudi soir un obstacle majeur à l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne ouvrant la voie au choix du futur président de l’Europe, les dirigeants européens achèvent aujourd’hui leur sommet à Bruxelles avec l’espoir de trouver un compromis sur le climat.

Graphique interactif sur le poste de président de l’UE.

Les dirigeants européens ont accepté jeudi soir d’accorder au très eurosceptique président tchèque Vaclav Klaus la dérogation qu’il demandait pour son pays à la Charte européenne des droits fondamentaux. C’était la condition qu’il avait posée pour apposer sa signature sur le traité.

Ce déblocage doit permettre à l’UE de se concentrer sur le choix du titulaire du poste de président stable de l’Union européenne, principale innovation du traité de Lisbonne, visant à donner un visage et une voix à l’Europe. Et à en finir avec le système de présidence tournante actuelle.

Montage de photos de Tony Blair et Jean-Claude Juncker.

Mais ils ont échoué concernant l’aide qu’ils doivent apporter aux pays pauvres. Toute la nuit de jeudi à vendredi, des experts des Etats de l’UE devaient travailler sur un nouveau compromis.

Les 27 pays de l’Union européenne se disputent pour savoir quel montant apporter aux pays pauvres pour lutter contre le réchauffement climatique et surtout comment répartir la note entre eux.

Cette aide est devenue un enjeu majeur des négociations mondiales sur la protection du climat et un sujet de discorde depuis des mois entre Européens.

Peter Balkenende, Angela Merkel et Tarja Halonen à leur arrivée le 29 octobre 2009 au sommet européen de Bruxelles

La Grande-Bretagne a accentué lors du sommet ses efforts pour promouvoir la candidature controversée de Tony Blair. "Le gouvernement britannique est d’avis que Tony Blair est un excellent candidat", a déclaré le Premier ministre Gordon Brown.

De nombreux pays y sont toutefois opposés. Parmi les autres candidats figurent le Luxembourgois Jean-Claude Juncker ou l’ex-Premier ministre irlandais John Bruton. Le chef du gouvernement néerlandais Jan Peter Balkenende pourrait aussi au final mettre tout le monde d’accord.

L’UE fait une concession aux Tchèques et ouvre la voie au choix de son président

BRUXELLES (AFP) - 30/10/09 03h13

L’Union européenne a levé jeudi soir un obstacle majeur à l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne en faisant une concession à la République tchèque, ouvrant la voie au choix du futur président de l’Europe qui divise les pays membres.

Angela Merkel et Nicolas Sarkozy, le 29 octobre 2009 lors du sommet de l’UE à Bruxelles.

Réunis en sommet à Bruxelles, les dirigeants européens ont accepté jeudi soir d’accorder au très eurosceptique président tchèque Vaclav Klaus la dérogation qu’il demandait pour son pays à la Charte européenne des droits fondamentaux. C’était la condition qu’il avait posée pour apposer sa signature sur le traité.

"Nous nous sommes mis d’accord sur ce qui était demandé par les Tchèques", a déclaré le Premier ministre suédois Fredrik Reinfeldt, qui assure la présidence de l’UE, en exhortant M. Klaus à cesser son obstruction à présent.

Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso et le Premier ministre suédois Fredrik Reinfeldt, qui assure la présidence de l’UE, le 29 octobre 2009 à Bruxelles.

"Nous partons du principe que cela signifie que la route de la ratification est maintenant ouverte", a-t-il ajouté.

De son côté le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a estimé que "nous avons à présent levé le dernier obstacle politique". "Nous aurons bientôt le traité de Lisbonne", a-t-il ajouté.

Concrètement, M. Klaus a obtenu que son pays bénéficie d’une dérogation à la Charte européenne des droits fondamentaux, afin d’empêcher que les Allemands des Sudètes expulsés en 1945 puissent obtenir réparation. Elle est juridiquement du même type que celles obtenues en 2007, pour d’autres raisons, par la Grande-Bretagne et la Pologne.

Le président tchèque Vaclav Klaus le 9 octobre 2009 au Château de Prague

Il reste toutefois un obstacle en République tchèque pour le traité, censé faire fonctionner l’Union européenne de manière plus efficace. La Cour constitutionnelle nationale doit encore se prononcer, sans doute le 3 novembre, sur un recours déposé par des parlementaires amis de M. Klaus.

Le traité doit impérativement être ratifié par les 27 pays de l’UE pour voir le jour. La République tchèque est le seul à ne pas l’avoir encore fait.

Graphique interactif sur le poste de président de l’UE.

Le déblocage intervenu à Bruxelles doit permettre à l’UE de se concentrer sur le choix du titulaire du poste de président stable de l’Union européenne, principale innovation du traité de Lisbonne, visant à donner un visage et une voix à l’Europe. Et à en finir avec le système de présidence tournante actuelle.

La Grande-Bretagne a accentué lors du sommet ses efforts pour promouvoir la candidature controversée de Tony Blair. "Le gouvernement britannique est d’avis que Tony Blair est un excellent candidat", a déclaré le Premier ministre Gordon Brown.

