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On a apparemment oublié les événements de la réélection douteuse du Président iranien

IRAN : DANGER MILITAIRE REEL OU MANIPULATION ?

Tractations en cours sous l’égide de l’AIEA sur le nucléaire iranien

vendredi 23 octobre 2009 par JMT

Le Congrès des Etats-Unis a adopté jeudi, après un vote au Sénat, le texte final du projet de budget 2010 de la Défense, quasi-conforme aux demandes de l’administration et autorisant celle-ci à dépenser jusqu’à 680 milliards de dollars.

L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) attend vendredi, jusqu’à minuit, la réponse officielle de l’Iran, des Etats-Unis, de la Russie et de la France à son "projet d’accord" en vue de l’enrichissement à l’étranger d’une grande partie de l’uranium iranien à usage civil, l’approbation de Washington et de Paris paraissant acquise.

L’Iran négocie à partir de ce lundi avec les Etats-Unis, la Russie et la France un compromis sur l’enrichissement à l’étranger d’uranium à des fins civiles. Un accord pourrait marquer une avancée réelle dans ce dossier du nucléaire iranien. Mais l’Iran a multiplié les signes de mauvaise volonté.

Au moins 31 personnes, dont cinq dignitaires du corps des Gardiens de la révolution, ont été tuées dans un attentat suicide dans une ville proche du Pakistan. Un groupe sunnite rebelle a revendiqué l’attaque. Téhéran y voit l’oeuvre des Etats-Unis et du Royaume-Uni.

L’Iran dispose des informations nécessaires pour mettre au point et fabriquer une bombe atomique, affirme le New York Times, citant un rapport confidentiel de l’AIEA. Le document décrit un programme complexe dirigé par le ministère de la Défense et "visant le développement d’une charge nucléaire pour être montée sur le système de missile Shahab 3".

Les forces armées ont notamment procédé "avec succès" lundi au tir d’un missile Sejil à deux étages d’une portée de 2.000 km, dans le cadre d’un exercice militaire. Ce test intervient trois jours avant la réunion de Genève sur le programme nucléaire.

Etats-Unis : adoption du budget de 680 milliards de dollars pour la Défense

WASHINGTON (AFP) - 23/10/09 11h38

Le Congrès des Etats-Unis a adopté jeudi, après un vote au Sénat, le texte final du projet de budget 2010 de la Défense, quasi-conforme aux demandes de l’administration et autorisant celle-ci à dépenser jusqu’à 680 milliards de dollars.

Un soldat américain près de l’hélicoptère de l’envoyé spécial pour le Pakistan Richard Holbrooke le 4 juin 2009 à Mardan

Le texte adopté par 68 voix contre 29, fruit d’un compromis entre les deux chambres du Congrès, est proche des souhaits du Pentagone. La Chambre des représentants avait déjà approuvé le texte début octobre.

Le projet de loi de budget devait être envoyé dans les heures suivant le vote au président Barack Obama qui dispose de 10 jours pour le promulguer.

Il contient notamment une mesure visant à imposer de nouvelles restrictions sur l’aide militaire américaine au Pakistan. Le Congrès souhaite notamment une traçabilité du matériel militaire envoyé au Pakistan et affirme qu’Islamabad ne doit pas bouleverser "l’équilibre des pouvoirs dans la région", faisant allusion aux tensions avec l’Inde.

Le texte contient en outre une augmentation de la paie des militaires de 3,4%, soit un demi point de plus que ce qu’avait réclamé le département de la Défense.

Il comprend également 6,7 milliards de dollars pour le financement de véhicules résistants aux mines, les Mine Resistant Ambush Protected (MRAP), soit 1,2 milliard de plus que ce que réclamait l’administration.

En outre, 7,5 milliards sont prévus pour entraîner et équiper l’armée et la police afghane.

En matière de défense anti-missile, le texte permet le financement de l’agence américaine de défense antimissile, à hauteur de 7,8 milliards de dollars, soit ce qu’avait demandé l’administration Obama.

Parmi les programmes annulés par les élus, comme l’avait demandé l’administration, figure la construction du chasseur F-22 de Lockheed et Boeing, dont 187 unités ont déjà été fabriquées.

