AID Association initiatives dionysiennes
Les Vamps en visite à la Réunion !

Faut lubrifier : ça grippe !

Et le tourisme va coincer, c’est mécanique !

vendredi 28 août 2009 par JMT

Un médecin inspecteur supplémentaire et deux médecins régulateurs seront nommés à la DRASS (direction des affaires sanitaires et sociales) pour une durée d’un mois renouvelable a annoncé ce vendredi après-midi 28 août 2009 Roselyne Bachelot. Le ministre de la Santé a aussi annoncé la nomination de quatre épidémiologistes à la cellule interrégionale d’épidémiologie (CIRE). Trois seront affectés à La Réunion et un à Mayotte.

« Tous les Réunionnais qui le désirent pourront être vacciner contre la grippe H1N1 » a annoncé la ministre de la Santé Roselyne Bachelot, qui entame ce vendredi 28 août 2009 une visite officielle de deux jours à La Réunion. La représentante du gouvernement a aussi indiqué être venue pour « veiller à ce que l’ensemble des organisations sanitaires et des moyens mis en place pour les familles réunionnaises soient à la hauteur des enjeux de la grippe A », un « virus sévère mais pas bénin » a-t-elle affirmé.

Le comité du tourisme de La Réunion est préoccupé par les retombées négatives que la crise liée à la grippe A pourrait avoir sur l’activité touristique de l’île. Pierre Vergès, président de l’IRT a adressé un courrier au préfet.

La demande de masques de protection contre la grippe auprès de l’Union des groupements d’achats publics (UGAP) "excède substantiellement" les capacités des industriels, a indiqué vendredi la centrale d’achat de l’Etat, dans un communiqué.

Vaccination, rentrée scolaire, entreprises... Les ministres concernés par l’épidémie de grippe A(H1N1) ont chacun détaillé jeudi le plan de lutte gouvernemental.

Selon une circulaire, le plan de vaccination gratuite, prévoyant notamment des équipes se déplaçant dans les écoles, devra être activable par les préfets dès le 28 septembre. Autres consignes : médecins et infirmières en néonatalogie et en réanimation pédiatrique devraient être prioritaires. La vaccination, non obligatoire, devra pouvoir "être offerte à toute la population sur une période de quatre mois".

La secrétaire d’Etat chargée de l’Outre-mer Marie-Luce Penchard a annoncé jeudi que 100.000 cas de grippe H1N1 avaient été recensés en Outre-mer, dont 10 mortels, à l’issue d’une réunion de la Cellule de crise interministérielle consacrée à la "pandémie grippale".

Le foyer de grippe H1N1 détecté dans des élevages de dindes au Chili pourrait se propager et devenir même plus virulent s’il se "recombinait" avec le virus de la grippe aviaire, s’est inquiétée jeudi l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

Le gouvernement a demandé la mise en place d’un plan de continuité de l’activité dans les services publics, face à l’avancée de la grippe H1N1, dans une circulaire envoyée aux ministres, préfets et syndicats, a annoncé jeudi le ministère de la Fonction publique.

Réunion Le plan anti-grippe de Roselyne Bachelot

La Réunion (IPR) - 28/08/09 16h45

Un médecin inspecteur supplémentaire et deux médecins régulateurs seront nommés à la DRASS (direction des affaires sanitaires et sociales) pour une durée d’un mois renouvelable a annoncé ce vendredi après-midi 28 août 2009 Roselyne Bachelot. Le ministre de la Santé a aussi annoncé la nomination de quatre épidémiologistes à la cellule interrégionale d’épidémiologie (CIRE). Trois seront affectés à La Réunion et un à Mayotte.

Vendredi 28 août 2009 - Roselyne Bachelot, ministre de la Santé en visite à La Réunion, annonce des mesures pour lutter contre la grippe A

Accompagnée de Marie-Luce Penchard, Roselyne Bachelot est arrivée à La Réunion ce vendredi matin pour une visite de deux jours, pour évaluer la crise liée à la grippe A. Roselyne Bachelot a aussi annoncé la mise en place d’un numéro vert pour renseigner la population sur la grippe H1N1.

Deux des trois épidémiologistes affectés à La CIRE Réunion le sont pour une durée indéterminée et le troisième pour un mois. Comme les médecins nommés en renfort à la DRASS, ils auront pour mission d’accentuer la surveillance de l’épidémie de grippe A.

