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Pitreries diplomatiques

L’IRAN FAIT LA BOMBE ? ET ALORS ? IL EST LE SEUL ?

mercredi 9 septembre 2009 par JMT

L’Iran, qui a soumis, mercredi à Téhéran, des propositions pour renouer le dialogue avec la communauté internationale, serait en fait proche de se doter des moyens de fabriquer la bombe atomique, ont fait savoir les Etats-Unis à l’AIEA.

L’administration Obama a décidé de renommer l’Iran Democracy Fund. Ce programme, créé par l’administration Bush en 2006 en vue de la « révolution verte » s’appellera désormais Near East Regional Democracy Fund (NERD).

La France et Israël affirment que le dernier rapport de l’AIEA ne contient pas toutes les informations recueillies par Mohamed ElBaradei. Ce dernier dément. Tout se disant prêt à négocier, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a redit ce lundi que son pays poursuivrait son programme nucléaire.

Ahmad Vahidi, validé ce jeudi par le Parlement, est soupçonné d’être impliqué dans un attentat antisémite commis en Argentine en 1994. Par ailleurs, une seule des trois femmes proposées par le président Mahmoud Ahmadinejad a été acceptée. Elle sera la première femme ministre depuis la Révolution islamique de 1979.

Nucléaire : l’Iran prêt à négocier mais proche de la bombe, selon Washington

VIENNE (AFP) - 09/09/09 21h55

L’Iran, qui a soumis, mercredi à Téhéran, des propositions pour renouer le dialogue avec la communauté internationale, serait en fait proche de se doter des moyens de fabriquer la bombe atomique, ont fait savoir les Etats-Unis à l’AIEA.

Le chef de la diplomatie iranienne Manouchehr Mottaki le 1er juin 2009 à Téhéran

"L’Iran est désormais très proche d’avoir, ou a déjà, suffisamment d’uranium faiblement enrichi pour produire une bombe nucléaire, si la décision était prise de l’enrichir davantage pour qu’il soit à usage militaire", a déclaré le nouveau délégué américain, Glyn Davies, devant l’exécutif de l’Agence internationale de l’énergie atomique à Vienne, reprenant une accusation formulée à plusieurs reprises par Washington.

Glyn Davies, ambassadeur américain auprès de l’AIEA, le 7 septembre 2009 à Vienne

"Etant donné que l’Iran refuse de s’expliquer avec l’AIEA au sujet de ses travaux passés liés à la fabrication d’une ogive nucléaire, nous craignons fort que l’Iran ne cherche, au minimum, à conserver l’option nucléaire militaire", a souligné le diplomate, en précisant que Washington restait ouvert au dialogue avec Téhéran, comme l’a proposé le président Barack Obama.

"Nous sommes très préoccupés, mais il n’y a pas lieu de s’affoler, car nous n’avons pas vu de détournement de matériaux nucléaires et nous n’avons pas vu d’éléments d’armes nucléaires. Nous n’avons pas d’informations en ce sens", a toutefois relativisé le chef de l’AIEA, Mohamed ElBaradei, mercredi.

Commentant la remise à Téhéran des propositions iraniennes aux ambassadeurs du groupe des Six (cinq membres permanents du Conseil de sécurité plus l’Allemagne), l’ambassadeur iranien auprès de l’AIEA, Ali Asghar Soltanieh, a souligné qu’elles représentaient "une occasion pour ceux qui sont prêts à entrer dans de véritables négociations fondées sur le respect mutuel".

Ces propositions "sont une indication manifeste de la détermination de l’Iran à suivre un processus d’action, de dialogue et de négociation civilisé", a-t-il poursuivi.

Les responsables iraniens ont cependant souligné que Téhéran acceptait de reprendre les négociations avec les grandes puissances pour parler des grands problèmes dans le monde, mais non pour discuter d’une suspension de son programme nucléaire, dont l’Iran assure qu’il est strictement civil.