En outre, défiant une menace de veto de la part du président Obama, le Congrès fournit le financement d’un deuxième moteur pour l’avion de combat F-35, soit 560 millions de dollars.

Le projet de budget contient également des dispositions permettant le transfèrement de détenus de Guantanamo sur le territoire des Etats-Unis pour y être jugés, sous certaines conditions.

Il réforme également les très controversés tribunaux militaires d’exception, chargés de juger les suspects de terrorisme. Ainsi, les témoignages obtenus sous la contrainte seront désormais interdits.

Par ailleurs, il réclame des sanctions envers l’Iran si la diplomatie échoue à mener Téhéran a reconsidérer son programme nucléaire. Une disposition réclame au président américain un rapport au 31 janvier prochain sur les discussions engagées avec l’Iran sur le dossier nucléaire.

Le texte élargit également la loi sur les crimes liés à une discrimination. Les nouvelles dispositions donnent aux autorités de police et de justice locales la possibilité de se saisir de crimes et délits haineux dans de plus nombreux cas. La loi actuelle les autorise à se saisir dans le cas de crimes liés à la religion, la race, la couleur de peau ou l’origine nationale.

Les nouvelles dispositions étendraient la protection au sexe, à l’orientation sexuelle, l’identité sexuelle (transsexuels ou travestis), aux handicaps physiques ou mentaux.

Nucléaire iranien : l’AIEA attend la réponse de Téhéran

VIENNE (AFP) - 23/10/09 10h51

L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) attend vendredi, jusqu’à minuit, la réponse officielle de l’Iran, des Etats-Unis, de la Russie et de la France à son "projet d’accord" en vue de l’enrichissement à l’étranger d’une grande partie de l’uranium iranien à usage civil, l’approbation de Washington et de Paris paraissant acquise.

L’ambassadeur de l’Iran à l’AIEA, Ali Ashgar Soltanieh, le 21 octobre 2009 à Vienne

Un accord entre l’Iran et les puissances nucléaires est considéré comme crucial pour tenter d’apaiser les tensions sur le programme nucléaire iranien controversé dont Téhéran affirme qu’il est purement civil alors que les pays occidentaux suspectent le régime islamique de viser la fabrication d’une bombe atomique.

La négociation avec l’Iran a commencé le 1er octobre à Genève, après 15 mois sans contact direct, avec le groupe des Six (Etats-Unis, Grande-Bretagne, France, Russie, Chine et Allemagne). Elle s’est poursuivie les 19, 20 et 21 octobre à Vienne, au siège de l’AIEA, avec cette fois seulement l’Iran, les Etats-Unis, la Russie et la France.

L’Iran, même si son ambassadeur à l’AIEA, Ali Ashgar Soltanieh, a qualifié de "constructives" les discussions de Vienne, s’est gardé de toute prise de position officielle sur le "projet d’accord" soumis par le Directeur général de l’AIEA, l’Egyptien Mohamed ElBaradei.

Seul, un vice-président du Parlement iranien, Mohammad Reza Bahonar, s’est prononcé jeudi "contre le projet d’accord".

Le Directeur général de l’AIEA, Mohamed ElBaradeile 21 octobre 2009 à Vienne

Deux des autres parties prenantes ont déjà laissé entrevoir leur approbation : les Etats-Unis et la France ont jugé le projet d’accord "convenable" ou "acceptable".

Quant à la Russie, elle s’est montrée prudente, Moscou se félicitant que des discussions aient pu avoir lieu "d’une manière civilisée", mais voulant "tirer des conclusions à la fin des discussions".

Or, la Russie est appelée à jouer un rôle-clé dans la mise en oeuvre du projet d’accord : l’AIEA prévoit que l’Iran lui transfère d’ici la fin de l’année 1.200 des 1.500 kg que Téhéran a faiblement enrichi à moins de 5% — malgré l’opposition du Conseil de sécurité de l’ONU — afin de les enrichir à 19,75% pour approvisionner le réacteur de recherche iranien, sous contrôle de l’AIEA, et produire des isotopes nécessaires à la mise au point du traitement de certains cancers.