C’est au cours de sa visite au centre hospitalier départemental (CHD) de Bellepierre (Saint-Denis) que Roselyne Bachelot a annoncé ces mesures. Elle a ensuite entamé une réunion avec le personnel de l’hôpital. La rencontre n’est pas ouverte à la presse.

Mais des praticiens du CHD et du GHSR (groupe hospitalier Sud Réunion) avaient prévu de mettre l’accent sur un certain nombre de points.

Ils demandent, notamment, l’arrêt de la prise en charge obligatoire par les urgences des enfants de moins de 40 kilos et des femmes enceintes présentant des symptômes grippaux.

« Non seulement cette prise en charge ne se justifie pas, mais elle sature les urgences au détriment de cas pédiatriques graves concernant ou non la grippe » disent en substance les praticiens. Ils réclament une extension du nombre de sites dédiés aux consultations pédiatriques.

Ces médecins s’interrogent aussi sur l’utilisation du Tamiflu, l’antiviral prescrit en cas de contamination par la grippe A. Ils soulignent que l’efficacité de ce médicament en période d’épidémie est nettement amoindrie. Surtout, ils notent que la non dangerosité du Tamiflu n’est pas établie notamment lorsqu’il est pris par des femmes enceintes.

Roselyne Bachelot ayant annoncé le matin même que « tous les Réunionnais qui le désirent pourront se faire vacciner », a priori, à partir de la mi-octobre – soit en fin d’hiver austral, période où le virus est le plus actif -, ces praticiens se demandent aussi si le vaccin mis au point en Australie peut être administré à La Réunion dès la mi-septembre.

Dans le discours qu’elle a prononcé devant le personnel hospitalier, la ministre de la Santé, a annoncé la mise en place d’un numéro vert « permettant à la population d’avoir accès à des informations validées sur le grippe ». Ce service a vocation à désengorger les standards des urgences.

Roselyne Bachelot a aussi annoncé qu’une commande supplémentaire de 240 000 masques et de 41 000 doses de Tamiflu, dont 16 000 doses pédiatriques, venait d’être passée. Ces produits s’ajouteront aux 2,3 millions masques qui seront livrés à La Réunion dans quelques jours.

Par ailleurs, la ministre de la Santé a proposé aux médecins qui le souhaitent de se faire vacciner contre la grippe H1N1 dès que l’autorisation de mise sur le marché du vaccin sera effective.

En fin d’après-midi la ministre de la Santé doit visiter la DRASS et la CIRE. Ce samedi elle se rendra dans le Sud. Après des visites chez différents professionnels de santé à l’Étang-Salé, elle aura une réunion avec les autorités sanitaires à Saint-Pierre.

Elle sera de retour à Saint-Denis en fin d’après-midi pour une rencontre avec les chefs de services de l’État. Elle regagnera Paris le soir même.

Réunion Une campagne de vaccination sera lancée

La Réunion (IPR) - 28/08/09 11h00

« Tous les Réunionnais qui le désirent pourront être vacciner contre la grippe H1N1 » a annoncé la ministre de la Santé Roselyne Bachelot, qui entame ce vendredi 28 août 2009 une visite officielle de deux jours à La Réunion. La représentante du gouvernement a aussi indiqué être venue pour « veiller à ce que l’ensemble des organisations sanitaires et des moyens mis en place pour les familles réunionnaises soient à la hauteur des enjeux de la grippe A », un « virus sévère mais pas bénin » a-t-elle affirmé.

Vendredi 28 août 2009 Roselyne Bachelot au CHD de Bellepierre

Accompagnée de Marie-Luce Penchard, Secrétaire d’Etat à l’Outremer, Roselyne Bachelot n’a pas donné de date précise sur le début de la campagne de vaccination.

Elle devrait vraisemblablement commencer vers la mi-octobre, ainsi que pressenti pour la Métropole. La Réunion sera alors quasiment en fin d’hiver austral - période où le virus est le plus actif -, l’Hexagone, au contraire, entrera en période hivernale.

Visiblement pour couper court à toute interprétation, Roselyne Bachelot a tenu à préciser : « La Réunion n’est pas un laboratoire pour la Métropole, mais un département à part entière ».

Rappelant les actions et les moyens déjà déployés – campagne de publicité contre la propagation du virus et mobilisation des personnels hospitaliers et soignants -, elle a affirmé : « si le besoin se fait sentir, des moyens supplémentaires seront mobilisés tant en termes de personnel que de budget ».

