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Pas plus que la RFA, mais pas dans les mêmes circonstances

CHERE PRESIDENCE FRANCAISE !

Les Sarkoshows ont un coût épinglé par la Cour des Comptes

mercredi 28 octobre 2009 par JMT

Le coût de quelque 175 millions d’euros de la présidence française de l’UE au second semestre 2008 a déclenché mercredi les foudres de la gauche, dénonçant des dépenses "insupportables" en temps de crise, tandis que le gouvernement l’a défendu en le comparant à celui de la présidence allemande.

Le projet d’Union pour la Méditerranée a été officiellement lancé dimanche 13 juillet 2008 à Paris lors d’un sommet réunissant plus de quarante pays.

Présidence française de l’UE : la gauche dénonce son coût, le gouvernement se défend

PARIS (AFP) - 28/10/09 21h43

Le coût de quelque 175 millions d’euros de la présidence française de l’UE au second semestre 2008 a déclenché mercredi les foudres de la gauche, dénonçant des dépenses "insupportables" en temps de crise, tandis que le gouvernement l’a défendu en le comparant à celui de la présidence allemande.

Le centriste Jean Arthuis, président de la commission des Finances du Sénat, le 20 juin 2007 à l’Elysée

La présidence française de l’UE a fait l’objet d’un rapport de la Cour des comptes à la demande de la commission des Finances du Sénat présidée par le centriste Jean Arthuis.

En le présentant la semaine dernière, M. Arthuis avait relevé que cette présidence avait un "coût élevé" comparé au coût moyen des autres présidences estimé "autour de 70 millions d’euros", en soulignant toutefois qu’elle restait "dans le même ordre de prix que celle des grands pays", comme l’Allemagne en 2007 (180 millions).

Mais plus que cette ardoise globale (175 MEUR dont 20 à 25 MEUR de dépenses externalisées, selon la Cour des comptes), c’est le sommet de Paris pour l’Union pour la Méditerranée du 13 juillet 2008 qui a fait sortir mardi de ses gonds le député apparenté socialiste René Dosière, qui s’est fait une spécialité d’éplucher les dépenses de l’Elysée.

Il a tonné ainsi contre "un dîner des chefs d’Etat pour un coût de 1.010.256 euros, soit 5.050 euros par personne", et "l’installation -pour 4 heures !- d’une douche à l’usage du président, pour un prix de 245.572 euros".

"Alors que tous les Français doivent se serrer la ceinture, apprendre que le chef de l’Etat organise, avec l’argent des Français, un repas qui coûte 5 fois le Smic par personne, c’est inimaginable et intolérable", s’était-il indigné, tandis que la gauche lui a emboîté le pas mercredi.

Le député apparenté socialiste René Dosière, le 16 juin 2009 à l’Assemblée nationale

Plusieurs élus de droite se sont émus également. Jérôme Chartier (UMP) a estimé que "l’exemple doit venir tant de l’exécutif que du Parlement". "C’est révoltant", s’est insurgé Nicolas Dupont-Aignan (Debout la République). "En période de crise, on doit faire attention aux dépenses", a conseillé Maurice Leroy (Nouveau Centre).

Dans son rapport, que l’AFP a pu consulter, la Cour des comptes se montre critique sur ce sommet "hors norme" et extrêmement coûteux pour plusieurs raisons : "mise en place tardive et dans l’urgence", "nombre très inhabituel de délégations (43 chefs d’Etat et de gouvernement)", "aménagement d’une ampleur exceptionnelle", ce qui a "généré des coûts considérables".

La Cour pointe du doigt le coût du dîner du 13 juillet qui, restauration et aménagement compris, a représenté "un total de 1.072.437 euros pour 200 personnes, soit 5.362 euros par invité".

Quant à la douche épinglée pour son prix de 245.572 euros, le rapport stipule que cette somme correspond en fait à la "zone bureau du PR" (président de la République, ndlr) et "salles d’entretien bilatéraux" (8 au total avec chacune une douche attenante).

Une inexactitude de M. Dosière aussitôt relevée par Eric Woerth (Budget) - "Ce serait scandaleux si c’était vrai, mais c’est faux !"- et par le porte-parole de l’UMP, Frédéric Lefebvre fustigeant "l’exercice de malhonnêteté intellectuelle" du député.

Eric Woerth à l’Assemblée nationale, le 20 octobre 2009

Face aux critiques, le gouvernement a défendu une économie de 10 millions réalisée par rapport à l’enveloppe envisagée. "On n’a pas à (en) rougir", a plaidé M. Woerth, en préférant retenir le chiffre de 151 millions d’euros qui ne tient pas compte des dépenses externalisées. Il l’a comparé au coût de la présidence allemande de 2007.

Au final, a-t-il dit, cela a représenté "2,40 euros par Français".

Trop cher pour Pierre Moscovici (PS) pour qui "un million d’euros par jour, cela n’a pas grand sens". "Cette présidence s’annonçait comme un Sarkoshow. C’est ce qui s’est passé", a-t-il dit.