Israël, par la voix de son ministre de la Défense, Ehud Barak, a estimé que le "projet d’accord" de l’AIEA donnait "de la légimité au programme nucléaire iranien".

Nucléaire - Echange israélo-iranien bref, mais c’est une première

le 22/10/2009 - 16h37

Israël a admis jeudi avoir mené avec l’Iran, pour la première fois depuis la révolution de 1979, des discussions sur la dénucléarisation du Moyen-Orient. Depuis la révolution de 1979, la République islamique d’Iran refuse de reconnaître le droit à l’existence de l’Etat d’Israël, seul pays au Moyen-Orient à posséder l’arme nucléaire.

Crédit Photo : TF1-LCI La centrale nucléaire de Natanz en Iran

Des représentants de l’Iran et d’Israël ont eu un bref échange inédit sur le nucléaire le mois dernier lors d’une conférence sur le désarmement au Proche-Orient réunie au Caire, selon un responsable israélien. Une annonce aussitôt démentie par Téhéran.

Selon le responsable israélien, ces échanges ont eu lieu dans le cadre de la réunion de la Commission internationale sur le désarmement et la non-prolifération nucléaire s’est tenue les 29 et 30 septembre dans la capitale égyptienne sous l’égide des gouvernements australien et japonais, initiateurs de ce forum.

Lors d’une séance, le représentant de l’Iran a interpellé la déléguée israélienne sur les capacités nucléaires de l’Etat juif. "Elle a fourni des réponses et, plus tard, la délégation israélienne a posé une question de la même veine aux Iraniens, à laquelle ils ont répondu", a ajouté ce responsable, précisant que l’échange a eu lieu en séance plénière et que les deux parties ne se sont pas rencontrées séparément.

"Cet acte de propagande vise à affecter le succès de la diplomatie iranienne lors des réunions de Genève et Vienne" avec les grandes puissances pour apaiser les tensions sur le programme nucléaire controversé iranien, a répondu le porte-parole de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique, cité par le site de la télévision d’Etat.

Depuis la révolution de 1979, la République islamique d’Iran refuse de reconnaître le droit à l’existence de l’Etat d’Israël et ses dirigeants actuels professent même sa disparition de la carte.

Israël, qui passe pour posséder le seul arsenal militaire atomique opérationnel au Moyen-Orient, affirme pour sa part que la nucléarisation militaire de l’Iran lui poserait une menace existentielle.

Les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’Onu et l’Allemagne cherchent à obtenir de l’Iran qu’il renonce à tout potentiel nucléaire militaire, tandis qu’Israël déclare ne pas écarter une frappe préventive.

Israël et l’Iran s’assoient fréquemment autour d’une même table, notamment au siège de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) de Vienne. Mais, selon le responsable israélien qui a rapporté l’échange direct intervenu au Caire, celui-ci est sans précédent.

Nucléaire iranien - Réunion cruciale à Vienne pour apaiser les tensions

le 19/10/2009 - 09h04

L’Iran négocie à partir de ce lundi avec les Etats-Unis, la Russie et la France un compromis sur l’enrichissement à l’étranger d’uranium à des fins civiles. Un accord pourrait marquer une avancée réelle dans ce dossier du nucléaire iranien. Mais l’Iran a multiplié les signes de mauvaise volonté.

Crédit Photo : Reuters Archives : Mahmoud Ahmadinejad, le président iranien, visite la centrale de Natanz (avril 2008)

L’enjeu de la réunion qui se tient ce lundi à Vienne est clair : "c’est l’occasion de démontrer une volonté réelle de progresser", résume une source diplomatique.

Organisée sous l’égide de l’Agence internationale de l’énergie atomique, elle fait suite à la réouverture du dialogue entre Téhéran et les grandes puissances le 1er octobre à Genève, après 15 mois d’interruption, alors que les pays occidentaux soupçonnent toujours l’Iran de chercher à se doter de l’arme nucléaire, ce que Téhéran dément en assurant que ses objectifs nucléaires sont strictement civils.

Etats-Unis, Russie et France doivent discuter ce lundi avec l’Iran des modalités de livraison d’ici un an à l’Iran, sous le contrôle de l’AIEA, d’uranium enrichi à 19,75% pour son réacteur de recherche de Téhéran, bientôt à court de combustible.