Immédiatement après son point presse à l’aéroport, Roselyne Bachelot s’est rendue au CHD de Bellepierre (Saint-Denis). Elle y passera une bonne partie de la journée et aura plusieurs rencontres avec les urgentistes et les différents autres personnels hospitaliers.

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Réunion Pierre Vergès inquiet pour le tourisme

La Réunion (IPR) - 28/08/09 10h30

Le comité du tourisme de La Réunion est préoccupé par les retombées négatives que la crise liée à la grippe A pourrait avoir sur l’activité touristique de l’île. Pierre Vergès, président de l’IRT a adressé un courrier au préfet.

Vendredi 13 Février 2009 Conférence de presse de l’IRT

Il demande au représentant de l’Etat de sensibiliser la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, en visite à La Réunion, ces vendredi 28 et samedi 29 août 2009 « sur la réactivité des Réunionnais face à la grippe A et sur la mise en place rapide de moyens sanitaires grâce à l’expérience du chikungunya qui permet ainsi de limiter la propagation du virus ».

« L’arrivée programmée de madame la ministre de la Santé accompagnée de la Secrétaire d’Etat à l’Outremer mettra notre île sous le feu de l’actualité tant au plan local qu’à l’extérieur de l’île » note Pierre Vergès dans son courrier au préfet Pierre-Henry Maccioni.

Il ajoute : « nous avons tous en mémoire les dégâts collatéraux causés sur l’activité touristique par les articles réalisés dans les médias lors du passage de monsieur Dominique de Villepin, alors Premier ministre, accompagné d’une délégation importante de journalistes, lors de la crise sanitaire du chikungunya.

Au sentiment, justifié ou non, du catastrophisme dans la gestion de la crise, s’est ajoutée une interprétation de sensationnalisme dans la relation des événements par les médias »

Le président de l’IRT souligne ensuite : « il me semble nécessaire de sensibiliser madame Roselyne Bachelot et madame Marie-Luce Penchard sur la réactivité des Réunionnais face à la grippe A et sur la mise en place rapide de moyens sanitaires grâce à l’expérience du chikungunya qui permet ainsi de limiter la propagation du virus. En bref un message positif qui pourrait être relayé par les médias ».

Pierre Vergès estime que « ce discours réaliste permettrait, sans nul doute, de rassurer les Métropolitains et les touristes potentiels ». Le président de Île de La Réunion Tourisme conclut en écrivant : « il s’agit de modérer le discours alarmiste des médias nationaux ».

www.ipreunion.com

Masques anti-grippe H1N1 : les industriels dépassés par la demande

AFP vendredi 28 août 2009

La demande de masques de protection contre la grippe auprès de l’Union des groupements d’achats publics (UGAP) "excède substantiellement" les capacités des industriels, a indiqué vendredi la centrale d’achat de l’Etat, dans un communiqué.

Fabrication de masques à Vernet

La demande de masques de protection contre la grippe auprès de l’Union des groupements d’achats publics (UGAP) "excède substantiellement" les capacités des industriels, a indiqué vendredi la centrale d’achat de l’Etat, dans un communiqué.

Depuis juillet, les demandes de masques "se sont considérablement accrues, avec des exigences de délais rapides", indique l’UGAP, et "excèdent substantiellement" les capacités des cinq industriels qui fournissent la centrale, "soit environ 40 millions de masques par mois".

"Depuis 2006, 913 millions de masques ont été commandés à l’UGAP, dont 543 millions ont été livrés au secteur public et à des entreprises privées", indique la centrale d’achat.

L’UGAP, qui ne fabrique rien elle-même mais met à disposition de l’Etat, du secteur hospitalier et des autres collectivités publiques des biens et des services qu’elle achète aux industriels, accepte "à titre exceptionnel" des commandes du secteur privé dans le cadre du "plan national +pandémie grippale+".

La Fédération nationale des transporteurs routiers (FNTR), qui avait passé commande de masques à l’UGAP, s’était inquiétée mardi de l’allongement des délais de livraison, soulignant qu’il mettait en danger le maintien de leur activité.

"Les commandes des personnes publiques ou privées reçues par l’UGAP jusqu’à la mi-juillet 2009 ont, pour la plupart, été livrées ou le seront dans le courant du mois de septembre", fait savoir l’UGAP.

"Pour les autres demandes, l’UGAP est en contact permanent avec ses cinq fournisseurs pour réduire si possible les délais qui se sont allongés depuis fin juillet et fournir à ses clients des dates de livraison les plus fiables possibles", indique-t-elle.

