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Université d’été du PS à la Rochelle

DES PRIMAIRES ? MAIS POUR QUOI FAIRE ?

Nico s’en fout, il est retourné au Cap Nègre !

samedi 29 août 2009 par JMT

Le principe de primaires ouvertes pour la présidentielle de 2012, acté vendredi par la numéro un du PS Martine Aubry, a reçu samedi un accueil mitigé des partenaires de l’ex-gauche plurielle, invités pour la première fois à l’université d’été de La Rochelle.

Pour 50% des Français, la gauche peut remporter la présidentielle, selon un sondage CSA. Mais selon l’Ifop, 53% des sympathisants socialistes sont mécontents de Martine Aubry.

Marie-George Buffet, secrétaire nationale du PCF, a vu samedi dans des primaires "le chemin de la défaite à gauche", tout en déplorant une "forme de repli" du PS.

L’ancien Premier ministre Laurent Fabius a jugé samedi à l’université d’été du PS de La Rochelle que "le rassemblement à gauche est absolument indispensable", et qu’il fallait "le faire de manière ouverte".

La Rochelle - Le député parisien interpelle les contestaires : "Le moment n’est pas de faire pression de l’extérieur, mais de rénover ensemble".

Invitée pour la 1ère fois à La Rochelle, l’ex-gauche plurielle sceptique sur les primaires

AFP - samedi 29 août 2009, 17h38

Le principe de primaires ouvertes pour la présidentielle de 2012, acté vendredi par la numéro un du PS Martine Aubry, a reçu samedi un accueil mitigé des partenaires de l’ex-gauche plurielle, invités pour la première fois à l’université d’été de La Rochelle.

Martine Aubry et Cécile Duflot à la Rochelle le 29 Août 2009

Même chez les socialistes, passé le moment de satisfaction voire d’euphorie de la veille, l’heure était davantage aux interrogations, chacun mettant sa définition derrière le mot primaire.

Après l’affiche de Marseille, le week-end dernier, rassemblant autour de Vincent Peillon un éventail large, de Daniel Cohn-Bendit à Marielle de Sarnez (MoDem), Martine Aubry a préféré réunir à La Rochelle les leaders de l’ex-gauche plurielle, rebaptisée par la numéro un, "gauche solidaire". Mais là, pas d’image, Mme Aubry ayant prévenu qu’elle préférait "le collectif" aux "belles photos".

Cependant, l’annonce la veille du principe de primaires ouvertes ainsi que l’éventualité d’un rapprochement PS-MoDem, a quelque peu rafraîchi l’humeur de ses invités PCF, Verts, PRG et MRC.

Particulièrement critique, Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF, n’a pas caché sa lassitude devant "la gauche qui n’arrive pas à se relever", une "gauche (qui) donne le spectacle d’un débat politicien".

Pour lui, une seule question compte : "Oui ou non, sommes-nous pour la constitution d’un projet à gauche ?". Et de stigmatiser une alliance PS-MoDem dont la gauche "ne se relèverait pas".

Au Vieux-Boucau (Landes), à l’université d’été du PCF, la numéro un Marie-George Buffet a tranché : les primaires, "c’est le chemin de la défaite à gauche".

La secrétaire nationale des Verts, Cécile Duflot, a appelé plutôt à répondre "à la crise du modèle de civilisation", estimant que "s’inquiéter de questions de tactique et de stratégie" n’était "pas à la hauteur de l’enjeu". "On ne s’en sortira pas par un nouveau meccano électoral", a-t-elle souligné.

Mme Duflot était la seule des responsables de gauche (sans compter Mme Buffet retenue au Vieux-Boucau) à ne pas être présente au déjeuner offert par Mme Aubry à "la gauche solidaire". "Non, je ne boude pas", a affirmé la responsable Verts.

Seul satisfait des primaires ouvertes, le président du PRG Jean-Michel Baylet, faisait valoir que son parti avait été le premier en 2006 à déposer une proposition de loi en ce sens.

Mais à une condition : que des candidats non socialistes puissent également concourir. "S’il s’agit de désigner le candidat socialiste, alors c’est pas la peine de nous inviter", a-t-il prévenu.

