AID Association initiatives dionysiennes
L’Etat et la Sécu de plus en plus dans le rouge

Petits et gros trous budgétaires

Et le contrecoup est à venir....

mercredi 14 octobre 2009 par JMT

Dès 7 heures 30 ce mercredi matin 14 octobre 2009, 4 délégués CFDT rencontraient le Medef Réunion. L’organisation patronale a cédé sur deux des neuf revendications. Les grévistes jugent ces avancées « mineures », voire « manipulatrices ». Les grévistes continueront leur mouvement tant que les questions des rémunérations et repos compensateurs le dimanche ne seront pas réglées, ainsi que celle du paiement des heures de nuit, dès 21h.

Il est possible pour la France de ne pas transposer la partie de la directive européenne conduisant à autoriser la vente le tabac sur internet "au nom de la santé publique", a indiqué la ministre de la Santé Roselyne Bachelot, en réponse à une question de RTL mercredi.

L’Unedic (assurance chômage), moins pessimiste qu’auparavant, prévoit désormais 509.000 chômeurs de plus en France en 2009 et 413.000 destructions nettes d’emplois salariés, dans l’hypothèse d’un recul du PIB de 2,2%, selon une nouvelle prévision publiée mercredi.

Le gouvernement a présenté mercredi en Conseil des ministres un projet de budget de la Sécurité sociale pour 2010 prévoyant un nouveau déficit record, malgré des efforts demandés aux malades : plus de 30 milliards d’euros l’année prochaine, après 23,5 milliards cette année.

La banque est le dernier grand établissement bancaire français a procéder à ce remboursement de fonds accordés par l’Etat au plus fort de la crise. En totalité, les banques avaient touché en tout 19,8 milliards d’euros.

Des négociations sont en cours depuis ce mercredi matin 14 octobre 2009 entre les salariés grévistes du Cinépalmes et le MEDEF, syndicat patronal). À l’appel de la CFDT, 20 des 21 salariés ont cessé le travail depuis ce samedi pour réclamer des meilleures conditions de rémunération et de travail.

Le secrétaire d’Etat au Commerce Hervé Novelli a convoqué d’urgence les neuf syndicats de restaurateurs à Bercy mercredi pour "faire le point" sur l’application de l’accord sur la baisse de la TVA, a-t-il annoncé mardi à l’AFP

63% des sondés estiment que la politique économique menée par le gouvernement est plutôt mauvaise. L’action de Sarkozy est "désordonnée" ou "inefficace" pour la plupart d’entre eux.

"Taxe carbone", taxe sur les activités polluantes : les nouvelles taxes vont faire bondir le prix de l’essence, avertissent les pétroliers. Qui avancent leurs chiffres. Selon l’UFIP, l’ensemble des taxes nouvelles cumulées représentera à lui seul presque 9 centimes d’augmentation, à prix du brut constant.

Cinépalmes : Les négociations au point mort

La Réunion (IPR) - 14/10/09 12h41

Dès 7 heures 30 ce mercredi matin 14 octobre 2009, 4 délégués CFDT rencontraient le Medef Réunion. L’organisation patronale a cédé sur deux des neuf revendications. Les grévistes jugent ces avancées « mineures », voire « manipulatrices ». Les grévistes continueront leur mouvement tant que les questions des rémunérations et repos compensateurs le dimanche ne seront pas réglées, ainsi que celle du paiement des heures de nuit, dès 21h.

Mercredi 14 Octobre 2009 Grève au cinepalmes

Le Medef a proposé de revoir les plannings de tous les employés, au cas par cas depuis leur embauche - qui remonte à l’ouverture du complexe il y a 4 ans pour certains-, et se dit prêt à faire appel à un organisme extérieur pour mettre en place un planning par roulement le week-end. « Certains d’entre nous travaillaient jusque 16 jours d’affilée. C’est inacceptable », rappelle un gréviste devant le Cinépalmes.