L’Union tient "également "les pouvoirs publics régulièrement informés".

Grippe A(H1N1) - Ce qu’il va se passer en septembre

Diane HEURTAUT le 27/08/2009 - 21h21

Vaccination, rentrée scolaire, entreprises... Les ministres concernés par l’épidémie de grippe A(H1N1) ont chacun détaillé jeudi le plan de lutte gouvernemental.

Crédit Photo : REUTERS Vaccination

Déjà 4.500 nouveaux cas sont recensés la semaine dernière en métropole, contre 3.000 la semaine précédente. Cela dit, "la France est relativement épargnée par rapport aux autres pays" et "la circulation du virus est réelle mais limitée en métropole", a rappelé le ministre de l’Intérieur.

Mais la réunion interministérielle de crise de ce jeudi et le point de presse qui s’en est suivi avaient une importance toute particulière à l’approche de la rentrée et de l’automne, dont on sait qu’il sera propice à une large extension de l’épidémie de grippe A(H1N1), qui a à ce jour tué 10 Français dont 8 outremer (1.799 morts dans le monde au 19 août).

D’autant que "la situation outre-mer est plus préoccupante". Et surtout "aujourd’hui, considérer que le gouvernement en fait trop, c’est irresponsable. Notre responsabilité est d’anticiper", a lancé Brice Hortefeux. Chacun leur tour, les ministres concernés ont donc détaillé les décisions prises pour faire face à la pandémie.

LA STRATEGIE GLOBALE

Le ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, a rappelé les trois piliers de l’action des autorités depuis début mai, l’apparition du virus : l’endiguement des risques de propagation, l’anticipation ("en prenant en compte tous les cas de figure (pour se) préparer à tous les scenarii") et l’adaptation (car ce "serait illusoire de penser qu’il existe une solution toute faite".

"Il faut une réponse adaptée à chaque nouveau problème (...) une réponse proportionnée et équilibrée"). Pour cela, Brice Hortefeux a détaillé "une méthode pragmatique sur 5 axes" :

- 1er axe : "mobiliser tous les acteurs" (ministres, préfets, chefs d’entreprises, etc)

- 2e axe : cela "passe par une coordination étroite et un dialogue"

- 3e axe : "travailler en partenariat avec les élus locaux, les entreprises, les partenaires sociaux..."

- 4e axe : "se préparer au fur et à mesure. Comme il n’y a pas de réponse passe-partout, il faut constituer les mesures progressivement, au fur et à mesure". Exemple : la question des grands rassemblements de personnes (évènements sportifs, culturels...) n’est pas encore tranchée.

5e axe : "informer et sensibiliser", "pour préparer sans affoler"

LES ECHEANCES MAJEURES, dans le détail

Le plan de vaccination

Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, a détaillé les 3 volets de ce plan

- 1er : la politique d’achat de vaccins. "Les vaccins ont été réservés très tôt pour ne pas risquer de ne pas en avoir assez". 94 millions de vaccin, pour un coût d’environ un milliard d’euros.

Les premiers vaccins ont été reçus jeudi mais "en quantités limitées", "nous disposerons de plusieurs millions de doses en octobre"

- 2e : la logistique de vaccination (moyens humains et matériels pour vacciner). Il n’est "pas possible" de fonctionner comme pour la grippe saisonnière, a affirmé la ministre, évoquant une "stratégie différente car ce sera forcément une opération de grande ampleur et nous nous mettons en position de proposer le vaccin à toute personne qui le souhaitera", sans qu’il soit obligatoire.

Etant donné que 2 injections sont nécessaires et que la 2e injection devra venir du même laboratoire que la 1re, il faudra une "vigilance sur la traçabilité", en plus d’une proximité indispensable.

Les préfets ont donc été mobilisés. Ils ont récemment reçu une circulaire leur demandant que tout le dispositif relatif à la vaccination soit déclenchable dès le 28 septembre (au moins trois centres de vaccination par département, des équipes mobiles se déplaçant dans les établissements scolaires, des centres de vaccination de grande capacité dans les gymnases et salles polyvalentes, le recrutement sur la base du volontariat et les personnels de santé, etc... )

- 3e : la stratégie de vaccination. "Elle n’est pas encore fixée, mais 2 points sont d’ores et déjà actés : la vaccination ne sera pas obligatoire et elle ne se fera pas sans une autorisation de mise sur le marché".

"Des inconnues subsistent", notamment sur "les dates de livraison, les autorisations de mise sur le marché, la dynamique de la pandémie, les définitions exactes des personnes à risques..."

