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ET SI ON CONFISQUAIT FRANCE TELECOM ?

AVANT SERVICE PUBLIC, MAINTENANT POMPE A FRIC

ET BROYEUSE POUR SALARIES !

samedi 12 septembre 2009 par JMT

Après un 23e suicide chez France Télécom, le ministre du Travail va rencontrer le PDG, probablement lundi, et lui proposer d’envoyer le directeur général du Travail. Il va aussi lui demander "d’engager les négociations pour transcrire au niveau du groupe l’accord interprofessionnel sur la prévention du stress au travail conclu" il y a un an.

Les syndicats se tournent vers l’Etat alors qu’une salariée s’est jetée vendredi du haut d’un immeuble à Paris. Le ministre du Travail va voir le PDG pour trouver des "solutions appropriées". Depuis février 2008, les syndicats ont dénombré 22 suicides de salariés.

Après de nombreux suicides, la direction de France Télécom va former 20.000 cadres à "détecter les signaux de faiblesse psychologique" des salariés. Un audit sur le phénomène des suicides sera par ailleurs mené par un cabinet à choisir parmi trois proposés par la direction.

Un technicien du centre d’intervention de Troyes, qui venait d’apprendre que son poste était supprimé, a tenté de se suicider mercredi lors d’une réunion d’équipe. Fin août, un salarié de France Télécom de Lannion dans les Côtes d’Armor avait mis fin à ses jours.

France Télécom - Suicides : ce que Darcos va faire

le 12/09/2009 - 21h18

Après un 23e suicide chez France Télécom, le ministre du Travail va rencontrer le PDG, probablement lundi, et lui proposer d’envoyer le directeur général du Travail. Il va aussi lui demander "d’engager les négociations pour transcrire au niveau du groupe l’accord interprofessionnel sur la prévention du stress au travail conclu" il y a un an.

Crédit Photo : TF1/LCI 22 suicides en un an et demi, le bilan est lourd pour l’opérateur. La direction semble décidée à prendre le problème à bras le corps.

Le malaise est tel que les syndicats en ont appelé vendredi à l’Etat pour que l’entreprise prenne des "mesures radicales". Le ministre du Travail, Xavier Darcos, a proposé samedi que le directeur général du Travail se rende chez France Télécom, touché par une série de suicides de salariés, en exprimant "sa très forte préoccupation", après un nouveau geste désespéré d’une employée vendredi. Agée de 32 ans, la jeune femme s’est jetée du 5e étage d’un immeuble parisien de l’entreprise peu après avoir appris des changements dans son travail (lire notre article).

Lors d’un entretien prévu "en début de semaine" entre le ministre Xavier Darcos et le PDG de France Télécom Didier Lombard, Xavier Darcos "lui proposera que le Directeur général du travail, Autorité centrale de l’inspection du travail en France, assiste à une prochaine réunion du comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) de France Télécom", selon un communiqué du ministère.

Et il lui "demandera d’engager les négociations avec les représentants du personnel de l’entreprise, pour transcrire au niveau du groupe, l’accord interprofessionnel sur la prévention du stress au travail conclu de manière unanime par les partenaires sociaux en novembre 2008", poursuit le texte.

La direction du groupe avait annoncé jeudi, au lendemain de la tentative de suicide d’un autre salarié, l’ouverture dès vendredi 18 septembre, de négociations sur le stress au travail. Xavier Darcos, qui "exprime sa très forte préoccupation, (...) attire l’attention des dirigeants d’entreprises sur la prévention du stress et des risques psychosociaux liés au travail, qui sont probablement accentués dans le contexte de la crise actuelle", a ajouté le ministère.

"Il faut aujourd’hui que les entreprises (...) prennent en compte les facteurs de risques pour la santé mentale liés aux organisations de travail et à leurs évolutions", a poursuivi le texte.

