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L’économie estivale se fait vacancière !

Surprises : bonne, mauvaise, voire divine ?

Comme d’hab, ça dépend pour qui !!!

jeudi 13 août 2009 par JMT

Alors que les prévisions tablaient sur un repli de 0,3%, le PIB de la France a progressé de 0,3% au deuxième trimestre, annonce Christine Lagarde. Bercy, qui table sur un recul du produit intérieur brut (PIB) de 3% en 2009, n’a toutefois pas l’intention de réviser cette prévision dans l’immédiat.

La ministre de l’Economie, Christine Lagarde, a annoncé qu’elle recevrait les dirigeants des grandes banques françaises, secouées par la polémique sur la question des bonus des traders, le 24 août, soit la veille de la rencontre prévue à l’Elysée.

Le ministre de la Relance Patrick Devedjian a estimé jeudi que l’annonce d’une croissance de 0,3% au deuxième trimestre montre que les choses "vont dans le bon sens", même si la France n’est pas encore "sortie de crise", et il n’est "absolument pas besoin" d’un nouveau plan de relance.

Les avantages accordés aux mères en matière de retraite sont sur la sellette, le gouvernement envisageant de réformer, non sans susciter de critiques, ce dispositif qui soulève des problèmes juridiques.

La secrétaire d’Etat à l’Economie Numérique Nathalie Kosciusko-Morizet a réclamé jeudi le maintien d’offres internet à moins de 20 euros, après que France Télécom eut décidé d’augmenter le prix de certains de ses forfaits.

Baisse de la TVA oblige, les prix dans les restaurants et les cafés ont baissé respectivement de 1,3% et 0,7% en juillet par rapport à juin. Tous secteurs confondus, les prix à la consommation ont connu un troisième mois consécutif de baisse en juillet, de 0,7% par rapport à juillet 2008.

Le ministère du Travail souhaiterait que la réforme des avantages accordés aux mères en matière de retraite figure dans le budget de la Sécurité sociale. D’autre part, les ministres Darcos et Woerth "réfléchissent conjointement à une augmentation de la taxation des retraites chapeaux

Croissance - La divine surprise du deuxième trimestre

le 13/08/2009 - 19h54

Alors que les prévisions tablaient sur un repli de 0,3%, le PIB de la France a progressé de 0,3% au deuxième trimestre, annonce Christine Lagarde. Bercy, qui table sur un recul du produit intérieur brut (PIB) de 3% en 2009, n’a toutefois pas l’intention de réviser cette prévision dans l’immédiat.

Crédit Photo : TF1 La ministre de l’Economie et des Finances Christine Lagarde

C’est Christine Lagarde qui a annoncé jeudi la bonne surprise : la France connaît de nouveau la croissance. Son produit intérieur brut a progressé de 0,3% au deuxième trimestre, assure la ministre de l’Economie.

Christine Lagarde ne cache d’ailleurs pas son étonnement : "Les chiffres sont extrêmement surprenants : après quatre trimestres négatifs, la France sort enfin du rouge et la croissance redevient positive à +0,3%", a-t-elle dit sur RTL.

"C’est un chiffre évidemment très positif qui nous surprend et qui nous réjouit. La France se distingue clairement de ses voisins," a-t-elle ajouté. En effet, contrairement à la France et l’Allemagne (lire ci-dessous), les Etats-Unis, la Grande-Bretagne ou encore l’Espagne ont subi des baisses importantes de leurs PIB au deuxième trimestre.

L’Insee, qui prévoyait de son côté un recul de 0,6%, a confirmé l’annonce de la ministre officialisant la hausse de 0,3% au deuxième trimestre 2009.

Lagarde voit toujours une sortie de crise mi-2010

"Nous sommes clairement en phase de stabilisation", déclare la ministre de l’Economie dans une interview à paraître vendredi dans le Figaro. "Pour autant, il est trop tôt pour réviser nos prévisions. Je reste sur un schéma de sortie de crise définitive mi-2010. Maintenant, si nous redémarrons avant, tant mieux !", ajoute-telle.