Donc "la cellule interministérielle de crise proposera la stratégie de vaccination début septembre", une fois qu’elle aura pris connaissance dans les prochains jours des avis et préconisations de l’OMS, de l’InVS et des autres experts internationaux. Une chose est sûre : ce sera à grande échelle.

Le Plan de continuité de l’activité dans les entreprises

- Xavier Darcos, ministre du Travail, a renvoyé toute entreprise ou salarié se posant des questions au site du ministère du Travail qui a mis en ligne la circulaire avec questions/réponses exhaustives sur le virus : le site Travailler mieux.

- Il a ensuite évoqué tout particulièrement les petites entreprises, "qui ne seront pas dans des dispositifs lourds" : un "document réalisé avec l’Urssaf, une sorte de check-list, est en train d’être diffusé depuis le 1er août. Toutes les entreprises seront atteintes au 10 septembre".

- Enfin, le "18 septembre, nous ferons une réunion globale pour répondre aux questions qui se posent".

- Fonction publique : le gouvernement a demandé la mise en place d’un plan de continuité de l’activité dans les services publics, dans une circulaire envoyée aux ministres, préfets et syndicats, a annoncé le ministère de la Fonction publique.

Chaque administration doit en particulier "désigner la personne responsable de la coordination de la mise en oeuvre de ce plan", identifier "les postes indispensables au maintien de l’activité" et "préciser les mesures de protection de la santé de ses agents : mise à disposition des masques, consignes de prévention et d’hygiène".

Les personnes et lieux à risque :

Le "fil rouge de cette cellule interministérielle de crise, c’est la prévention et l’information, avec des mesures concrètes sur le terrain", a rappelé Nadine Morano. Donc :

- Enfants : "diffusion d’un document à destination des parents, édité à plus d’un million d’exemplaires, distribué par le biais des Caisses d’allocation familiale", avec des infos sur les gestes barrière et sur ce qu’il faut faire en cas de contamination.

- Crèches : "un guide pratique sera envoyé et des consignes données aux directeurs des centres", notamment sur l’affectation de personnel en cas de fermeture d’une crèche pour assurer la continuité de la garde.

- Assistantes maternelles, qui accueillent 722.000 enfants : "nous leur envoyons avec leur bulletin de salaire un document sur les gestes techniques à destination des enfants et d’elles-mêmes" et sur le relai entre assistantes maternelles afin "qu’elles puissent donner une information très concrètes" pour savoir vers qui se tourner si elles-mêmes sont malades.

- Le secteur des personnes handicapées (11.000 centres concernés) : une "fiche très technique est diffusée par les Dass, avec "là aussi un guide pratique questions/réponses".

- Personnes âgées : les autorités sont "en train de finaliser et sur le point d’envoyer une fiche d’instruction à destination des établissements en cas de syndromes respiratoires aigu et un ‘questions/réponses’ consultable sur le site du ministère du Travail".

Un point important : les personnes de plus de 65 ans ont certainement gardé une sorte de "mémoire immunitaire" qui pourrait les épargner de cette maladie. "Donc on pourrait estimer qu’ils n’ont besoin que d’une seule dose et non pas de deux doses" et la stratégie sera sûrement : "en toute priorité pour les plus de 65 ans : le vaccin de la grippe saisonnière, et il n’y aura alors peut-être pas besoin de l’autre" (celui du H1N1), a expliqué Roselyne Bachelot.

L’Education nationale

- "Une circulaire a été cosignée" ce jeudi à destination des préfets, chefs établissements, etc, a annoncé Luc Chatel, répétant qu’il n’y aura "pas de report de la rentrée" : le 2 septembre, tous les élèves seront bel et bien accueillis.

- Pour le reste -plan d’information et de sensibilisation des élèves, pédagogie des gestes barrières pour les élèves, les professeurs et les parents (brochure "distribuée le jour de la rentrée"), procédure d’action dès l’apparition des premiers cas, conduite à tenir en présence de cas groupés, méthode au cas par cas décidée par les préfets, jusqu’à la fermeture de l’école-, Luc Chatel a renvoyé aux annonces qu’il a faites la semaine dernière .

- "Lundi se tiendra le comité d’hygiène et de sécurité", de tels comités se tiendront ensuite dans chaque département. Et "nous recevrons les associations de parents d’élèves pour les informer de l’ensemble de ces mesures".

