AID Association initiatives dionysiennes
Producteurs étranglés, prix de vente excessifs

BONNE BOUFFE : DES PROBLEMES PARTOUT !

l’agriculture n’est pas un secteur tranquille

vendredi 31 juillet 2009 par JMT

Le ministre de l’Agriculture, Bruno Le Maire, s’est dit vendredi prêt à prolonger les ventes au déballage de fruits et légumes jusqu’à la fin du mois d’août, alors qu’elles avaient été initialement autorisées jusqu’au 8 août.

Les cagettes de nectarines et haricots verts s’arrachent dans la galerie marchande d’un hypermarché de Montauban, où une "vente au déballage" semble satisfaire consommateurs, distributeur et producteurs, qui écoulent leur production malgré la concurrence étrangère.

Les producteurs de fruits et légumes souffrent principalement d’un coût du travail qui reste trop élevé par rapport à leurs concurrents européens, a expliqué vendredi le ministre de l’Agriculture Bruno Le Maire.

Le ministre de l’Agriculture Bruno Le Maire a expliqué vendredi que la hausse des marges des industriels sur le prix du lait résultait de la nécessité pour eux de reconstituer leurs marges, fortement dégradées par la hausse des cours du lait en 2008.

Bruno Le Maire veut "accélérer les travaux" des chercheurs pour disposer d’un test susceptible de remplacer le très contesté "test de la souris" d’ici la fin de l’année. Il en a donné l’assurance aux ostréiculteurs du Bassin d’Arcachon qu’il a reçus au ministère de l’Agriculture, alors que la consommation des huîtres a été interdite à quatre reprises depuis mai.

200 producteurs de fruits et légumes du Languedoc-Roussillon ont lancé une opération escargot après avoir bloqué la circulation au péage du Boulou, près de la frontière espagnole. Ils protestent contre l’attitude de la grande distribution qui privilégie les produits espagnols aux produits français.

Fruits et légumes : Le Maire prêt à prolonger les ventes au déballage

Afp, 31/07/2009, 16h32

Le ministre de l’Agriculture, Bruno Le Maire, s’est dit vendredi prêt à prolonger les ventes au déballage de fruits et légumes jusqu’à la fin du mois d’août, alors qu’elles avaient été initialement autorisées jusqu’au 8 août.

Vente au déballage de fruits et légumes

"C’est une mesure d’urgence (...), ce n’est pas une solution de long terme", mais "si jamais il est nécessaire de la prolonger d’ici la fin du mois d’août, je prendrai l’arrêté nécessaire pour que ces ventes soient prolongées jusqu’à la fin du mois d’août", a déclaré le ministre sur RMC.

Pour relancer la consommation de fruits et légumes, le gouvernement avait autorisé du 24 juillet au 8 août la vente au déballage de melons, pêches-nectarines, abricots, poireaux, courgettes, poires d’été, artichauts et tomates.

L’objectif est de favoriser, par un déstockage rapide, la régulation des cours du marché, alors que les prix de ces produits sont faibles.

Vente au déballage à Montauban : "Tout le monde s’y retrouve"

AFP - vendredi 31 juillet 2009, 16h19

Les cagettes de nectarines et haricots verts s’arrachent dans la galerie marchande d’un hypermarché de Montauban, où une "vente au déballage" semble satisfaire consommateurs, distributeur et producteurs, qui écoulent leur production malgré la concurrence étrangère.

Vente au déballage

Un plateau de 4 kg de nectarines à 5 euros, 99 centimes le melon ou le filet d’un kilo de courgettes, les prix sont plus bas que d’habitude. "Ca me paraît très intéressant, les prix sont attractifs", lance une retraitée de Montauban, Monique Monget.

Créée par un arrêté du ministère de l’Agriculture, la "vente au déballage" prévoit la vente de fruits et légumes de saison français arrivés à maturité : melons, pêches-nectarines, abricots, poireaux, courgettes, poires d’été, artichauts, pommes de terre primeur et tomates.

"C’est un effort consenti, concerté et partagé", explique Didier Padier, producteur de fruits de Montauban, dont les nectarines sont en vente au déballage, à quelques kilomètres de sa propriété.

"Là, (la grande surface) ne fait presque pas de marge", assure l’agriculteur du Tarn-et-Garonne, un des principaux vergers de France.

Christine Oumahi, chef de rayon de l’hypermarché Auchan, confirme. "Il y a un effort de fait par le producteur et de notre part. Nous achetons par exemple le melon à 90 centimes et nous le vendons à 99 centimes", précise-t-elle.