Ancien socialiste, Jean-Pierre Chevènement, président du MRC, qui n’était pas intervenu depuis vingt ans devant les militants PS, n’a pas dit un mot des primaires. Il a réclamé un "débat entre (les partis de gauche) exigeant, rigoureux, sans concession et sans polémiques excessives".

Le maire PS de Paris Bertrand Delanoë a insisté sur le rassemblement des partis de gauche visant à "une alternance à gauche". "On ne pourra pas toujours repousser à demain l’unité de la gauche. Nous sommes beaucoup plus semblables qu’on ne veut le croire", a renchéri le porte-parole du PS Benoît Hamon.

A ses partenaires, Mme Aubry a fait valoir qu’il "fallait parler d’abord des idées pour parvenir à une gauche unie".

Dans les rangs socialistes, avant le vote des militants le 1er octobre, les primaires divisent toujours. François Hollande et Laurent Fabius veulent les réserver aux seuls candidats socialistes alors que d’autres, comme Arnaud Montebourg, plaident pour les ouvrir à des candidats de la gauche non socialiste.

Sondage - 2012 : la gauche peut battre Sarkozy

D.H. (avec agences) le 29/08/2009 - 16h04

Pour 50% des Français, la gauche peut remporter la présidentielle, selon un sondage CSA. Mais selon l’Ifop, 53% des sympathisants socialistes sont mécontents de Martine Aubry.

Crédit Photo : LCI Ségolène Royal et Martine Aubry arrivent ensemble vendredi à la tribune de l’université d’été de La Rochelle

En pleine université d’été à La Rochelle, ce sondage sera un autre motif de satisfaction dans les rangs socialistes, après la pluie d’annonces de Martine Aubry, notamment des primaires en 2011 (lire note article). Un Français sur deux (50%) juge "possible" qu’un an plus tard, un candidat de gauche batte Nicolas Sarkozy à la présidentielle de 2012 (36% étant d’un avis contraire, selon un sondage CSA (*) réalisé avant l’ouverture de l’université d’été du PS et publié samedi par Le Parisien-Aujourd’hui en France.

Le taux de ceux qui pensent possible une victoire à gauche est beaucoup plus élevé parmi les sympathisants de gauche (67%) et du MoDem (56%). Mais il n’est que de 32% parmi les sympathisants de droite, dont 61% jugent pas possible que Nicolas Sarkozy soit battu par un candidat de gauche à la prochaine présidentielle.

53% des sympathisants du PS mécontents de la gestion d’Aubry

Vendredi, la n°1 du PS est apparue déterminée et ferme, voulant montrer qu’elle tient un cap et une méthode pour rénover le parti. Cela changera-t-il l’image qu’elle détient auprès des sympathisants de gauche ? Selon un sondage réalisé par l’Ifop (**) pour Sud Ouest Dimanche, une courte majorité de sympathisants du Parti socialiste (53%) se disent plutôt mécontents de la façon dont Martine Aubry dirige le parti (contre 41% qui émettent un jugement positif).

Le taux de sympathisants socialistes satisfaits est néanmoins nettement supérieur à celui mesuré auprès de l’ensemble des Français (29%). A gauche du PS, les jugements sont très sévères puisqu’à peine 27% des proches de l’extrême gauche portent un jugement positif sur la gestion du Parti socialiste par Martine Aubry.

(*) Sondage CSA réalisé les 26 et 27 août par téléphone auprès de 1.006 personnes de 18 ans et plus. Méthode des quotas. (**) Enquête réalisée du 27 au 28 août auprès d’un échantillon de 963 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

Primaires : le "chemin de la défaite à gauche" , estime Marie-George Buffet

AFP - samedi 29 août 2009, 13h52

Marie-George Buffet, secrétaire nationale du PCF, a vu samedi dans des primaires "le chemin de la défaite à gauche", tout en déplorant une "forme de repli" du PS.

Marie-George Buffet lors d’un point presse à l’Elysée le 12 juin 2009

Interrogée sur le discours de la socialiste Martine Aubry à la Rochelle la veille, la numéro un communiste a répondu : "il y a une forme de repli par rapport au MoDem, par rapport aux primaires".

Mais "j’ai aussi entendu une affirmation sur l’importance du projet et je vais saisir cette perche", a-t-elle tempéré, lors d’un point-presse à l’université d’été du PCF qui se tient à Vieux-Boucau (Landes) jusqu’à dimanche et réunit environ 500 personnes selon les organisateurs.