De nombreux pays y sont toutefois opposés. Parmi les autres candidats figurent le Luxembourgois Jean-Claude Juncker ou l’ex-Premier ministre irlandais John Bruton. Le chef du gouvernement néerlandais Jan Peter Balkenende pourrait aussi au final mettre tout le monde d’accord.

Montage de photos de Tony Blair et Jean-Claude Juncker.

Sur un autre sujet important du sommet, le climat, les dirigeants européens restaient divisés jeudi soir. Ils peinent à se mettre d’accord sur le montant et la répartition de l’aide de l’UE à apporter aux pays pauvres pour financer la lutte contre le réchauffement.

Plusieurs pays, dont la France et l’Allemagne, sont réticents à s’engager sur des promesses chiffrées avant la conférence mondiale sur la protection du climat de Copenhague en décembre.

En outre, les pays d’Europe de l’Est refusent que la répartition de l’effort à l’intérieur de l’UE se fasse en fonction des niveaux de pollution, car cela les pénaliserait. Les discussions doivent se poursuivre vendredi, dernier jour du sommet européen.

Un échec des Européens à se mettre d’accord sur des promesses sonnantes et trébuchantes ferait mauvais effet avant Copenhague où ils ambitionnent de se présenter en modèle pour le reste de la planète.

Ouverture du sommet de l’UE : traité de Lisbonne, climat et futur présidence au programme

BRUXELLES (AFP) - 29/10/09 21h34

Les dirigeants des 27 pays de l’Union européenne réunis en sommet ont commencé leurs travaux jeudi vers 17H40 (16H40 GMT) avec deux questions épineuses à régler : comment débloquer le traité de Lisbonne et comment financer la lutte contre le réchauffement climatique ?

Le Premier ministre luxembourgeois et président de l’Eurogroupe Jean-Claude Juncker le 1er octobre 2009 à Göteborg

Mais le grand sujet des discussions en coulisses sera ailleurs : quelle est la personnalité susceptible de devenir le premier vrai président de l’Europe ?

Le menu du sommet est particulièrement chargé. Les dirigeants vont d’abord essayer de débloquer le traité de Lisbonne, qui doit encore être ratifié par la République tchèque et son président eurosceptique pour pouvoir entrer en vigueur.

Pour y parvenir, ils devraient dans la soirée accepter de lui accorder la dérogation qu’il demande pour empêcher toute restitution aux Allemands expulsés des Sudètes en 1945. Mais la Hongrie et la Slovaquie ont déjà fait part de leurs réserves.

Peter Balkenende le 22 février 2009 à Berlin

Avec le traité de Lisbonne, se pose aussi la question du choix du futur président stable de l’Union européenne, fonction prévue par le texte.

Officiellement la question n’est pas à l’ordre du jour, mais de nombreux chefs d’Etat et de gouvernement ont indiqué qu’ils évoqueraient ce sujet en marge.

En arrivant au sommet, le Premier ministre britannique Gordon Brown a estimé que son prédécesseur Tony Blair ferait un "excellent candidat" pour ce poste, appelé à être créé par le traité de Lisbonne.

"Tony Blair ne s’est pas encore déclaré officiellement candidat mais nous aimerions qu’il le soit" et dans ce cas "nous le soutiendrons", a-t-il ajouté. Il a estimé que "l’avis général" en Europe est qu’il ferait un "très bon candidat".

Mais tout le monde ne partage pas cet avis.

Le président du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, et ses homologues belge et hongrois, Herman Van Rompuy et Gordon Bajnai, ont dressé un portrait de leur candidat idéal qui ne ressemble nullement à celui de l’ancien Premier ministre britannique.

Le Premier ministre néerlandais Jan Peter Balkenende (D) avec le président Nicolas Sarkozy et François Fillon le 29 octobre 2009 à Bruxelles

"Je veux un président réellement européen", a dit M. Zapatero.

L’engagement européen de M. Blair est contesté par certains, qui lui reprochent son engagement sans réserve aux côtés de George W. Bush au moment de la guerre en Irak. Par ailleurs, la Grande-Bretagne n’appartient ni à la zone euro ni à l’espace Schengen.

Les 27 dirigeants européens doivent également impérativement surmonter leurs divisions sur le climat alors que le sommet mondial de Copenhague a lieu dans seulement six semaines.

Ils veulent essayer de se mettre d’accord sur le montant de l’aide financière à apporter aux pays pauvres pour les aider faire face aux effets du réchauffement.

Président de l’UE : Espagne, Belgique et Hongrie pour un Européen "fort"

BRUXELLES (AFP) - 29/10/09 19h52

Le président du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, et ses homologues belge et hongrois, Herman Van Rompuy et Gordon Bajnai, ont dressé jeudi le portrait de leur candidat idéal pour le poste de président de l’UE, très éloigné de celui de l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair.

Le Premier ministre espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, et ses homologues belge et hongrois, Herman Van Rompuy et Gordon Bajnai, à Bruxelles le 29 octobre 2009

Les trois dirigeants ont souhaité, lors d’une conférence de presse commune peu avant l’ouverture du sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union à Bruxelles, que le futur président stable du Conseil européen soit une personnalité mariant le sens du compromis à un fort engagement européen.