L’organisation patronale a également suggéré de mettre en place des tickets restaurant pour le déjeuner. Des propositions largement insuffisantes aux yeux des salariés du cinéma. « C’est pour nous amadouer tout ça. Mais ce ne sont que des points secondaires. Nous ne reprendrons pas le travail tant que les questions fondamentales de rémunérations le dimanche et la nuit ne seront pas réglées. »

L’inspection du travail a été saisie de toutes ces revendications salariales il y a plus de six mois selon les salariés. « L’inspectrice ne veut pas se déplacer. On se sent complètement abandonné. Depuis deux semaines, elle nous dit qu’elle est malade. Et maintenant, elle ne répond plus au téléphone » explique le gréviste, qui souhaite rester anonyme de « peur de perdre son emploi ». Il ajoute pourtant que l’inspectrice a envoyé un fax à la direction leur demandant de respecter le droit du travail. Imaz Press Réunion tenté de contacter l’inspectrice sans succès.

Les négociations reprendront ce jeudi 15 octobre à 7h30.

www.ipreunion.com

Tabac : possible de s’opposer à Bruxelles "au nom de la santé" affirme Bachelot

AFP, Mise a jour : 14/10/2009 13:24

Il est possible pour la France de ne pas transposer la partie de la directive européenne conduisant à autoriser la vente le tabac sur internet "au nom de la santé publique", a indiqué la ministre de la Santé Roselyne Bachelot, en réponse à une question de RTL mercredi.

AFP/Archives Buraliste a Paris le 14 Août 2006

"Je veux redire évidemment en tant que ministre de la Santé ma plus formelle opposition à la transposition d’une directive européenne autorisant la vente du tabac sur internet", a indiqué la ministre à la sortie du Conseil des ministres.

"Le président de la République a indiqué de la façon la plus claire qu’il n’était pas question que nous autorisions la vente du tabac sur internet, l’affaire sur ce sujet est donc close", a-t-elle poursuivi.

Interrogée sur le fait de savoir si Paris pouvait s’opposer à Bruxelles sur ce sujet, Mme Bachelot a indiqué : "absolument, au nom de la santé publique, il n’y a absolument aucune difficulté".

Le ministre du Budget Eric Woerth avait déjà réaffirmé à la sortie du Conseil des ministres que le gouvernement n’autoriserait pas la vente de tabac sur internet.

"Nous transposerons" la directive européenne, mais "pas sur la vente de tabac", a-t-il dit.

Selon l’édition des Echos de mercredi, le gouvernement prévoyait d’autoriser en France la vente de cigarettes sur internet dans le cadre de la transposition de la directive européenne 118 sur les droits d’accise frappant le tabac et les alcools.

L’Unedic, moins pessimiste, prévoit 509.000 chômeurs de plus en 2009

AFP, Mise a jour : 14/10/2009 10:27

L’Unedic (assurance chômage), moins pessimiste qu’auparavant, prévoit désormais 509.000 chômeurs de plus en France en 2009 et 413.000 destructions nettes d’emplois salariés, dans l’hypothèse d’un recul du PIB de 2,2%, selon une nouvelle prévision publiée mercredi.

AFP/Archives Une agence Pôle emploi de Dijon, en février 2009

Du coup, les comptes de l’assurance chômage devraient s’enfoncer moins profondément dans le rouge.

Mi-septembre, l’Unedic avait provisoirement maintenu son pronostic de hausse du nombre de demandeurs d’emploi à 639.000 en 2009. Mais son président Geoffroy Roux de Bézieux (Medef) avait jugé cette prévision "peut-être un poil pessimiste", ajoutant qu’elle serait "probablement" révisée début octobre "dans le sens d’une amélioration".

Selon le communiqué de l’Unedic publié mercredi, le nombre de demandeurs d’emploi, après une brutale hausse en 2008, augmenterait cette année de 509.000, dont 328.000 indemnisés.

Ces projections, détaillées mercredi lors d’un bureau mensuel de l’Unedic, sont établies sur la base d’un recul du PIB de 2,2% cette année, suivi d’une augmentation de 1,1% en 2010.

Sécu : un budget 2010 en déficit record au Conseil des ministres

AFP, Mise a jour : 14/10/2009 09:49

Le gouvernement a présenté mercredi en Conseil des ministres un projet de budget de la Sécurité sociale pour 2010 prévoyant un nouveau déficit record, malgré des efforts demandés aux malades : plus de 30 milliards d’euros l’année prochaine, après 23,5 milliards cette année.