Grippe A(H1N1) - Tout doit être prêt pour le 28 septembre

D.H. (avec agence) le 27/08/2009 - 18h18

Selon une circulaire, le plan de vaccination gratuite, prévoyant notamment des équipes se déplaçant dans les écoles, devra être activable par les préfets dès le 28 septembre. Autres consignes : médecins et infirmières en néonatalogie et en réanimation pédiatrique devraient être prioritaires. La vaccination, non obligatoire, devra pouvoir "être offerte à toute la population sur une période de quatre mois".

Crédit Photo : DR Seringue

Petit à petit, on en sait un peu plus sur la manière dont sera gérée l’épidémie de grippe A(H1N1), censée s’étendre en masse à l’automne. Déjà 4.500 nouveaux cas sont recensés chaque semaine en métropole (contre 3.000 avant).

Un conseil interministériel de crise a eu lieu jeudi après-midi au ministère de l’Intérieur avec les ministres concernés, après lequel chacun a détaillé le plan

Si tout n’est pas arrêté, on sait déjà, selon une circulaire des ministres de l’Intérieur et de la Santé adressée le 21 août aux préfets que l’AFP a pu consulter jeudi, que le gouvernement compte que le plan de vaccination gratuite, qui prévoit au moins trois centres de vaccination par département et des équipes mobiles se déplaçant dans les établissements scolaires, devra pouvoir être activé par les préfets dès le 28 septembre.

"La décision finale de déclenchement ne sera prise que si la situation et les préconisations des experts le justifient", précise la circulaire, qui qualifie le dispositif de "réponse sanitaire évolutive".

Des bons de vaccination distribués par la Sécu

Les vaccins, commandés par le gouvernement, doivent être livrés par les fabricants avec qui le gouvernement a signé des contrats "de manière échelonnée tout au long de l’automne et du début de l’hiver", note la circulaire.

La vaccination, dont Roselyne Bachelot a plusieurs fois indiqué que la vaccination ne serait pas obligatoire, devrait pouvoir "être offerte à toute la population sur une période de quatre mois". Pendant cette période l’Assurance maladie distribuera des bons de vaccination.

Quant à la définition des personnes prioritaires, elle "est en cours", selon la circulaire. Le Haut conseil de la santé publique devrait donner son avis le 3 septembre.

Pour l’UE, les prioritaires devraient être les personnes de plus de 6 mois ayant des pathologies chroniques, les femmes enceintes et le personnel médical. Selon une information du Point confirmée au ministère de la Santé, les médecins et infirmières en néonatalogie et en réanimation pédiatrique seraient bien prioritaires.

Les centres de vaccination dans des gymnases ou salles polyvalentes

Le plan prévoit une vaccination en deux doses "pour la grande majorité de la population", avec une traçabilité individuelle des personnes vaccinées.

Les centres de vaccination "spécialement créés pour l’occasion" seront installés dans des gymnases ou salles polyvalentes et non dans des établissements de santé, pour ne pas gêner leur fonctionnement. Les personnels de santé hospitaliers seront vaccinés sur leur lieu de travail.

Il y aura un centre pour au maximum 100.000 habitants. Chaque centre disposera d’au moins une équipe de vaccination, avec trois agents vaccinateurs et la présence d’un médecin ou d’un infirmier.

Chaque équipe "devra être en mesure de vacciner de l’ordre de 15.000 personnes sur quatre mois". Des centres "de grande capacité" pourront assurer en quatre mois la vaccination complète de près de 100.000 personnes.

Les préfets devront recenser tous les personnels habilités à vacciner : médecins, internes en médecine, infirmiers... Le recrutement se fera sur la base du volontariat et les personnels de santé seront rémunérés. Des fonds seront "rapidement alloués" par l’Etat pour le fonctionnement de ces centres.

Ne pas perturber la campagne de vaccination de la grippe saisonnière

"La vaccination des élèves et de la communauté éducative sera assurée par des équipes mobiles dans les établissements scolaires". Ces équipes iront aussi dans d’autres collectivités comme les crèches, les prisons ou les établissements médico-sociaux.

Les préfets devront adresser un rapport sur la mise en oeuvre de cette circulaire pour le 10 septembre. A la fin septembre, la population devra être informée des modalités de préparation de la campagne dans la presse locale.

Cette campagne de vaccination ne devra pas "perturber celle relative à la grippe saisonnière", conduite par les médecins libéraux sur un mode individuel. Selon le texte, "cette campagne n’a pas vocation à se renouveler l’an prochain".