"Je veux un président réellement européen", a dit M. Zapatero.

L’engagement européen de M. Blair est contesté par certains, qui lui reprochent son engagement sans réserve aux côtés de George W. Bush au moment de la guerre en Irak. Par ailleurs, la Grande-Bretagne n’appartient ni à la zone euro ni à l’espace Schengen.

Estimant que les dirigeants de l’UE avaient encore "besoin de temps", M. Bajnai s’est prononcé pour "quelqu’un qui peut représenter l’UE de manière très forte à l’extérieur", mais aussi "quelqu’un qui est prêt à écouter les autres", qui "connaît les mécanismes de l’UE" et qui sache "trouver de bons compromis".

Herman Van Rompuy a quant à lui jugé "essentiel" que le futur président soit un "Européen convaincu".

"Nous n’avons pas de veto, contre personne", a ensuite précisé à quelques journalistes Herman Van Rompuy. "Si on commence avec des veto...", a soupiré le Premier ministre belge, dont les deux prédécesseurs, Jean-Luc Dehaene et Guy Verhofstadt, ont été barrés comme président de la Commission européenne par un veto britannique.

Longtemps considéré comme favori pour la présidence de l’UE, Tony Blair, 56 ans, apparaît aujourd’hui isolé.

MM. Zapatero, Van Rompuy et Bajnai présentaient ensemble les grandes lignes de leurs présidences respectives de l’UE, entre le 1er janvier 2010 et le 30 juin 2011, qu’ils ont décidé de mener de concert, choisissant notamment un logo commun, constitué des lettres "u" et "e" à la graphie identiques, mis à part leurs couleurs, reprenant celles du drapeau de chacun des trois pays.

Brown voit en Blair serait un "excellent candidat" pour la présidence de l’UE

BRUXELLES (AFP) - 29/10/09 19h16

Le Premier ministre britannique Gordon Brown a estimé jeudi que son prédécesseur Tony Blair ferait un "excellent candidat" pour le poste de président de l’Union européenne, appelé à être créé par le traité de Lisbonne.

Le Premier ministre britannique Gordon Brown arrive à une réunion du Parti socialiste européen le 29 octobre 2009 à Bruxelles

"Le gouvernement britannique est d’avis que Tony Blair est un excellent candidat", a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse peu avant l’ouverture d’un sommet des dirigeants européens où la question devrait être discutée, au moins en marge.

"Tony Blair ne s’est pas encore déclaré officiellement candidat mais nous aimerions qu’il le soit" et dans ce cas "nous le soutiendrons", a-t-il ajouté. Il a estimé que "l’avis général" en Europe est qu’il ferait un "très bon candidat".

M. Blair fait toutefois l’objet d’une forte opposition en Europe. Plusieurs pays, surtout ceux du Benelux, lui reprochent d’avoir soutenu la guerre en Irak, d’avoir été très proche de l’ancien président américain George W. Bush et de venir d’un pays foncièrement eurosceptique.

Président de l’UE : Merkel ne veut pas encore se prononcer

BRUXELLES (AFP) - 29/10/09 18h28

La chancelière allemande Angela Merkel a indiqué jeudi vouloir attendre que le traité de Lisbonne soit pleinement ratifié avant de dévoiler ses préférences pour les futurs président et chef de la diplomatie de l’UE.

La chancelière allemande Angela Merkel arrive à Bruxelles le 29 octobre 2009

"J’aimerais d’abord voir tous les pays terminer la ratification du traité de Lisbonne, là-dessus on avance doucement", a-t-elle déclaré aux journalistes en marge d’une réunion du parti conservateur européen à Bruxelles, en prélude à un sommet des dirigeants de l’UE.

"C’est seulement alors que je serai prête à aborder la question des noms", a-t-elle ajouté. La création d’un poste de président stable du Conseil européen et d’un autre de Haut représentant de l’UE aux prérogatives renforcées constituent la principale innovation du traité de Lisbonne.

Sur la ratification, "je suis plutôt optimiste", a-t-elle dit.

Les chefs d’Etats et de gouvernements de l’UE doivent dans la soirée se mettre d’accord en principe pour accorder au président tchèque Vaclav Klaus la concession qu’il demande pour signer le texte : une clause d’exemption à la Charte européenne des droits fondamentaux pour empêcher des restitutions aux Allemands des Sudètes expulsés en 1945.

La République tchèque est le dernier pays européen à ne pas encore avoir ratifié le traité.

VIDEOS

UE : Blair blackboulé comme président du Conseil ?

Le 30 octobre 2009 - 14h50

Analyse - Vincent Hervouët, notre envoyé spécial à Bruxelles, explique que l’ex-Premier ministre britannique, critiqué de toutes parts, aurait même été lâché par le Royaume-Uni..

Par TF1

UE : Les 27 à la recherche de la perle rare

Le 30 octobre 2009 - 08h02 L’obstacle tchèque quasiment levé, la question du futur président du Conseil est au coeur de la dernière journée du Conseil européen..

Par TF1


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