A noter que la chute de l’activité avait été de 1,3% au premier trimestre, selon un chiffre révisé à la baisse de 0,1 point, également publié jeudi par l’Insee. Ces annonces devraient donc accréditer l’idée d’une "sortie de crise" des grandes économies développées, thème qui a pris de l’ampleur récemment.

Prévisions à -3% pour 2009 inchangées

"Le rebond du PIB est notamment imputable à l’amélioration du solde du commerce extérieur", explique l’Insee dans son communiqué. Les exportations augmentent de 1%, après -7,1% au trimestre précédent, tandis que les importations "reculent à un rythme moins soutenu qu’au premier trimestre (-2,3% après -5,8%)", selon l’Insee.

Les dépenses de consommation des ménages, moteur traditionnel de la croissance française, continuent de résister, et s’accélèrent même légèrement à +0,3% après +0,2%. En revanche, l’investissement se replie à nouveau, mais dans une moindre mesure (-1% après -2,6%).

L’annonce d’une croissance française positive au 2e trimestre s’ajoute à d’autres signaux encourageants perçus ces dernières semaines comme la hausse de la production industrielle et la remontée du moral des entrepreneurs.

Les économistes restent toutefois prudents pour les trimestres à venir considérant que la hausse du chômage, qui devrait se poursuivre malgré la reprise, va peser sur l’activité.

Et, ultime preuve de la prudence du gouvernement, Bercy, qui table sur un recul du produit intérieur brut (PIB) de 3% en 2009, n’a pas l’intention de réviser cette prévision dans l’immédiat.

L’Allemagne aussi...

L’Allemagne a renoué de manière inattendue avec la croissance au deuxième trimestre, avec une hausse de 0,3% de son produit intérieur brut par rapport au premier trimestre, a annoncé jeudi l’Office fédéral des statistiques.

La première économie européenne n’avait plus enregistré un taux de croissance positif depuis le premier trimestre 2008, a précisé l’Office dans un communiqué.

(D’après agence)

France : Lagarde recevra les dirigeants des banques le 24 août

Afp, 13/08/2009, 19h08

La ministre de l’Economie, Christine Lagarde, a annoncé qu’elle recevrait les dirigeants des grandes banques françaises, secouées par la polémique sur la question des bonus des traders, le 24 août, soit la veille de la rencontre prévue à l’Elysée.

La ministre de l’Economie, Christine Lagarde

"Il ne faut pas relâcher la pression sur les banques. C’est le sens (...) de la convocation qu’a adressée le président de la République aux dirigeants des grandes banques françaises pour le 25 août. De mon côté, je les recevrai le 24 août à Bercy pour préparer techniquement la réunion de l’Elysée", a déclaré Mme Lagarde dans une interview au Figaro à paraître vendredi.

"Deux sujets doivent être menés de front : le financement de l’économie et la question des rémunérations variables", a rappelé la ministre. Il est nécessaire de "maintenir la pression" sur les banques, "c’est un mot d’ordre absolu", a insisté la ministre dans une interview distincte sur France 3.

Concernant la question des rémunérations variables, il faut "mettre un terme aux abus et aux excès. Je peux vous assurer que c’est un sujet qui est vraiment très prioritaire", a-t-elle indiqué.

Interrogé sur la fait que l’Etat pourrait reprendre les sommes qu’il avait données aux banques dans le cadre du plan de soutien, Mme Lagarde a assuré qu’il n’était "pas question de leur retirer cet argent, (...) puisque l’argent qu’on a prêté aux banques, il faut qu’elles le prêtent à l’économie".

Les dirigeants des banques avaient déjà été reçus le 7 août à Matignon, quelques jours après la révélation du fait que BNP-Paribas avait provisionné 1 milliard d’euros pour la rémunération de ses traders, provoquant une nouvelle polémique.