L’Union européenne s’est toutefois dite mercredi à Vienne "très préoccupée" du refus persistant de Téhéran de faire la lumière sur des recherches présumées pour la fabrication d’un missile nucléaire.

Vue générale de l’amphithéâtre de l’AIEA à Vienne, le 7 septembre 2009

Le directeur général de l’AIEA, l’Egyptien Mohamed ElBaradei, a pour sa part appelé l’Iran a saisir l’offre de dialogue "sans condition préalable" présentée par la nouvelle administration américaine, jugeant que Téhéran ne "pouvait pas" la refuser.

Dans son dernier rapport, l’AIEA a établi que Téhéran avait déjà produit "au minimum 1.430 kg d’hexafluoride d’uranium faiblement enrichi (UF6)", a rappelé le diplomate américain. Au printemps, l’Iran avait été crédité par l’agence d’un stock de 1.339 kg.

D’après les experts, il faut entre 1.000 et 1.700 kg de ce type d’uranium pour produire l’uranium hautement enrichi nécessaire pour une seule bombe atomique.

Les sites nucléaires en Iran

L’Iran nie avoir des visées nucléaires militaires et a rejeté toute idée de gel de ses activités d’enrichissement, malgré cinq résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU en ce sens, dont trois assorties de sanctions.

Dans son dernier rapport, l’AIEA a relevé que Téhéran avait réduit sa production d’uranium enrichi et exploité cet été 4.592 centrifugeuses d’enrichissement d’uranium, soit 328 de moins qu’au printemps.

La réduction de la production pourrait cependant, selon des diplomates occidentaux, être due à des pannes.

L’uranium enrichi sert de combustible nucléaire pour produire de l’énergie électrique, mais peut aussi entrer dans la fabrication, à un très haut degré d’enrichissement, de l’arme atomique.

Le département d’État étend son dispositif de déstabilisation dans le Golfe

8 septembre 2009

L’administration Obama a décidé de renommer l’Iran Democracy Fund. Ce programme, créé par l’administration Bush en 2006 en vue de la « révolution verte » s’appellera désormais Near East Regional Democracy Fund (NERD).

Hillary Clinton

Cette décision vise avant tout à ne plus mettre l’opposition iranienne dans l’embarras. Il était en effet difficile de nier que les « réformateurs » et leur « révolution verte » étaient subventionnés par Washington quand une ligne ad hoc apparaissait officiellement dans le budget du département d’État.

Il se peut aussi que ce changement de nom autorise de nouvelles opérations de déstabilisation dans d’autres États de la région. On pense notamment au Bahrein, un État sunnite à population majoritairement chiite.

Bien que cette monarchie constitutionnelle soit alliée des États-Unis, il serait intéressant pour Washington d’y susciter une révolution de manière à créer artificiellement des leaders révolutionnaires chiites concurrents de Téhéran.

Quoi qu’il en soit, Hillary Clinton devrait prochainement arbitrer entre l’USAID, le Bureau des affaires proche-orientales et le Bureau pour la démocratie qui se disputent la gestion du nouveau fond.

Au demeurant, —récession économique oblige— celui-ci ne dispose pour le moment que d’une dotation de 25 millions de dollars pour 2009 (contre 66 millions de dollars pour son prédécesseur, l’Iran Democracy Fund, en 2008).

Nucléaire iranien - Le gendarme de l’Onu a-t-il caché des preuves ?

le 07/09/2009 - 17h06

La France et Israël affirment que le dernier rapport de l’AIEA ne contient pas toutes les informations recueillies par Mohamed ElBaradei. Ce dernier dément. Tout se disant prêt à négocier, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a redit ce lundi que son pays poursuivrait son programme nucléaire.

Crédit Photo : Reuters Mohamed ElBaradei, le 7 septembre 2009

A l’ouverture de la session de septembre du conseil des gouverneurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique, son directeur général Mohamed ElBaradei s’est vivement défendu ce lundi contre les récentes accusations de dissimulation de preuves dans le dossier nucléaire iranien.