La possibilité d’importer des coeurs nucléaires pour le réacteur de recherche de Téhéran a été sollicitée par l’Iran lui-même auprès de l’AIEA en juin dernier, alors que le combustible fourni en 1993 par l’Argentine s’épuise.

Les contreparties réclamées à l’Iran

En échange, Paris, Moscou et Washington souhaitent que l’Iran livre avant la fin de l’année 1200 des 1500 kg d’uranium qu’il a enrichis à moins de 5% sur son site de Natanz malgré les sanctions du Conseil de sécurité de l’ONU.

Cet uranium serait traité en Russie pour produire de l’uranium réenrichi demandé par Téhéran. L’uranium serait ensuite techniquement façonné en France en quatre coeurs de combustible avant d’être livré à l’Iran.

Avec la remise de 1200 kg d’uranium faiblement enrichi, la République islamique ne disposerait plus d’un stock suffisant pour la fabrication d’une bombe nucléaire.

Cette étape suppose un enrichissement à 90%, une technologie que Téhéran ne maîtrise pas à ce jour, selon les experts. Un tel accord, s’il aboutit, "permettra de réduire à court terme le risque que l’Iran puisse détourner cet uranium pour une arme nucléaire" et Téhéran "bénéficiera d’une assurance de fourniture de combustible de longue durée pour la production de radio-isotopes à des fins médicales", a souligné la porte-parole adjointe du ministère français des Affaires étrangères, Christine Fages.

Un accord serait un signe de début de retour à la confiance sur le dossier du nucléaire iranien, alors que les grandes puissances attendent toujours que l’Iran lève d’ici la fin de l’année tous les doutes sur la finalité de son programme nucléaire, notamment ses études sur des vecteurs nucléaires ainsi que son site d’enrichissement clandestin en construction près de Qom.

Des inspecteurs de l’AIEA y sont attendus le 25 octobre. Mais le contexte intenrational n’incite guère à l’optimisme sur l’issue de cette réunion.

Avant qu’elle ne s’ouvre, l’Iran a multiplié les signes défavorables, accusant notamment les Etats-Unis d’implication dans un attentat qui a visé ce week-end des hauts gradés des Gardiens de la Révolution, ou affirmant encore, lundi matin, son droit à la technologie nucléaire et son intention de continuer à enrichir son propre uranium... quel que soit le résultat de la rencontre de Vienne.

D’après agence

Iran - Attentat dans le sud-est : Washington et Londres accusés

L.D. (Avec agence) le 19/10/2009 - 00h08

Au moins 31 personnes, dont cinq dignitaires du corps des Gardiens de la révolution, ont été tuées dans un attentat suicide dans une ville proche du Pakistan. Un groupe sunnite rebelle a revendiqué l’attaque. Téhéran y voit l’oeuvre des Etats-Unis et du Royaume-Uni.

Crédit Photo : AFP Des gardiens de la révolution lors d’un défilé à Téhéran.

Il s’agit de l’attentat le plus meurtrier de ces dernières années contre le corps d’élite des Gardiens de la révolution, l’armée idéologique du régime.

Selon un dernier bilan dimanche soir, 31 personnes, dont plusieurs hauts commandants des Gardiens de la révolution, ont été tuées et 28 autres blessées dimanche dans un attentat suicide perpétré dans une ville de l’Iran frontalière du Pakistan et dans lequel Téhéran accuse notamment les Etats-Unis ainsi que le Royaume-Uni.

L’attentat s’est produit à 6h30 (heure de Paris) dans la ville de Pishin, à la frontière avec le Pakistan, alors que les commandants des Gardiens de la révolution participaient à une réunion avec les chefs de tribus de la province du Sistan-Balouchistan destinée à renforcer "l’unité entre les chiites et les sunnites", a indiqué l’agence de presse Fars.

Dans cette action terroriste, cinq hauts dignitaires de la garde ont trouvé ma mort, a précisé Fars. Des chefs de tribus ont également péri dans l’attentat selon la même source.