France Télécom - Un 23e suicide, Darcos s’empare du dossier

le 12/09/2009 - 14h36

Les syndicats se tournent vers l’Etat alors qu’une salariée s’est jetée vendredi du haut d’un immeuble à Paris. Le ministre du Travail va voir le PDG pour trouver des "solutions appropriées". Depuis février 2008, les syndicats ont dénombré 22 suicides de salariés.

Crédit Photo : TF1/LCI 22 suicides en un an et demi, le bilan est lourd pour l’opérateur. La direction semble décidée à prendre le problème à bras le corps.

"Une enquête est en cours mais à ce stade nous ne pouvons pas commenter", a affirmé vendredi soir le porte-parole. Mais deux syndicats de France Télécom, CFE-CGC et Unsa, ont réclamé vendredi un "geste fort" à l’Etat pour aider le groupe en pleine mutation, après le nouveau geste désespéré d’une salariée qui s’est jetée de la fenêtre de son bureau situé au 5e étage d’un immeuble parisien du groupe, dans le XVIIe arrondissement. La jeune femme employée du service commercial aux entreprises, âgée de 32 ans, est décédée à l’hôpital, a indiqué la direction du groupe dans la soirée.

"Cette personne était chargée des recouvrements chez Orange" et "venait d’apprendre qu’elle changeait de chef d’équipe" au cours d’une réunion, a indiqué le directeur exécutif en charge du marché Entreprises.

"C’est une personne qui était fragile, qui était suivie à la fois à titre personnel et dans l’entreprise par des psychiatres, des médecins du travail et l’assistante sociale depuis longtemps", a précisé cette personne, en affirmant que les salariés étaient "tous absolument bouleversés" par la nouvelle. "On avait d’ailleurs adapté sa charge de travail pour tenir compte de sa fragilité."

Rendez-vous Darcos/Lombard propablement lundi

"Nous n’interpellons plus la direction de France Télécom, mais nous interpellons le gouvernement français, dans la mesure où c’est le principal actionnaire et le principal employeur du groupe, il faut qu’il intervienne", a affirmé le délégué syndical central (CFE-CGC/Unsa) du groupe.

"Quelles que soient les qualités des réponses émises jeudi par l’entreprise, il est évident que ce n’est pas suffisant, il n’y a pas eu d’effet d’annonce suffisamment fort", a-t-il estimé. "Nous réclamons un plan de pré-retraites à l’Etat en bonne et due forme", a-t-il ajouté.

La réponse est venue quelques minutes plus tard du ministère du Travail. Xavier Darcos, devrait rencontrer le PDG de France Télécom, Didier Lombard, "dans les plus brefs délais" à ce sujet.

"Xavier Darcos a eu Didier Lombard au téléphone aujourd’hui", il le "recevra dans les plus brefs délais pour travailler ensemble aux solutions appropriées", a indiqué l’entourage du ministre, en évoquant un rendez-vous probablement "lundi".

Ce nouvel acte désespéré vient s’ajouter à une série de suicides au sein de France Télécom, où depuis février 2008, les syndicats ont dénombré 22 suicides de salariés, pour environ 100.000 salariés en France.

Selon les syndicats, les fonctionnaires (65% des effectifs) sont les plus exposés, tiraillés depuis la privatisation de France Télécom en 1997, entre leur idéal de service public et la politique de rentabilité d’un groupe désormais coté au CAC40. Le groupe avait d’ailleurs présenté jeudi une série de mesures pour répondre aux critiques, dont la suspension provisoire du plan de mobilités.

France Télécom a subi de grosses restructurations depuis 1995, fait-il valoir. Selon le délégué syndical central, le groupe, qui emploie au total 100.000 personnes, a fait partir 40.000 personnes entre 1995 et 2006, puis près d’une trentaine de milliers depuis 2006 "sans aucun plan d’accompagnement, ni encadrement conventionnel".

"Pour l’essentiel, ce sont des fonctionnaires âgés que l’on pousse à la démission", a-t-il ajouté. "Un plan de pré-retraites ne va pas résoudre tous les problèmes, mais il pourrait permettre à l’Etat de faire partir décemment des gens qu’il a lui-même recruté dans les années 70 et dont il ne veut plus aujourd’hui", a-t-il jugé.