Les banquiers s’étaient alors engagés formellement à "se conformer strictement" aux règles du G20 en matière de rémunération des opérateurs de marché.

En matière de soutien à l’économie et de prêts, Christine Lagarde a estimé qu’il fallait "sensibiliser" les responsables crédits des agences locales.

"Au sujet des prêts, si les hauts dirigeants de banques promettent de continuer à en redistribuer, il est important que ce message soit relayé en interne jusqu’aux responsables crédits des agences locales. Ce sont eux qui accordent ou non des prêts aux clients", a souligné Mme Lagarde dans son interview au Figaro.

"Il faut absolument que les PME aient accès à du financement", a par ailleurs souligné la ministre sur France 3.

Devedjian : "pas besoin" d’un autre plan de relance

Afp, 13/08/2009, 18h30

Le ministre de la Relance Patrick Devedjian a estimé jeudi que l’annonce d’une croissance de 0,3% au deuxième trimestre montre que les choses "vont dans le bon sens", même si la France n’est pas encore "sortie de crise", et il n’est "absolument pas besoin" d’un nouveau plan de relance.

Patrick Devedjian

"Les choses vont dans le bon sens, même s’il faut être prudent", "c’est la politique lancée par le gouvernement cet hiver qui a été la bonne", a affirmé le ministre sur France Info.

Toutefois, ajoute-t-il, "cela ne veut pas dire qu’on est sorti de crise", "la crise menace toujours, on est en-dessous de zéro, donc on est bien en récession réelle, mais ça va beaucoup mieux". Selon lui, "il n’est pas utile de changer" la prévision pour 2009, d’une baisse du PIB de 3%.

"Le plan de relance continue à produire ses effets" et "pour le moment nous n’avons absolument pas besoin d’un autre plan de relance bien au contraire", a-t-il dit en rappelant qu’à la rentrée 54 milliards d’euros seront investis dans le cadre du plan avec les collectivités locales.

M. Devedjian a réaffirmé que le "gouvernement n’a pas l’intention de supprimer brutalement la prime à la casse". Mais, "au fur et mesure que la situation s’améliorera, et de manière concertée" avec les autres Etats de l’Union européenne, "nous en réduirons progressivement l’impact", a-t-il dit.

Selon lui, le plan de relance a porté ses fruits puisque "c’est seulement l’investissement public qui fonctionne", alors que "l’investissement privé est malheureusement déficitaire".

Retraite : la prochaine réforme des avantages aux mères suscite inquiétudes et critiques

Afp, 13/08/2009, 18h13

Les avantages accordés aux mères en matière de retraite sont sur la sellette, le gouvernement envisageant de réformer, non sans susciter de critiques, ce dispositif qui soulève des problèmes juridiques.

Travailleuse

La réforme, permettant de rattraper les retards de carrière des femmes, devrait être au menu du projet de loi de finances de la sécurité sociale (PLFSS) 2010 discuté au Parlement à l’automne, selon l’entourage du ministre du Travail, Xavier Darcos.

Actuellement, les femmes salariées du privé ayant élevé des enfants peuvent bénéficier d’annuités supplémentaires pour le calcul de la durée de cotisation nécessaire à une retraite à taux plein, pouvant aller jusqu’à deux ans par enfant.

Mais cette majoration de durée d’assurance (MDA), réservée aux femmes, pose un problème juridique d’égalité des sexes, souligné par la Halde (Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité) puis par la Cour de cassation en début d’année.

Le gouvernement "essaiera de trouver un système qui permette l’égalité hommes-femmes et qui, en même temps, donnera un avantage aux (...) mères", a assuré le ministre du Budget Eric Woerth.

Selon la présidente de la Cnav (assurance vieillesse), Danièle Karniewicz (CFE-CGC), "si on devait appliquer (la MDA) de façon strictement identique aux hommes, on doublerait la dépense, et on ne peut pas se permettre de le faire".