Dernière info : la circulaire précise qu’aux trois fournisseurs déjà prévus par le gouvernement (Sanofi-Pasteur, Novartis et GlaxoSmithKline), s’est ajoutée la firme Baxter, dont le processus de fabrication par culture cellulaire est un peu plus rapide mais plus coûteux que le processus normalement utilisé de culture sur oeuf. La France a déjà reconstitué son stock de Tamiflu et commandé 94 millions de doses à ces 4 labos.

H1N1 : 100.000 cas de contamination en Outre-mer dont 10 mortels

AFP jeudi 27 août 2009

La secrétaire d’Etat chargée de l’Outre-mer Marie-Luce Penchard a annoncé jeudi que 100.000 cas de grippe H1N1 avaient été recensés en Outre-mer, dont 10 mortels, à l’issue d’une réunion de la Cellule de crise interministérielle consacrée à la "pandémie grippale".

Marie-Luce Penchard à Paris le 27 Août 2009

La secrétaire d’Etat chargée de l’Outre-mer Marie-Luce Penchard a annoncé jeudi que 100.000 cas de grippe H1N1 avaient été recensés en Outre-mer, dont 10 mortels, à l’issue d’une réunion de la Cellule de crise interministérielle consacrée à la "pandémie grippale".

"Aujourd’hui, on recense un certain nombre de cas, de l’ordre de 100.000, ce qui représente 4% de la population en outre-mer, et dix décès", a déclaré Marie-Luce Penchard au cours d’une conférence de presse qui rassemblait sept ministres et secrétaires d’Etat du gouvernement.

La secrétaire d’Etat a inclus dans son bilan les deux décès, "possiblement liés" à la grippe H1N1 annoncés la veille à la Réunion. La Nouvelle-Calédonie en compte 5 et la Polynésie française 3.

"La situation continue d’évoluer puisque les pics ne semblent toujours pas être atteints, sauf peut-être en Nouvelle Calédonie", a-t-elle précisé.

Selon la secrétaire d’Etat, le système de surveillance et d’alerte mis en place par le gouvernement "fonctionne relativement bien" et la situation est "sous contrôle".

"Compte-tenu de la situation, depuis le week-end dernier, des renforts matériels humains ont été envoyés en urgence (...) en particulier en Nouvelle Calédonie et en Polynésie", a-t-elle assuré.

La secrétaire d’Etat à l’Outre-mer et la ministre de la Santé Roselyne Bachelot devaient quitter jeudi soir Paris pour La Réunion, où elles séjourneront vendredi et samedi afin d’évaluer les mesures mises en place pour lutter contre la grippe H1N1.

Il s’agit "d’un voyage important", a souligné Roselyne Bachelot au cours de la conférence de presse. Selon les dernières estimations de la Cire (Cellule inter-régionale d’épidémiologie Réunion-Mayotte), quelque 22.500 Réunionnais ont contracté le virus.

Mme Bachelot a annoncé par ailleurs que quatre personnels de santé avaient quitté Paris jeudi pour Wallis et Futuna, territoire français de l’Océan indien où les consultations médicales ont augmenté de 50% depuis la semaine précédente.

Lundi, une équipe de neuf professionnels de santé avait déjà quitté Paris pour la Polynésie française, a rappelé Mme Bachelot.

La FAO inquiète d’une possible propagation de la grippe des dindes du Chili

AFP jeudi 27 août 2009

Le foyer de grippe H1N1 détecté dans des élevages de dindes au Chili pourrait se propager et devenir même plus virulent s’il se "recombinait" avec le virus de la grippe aviaire, s’est inquiétée jeudi l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

Une dinde d’un élevage à La Caleta le 24 Août 2009 à 125 km au sud de Santiago du Chili

Le foyer de grippe H1N1 détecté dans des élevages de dindes au Chili pourrait se propager et devenir même plus virulent s’il se "recombinait" avec le virus de la grippe aviaire, s’est inquiétée jeudi l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

La détection la semaine dernière du virus H1N1 dans deux élevages chiliens "suscite l’inquiétude sur la possible infection par la grippe pandémique des élevages avicoles ailleurs dans le monde", selon un communiqué de l’agence basée à Rome.

Selon l’Institut de Santé publique (ISP) du Chili, le virus a été été transmis aux dindes par l’homme.