AFP/Archives Une personne présente sa carte vitale et une feuille de soins

Face à ces chiffres, le discours du gouvernement ne varie pas : la Sécurité sociale (maladie, retraites, famille, accidents du travail) n’a pas soudain vu ses dépenses exploser, mais elle subit de plein fouet la hausse brutale du chômage, qui se traduit par moins de recettes.

En attendant le retour de la croissance, le gouvernement, qui ne veut pas accroître les cotisations sociales pour compenser cette baisse de recettes, se concentre une nouvelle fois sur la maîtrise des dépenses, en particulier celles de la branche maladie.

Pour les patients, le forfait hospitalier, qui représente leur participation aux frais hôteliers lors d’une hospitalisation, actuellement de 16 euros, sera augmenté à 18 euros.

D’autre part, les taux de remboursement d’une centaine de médicaments au "service médical rendu faible" doit baisser, de 35% à 15%.

A titre d’exemple, le ministère a cité un antibiotique local (Flammazine), une crème antivirale (Zovirax crème), un désinfectant (Hexomédine), un anti-acnéique local (Eryfluid), un décontractant musculaire (Coltramyl), un anti-inflammatoire (Nifluril crème) et un tranquillisant (Equanil). Des vasodilatateurs sont aussi concernés.

Les contrôles sur les arrêts maladie "injustifiés" vont être renforcés.

La ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, demande aussi des baisses de prix de médicaments aux laboratoires pharmaceutiques et va baisser les tarifs de certaines spécialités médicales comme la radiologie et la biologie.

Côté retraites, ce projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) réforme les compensations accordées aux mères salariées du privé en matière de retraite. Le nouveau dispositif permettra aux pères d’en bénéficier partiellement, tout en continuant à concerner majoritairement les femmes.

Des mesures pour "élargir le financement de la protection sociale aux revenus du capital" ont également été présentées.

Il s’agit notamment de la fin des exonérations dont bénéficiaient certains contrats d’assurance vie en cas de décès du bénéficiaire, de la taxation sociale des "plus-values réalisées lors de la cession de valeurs mobilières au premier euro", ainsi que des doublements du "forfait social" et des prélèvements sur les retraites chapeaux.

Toutes ces mesures ne réduiront qu’à la marge le déficit, à hauteur de 3 milliards pour 2010, ce qui n’a pas manqué de susciter les critiques.

Le "déficit record de l’assurance maladie" résulte "pour la moitié, d’une dérive importante et non régulée des dépenses", a ainsi estimé la Mutualité française (mutuelles santé), pour qui "il faut également trouver des recettes supplémentaires".

Pour la CGT, ce PLFSS "ne prend pas à bras le corps la nécessité de recettes nouvelles pour pérenniser et consolider notre système de protection sociale".

Pour Gérard Bapt (PS), "derrière le rideau de fumée d’une augmentation cosmétique des prélèvements sociaux sur les revenus du capital ne rapportant que 400 millions d’euros, ce sont les patients modestes qui supporteront l’augmentation du forfait hospitalier (ou) des nouveaux déremboursements".

Banques - Le Crédit Agricole va rendre 3 milliards à l’Etat

le 14/10/2009 - 09h43

La banque est le dernier grand établissement bancaire français a procéder à ce remboursement de fonds accordés par l’Etat au plus fort de la crise. En totalité, les banques avaient touché en tout 19,8 milliards d’euros.

Crédit Photo : TF1/LCI Le Crédit Agricole

Le Crédit Agricole est bon dernier, mais va tout rendre. Alors que la Société Générale, BNP Paribas, Crédit Mutuel et la BPCE (née de la fusion entre la Caisse d’Epargne et la Banque Populaire) ont déjà annoncé le remboursement des fonds prêtés par l’Etat pendant la crise, le Crédit Agricole se faisait désirer.

Le groupe bancaire procèdera finalement dans deux semaines (le 27 octobre), au remboursement intégral des trois milliards de titres super subordonnés souscrits par la SPPE (société de prise de participation de l’Etat) dans le cadre du plan français de soutien à l’économie, détaille la banque.