"Il y a une sacrée différence de prix, remarque une mère de famille, Sylvie Ripoll. Ca devrait se faire plus souvent car, en plus, le prix va avec la qualité".

"Moi, je fais plus confiance à un produit français. Si cela n’avait pas été un fruit produit ici, je n’en aurais pas pris", ajoute-t-elle, en posant une cagette de nectarines sur son chariot.

Initialement prévue pour six jours (24, 25, 31 juillet, 1er, 7 et 8 août), le ministre de l’Agriculture Bruno Le Maire envisage de prolonger cette "mesure d’urgence" jusqu’à la fin août.

L’objectif affiché est de favoriser, par un déstockage rapide, la régularisation des cours du marché alors que les prix de ces produits, en nombre élevés cette année, sont faibles. La Coordination rurale, syndicat agricole minoritaire, qui plaide pour un contrôle des marges, y voit un "palliatif dérisoire".

"C’est sûr que c’est pas ça qui va régler les problèmes des agriculteurs. Les prix sont bas, mais là, il y a des marges très fines, tout le monde joue le jeu", se satisfait Claude Laflorentie, producteur de prunes et responsable de l’organisation de producteurs Adalia, interlocutrice de la grande distribution.

Au-delà de cette mesure exceptionnelle, il espère pérenniser tout au long de l’année la relation avec les établissements de la grande distribution de la région.

Le directeur de l’hypermarché, Patrice Rolli, reconnaît que l’offre de produits locaux restera "marginale". "Nous sommes ouverts du 1er janvier au 31 décembre et les consommateurs veulent des tomates toute l’année", dit-il pour justifier la nécessité d’importer.

"Il faudrait que les gens mangent les fruits et légumes de saison", abonde Didier Padier.

Un retraité, René Cayrou, s’avance puis dédaigne la vente au déballage. Pour lui, rien ne vaut l’achat au producteur. "Moi je trouve des melons de meilleure qualité à un meilleur prix, à 10 euros les 14 melons", dit-il fièrement après avoir goûté au melon que lui proposait une animatrice du magasin.

Fruits et légumes : un "coût du travail trop élevé", affirme Bruno Le Maire

Afp, 31/07/2009, 11h25

Les producteurs de fruits et légumes souffrent principalement d’un coût du travail qui reste trop élevé par rapport à leurs concurrents européens, a expliqué vendredi le ministre de l’Agriculture Bruno Le Maire.

Serres

"Dans le secteur des fruits et légumes, c’est exactement le problème : on a un coût du travail qui est trop élevé", a jugé le ministre sur RMC. "Le coût horaire de travail, pour la cueillette, le ramassage des fruits et légumes, en France se situe entre 11 et 13 euros de l’heure. En Allemagne, c’est 6 euros de l’heure ; en Espagne, c’est 7 euros de l’heure", a indiqué le ministre.

Selon M. Le Maire, la raison de cette différence de coûts est "très simple : ils (l’Allemagne et l’Espagne, ndlr) ont des systèmes dans lesquels les travailleurs saisonniers ne payent pas les charges sociales, avec un niveau du salaire minimum qui est plus bas, ce qui fait qu’ils ont un coût du travail beaucoup plus faible".

"Si on ne s’attaque pas à ce problème majeur, on n’arrivera pas à aider les producteurs de fruits et légumes" car, dans ce secteur, "le coût du travail représente près de 50% du coût du produit", a fait valoir le ministre.

Interrogé sur les mesures envisagées, et notamment la possibilité de baisser les charges sociales, M. Le Maire a répondu qu’il "n’avait pas la solution toute prête dans la poche" mais voulait "d’abord écouter les producteurs et l’ensemble des salariés concernés".

Un "groupe de travail spécifique" sur les fruits et légumes doit se réunir en septembre au ministère de l’Agriculture pour tenter de pallier les difficultés des producteurs.

Prix du lait : Le Maire justifie la hausse des marges des industriels

Afp, 31/07/2009, 9h57

Le ministre de l’Agriculture Bruno Le Maire a expliqué vendredi que la hausse des marges des industriels sur le prix du lait résultait de la nécessité pour eux de reconstituer leurs marges, fortement dégradées par la hausse des cours du lait en 2008.

Bruno Le Maire, ministre de l’agriculture

Selon deux études publiées mercredi par le gouvernement, malgré la chute du prix de lait payé aux producteurs depuis 2008, les Français ont continué à payer leurs briques de lait au prix fort, distributeurs et industriels ayant conservé, voire augmenté, leurs marges.