Elle rappelle que le système coûte déjà un peu moins de quatre milliards d’euros par an à la branche retraite de la Sécu, déjà en déficit de 8 mds. Mais "on ne peut pas changer les règles d’un trait", note-t-elle, soulignant que la MDA représente en moyenne 19% de la retraite des femmes.

"Aujourd’hui il y a toujours besoin de compenser" les écarts de salaires et les inégalités de carrières entre hommes et femmes, insiste-t-elle. "Les carrières féminines sont très souvent sanctionnées par le fait même qu’y ait la maternité", abonde Jean-Louis Malys (CFDT).

Aussi l’une des "pistes étudiées actuellement" serait de considérer "qu’il y a quand même une partie de ces deux ans vraiment liée à la maternité en tant que telle, à l’accouchement et au congé maternité, et qu’il faut préserver pour la femme", peut-être à hauteur d’un an de majoration, explique Mme Karniewicz.

Une autre partie de majoration pourrait alors être ouverte aux deux parents, par exemple en avantageant celui qui "aura réellement interrompu sa carrière professionnelle", selon elle. Cette période pourrait aussi être partagée entre les parents.

Pour le PCF, la réforme est un "coup bas" contre les femmes qui vise non à l’égalité avec les hommes mais à la "réduction des dépenses". Quant au PS, il prévient que "rien ne saurait justifier la remise en cause de la majoration pour les femmes".

Plusieurs syndicats se sont également montrés méfiants.

Pour la CGT, "aller vers un partage de ce droit entre hommes et femmes, à financement constant, conduirait inexorablement à une dégradation du droit des femmes".

"Le système (actuel) n’est déjà pas suffisant pour les femmes", estime M. Malys (CFDT) qui veut bien que l’on "réforme le système mais" pas "en aggravant la discrimination".

Selon la Cnav, la retraite d’une femme représente en moyenne 77% de celles des hommes. Sans MDA, elle serait de 64%.

L’Union nationale des associations familiales, Familles de France, l’Union des familles en Europe et la CFTC, ont aussi appelé à ne pas amoindrir les avantages des mères.

Kosciusko-Morizet réclame le maintien d’offres internet à moins de 20 euros

Afp, 13/08/2009, 18h06

La secrétaire d’Etat à l’Economie Numérique Nathalie Kosciusko-Morizet a réclamé jeudi le maintien d’offres internet à moins de 20 euros, après que France Télécom eut décidé d’augmenter le prix de certains de ses forfaits.

Nathalie Kosciusko-Morizet

"Je tiens à ce qu’il reste des offres à un tarif inférieur à 20 euros par mois, parce que cela correspond à un seuil psychologique", et à ce que "chacun puisse avoir accès au tarif et au débit dont il a besoin", a-t-elle déclaré à l’AFP.

"Certains sont très satisfaits de leur 512 kilobits (...) tout le monde n’a pas besoin de 5 mégabits ou plus", a-t-elle souligné.

"Il y a une dimension sociale qui est importante. Ce que je veux à tout prix éviter, c’est qu’il y ait des gens qui, pour des raisons financières, (...) se désabonnent", alors "qu’un certain nombre de services sont en train de migrer vers internet", comme la recherche d’emplois, a-t-elle ajouté.

France Télécom a décidé d’augmenter 29 de ses forfaits internet, a expliqué à l’AFP un porte-parole de l’opérateur, confirmant une information du Parisien.

"Ces augmentations tarifaires ne concernent qu’une toute petite partie des clients internet Orange : quelques dizaines de milliers, sur 8,6 millions", a-t-il déclaré, précisant que la moitié était touchée par une hausse d’un euro et l’autre moitié par une de cinq.

France Télécom a souligné qu’elles touchaient des "offres anciennes et souvent obsolètes (...), plus commercialisées depuis au moins deux ans".

Parmi les forfaits touchés, une offre bas débit à 5 euros (5 heures d’internet par mois) passera à 6 euros et une à 19,90 euros à 24,90 euros (forfait 512 Ko, pour 5 Giga de trafic).