"Cette décision s’explique notamment par la solidité financière réaffirmée du groupe Crédit agricole, et, au sein d celui-ci, de Crédit Agricole S.A qui a affiché au 30 juin 2009 des ratios de solvabilité Tier 1 de 9,2% et de Core Tier 1 de 8,6%, soutenus par un niveau élevé de capitaux propres (43,7 milliards d’euros)", précise la banque.

La banque rappelle qu’elle n’avait pas émis d’actions de préférence dans le cadre de la deuxième tranche de renforcement des fonds propres des banques proposée par l’Etat. En totalité, les banques avaient touché en tout 19,8 milliards d’euros pour faire face à la crise.

D’après agence

Réunion Négociations avec le MEDEF

La Réunion (IPR) - 14/10/09 09h15

Des négociations sont en cours depuis ce mercredi matin 14 octobre 2009 entre les salariés grévistes du Cinépalmes et le MEDEF, syndicat patronal). À l’appel de la CFDT, 20 des 21 salariés ont cessé le travail depuis ce samedi pour réclamer des meilleures conditions de rémunération et de travail.

Mardi 12 Octobre 2009 Grève au Cinepalmes

Les salariés réclament notamment 5% d’augmentation des salaires, une majoration de 100% des heures travaillées le dimanche et la nuit, la mise en place d’un 13ème mois ainsi que l’assurance de deux jours de repos consécutifs par semaine.

Le cinéma fonctionne normalement grâce aux intérimaires prévus pour les vacances ainsi qu’avec le concours d’un seul des 21 employés. Et la direction « met la main à la pâte », précise Emilie Dangles.

Mais depuis mardi soir, le mouvement s’envenime. La direction a porté plainte pour le vol de 10 bobines contre les grévistes. En réponse, les salariés, qui nient toute implication dans ce vol supposé, ont à leur tour porté plainte pour diffamation ce mardi 13 octobre.

En fin d’après-midi, un huissier est venu demander aux manifestants de faire moins de bruit. Et tard dans la soirée, une brève bousculade a également opposé un manifestant et un agent de sécurité devant le Cinépalmes.

Selon les salariés en grève, le vigile s’en serait pris physiquement, « sans aucune raison », à l’un des syndicalistes venus les soutenir. Le manifestant a porté plainte.

www.ipreurnion.com

Baisse de la TVA : les syndicats de restaurateurs convoqués d’urgence à Bercy

AFP, Mise a jour : 14/10/2009 06:28

Le secrétaire d’Etat au Commerce Hervé Novelli a convoqué d’urgence les neuf syndicats de restaurateurs à Bercy mercredi pour "faire le point" sur l’application de l’accord sur la baisse de la TVA, a-t-il annoncé mardi à l’AFP.

AFP/Archives Baisse la TVA sur le menu d’un restaurant de Caen, le 22 juillet 2009

Les prix dans la restauration se sont stabilisés en septembre, troisième mois d’application de la TVA à taux réduit dans le secteur, dans un contexte de baisse générale des prix à la consommation de 0,2%, a annoncé mardi l’INSEE.

"Ce n’est pas un résultat extraordinaire", a commenté M. Novelli tout en rappelant que les prix dans la restauration avaient baissé en juillet (-1,3%) et en août (-0,2%) et que l’accord concerne aussi l’emploi, les salaires et la modernisation du secteur.

"Cela m’a déterminé à les (les syndicats de restaurateurs) faire venir rapidement", a expliqué M. Novelli. Mais la réunion portera "aussi sur la négociation sociale qui est importante et qui doit être conclue avant la fin de l’année", a-t-il insisté.

Les syndicats patronaux se sont engagés, en contrepartie de la TVA à taux réduit, à négocier des augmentations de salaires mais aussi la mise en place d’une mutuelle de branche.

Sur les salaires, les négociations sont au point mort. Trois syndicats de salariés (CFTC, CGT et FO) ont fait valoir en juillet leur droit d’opposition à un accord accepté par la CFDT et la CFE-CGC, qui prévoyait un minimum conventionnel au-dessus du Smic, à 8,88 euros brut de l’heure. Aucune date de nouvelle réunion paritaire n’a encore été fixée.

Une réunion sur la mise en place d’une mutuelle de branche, le 30 juillet, a été annulée par le patronat, en attendant des avancées sur le dossier des salaires qu’il juge "prioritaire".