"Je m’adresse à l’Etat car il est notre principal actionnaire avec 26% de participation, et qu’il reste aussi le principal employeur, puisque 65% du personnel en France est fonctionnaire d’Etat", a souligné le syndicaliste.

France Télécom - Les cadres guetteront les "faiblesses psychologiques"

le 10/09/2009 - 13h40

Après de nombreux suicides, la direction de France Télécom va former 20.000 cadres à "détecter les signaux de faiblesse psychologique" des salariés. Un audit sur le phénomène des suicides sera par ailleurs mené par un cabinet à choisir parmi trois proposés par la direction.

Logo France Télécom

La vague de suicides chez France Télécom pousse la direction à réagir. Le groupe a annoncé qu’il allait "renforcer la prévention contre les suicides", en formant ses 20.000 cadres à "détecter les signaux de faiblesse psychologique".

"Depuis un an, nous avons formé 6000 managers à la détection des signaux dans les équipes", explique le DRH du groupe Olivier Barberot dans une interview au quotidien Le Parisien. Et "pour aller jusqu’au bout de la démarche, nous allons former nos 20.000 manageurs", souligne-t-il. "Je suis confiant sur le fait que l’on puisse améliorer la situation".

Outre cette mesure, la direction de France Telecom a annoncé jeudi matin au Comité d’hygiène et de sécurité de l’entreprise que les mutations forcées de salariés étaient gelées jusqu’au 31 octobre et que des négociations s’ouvriraient le 18 septembre sur la mise en oeuvre d’un accord national concernant le stress au travail. Un audit sur le phénomène des suicides sera par ailleurs mené par un cabinet à choisir parmi trois proposés par la direction.

Journée d’action dans toute la France

Pour Olivier Barberot, le nombre de suicides chez France Télécom "n’est pas en augmentation" - et le DRH du groupe a cité deux chiffres à l’appui de cette affirmation : 28 suicides en 2000, soit 2,15 pour 10.000, et 29 en 2002, soit 2,49 pour 10.000 salariés.

Mais le geste spectaculaire d’un technicien du centre d’intervention de Troyes, mercredi, a relancé le débat au sein du groupe : il s’est planté un couteau dans l’abdomen après avoir eu confirmation que son poste était supprimé. Le suicide fin août d’un autre salarié à Lannion avait déjà amené la CFDT à dénoncer un 22e suicide dans le groupe en 18 mois.

Les salariés de France Télécom étaient appelés jeudi à une journée d’actions dans toute la France jeudi pour dénoncer les conditions de travail et réclamer un changement des méthodes de management, pendant la tenue du CHSCT, consacré notamment au problème de la prévention du suicide.

Environ cinquante salariés ont manifesté devant le centre d’intervention de France Télécom de Troyes jeudi matin. "L’ambiance est calme, mais le sentiment de révolte est profond et commence à monter", a expliqué Régis Pigre, délégué Sud de l’entreprise.

"On a vraiment le sentiment de ne pas être entendu de la direction", a-t-il ajouté. A Lille, un rassemblement de salariés a également débuté jeudi en fin de matinée devant une boutique Orange. France Télécom employait 101.009 personnes en France à la fin 2008 contre 141.061 à la fin 2002, soit 40.052 de moins, selon les rapports financiers.

D’après agence

France Télécom - Un salarié tente de se poignarder en pleine réunion

le 09/09/2009 - 18h25

Un technicien du centre d’intervention de Troyes, qui venait d’apprendre que son poste était supprimé, a tenté de se suicider mercredi lors d’une réunion d’équipe. Fin août, un salarié de France Télécom de Lannion dans les Côtes d’Armor avait mis fin à ses jours.

Crédit Photo : LCI / DR France Télécom

La scène s’est déroulée, mercredi, dans le centre d’intervention de France Télécom à Troyes. Un technicien s’est planté un couteau dans l’abdomen lors d’une réunion d’équipe après avoir eu confirmation que son poste était supprimé.