La France et Israël affirment en effet qu’il n’a pas dévoilé dans son dernier rapport, publié fin août, des documents qui prouveraient la composante militaire du programme de Téhéran.

"Ces accusations sont motivées politiquement et absolument sans fondement. De telles tentatives d’influencer le travail du secrétariat sont une attaque contre son indépendance et son objectivité et sont en violation (...) des statuts de l’AIEA et devraient cesser sur le champ", affirme Mohamed ElBaradei, dont le mandat prend fin le 30 novembre prochain.

Paris ne semble pas convaincu par ce démenti. Le Quai d’Orsay maintient en effet que toutes les informations à la disposition de l’AIEA sur le programme nucléaire iranien "ne sont pas reflétées" dans le dernier rapport.

"Nous avons reçu un briefing technique ouvert à l’ensemble des Etats membres. Mais toutes ces informations ne sont pas reflétées dans le rapport au Conseil des gouverneurs", souligne le ministère des Affaires étrangères. Il réitère donc la demande exprimée dès la semaine dernière par Bernard Kouchner lui-même : la récupération de toutes les annexes.

Ahmadinejad persiste

De son côté, lors d’une conférence de presse, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a redit que "la question nucléaire était close" à ses yeux et que son pays n’était pas prêt à discuter de ses droits "indéniables" sur le sujet. Il laisse néanmoins une porte d’ouverte et n’écarte pas un dialogue "juste" avec le groupe 5+1.

L’Iran, soumis à des sanctions de l’ONU, fait toujours l’objet de pressions de la part des grandes puissances du groupe 5+1 (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni et Allemagne) pour qu’il ouvre les négociations. La France, les Etats-Unis et l’Allemagne laissent planer la menace de sanctions renforcées pour la fin septembre.

Iran - Le nouveau ministre de la Défense recherché par Interpol

le 03/09/2009 - 12h08

Ahmad Vahidi, validé ce jeudi par le Parlement, est soupçonné d’être impliqué dans un attentat antisémite commis en Argentine en 1994. Par ailleurs, une seule des trois femmes proposées par le président Mahmoud Ahmadinejad a été acceptée. Elle sera la première femme ministre depuis la Révolution islamique de 1979.

Crédit Photo : Reuters Ahmad Vahidi, ministre iranien de la Défense

Après cinq jours de débats houleux marqués par de multiples critiques contre plusieurs ministres pressentis, le Parlement iranien a procédé ce jeudi au vote de confiance pour les 21 membres du gouvernement proposés par le président Mahmoud Ahmadinejad.

Les députés iraniens ont notamment accordé leur confiance, à une écrasante majorité, au nouveau ministre de la Défense, Ahmad Vahidi. Celui-ci ne pourra pas a priori quitter le territoire iranien : il est en effet recherché par Interpol pour son implication présumée dans un attentat antisémite commis en Argentine en 1994.

Par ailleurs, deux des trois femmes proposées, Fatemeh Ajorlou (Sécurité Sociale) et Soussan Keshavarz (Education), ainsi que Mohammad Aliabadi (Energie), n’ont pas obtenu la confiance des députés. Au total, le Parlement a validé 18 des 21 ministres, dont Marzieh Vahid Dastjerdi (Santé). Elle sera la première femme ministre sous la République islamique.

Malgré les critiques de certains conservateurs sur ses choix, ce vote traduit un fort soutien à Mahmoud Ahmadinejad.

VIDEO

Iran : Rencontre avec Golshifteh Farani, actrice en exil

Le 09 septembre 2009 - 10h08

Interview - Après avoir joué à Hollywood, la comédienne a été contrainte de s’installer à Paris. Son nouveau film, "A propos d’Elly", sort ce mercredi..

Par Benoît CHRISTAL


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