Oppression mondiale

Immédiatement, les officiels iraniens ont accusé l’occident. A commencer par le président du Parlement, Ali Larijani, pour qui "(...) les dernières actions terroristes résultent de l’action des Etats-Unis et montrent l’animosité américaine à l’égard de notre pays".

Le président Barack "Obama avait dit qu’il tendait la main à l’Iran mais avec cette action il s’est brûlé la main. Le peuple iranien a raison de ne pas croire aux changements promis par le gouvernement américain (...)", a-t-il ajouté.

Les Gardiens de la révolution ont eux accusé "l’oppression mondiale d’avoir provoqué les éléments à sa solde" pour commettre cet attentat. L’oppression mondiale désigne généralement les pays occidentaux, en particulier les Etats-Unis et la Grande-Bretagne.

Selon Téhéran, l’attentat a ainsi été revendiqué par le groupe rebelle sunnite iranien Joundallah (soldats de Dieu). Ce groupe est généralement accusé par les autorités iraniennes de mener de telles actions armées. Il a notamment revendiqué l’attentat suicide du 28 mai qui a fait 25 morts dans une mosquée chiite de Zahedan.

La population iranienne, forte de 71 millions d’habitants, est composée à plus de 90% de chiites, mais la province du Sistan-Balouchistan, située à la frontière avec le Pakistan et l’Afghanistan, abrite une forte minorité sunnite. Elle est considérée comme la province la moins sûre d’Iran en raison de la présence de rebelles mais aussi de trafiquants de drogue.

Nucléaire - Et si l’Iran savait déjà fabriquer une bombe ?

le 04/10/2009 - 14h33

L’Iran dispose des informations nécessaires pour mettre au point et fabriquer une bombe atomique, affirme le New York Times, citant un rapport confidentiel de l’AIEA. Le document décrit un programme complexe dirigé par le ministère de la Défense et "visant le développement d’une charge nucléaire pour être montée sur le système de missile Shahab 3".

Crédit Photo : Reuters Archives : Mahmoud Ahmadinejad, le président iranien, visite la centrale de Natanz (avril 2008)

Soupçonné par les Occidentaux de chercher à se doter d’un arsenal militaire à travers son programme nucléaire civil, l’Iran affirme qu’il a pour seul objectif la production d’électricité. Et défend mordicus à la face du monde son "droit inaliénable" à la technologie nucléaire.

Dernier épisode en date du bras de fer qui oppose son président, Mahmoud Ahmadinejad, à la communauté internationale, le pays a reconnu tout récemment avoir construit un deuxième site d’enrichissement d’uranium, alors que l’Agence internationale de l’énergie atomique n’en connaissait jusqu’alors qu’un seul.

Ce site, dénoncé par de nombreux pays, Etats-Unis en tête, comme une preuve supplémentaire de la mauvaise volonté iranienne, doit être ouvert aux inspections de l’AIEA dont le patron, Mohamed ElBaradei, s’est rendu samedi en Iran pour préparer les futures visites d’inspecteurs.

Téhéran s’est félicité à cette occasion de pourparlers "très fructueux" avec le directeur de l’AIEA. Rendez-vous a été pris pour une première inspection le 25 octobre.

Mais alors que Mohamed ElBaradei, qui a réaffirmé dimanche ses inquiétudes sur le fameux programme nucléaire, n’avait pas encore quitté le sol iranien, le New York Times a publié ce qu’il présente comme les conclusions d’un rapport confidentiel de l’AIEA. Un rapport qui tendrait à prouver que Téhéran est plus proche encore qu’on ne pouvait l’imaginer du développement d’une arme atomique.

Charge nucléaire et missiles

Selon le quotidien américain, l’AIEA estime dans son rapport que "l’Iran a suffisamment d’informations pour être capable de mettre au point et produire un engin explosif nucléaire fonctionnel" à base d’uranium hautement enrichi.

Le document, intitulé Possibles dimensions militaires du programme nucléaire iranien décrit un programme complexe, dirigé par le ministère de la Défense, "visant le développement d’une charge nucléaire pour être montée sur le système de missile Shahab 3". Le programme a débuté en 2002, précise le texte, et l’Iran a "très probablement" obtenu des informations de sources extérieures.

