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Peut-être parce que l’ONU a été créée dans une ancienne patinoire....

Dérapage new-yorkais pour Nico, las !

Paraît qu’il a même étudié le droit pour être avocat :-)

vendredi 25 septembre 2009 par JMT

L’ex-Premier ministre, jugé dans l’affaire Clearstream, va assigner le chef de l’Etat pour atteinte à la présomption d’innocence. Evoquant l’affaire Clearstream lors de son intervention télévisée mercredi, Nicolas Sarkozy avait parlé de "coupables" et non de "prévenus" poursuivis dans cette affaire.

Commentant l’affaire Clearstream depuis New York, le chef de l’Etat a évoqué les "coupables" qui "devaient être traduits devant un tribunal". Un mot relevé avec colère par la défense de Villepin. Ils ont estimé que ces propos humiliaient la justice et constituaient une forme de pression.

Clearstream - Villepin assigne Sarkozy pour son lapsus

Alexandra GUILLET le 24/09/2009 - 21h56

L’ex-Premier ministre, jugé dans l’affaire Clearstream, va assigner le chef de l’Etat pour atteinte à la présomption d’innocence. Evoquant l’affaire Clearstream lors de son intervention télévisée mercredi, Nicolas Sarkozy avait parlé de "coupables" et non de "prévenus" poursuivis dans cette affaire.

Crédit Photo : TF1/LCI Nicolas Sarkozy, Dominique de Villepin et François Baroin.

L’affaire Clearstream est sensible, tout autant que ses protagonistes. Et dans la guerre qui oppose Nicolas Sarkozy à Dominique de Villepin, chaque mot compte. C’est pourquoi l’ex-Premier ministre a fait savoir jeudi, par le biais de son avocat, qu’il allait assigner en justice le chef de l’Etat pour violation de sa présomption d’innocence.

Cette poursuite vise la phrase prononcée par Nicolas Sarkozy sur France 2 et TF1 mercredi soir à propos de la manipulation dont il estime avoir été victime, son nom apparaissant sur de fausses listes de la société financière Clearstream. "Deux juges d’instruction ont estimé que les coupables devaient être traduits devant un tribunal correctionnel", avait-il déclaré.

Une aubaine pour la défense ?

Pour ce lapsus, Dominique de Villepin va demander à la formation civile du tribunal de Paris une réparation financière "symbolique", a précisé son avocat Me Olivier Metzner. L’avocat s’est dit conscient que la démarche ne pourrait pas aboutir pour l’instant, puisque la Constitution prévoit que le chef de l’Etat bénéficie d’une immunité judiciaire totale tant qu’il est en fonctions. "C’est justement l’intérêt de cette procédure de démontrer que le tribunal ne pourra pas se prononcer contre la personne qui viole notre présomption d’innocence", a expliqué Me Olivier Metzner.

Le tribunal de Paris devrait repousser sa décision jusqu’au départ de Nicolas Sarkozy de l’Elysée, en 2012 ou en 2017. Les avocats de Dominique de Villepin pourront toutefois utiliser cette décision à l’appui de leur demande de rejet de constitution de partie civile de Nicolas Sarkozy dans l’affaire principale, fondée notamment sur le fait que les deux adversaires ne bénéficient pas de l’égalité des armes.

Une portée politique assurément

Côté politique, le patron des sénateurs UMP, Gérard Longuet, a pris très nettement ses distances jeudi avec le président Nicolas Sarkozy sur son utilisation du mot "coupables", en rappelant le précédent Poniatowski dans l’affaire de Broglie, homme politique assassiné en 1976

Par ailleurs, le député villepiniste de l’Essonne, Georges Tron, a fait part sur LCI Radio de "sa surprise et de sa désolation" après ce mot de "coupables" lâché par le chef de l’Etat et qui met , selon lui, du "baume sur les plaies du parti socialiste"

Plusieurs autres députés villepinistes qui participaient aux journées parlementaires de l’UMP réunis au Touquet, se sont aussi indignés. Fidèles des fidèles, Jean-Pierre Grand a déclaré qu’il ne croyait pas à un lapsus : "Nicolas Sarkozy a une maîtrise hors du commun du verbe, et je ne pense pas qu’il puisse s’égarer aussi facilement", a expliqué ce proche de l’ex-Premier ministre à quelques journalistes. "En parlant de coupables, il a renouvelé sa feuille de route à la justice", avait déclaré un peu plus tôt le député de l’Hérault. "On sent l’ambiance, le pouvoir est très prégnant dans cette affaire, dans le prétoire, et ça heurte mes convictions républicaines". "Quand on est avocat, on sait faire la différence entre prévenu et coupable", a renchéri Jacques Le Guen, "profondément surpris par la prise de position du président de la République sur une affaire qui est en cours".