"La souche actuelle du virus H1N1 est très contagieuse mais pas plus meurtrière que le virus de la grippe saisonnière commune. Toutefois, elle pourrait, en théorie, devenir plus dangereuse en devenant plus virulente, par exemple en se recombinant avec le virus H5N1 de la grippe aviaire, bien plus mortel, mais aussi plus difficile à transmettre chez l’homme", indique la FAO.

Si le Chili ne recense actuellement aucun cas de grippe aviaire, "en Asie du sud-est où il existe un taux élevé de circulation du virus chez les volailles, l’introduction du H1N1 (chez les volailles) serait plus inquiétante", souligne l’agence.

Elle préconise une "meilleure surveillance de la santé animale et le respect des directives" en matière d’hygiène et d’élevage, notamment "en protégeant les ouvriers agricoles en cas d’animaux malades, et en empêchant les travailleurs malades d’entrer en contact avec les animaux".

"L’émergence de nouvelles souches de grippe capables d’infecter l’homme et les animaux d’élevage est un sujet de préoccupation générale qui continue de faire l’objet d’un suivi rigoureux par la FAO, l’Organisation mondiale de santé animale (OIE) et l’Organisation mondiale de la santé (OMS)", a tenu à souligner l’organisation.

Grippe H1N1 : Woerth a demandé un plan de continuité des services publics

AFP jeudi 27 août 2009

Le gouvernement a demandé la mise en place d’un plan de continuité de l’activité dans les services publics, face à l’avancée de la grippe H1N1, dans une circulaire envoyée aux ministres, préfets et syndicats, a annoncé jeudi le ministère de la Fonction publique.

Personnel municipal portant des masques

Le gouvernement a demandé la mise en place d’un plan de continuité de l’activité dans les services publics, face à l’avancée de la grippe H1N1, dans une circulaire envoyée aux ministres, préfets et syndicats, a annoncé jeudi le ministère de la Fonction publique.

"La circulaire demande un plan de gestion des ressources humaines", en fonction des priorités de chaque service, "afin d’assurer la continuité des services essentiels, a précisé à l’AFP le ministère. Des mesures spécifiques avaient déjà été prises, pour les transports, la santé et l’éducation nationale.

"L’objectif est de concilier un niveau d ?activité le plus élevé possible tout en protégeant la santé des agents publics", a ajouté la même source.

Chaque administration doit en particulier "désigner la personne responsable de la coordination de la mise en oeuvre de ce plan", identifier "les postes indispensables au maintien de l’activité" et "préciser les mesures de protection de la santé de ses agents : mise à disposition des masques, consignes de prévention et d’hygiène".

Les instances de concertation sociale comme les commissions techniques paritaires ou CHSCT seront consultées. La circulaire est accompagnée de fiches pratiques sur le rôle des chefs de services, des médecins de prévention, les consignes à appliquer.

Dans un entretien au Parisien, le ministre de la Fonction publique Eric Woerth a précisé que "s’il n’est pas réquisitionné, un fonctionnaire bénéficie d’autorisations spéciales d’absence pouvant aller jusqu’à six jours", en particulier "pour garder ou donner des soins à un enfant malade".

"Au delà, il pourra utiliser en accord avec sa hiérarchie son compte-épargne temps, ses RTT ou ses congés annuels", a-t-il ajouté. L’article "reprend en titre une citation de M. Woerth : +En cas de pandémie, seuls les agents indispensables travailleront+. Chacun appréciera la formule d’agents indispensables", relève la fédération des fonctionnaires FO dans un communiqué.

Eric Woerth à Pékin en Juillet 2009

Cela "signifierait que, et à contrario, les +agents non indispensables+ ne travailleraient pas, et seraient contraints d’utiliser leur compte épargne temps, leurs jours RTT ou leurs congés annuels !", s’indigne le syndicat.

"Pour éviter que la grippe H1N1 ne contamine aussi les congés des fonctionnaires", la Fédération des fonctionnaires FO demande que "les administrations mettent en place au plus vite de véritables concertations avec les organisations syndicales".

La circulaire "répond en partie à notre demande du 21 août d ?avoir une centralisation des mesures prise", affirme de son côté, l ?Union syndicale Solidaires dans une lettre à Eric Woerth.

La lettre "regrette" cependant "qu ?aucune concertation n ?ait été engagée avec les organisations syndicales quant aux mesures préconisées par cette circulaire".

Le nombre de cas estimés de grippe H1N1 en France métropolitaine est monté à environ 4.500 la semaine dernière, avec une augmentation "importante" du nombre d’épisodes de cas groupés, selon l’Institut de veille sanitaire (InVS).

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