Sondage - Pour les Français, "le plus dur reste à venir"

le 13/10/2009 - 08h58

63% des sondés estiment que la politique économique menée par le gouvernement est plutôt mauvaise. L’action de Sarkozy est "désordonnée" ou "inefficace" pour la plupart d’entre eux.

Photo JtoffCriseCash

Plus de la moitié des Français, la crise n’est pas dernière nous. Elle est même plutôt devant. Selon un sondage BVA pour Les Echos et France Info publié mardi, 60% des sondés estiment que face à la crise économique "le plus dur reste à venir".

A la question "Pensez-vous que la France va bientôt sortir de la crise économique ou au contraire que le plus dur reste à venir", seulement 35% répondent "oui" à la première proposition.

Près des deux tiers des Français (63%) ont le sentiment que l’action du gouvernement pour faire pression sur les banques pour les inciter à accorder plus de prêts aux particuliers n’a pas été efficace alors que seulement 26% d’entre eux sont d’un avis contraire.

Le même pourcentage (63%) pense que la politique économique menée par le gouvernement est plutôt mauvaise (42%) ou très mauvaise (21%) alors que 32% la trouvent plutôt bonne et 2% très bonne.

Globalement, les deux tiers des Français (65%) jugent "désordonnée" ou "inefficace" l’action du président de la République Nicolas Sarkozy face à la crise financière internationale alors qu’un tiers la juge "appropriée" ou "rassurante".

Le pessimisme des catégories populaires

"L’actualité récente parfois déroutante pour la majorité(notamment sur la taxe carbone) a pu contribuer à cette dégradation", le qualificatif "désordonné" étant celui qui a le plus progressé en un an (+7 points) et étant désormais cité par un sympathisant de droite sur cinq (19%), explique l’institut de sondage.

71% des personnes interrogées affirment ne pas soutenir la taxe carbone qui va augmenter de 5 centimes d’euro le prix du litre d’essence. Les catégories populaires sont les plus pessimistes pour l’avenir.

L’indice de dégradation de leur pouvoir d’achat est de -21 (30% déclarent une baisse contre 9% une hausse) contre seulement -10 pour les catégories supérieures (25% contre 15%).

L’institut BVA, en partenariat avec le cabinet Absoluce, a réaliséce sondage par téléphone les 9 et 10 octobre auprès d’un échantillon de 1005 personnes,représentatif de la population française âgée de 15 ans et plus.

D’après agence

Carburants - En janvier, ça va faire mal

le 09/10/2009 - 06h46

"Taxe carbone", taxe sur les activités polluantes : les nouvelles taxes vont faire bondir le prix de l’essence, avertissent les pétroliers. Qui avancent leurs chiffres. Selon l’UFIP, l’ensemble des taxes nouvelles cumulées représentera à lui seul presque 9 centimes d’augmentation, à prix du brut constant.

Photo-Carburants

La taxe carbone, on en parle beaucoup... mais combien va-t-elle ponctionner dans votre portefeuille ? Petites et grandes révélations sur les chiffres de la fameuse taxe se suivent, depuis l’opportun "oubli" de la TVA dans les évaluations avancées jusque-là par le gouvernement jusqu’à la mise au point faite par les pétroliers, par la voix de Jean-Louis Schilansky, président de l’Union française des industries pétrolières (UFIP).

"Quand les prix de l’essence vont augmenter le 1er janvier", date de l’entrée en vigueur de la taxe carbone, "allez voir le gouvernement, n’allez pas voir les pétroliers", a-t-il averti lors d’une conférence de presse.

L’UFIP qu’il préside entend ainsi "alerter sur l’empilement des taxes qui va avoir comme résultat une addition un peu salée sur les prix à la pompe". La hausse, préviennent les pétroliers, "va être très, très importante. Il y a très longtemps qu’on n’avait pas une telle augmentation, depuis le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin".

Taxes et conséquences

A elle seule, l’instauration de la "Contribution climat énergie" (CCE), dite "taxe carbone", va se traduire par une augmentation de 4,92 centimes d’euro (TTC) par litre d’essence, soit une hausse de 3,8% du prix actuel, et de 5,41 centimes TTC par litre de gazole (+5,1%), affirme l’UFIP.