"Où est le problème ? Il n’y a pas de problème"

"Est-ce qu’un seul nom a été cité par le président de la République ? Alors, où est le problème ? Il n’y a pas de problème", a contré le secrétaire général de l’UMP, Xavier Bertrand, à son arrivée aux Journées parlementaires UMP. Le député UMP Yves Jégo a estimé que "l’agitation entretenue" autour du mot "coupables" n’était qu’un "rideau de fumée" pour "éviter de parler du fond" de l’affaire. Le porte-parole de l’UMP Frédéric Lefebvre a estimé que "les coupables sont toujours parmi les prévenus", même si "les prévenus ne sont pas toujours coupables", jugeant "curieuse" la polémique suscitée par les propos de Nicolas Sarkozy.

Le ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, a lui souligné que "le président se considère comme un justiciable comme les autres". La garde des Sceaux, Michèle Alliot-Marie, s’est refusée à commenter "une affaire en cours". "Pas de commentaires sur l’affaire, ni sur les commentaires", a déclaré le président de l’Assemblée, Bernard Accoyer, ajoutant que cette affaire ne devait se dérouler "qu’en un seul lieu, le prétoire". Donc ni au Touquet, ni à New York... "Ce lapsus du président complique les choses, c’est vrai", a concédé le directeur de campagne UMP des élections régionales, Franck Riester, tout en pointant du doigt la prestation "scandaleuse" de Dominique de Villepin, en famille, à son arrivée au Palais lundi. Quant à Patrick Devedjian, ancien avocat, il a estimé que Nicolas Sarkozy s’est "exprimé dans le cadre de sa constitution de partie civile". Or, quand "on se constitue partie civile, cela veut dire juridiquement qu’on accuse son adversaire d’avoir commis une infraction. Et donc il n’a fait que répéter ce que juridiquement il a établi depuis longtemps".

La gauche, au vu de l’ampleur de la polémique, est restée plutôt discrète. La première secrétaire du PS, Martine Aubry, a toutefois jugé "très grave qu’un président de la République (...) puisse s’exprimer ainsi", ajoutant : "Je continue à penser qu’il ne devrait pas être partie civile alors qu’il est intouchable par son statut".

Avec agences

Clearstream - Fureur à l’audience après un lapsus de Sarkozy

le 24/09/2009 - 08h22

Commentant l’affaire Clearstream depuis New York, le chef de l’Etat a évoqué les "coupables" qui "devaient être traduits devant un tribunal". Un mot relevé avec colère par la défense de Villepin. Ils ont estimé que ces propos humiliaient la justice et constituaient une forme de pression.

Crédit Photo : TF1/LCI Nicolas sarkozy interrogé à New York lors du 20 heures de TF1 et France 2 (23 septembre 2009)

Même si la teneur de l’entretien était plutôt économique et internationale, le procès Clearstream s’est invité mercredi soir lors de l’interview de Nicolas Sarkozy à TF1 et France 2.

Le chef de l’Etat a déclaré qu’il ne renoncerait pas à sa constitution de partie civile dans l’affaire. Et il a commis un lapsus remarqué : "Au bout de deux ans d’enquête, deux juges indépendants ont estimé que les coupables devaient être traduits devant un tribunal correctionnel".

En pleine audience du procès, qui se poursuivait au même moment à Paris, l’avocat de Dominique de Villepin, son rival assis sur le banc des prévenus, a affirmé que ces propos humiliaient la justice et constituaient une forme de pression.

Car Dominique de Villepin, principal mis en cause, nie catégoriquement avoir pris part à une machination visant Nicolas Sarkozy et il bénéficie pour l’instant de la présomption d’innocence, un principe constitutionnel.

"Est-ce que cette atteinte à la justice est acceptable ?"