UPM - L’Union pour la Méditerranée est née sous de bons augures

le 13/07/2008 - 23h13

Le projet a été officiellement lancé dimanche à Paris lors d’un sommet réunissant plus de quarante pays.

Crédit Photo : TF1/LCI Les discours de clôture du sommet de lancement de l’Union pour la Méditerranée

Les dirigeants de plus de 40 pays ont officiellement lancé dimanche à Paris l’Union pour la Méditerranée voulue par le président français Nicolas Sarkozy, lors d’une rencontre où se sont multipliés les gestes de bonne volonté en faveur de la paix au Proche Orient.

Les chefs d’Etat et de gouvernement ont adopté une déclaration d’une dizaine de pages marquant l’acte de naissance de l’UPM, à l’issue d’une séance plénière de quatre heures dans le cadre prestigieux du Grand Palais, un monument construit au bord de la Seine pour l’exposition universelle de 1900.

"Nous en avions rêvé, l’Union pour la Méditérranée est maintenant une réalité", s’est félicité lors d’une conférence de presse finale Nicolas Sarkozy, qui avait dû batailler ferme pour imposer son projet face aux réticences initiales des Européens comme de certains pays arabes.

Ce sommet a été marqué par une première : le président syrien Bachar al-Assad et le Premier ministre israélien Ehud Olmert, dont les pays sont théoriquement en guerre depuis 1948, se sont retrouvés assis à une même table, même s’ils sont restés à distance.

"Le monde entier vous regarde"

Le séjour de Bachar al-Assad à Paris lui a permis de faire un retour éclatant sur la scène internationale, notamment en affichant sa volonté d’établir des relations diplomatiques avec le Liban.

Reçu dimanche matin au palais de l’Elysée avec le président palestinien Mahmoud Abbas, Ehud Olmert a estimé qu’Israéliens et Palestiniens n’ont "jamais été aussi proches d’un accord" de paix.

En outre, selon des sources israéliennes, la rencontre de Paris a été l’occasion de nouveaux pourparlers indirects entre l’Etat hébreu et la Syrie. "Le monde entier vous regarde", a lancé Nicolas Sarkozy aux dirigeants présents à l’ouverture du sommet dans l’après-midi.

Mais l’absence de Bachar Al-Assad pendant le discours du président israélien a soulevé de nombreuses interrogations parmi les participants. Le président a néanmoins réitéré dans la soirée ses ambitions pacifiques.

Le président français, qui coprésidait la rencontre avec son homologue égyptien Hosni Moubarak, a finalement salué "tous les pays arabes" membres de l’UPM qui ont "fait un geste de paix".

Le premier bémol a été émis par le président algérien Abdelaziz Bouteflika a émis des doutes sur les possibilités de financement de cette union. Il a estimé que la provenance des fonds nécessaires demeurait incertaine.

Quels sont les projets phares de l’UPM ?

Ambition stratégique : les 43 pays membres sont "unis (...) par une ambition commune, qui est de bâtir ensemble un avenir de paix, de démocratie, de prospérité et de compréhension humaine, sociale et culturelle".

Des projets régionaux concrets : l’UPM veut "traduire" ses objectifs en "projets régionaux concrets". La dépollution de la Méditerranée, la construction d’autoroutes maritimes et terrestres pour améliorer la fluidité du commerce entre les deux rives de la Méditerranée, le renforcement de la protection civile, la création d’un plan solaire méditerranéen, le développement d’une université euroméditerranéenne, déjà inaugurée en juin à Portoroz en Slovénie et une initiative pour aider au développement des PME

Organisation : les participants organiseront un sommet tous les deux ans, alternativement dans l’UE et dans un des autres pays partenaires. L’Egypte et la France seront les deux premières coprésidentes. Un secrétariat général sera chargé de lever les fonds et de mener à bien les projets choisis au cours des sommets.

VIDEOS

Le traité de Lisbonne vu par les euro-citoyens

LONDRES (AFP) - 28/10/09 21h46 La Cour constitutionnelle tchèque fait durer le suspense dans la laborieuse ratification du traité de Lisbonne. Mais une fois ratifié par Prague, le traité entrera en vigueur. Un traité qui reste...une énigme pour les citoyens européens.

Frais : "Le Président ne demande pas à prendre sa douche au Grand Palais"

Le 28 octobre 2009 - 15h07

Interrogé sur le rapport de la Cour des comptes qui pointe du doigt les frais d’organisation du lancement de l’union méditerrannée, Luc Chatel a tenu à faire le point sur les frais engagés. .

Par TF1

Elysée : La très chère Présidence Française de l’UE

Le 28 octobre 2009 - 13h05

La présidence française de l’Union européenne a couté 175 millions d’euros aux constribuables révèle le rapport de la cour des comptes. EXplications..

Par TF1

L’Union pour la Méditerranée est lancée

Le 13 juillet 2008 - 20h00

Plus de 40 dirigeants des pays arabes et du pourtour de la Méditerranée se sont assis autour d’une même table sous les auspices de la France. De parts et d’autres, signes de paix et de bonne volonté se sont succédé..

Par La Redaction


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