"Aujourd’hui, certaines ne comportent plus que quelques centaines voire quelques dizaines de clients", selon le porte-parole, ajoutant que "les coûts deviennent beaucoup trop importants, au regard du parc".

Les clients, informés par mail entre fin juillet et le 3 août, peuvent soit garder leur offre, opter pour une autre ou résilier leur abonnement.

Concernant la demande de Mme Kosciusko-Morizet, le porte-parole a précisé que l’opérateur commercialisait toujours une offre bas débit à dix euros par mois (25 heures mensuelles) et une autre à vingt euros (illimité).

Mme Kosciusko-Morizet a précisé que ses services avaient contacté dès jeudi France Télécom pour demander "la liste actualisée de ses tarifs", démarche qui sera aussi menée auprès de SFR et Free.

Inflation - Les prix baissent dans la restauration en juillet

Laurent DESCHAMPS (Avec agences) - le 12/08/2009 - 16h16

Baisse de la TVA oblige, les prix dans les restaurants et les cafés ont baissé respectivement de 1,3% et 0,7% en juillet par rapport à juin. Tous secteurs confondus, les prix à la consommation ont connu un troisième mois consécutif de baisse en juillet, de 0,7% par rapport à juillet 2008.

Crédit Photo : Sophie Lutrand Sur la carte des suggestions, les prix ont-ils baissé ?

Oui, la baisse de la TVA à 5,5% dans la restauration au 1er juillet a bien eu des effets. Pour preuve, les prix dans les restaurants et les cafés ont baissé respectivement de 1,3% et 0,7% en juillet par rapport à juin, selon les chiffres publiés mercredi par l’Insee.

Petit bémol, toutefois, malgré cette baisse, les prix dans les restaurants ont enregistré une hausse de 0,2% sur un an et de 0,5% dans les cafés, toujours selon l’Insee.

A plusieurs reprises, le gouvernement avait relevé que seul un restaurateur sur deux diminuait ses prix. Le secrétaire d’Etat chargé du Commerce, Hervé Novelli, s’est félicité mercredi de la baisse des prix en juillet dans les restaurants mais a demandé un effort supplémentaire aux professionnels. "C’est un bon départ mais il faut faire mieux".

Baisse saisonnière

D’une manière plus générale, les prix à la consommation en France ont connu un troisième mois consécutif de baisse en juillet, de 0,7% par rapport au même mois de l’an dernier, et reculent également de 0,4% par rapport à juin, déclare l’Insee l’Insee.

En mai, les prix s’affichaient déjà en baisse sur un an (-0,3%), pour la première fois depuis 1957, une diminution qui s’était poursuivie en juin (-0,5%).

Toutefois, l’Insee dans son rapport tient à relativiser ces données. La baisse mensuelle demeure "essentiellement saisonnière", note l’Institut, précisant que l’évolution sur un mois corrigée des variations saisonnières est de -0,1%.

Et, outre le secteur de la restauration, le recul de prix s’explique "en grande partie" par la baisse des prix de l’habillement et chaussures (-8,5% par rapport à juin) et des autres produits manufacturés, liée aux soldes d’été.

Au-delà, ce sont les prix de l’énergie diminuent à nouveau sur un an (-18,3%), ce qui reflète la chute des cours du pétrole par rapport au pic de l’été 2008, mais aussi sur un mois (-1%). Les prix de l’alimentation sont également en baisse par rapport à juin, de 0,7% (-1,1% sur un an).

Retraites - Des bébés moins payants ?

Olivier LEVARD le 12/08/2009 - 11h23

Le ministère du Travail souhaiterait que la réforme des avantages accordés aux mères en matière de retraite figure dans le budget de la Sécurité sociale. D’autre part, les ministres Darcos et Woerth "réfléchissent conjointement à une augmentation de la taxation des retraites chapeaux

Crédit Photo : SXC.hu Les avantages liés aux bébés bientôt supprimés ?