Me Olivier Metzner, qui s’était fait communiquer au procès les propos du président, a pris la parole devant le tribunal en pleine audience, pour répondre. "C’est cela le respect de votre tribunal, de votre parquet.(...) J’en suis triste, la présomption d’innocence fait partie de nos textes et le président la met en cause en parlant devant des dizaines de millions de Français", a-t-il dit.

"On a voulu pendre à un croc de boucher Dominique de Villepin. Est-ce que cette atteinte à la justice est acceptable ?", a-t-il ajouté. Me Henri Leclerc, autre avocat de Dominique de Villepin, a fait remarquer qu’après ces propos, aucune poursuite ne pouvait être engagée tant que Nicolas Sarkozy était à l’Elysée puisqu’il bénéficiait d’une immunité.

Accusé par Dominique de Villepin d’être juge et partie compte tenu de l’autorité que le ministère de la Justice exerce sur le parquet, et de son immunité pénale, Nicolas Sarkozy a souligné, lors de son entretien sur TF1 et France 2, avoir déposé plainte alors qu’il n’était pas encore chef de l’Etat.

"J’ai certainement beaucoup de défauts mais je ne suis pas un homme qui ment. Je ne suis pas un homme qui renonce et je ne suis pas un homme qui plaisante avec les principes d’honneur et de probité", a-t-il ajouté. Avant de conclure : "Que la justice fasse son travail sereinement, elle est en train de le faire et je lui fais toute confiance".

"Il entretient une confusion qui se retourne contre lui"

Ce lapsus de Nicolas Sarkozy n’est pas sans rappeler celui qu’il s’était vu reprocher lors du procès du nationaliste corse Yvan Colonna au début de l’année. Il avait déclaré, le 4 juillet 2003 : "La police française vient d’arrêter Yvan colonna, l’assassin du préfet Erignac". Yvan Colonna a engagé une procédure mais le tribunal de Paris n’a pu que reporter son jugement à la fin des fonctions présidentielles de Nicolas Sarkozy, en raison de son immunité.

Sur RTL jeudi matin, François Bayrou a estimé que ce lapsus était "révélateur de l’ambigüité de sarkozy dans cette affaire. Il est a la fois partie civile et garant de la justice. J’espère que les magistrats sont suffisamment indépendants pour y voir clair dans cette affaire".

Le député socialiste François Hollande a rappelé sur France 2 que le chef de l’Etat, avocat de profession, aurait dû avoir le sens des mots et se souvenir que les prévenus d’un procès étaient présumés innocents, selon un principe constitutionnel.

"Le lapsus est fâcheux, parce que Nicolas Sarkozy, président de la République, a autorité sur les parquets, les procureurs. Donc il a été victime de ce qu’il a fait lui-même. En étant partie prenante de ce procès, il entretient une confusion qui se retourne contre lui", a-t-il dit. Selon l’ancien premier secrétaire du PS, Nicolas Sarkozy aurait dû retirer sa constitution de partie civile au procès.

De son côté, Pierre Moscovici a jugé "extrêmement choquant" l’emploi du mot "coupables" par le chef de l’Etat. "C’est son inconscient qui a parlé", a-t-il analysé.

D’après agence

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Ce mot, prononcé par Nicolas Sarkozy pour désigner les prévenus de l’affaire Clearstream, a fait bondir le camp Villepin. Ils dénoncent une atteinte au respect de la présomption d’innocence..

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Clearstream : Aubry : "C’est grave"

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Martine Aubry a réagi jeudi au lapsus de Nicolas Sarkozy, qui a parlé de "coupables" et non de "prévenus" poursuivis dans cette affaire..

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Clearstream : Qu’est-ce qu’une assignation ?

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L’ex-Premier ministre, jugé dans l’affaire Clearstream, va assigner le chef de l’Etat pour atteinte à la présomption d’innocence. Mais une assignation, c’est quoi ?. Par

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LCI Radio - Me Leclerc, avocat de Villepin, estime "abolument nécessaire" l’assignation du président de la République après l’utilisation du mot "coupables" pour désigner les protagonistes du procès Clearstream..

Par David STRAUS

Clearstream : "Ce lapsus, c’est du baume sur les plaies du PS"

Le 24 septembre 2009 - 13h56

LCI Radio - Georges Tron, député villepiniste de l’Essonne, fait part "de sa désolation" après l’utilisation par Nicolas Sarkozy du terme "coupables" pour désigner les acteurs de l’affaire Clearstream..

Par Céline MONCEL (LCI Radio)


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