AID Association initiatives dionysiennes
Après les suicides de salariés chez France Telecom et Renault

Cafeco 147 : PERDRE SA VIE A LA GAGNER ?

par Philippe BARBIER

jeudi 22 octobre 2009 par JMT

Au bar lounge « MENZA K’FE », Mardi 27 Octobre 2009, de 18h à 20h30, 7 Rue Rontaunay (près rue Châtel). Contact Jean-Marc TAGLIAFERRI (0692029271). Repas pour ceux qui désirent continuer à échanger. Et soirée karaoké dans la foulée !

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Présentation

Travailler peut nuire gravement à votre santé par Annie Thébaud-Mony :

sociologue, directrice de recherche à l’Inserm, directrice du GISCOP93 (Groupement d’intérêt scientifique sur les cancers d’origine professionnelle), membre de l’IRIS (Institut de recherche interdisciplinaire sur les enjeux sociaux - CNRS-Inserm) au sein de l’Université Paris 13, et porte-parole de Ban Asbestos, réseau international de lutte contre l’utilisation de l’amiante.

Cet ouvrage est paru en 2007 (Editions La Découverte),sous-titré « Sous-traitance des risques, mise en danger de la vie d’autrui, atteintes la dignité, violences physiques et morales, cancers professionnels ».

Le livre d’Annie Thébaud-Mony dénonce sans racoler. S’appuyant sur les articles du code pénal français, cet ouvrage de sociologie, étayé de nombreux témoignages et de nombreuses études scientifiques, démontre comment les enjeux économiques actuels et les nouvelles politiques d’organisation du travail supplantent les règles de base de préservation de la santé et de la vie des personnes au travail.

Ouvrage emblématique de la pluridisciplinarité de l’Université Paris 13, il a vocation à interpeller sociologues, médecins, juristes, gestionnaires, ingénieurs, historiens, chercheurs et étudiants, salariés et employeurs, citoyens et syndicalistes pour que le dicton « ne pas perdre sa vie à la gagner » soit enfin une réalité.

C’est au début des années 60 que les gestionnaires des relations sociales en entreprise repèrent que la recherche de la performance ne permet pas maintenir la cohésion d’un groupe. Cela peut servir occasionnellement, mais cela n’est pas valable sur la durée.

Il y a 40 ans, ce sont surtout les cadres qui seront l’objet d’un travail de conviction. Mais à partir des années 80, c’est l’ensemble des salariés de l’entreprise qu’il faut convaincre que la journée passée à l’usine ou au bureau participe du bien être général de toute la société.

L’esclave autogéré

Tous ceux qui ont travaillé dans les entreprises où les méthodes du management ont été importés ont vus à divers degrés ces transformations des relations de travail. Il n’y a plus des salariés et des contremaîtres, mais seulement des équipes mobilisés par la vision d’un coach, d’un « leader ».

D’ailleurs parler d’encadrement est archaïque, il n’y a que des « athlètes de l’entreprise » qui entraînent leurs équipes. Et les patrons ? Mais, voyons : « votre patron, c’est le client... » (Il est quand même plus facile d’augmenter les cadences soi disant pour satisfaire des clients que pour enrichir les actionnaires).

C’est tout une nouvelle conception de l’entreprise qui se forme : « l’entreprise en réseau », la firme mondiale transformée par les nouveaux outils de communication.

Mais ce n’est pas en changeant les mots que l’on change les choses. Et « l’entreprise en réseau » est plutôt le modèle de l’entreprise en troupeau... En prétendant supprimer la hiérarchie, les nouvelles méthodes d’organisation du travail essaient surtout de transformer chaque salarié en son propre petit chef.

Le travail salarié ne fait que gagner un degré supplémentaire de servitude volontaire, et de violence sur soi imposée aux hommes et aux femmes qui le subissent. L’actualité met en exergue les conséquences des (pas tant que cela) nouvelles formes de management qui mènent aux suicides des salariés de grandes entreprises (France Télécom, Renault, ...).

Où allons-nous ? Où voulons-nous aller ?

Liens :

Site Paris XIII

Hier, j’ai surpris France Télécom semant des graines de suicide par raoul-Marc Jennar, texte de Maxime Vivas

Site AID

France Souffrance au travail : les députés UMP et NC lancent un site internet

PARIS (AFP) - 22/10/09 22h36

Le groupe de travail de députés UMP et NC sur la souffrance au travail a annoncé jeudi avoir ouvert un site internet www.lasouffranceautravail.fr pour "relayer et nourrir" sa réflexion.

Manifestation de salariés de France Télécom contre la souffrance au travail, le 20 octobre 2009 à Marseille

Les membres de ce groupe de travail -qui inclut également des personnalités de la société civile- se sont réunis pour la première fois ce jeudi, selon un communiqué du groupe UMP à l’Assemblée nationale.

Parmi eux figurent le consultant et spécialiste des ressources humaines Bernard Brunhes, des médecins et psychiatres, des directeurs de ressources humaines et des chefs d’entreprise. Site du groupe parlementaire sur la souffrance au travail

PROCHAINES SEANCES PROGRAMMEES

• Mardi 10 Novembre repaire de Là-Bas Si j’y Suis 49

• Mardi 24 Novembre Cafeco 148


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