Finies les années de cotisations "gratuites" grâce aux enfants ? Le ministère du Travail souhaiterait que la réforme des avantages accordées aux mères en matière de retraite figure dans le projet de budget 2010 de la Sécurité sociale (PLFSS), a-t-on appris mardi dans l’entourage de Xavier Darcos.

"Le ministère souhaiterait que la réforme des majorations de durée d’assurance (MDA) puisse faire l’objet d’un consensus et être inscrite dans le PLFSS", a-t-on indiqué.

Actuellement, dans le cadre d’une MDA, les femmes salariées du privé ayant élevé des enfants peuvent bénéficier d’annuités supplémentaires pour le calcul de la durée de cotisation nécessaire à une retraite à taux plein, pouvant aller jusqu’à deux ans par enfant.

Sauvées par les papas ?

Cette majoration est cependant sur la sellette d’un point de vue juridique. La Halde a demandé le 11 décembre qu’elle soit également accordée aux pères ayant élevé leur enfant.

En outre, un arrêt de la Cour de cassation du 19 février a repris ces arguments pour accorder la majoration à un père.

Le gouvernement avait annoncé à la mi-juin le lancement d’une "concertation" visant à réformer ce dispositif. Xavier Darcos a ainsi rencontré des représentants des syndicats et du patronat, ainsi que de l’Unaf (familles).

De son côté, la CFTC a mis en garde contre une éventuelle remise en cause : "Si la situation des femmes devient moins bonne, on montera au créneau pour dire que ça suffit", a déclaré Pascale Coton (CFTC), estimant qu’en moyenne, à travail égal, le salaire d’une femme est 25% plus bas que celui d’un homme, alors qu’en matière de retraite, la différence atteint 40%.

Mi-juin, la secrétaire d’Etat à la Famille Nadine Morano avait annoncé que le gouvernement allait lancer "une concertation sur l’évolution" des avantages aux mères de famille pour leur calcul des droits à la retraite.

La majoration a été instaurée au début des années 1970. Elle est accordée à toutes les femmes ayant élevé au moins un enfant, qu’il y ait eu ou non interruption d’activité pour le prendre en charge.

D’autre part, les ministres Darcos et Woerth "réfléchissent conjointement à une augmentation de la taxation des retraites chapeaux dans le cadre du PLFSS 2010", toujours selon l’entourage du ministre du Travail.

En complément de la retraite légale, les cadres dirigeants des grandes entreprises peuvent percevoir une "retraite chapeau", qui porte sur un pourcentage (non défini par la loi et négocié) du salaire de fin de carrière et dont le versement s’étale sur toute la durée de la retraite du bénéficiaire.

VIDEOS

Automobile : Pourquoi les plans sociaux alors que la filière va mieux

Le 13 août 2009 - 20h00

Après des mois de crise, c’est plutôt une bonne surprise : au deuxième trimestre la production automobile en France a augmenté de plus de 5%..

Par TF1

TVA : Les restaurateurs ont-ils embauché ?

Le 13 août 2009 - 13h00

En contrepartie de la baisse de la TVA à 5,5%, les restaurateurs s’étaient engagés à recruter du personnel supplémentaire. Qu’en est-il réellement ?.

Par TF1

Croissance : La bonne surprise du 2e trimestre

Le 13 août 2009 - 13h00

Contrairement à toutes les prévisions, la croissance est de retour en France. Le PIB a progressé de 0,3% au deuxième trimestre..

Par TF1

Crise : Le déficit budgétaire explose

Le 12 août 2009 - 20h00

Le déficit budgétaire de l’Etat s’est creusé de plus de 50 milliards d’euros sur les 6 premiers mois de l’année, comparé à 2008..

En prime : baisse des prix en juillet et baisse des prix des restaurateurs

Par TF1

Woerth : le déficit explose mais "pas de hausse d’impôt"

Le 12 août 2009 - 20h00

Niches fiscales plafonnées, régulation des bonus des traders, maintien de la prévision du déficit 2009 : le ministre défend une "gestion très active de la crise"..

Par TF1


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