Lors de la présentation du budget 2010 le 30 septembre, le gouvernement avait avancé des augmentations respectives de 4,11 centimes et 4,52 centimes, mais sans inclure dans ce chiffrage la TVA à 19,6% qui s’applique de surcroît.

L’UFIP a également pointé la possibilité pour les régions, instaurée dans la loi de finances 2010, de majorer la TIPP (taxe intérieure sur les produits pétroliers) jusqu’à 0,73 centime d’euro (HT) par litre d’essence et 1,35 centime d’euro (HT) par litre de gazole.

Ceci afin que les régions puissent disposer de ressources complémentaires pour contribuer au financement d’infrastructures de transport durable (ferroviaire ou fluvial), dans le droit fil du Grenelle de l’environnement. L

es pétroliers affirment par ailleurs qu’ils ne pourront pas atteindre l’objectif gouvernemental d’incorporer 7% de biocarburants dans les carburants traditionnels en 2010 et qu’ils devront payer en conséquence la taxe générale sur les activités polluantes.

Aussi les carburants vont-ils subir en 2010, à cause de cette autre taxe, une hausse supplémentaire de 0,5 centime d’euro (HT) par litre, selon l’UFIP.

"Un impact tout sauf marginal"

Enfin, dans le cadre des lois du Grenelle de l’environnement 2 actuellement examinées par le Parlement, l’extension aux carburants des certificats d’économie d’énergie va leur imposer l’équivalent d’une diminution de 7% de la consommation totale.

Aussi les distributeurs de carburants s’attendent-ils à devoir payer la pénalité libératoire de 2 centimes d’euros/KWh non économisé prévue en cas de non respect de ces obligations, ce qui correspondrait à une autre hausse de prix à la pompe de 2 centimes par litre.

Alors, 4,92 centimes par-ci, 0,73 centime par-là... Tout ceci intégré dans la calculatrice, on obtient le résultat suivant : si l’ensemble de ces mesures fiscales étaient appliquées, l’UFIP chiffre la hausse du prix à la pompe (TTC) à 8,8 centimes (soit +7,2% par rapport au prix du 25 septembre) pour le litre d’essence et à 10 centimes (+9,9%) pour le litre de gazole.

L’UFIP n’est, au demeurant, pas le seul organisme à pointer ce matraquage de taxes : l’UFC-Que Choisir a également noté qu’avec la TVA appliquée à la taxe carbone, la tonne de CO2 ne coûterait plus 17 euros comme annoncé par le gouvernement... mais 20,3 euros, TVA comprise.

Ainsi pour l’essence, cela se traduirait par une augmentation de 5 centimes et non 4 comme annoncé, "un impact tout sauf marginal", calcule aussi l’UFC.

Le gouvernement, lui, assure que "la taxe carbone sera intégralement compensée pour les ménages, TVA comprise".

N’empêche : le prix de l’essence n’en subira pas moins un sérieux coup de fouet, même à supposer que le prix du brut reste stable. Ce qui, actuellement, est loin d’être le cas : jeudi, le cours du baril de brut a clôturé à New York en hausse de plus de 3%.

D’après agence

VIDEOS

Impôt : Dernier jour pour payer la taxe foncière

Le 15 octobre 2009 - 12h58

Vous avez jusqu’à ce soir pour payer, si vous êtes propriétaire, votre taxe foncière. Un impôt qui pèse de plus en plus dans le budget des ménages..

Par TF1

Médecine : Le point sur les dépassements d’honoraire

Le 15 octobre 2009 - 12h58

Syndicats de médecins et assurance maladie tentent de conclure un accord sur les honoraires supérieurs aux tarifs de la Sécurité sociale..

Par TF1

Cigarettes : Internet est déjà un bureau de tabac géant

Le 14 octobre 2009 - 20h00

Le gouvernement a dit mercredi son opposition à la vente de tabac sur internet. En réalité, des cartouches de cigarettes sont déjà en vente sur la toile..

Par TF1

Consommation : Le crédit revolving, une dette sans fin

Le 14 octobre 2009 - 20h00

Le PS demandera jeudi à l’Assemblée d’interdire le crédit revolving. Avec la crise, de nombreux ménages ont recours à ces crédits hors de prix pour boucler leurs mois..

Par TF1


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