Cet acte désespéré intervient après le suicide fin août d’un autre salarié France Télécom à Lannion (Côtes d’Armor), un décès que la CFDT avait mis en "lien direct" avec les méthodes de management en dénonçant le 22ème suicide dans le groupe depuis février 2008.

Jeudi, les syndicats de l’entreprise ont d’ailleurs appelé à une journée nationale de mobilisation pour dénoncer les méthodes de management d’un groupe en pleine restructuration, confronté à la perte de son monopole et aux bouleversements technologiques.

Le technicien de Troyes, âgé de 49 ans, qui a tenté de mettre fin à ses jours, "est hospitalisé et conscient", a précisé la direction de France Télécom à Paris, soulignant que ses jours ne sont pas en danger, comme l’a confirmé le syndicat Sud.

Le salarié, fonctionnaire, "venait d’apprendre que son poste était supprimé", a indiqué un syndicaliste de Sud-PTT. "Ce collègue avait un travail valorisant. Il faisait de la maintenance chez des clients professionnels. Il a appris qu’il ferait désormais des (interventions pour) dérangements chez les abonnés grand public", a indiqué Régis Pigre, délégué Sud sur le site de Troyes.

"Y en a marre de ces conneries"

"Il a démarré en bas et a travaillé pour monter. Du jour au lendemain, on lui dit que maintenant il fera un travail moins intéressant", a-t-il poursuivi. "Il semblerait qu’il ait craqué ce matin au cours d’un briefing d’équipe où les noms des personnes mutées étaient donnés officiellement.

Il s’est planté un couteau dans l’abdomen", a-t-il indiqué, ajoutant que selon des témoins il aurait crié en même temps : ’y en a marre de ces conneries’".

La direction de France Télécom à Paris a confirmé qu’il "travaillait dans une structure d’intervention auprès des entreprises, dont le volume d’activité à diminué, et dont il fallait transférer des salariés vers une structure d’intervention chez les particuliers".

"Ce transfert prévoit qu’il travaille dans la même ville, le même métier, sur le même site", a affirmé cette source. "Le projet de réorganisation avait été présenté en juin aux institutions représentatives du personnel, et l’équipe avait été informée en juin et juillet", a ajouté la direction.

"Enrayer cette série de drames"

Les salariés du site de Troyes seront en piquet de grève jeudi matin, a indiqué M. Pigre. Selon lui, quatre personnes sont concernées par des mutations forcées sur la centaine de salariés du site.

La CFE-CGC, qui a lancé, avec Sud un "observatoire du stress et des mobilités forcées" à France Télécom, a estimé mercredi soir, que pour "enrayer cette série de drames", il faut que la direction accepte de mettre en place "des pré-retraites à partir de 57 ans entre 2010 et 2012", sous forme de départs volontaires.

Selon le syndicat, il faudrait également arrêter "les obligations de mobilité géographique ou professionnelle (changement de métiers) à partir de 50 ans".

Jeudi, se tient à Paris un Comité national santé hygiène, sécurité et conditions de travail qui doit essayer de trouver des solutions, après la série de suicides.

(D’après agence)

VIDEOS

France Télécom : Suicides : les syndicats vent debout, Darcos s’implique

Le 12 septembre 2009 - 20h00

Les syndicats se tournent vers l’Etat après un 23e suicide chez France Télécom. Xavier Darcos va voir le PDG et propose la venue du directeur général du Travail..

Par TF1

France Télécom : Suicides : la série noire continue...

Le 12 septembre 2009 - 12h55

Vingt-trois suicides en 18 mois. Le ministre du Travail Xavier Darcos prend les choses en main. Il doit rencontrer le PDG du groupe lundi..

Par TF1

Suicides : Le malaise monte chez France Télécom

Le 10 septembre 2009 - 20h15

22 suicides en un an et demi, le bilan est lourd pour l’opérateur. La direction semble décidée à prendre le problème à bras le corps..

Par TF1


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