Sur les primaires, "l’arnaque de l’affaire", selon Mme Buffet, "c’est dire qu’on va additionner les électorats PCF, Verts, MoDem et à coup sûr, ça va nous assurer des majorités. Mais ceux qui vont gagner aux régionales et en 2012, ce sont ceux qui vont mobiliser l’électorat sur un projet correspondant aux attentes populaires", a-t-elle affirmé.

Les primaires, "c’est le chemin de la défaite à gauche", selon elle. C’est aussi "dire +vous êtes inscrit dans ce régime présidentiel et on n’en bouge plus+" alors que "la gauche doit porter une réforme complète des institutions".

Mme Buffet a proposé des "ateliers thématiques" à "toutes les forces de gauche", NPA inclus, pour "travailler sur le contenu", à partir de fin septembre. "En novembre, on fait le point, on acte les convergences", a-t-elle ajouté. "Mettons-nous d’accord sur le contenu".

Interrogée sur la possibilité d’une alliance avec le NPA aux régionales de mars, elle a répondu : "il faudra qu’ils soient clairs", savoir s’ils "veulent mettre les mains dans le cambouis ou pas" et "prendre demain des responsabilités en région".

"Si on part sur le projet, ça peut avancer". La France a "besoin d’une gauche qui soit utile au mouvement social", sans lui "donner de leçons", a-t-elle dit, souhaitant "élargir" le Front de gauche constitué avec Jean-Luc Mélenchon pour les européennes

Fabius prône le rassemblement à gauche et propose une tranche supplémentaire d’impôts

AFP - samedi 29 août 2009, 11h55

L’ancien Premier ministre Laurent Fabius a jugé samedi à l’université d’été du PS de La Rochelle que "le rassemblement à gauche est absolument indispensable", et qu’il fallait "le faire de manière ouverte".

Laurent Fabius à la Rochelle le 29 Août 2009

Interrogé par la presse avant qu’il n’aille animer un atelier sur la crise avec différents partis de gauche, le député de Seine-maritime a jugé que "ce qu’on demande dans une université comme celle-là est d’être proche des préoccupations des Français et puis d’être rassemblés. De ce point de vue-là, je pense que ça a bien commencé".

"Le rassemblement à gauche est absolument indispensable pour apporter une transformation en France. Il faut le faire de manière ouverte. Il faut que la gauche soit rassemblée, sinon on ne gagnera pas", a-t-il averti.

L’ancien Premier ministre a par ailleurs proposé l’instauration d’une "tranche supplémentaire" de l’impôt sur les revenus pour taxer "les hauts revenus" et préconisé la présence de salariés dans les conseils de rémunération des entreprises pour réduire les "inégalités".

"Qu’est-ce que le sarkozysme, sinon l’accentuation des inégalités en France et le démantèlement total du service public ?", a-t-il lancé lors d’un atelier sur la crise qu’il animait avec différents partis de gauche à l’université d’été de La Rochelle.

Compte tenu des "inégalités" croissantes et du "caractère massif des déficits", il est "légitime que nous réclamions pour les plus hauts revenus une tranche supplémentaire à l’impôt sur les revenus", a déclaré le député de Seine-maritime. "Ceci doit être un de nos chevaux de bataille".

Selon lui, il faut aussi poser la question de "la transparence" dans la fixation des revenus : "Il faut que les représentants des salariés soient présents dans les conseils d’administration et les conseils de rémunération" des entreprises qui décident de "l’éventail des rémunérations".

C’est un "changement majeur", car "avec la transparence, il est bien plus difficile de pratiquer des excès", a-t-il dit, en rappelant les bonus des traders.

Les distinctions de revenus, selon lui, doivent être basées sur "l’utilité sociale", alors que "Nicolas Sarkozy pratique la fiscalité à la Fouquet’s, et je ne parle pas du surintendant !", a-t-il ironisé.

M. Fabius a appelé les partenaires de gauche du PS à discuter et convenir de propositions communes. "Il faut dire quelles sont les propositions de la gauche, on verra bien si certains gens qui s’en réclament ou qu’on voudrait qu’ils s’en réclament, en font partie", a-t-il dit, dans une allusion au MoDem alors que la première secrétaire Martine Aubry n’avait pas exclu une alliance avec le parti de François Bayrou, lui demandant de clarifier ses positions.