Des informations qui ne peuvent que renforcer la méfiance autour du nouveau site iranien d’enrichissement d’uranium. Téhéran a toujours affirmé se borner à produire de l’uranium faiblement enrichi pour les seuls besoins d’une industrie nucléaire civile.

Mais ce second site, après celui déjà connu de Natanz, paraît aux yeux des renseignements américains disproportionné par rapport aux ambitions modestes affichées par l’Iran. Construit sous une montagne, il se situe dans la région de Qom.

L’Organisation iranienne de l’énergie atomique a, en outre, affirmé récemment que ses scientifiques étaient parvenus à fabriquer une nouvelle génération, plus performante, de centrifugeuses destinées à l’enrichissement d’uranium.

Le New York Times dit avoir pris connaissance du rapport de l’AIEA grâce à des sources européennes au fait du dossier. Il précise que le document a déjà été révisé depuis sa rédaction et n’est pas encore prêt pour une publication officielle.

D’après agence

Iran - Téhéran teste ses nouveaux missiles

le 28/09/2009 - 17h18

Les forces armées ont notamment procédé "avec succès" lundi au tir d’un missile Sejil à deux étages d’une portée de 2.000 km, dans le cadre d’un exercice militaire. Ce test intervient trois jours avant la réunion de Genève sur le programme nucléaire.

Crédit Photo : TF1/LCI Test de missile iranien, le 28 septembre 2009

Au second jour d’exercices balistiques, l’Iran a procédé ce lundi à des tirs de missiles de longue portée capables d’atteindre Israël, distant d’environ 1.000 km. Il s’agit d’un missile Ghadr-1, version améliorée du Shahab-3, d’une capacité de 1.800 km, et d’un missile Sejil à deux étages utilisant du combustible solide et capable de voler 2.000 km.

Le 20 mai dernier, l’Iran avait déjà procédé au lancement d’un missile Sejil depuis la région de Semnan, située à l’est de Téhéran. Un responsable américain avait déclaré le tir était apparement un succès.

"Toutes les cibles dans la région, où qu’elles se trouvent, peuvent être atteintes", a noté le commandant des forces aériennes des Gardiens de la révolution, Hossein Salami. Il a prévenu que la réponse de l’Iran face aux menaces extérieures serait "destructrice".

"Face aux menaces contre l’existence, l’indépendance, la liberté et les valeurs du régime (islamique), notre réponse sera directe, ferme et destructrice", a-t-il dit, selon l’agence Irna, ajoutant que cette réponse ferait "regretter" à l’ennemi ses menaces. Officiellement, ses tirs n’ont cependant rien à avoir avec le programme nucléaire.

C’est le 12 novembre 2008 que l’Iran avait annoncé pour la première fois avoir testé ce type d’engin, qualifié de missile de "nouvelle génération".

Le Sejil a "deux étages avec deux moteurs, utilise du combustible solide combiné et possède des capacités extraordinaires et très grandes", avait déclaré à cette occasion l’ancien ministre de la Défense, Mohammad Ali Najar.

Inquiétudes occidentales

Le Royaume-Uni a exprimé lundi sa préoccupation sur ces nouveaux tirs, jugés "répréhensibles," tout en ajoutant que "la question principale" restait le programme nucléaire iranien.

De son côté, la France a demandé à l’Iran de "cesser immédiatement" ses "activités profondément déstabilisantes". L’Allemagne parle pour sa part de "tirs inquiétants", qui "n’inspirent pas confiance". La Russie, toujours plus conciliante avec l’Iran, appele "à ne pas céder à l’émotion".

VIDEOS

Iran : "Le risque des sanctions, c’est de pénaliser le peuple"

Le 25 septembre 2009 - 18h19

Interview - Jean-Pierre Maulny, directeur-adjoint de l’Iris, explique sur LCI que ces sanctions pourraient aboutir à une nouvelle révolte contre le régime..

Par LCI

Diplomatie : Ahmadinejad rend coups pour coups à Sarkozy

Le 22 septembre 2009 - 21h48

Le président iranien a affirmé mardi à France 2 que "le peuple français méritait mieux que ses dirigeants actuels", en réponse à des propos comparables de Nicolas Sarkozy à propos de l’Iran..

Par LCI


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