M. Fabius a aussi défendu une pétition citoyenne contre la privatisation de la Poste" et a dénoncé "la mise en charpie des collectivités locales par le gouvernement actuel".

PS- Cambadélis met Valls et Peillon au pied du mur

L.D. (Avec agence) le 29/08/2009 - 11h43

La Rochelle - Le député parisien interpelle les contestaires : "Le moment n’est pas de faire pression de l’extérieur, mais de rénover ensemble".

Crédit Photo : TF1/LCI Jean-Christophe Cambadélis (25 novembre 2008)

"Vincent Peillon et Manuel Valls doivent rejoindre la direction du Parti Socialiste pour travailler tous ensemble à la mise en forme du PS. Personne ne doit rester au bord de la route. Vamos !".

Ces propos, tirés du blog de Jean-Christophe Cambadélis, l’attestent : le discours de Martine Aubry vendredi à La Rochelle a marqué un tournant. Désormais, la balle est dans le camp de ceux qui reprochaient à la Première secrétaire son immobilisme et son archaïsme.

Jean-Christophe Cambadélis, fidèle de la dirigeante socialiste, est donc passé à l’attaque et met la pression sur les critiques : "J’appelle solennellement Vincent Peillon et Manuel Valls pour qu’ils viennent rénover avec nous, au secrétariat national, le PS", a ainsi déclaré le député de Paris après le discours de Martine Aubry, qui a annoncé un calendrier pour la rénovation du PS et pour des primaires.

Et d’en rajouter : "Le moment n’est pas de faire pression de l’extérieur, mais de rénover ensemble", a-t-il ajouté en marge de l’université d’été de La Rochelle.

Interrogé sur le discours de la première secrétaire, Cambadélis n’a pas tari d’éloges : "J’ai trouvé ça formidable, c’est tout ce que je souhaite : un parti rénové qui fasse la réforme à la fois dans les idées et dans les pratiques, un parti rassemblé, qui rassemble l’ensemble de la gauche et au-delà tous ceux qui veulent battre Nicolas Sarkozy, et un parti qui répond aux problèmes des Français, qui s’engage dans l’alternative à Nicolas Sarkozy". Vamos, donc.

VIDEOS

Gauche : Les primaires vues au-delà du PS

Le 29 août 2009 - 14h00

Au lendemain des annonces de Martine Aubry à La Rochelle, Jean-Pierre Chevènement (MRC), Olivier Dartigolles (PC) et Jean-Michel Baylet (PRG) commentent..

Par LCI

PS : S. Royal : "oui, la gauche doit relever la tête"

Le 28 août 2009 - 17h11

Dans son discours de bienvenue à l’université d’été du PS à La Rochelle, Ségolène Royal a détaillé ce qu’était, pour elle, le leadership politique..

Par Sophie LUTRAND

PS : Discours d’ouverture d’Aubry à La Rochelle : morceaux choisis

Le 28 août 2009 - 16h23

La première secrétaire du parti socialiste s’est montrée déterminée pour lancer vendredi l’université d’été du PS à La Rochelle : "rien ne la fera dévier de (sa) feuille de route".

Par Sophie LUTRAND

PS : V.Peillon : "on refuserait de parler avec le Modem, qui est de gauche ?"

Le 28 août 2009 - 10h03

Invité de RTL vendredi matin, le PS Vincent Peillon a estimé qu’il fallait arrêter d’être sectaire et travailler avec plusieurs partenaires, dont le Modem. .

Par TF1

PS : Jean-Luc Mélenchon : "les primaires une machine à diviser..."

Le 27 août 2009 - 16h10

Pour Jean-Luc Mélenchon, les primaires sont une machine à diviser, à surenchère et à niveler.....

Par TF1

PS : L’idée de primaires gagne du terrain

Le 24 août 2009 - 12h42

Jusqu’à présent réservé, Laurent Fabius s’est prononcé à son tour lundi pour l’organisation de primaires ouvertes à toute la gauche pour 2012, les jugeant "inévitables". .

Par TF1


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