Ainsi, la marge des industriels dans le prix payé par le consommateur est passée à 52,1% au deuxième trimestre 2009, contre 39,2% fin 2007, juste avant la chute des prix aux producteurs.

"Je crois qu’il faut qu’on sorte de ce système où on dit que c’est la grande distribution qui s’en met plein les poches et qui fait des marges excessives, ou que c’est les industriels qui font eux aussi des marges excessives", a réagi M. Le Maire sur RMC.

"Je ne vous dit pas qu’on ne peut pas améliorer les choses". Mais "les industriels, ils ont eu un prix (d’achat, ndlr) du lait en 2008, qui était très élevé et qui a donc dégradé leurs marges, donc ils les reconstituent pour rester compétitifs", a expliqué le ministre.

M. Le Maire a également souligné que les 50% de marge n’étaient appliqués que "sur une partie des produits, pas sur tous les produits laitiers".

"Il y a eu une baisse de la consommation sur tous les produits transformés, notamment les yaourts, (...) liée à la crise économique actuelle. Les industriels perdent de l’argent sur ces produits-là, et donc effectivement ils font des marges sur d’autres produits pour garder une compétitivité à peu près acceptable", a-t-il déclaré.

Selon le ministre, "le vrai problème" est de "trouver un système dans lequel le producteur de lait a un prix qui est garanti et stable sur plusieurs années, (...) où l’industriel français reste compétitif,(...) et où le consommateur s’y retrouve avec des prix les plus bas possibles", a conclu le ministre.

Ostréiculteurs - Le ministre s’engage envers les professionnels

le 30/07/2009 - 17h48

Bruno Le Maire veut "accélérer les travaux" des chercheurs pour disposer d’un test susceptible de remplacer le très contesté "test de la souris" d’ici la fin de l’année. Il en a donné l’assurance aux ostréiculteurs du Bassin d’Arcachon qu’il a reçus au ministère de l’Agriculture, alors que la consommation des huîtres a été interdite à quatre reprises depuis mai.

Crédit Photo : TF1/LCI Ostréiculteur

Il est contesté depuis des années par les ostréiculteurs. Mais toujours incontournable. Le "test de la souris" sur l’innocuité des huîtres est en effet le seul reconnu actuellement au niveau européen.

La surveillance des coquillages du Bassin d’Arcachon, qui a conduit à quatre interdictions partielles ou totales depuis mai, repose sur lui. Il consiste à injecter des extraits de glandes digestives de coquillages à des souris. Si deux souris sur trois meurent dans les 24 heures, les coquillages sont interdits à la vente.

Ce test contesté pourrait être remplacé d’ici la fin de l’année. Le ministre de la Pêche, Bruno Le Maire, qui a reçu jeudi des ostréiculteurs, des représentants de l’Ifremer et de l’Afssa (sécurité sanitaire des aliments), veut "accélérer les travaux" des chercheurs pour pouvoir "disposer fin 2009 d’un test alternatif".

Un test qui devra être, selon lui, "plus précis, plus convaincant, plus explicatif et tout aussi protecteur pour la santé du consommateur". D’ici l’arrivée d’une nouvelle procédure qui doit être validée par Bruxelles, le ministre assure travailler à "une solution transitoire qui permettrait de faire le pont" entre la situation actuelle et la mise en place du prochain test. Mais il n’a pas précisé quelles mesures étaient envisagées, ni à quelle échéance.

Tests chimiques et biologiques

Les professionnels ont déjà proposé au gouvernement une solution transitoire et attendent une réponse dès vendredi. Ils souhaitent que d’autres indicateurs que le test de la souris puissent être pris en compte avant qu’une interdiction de vente et de consommation soit prononcée.

Ils préconisent un "test chimique" et "l’observation de la présence de cellules d’algues toxiques dans le milieu", selon Goulven Brest, président du Conseil national de la conchyliculture (CNC).

"Si ces algues sont absentes, si les tests chimiques démontrent qu’il n’y a pas de toxines, alors le bassin ne devrait pas être fermé. C’est pourtant la situation dans le bassin d’Arcachon depuis cinq ans", explique-t-il.

Selon Goulven Brest, les représentants de la Commission européenne à la réunion de jeudi ont estimé que "si la France voulait fonctionner sur un autre système, ce ne serait pas choquant même si ce n’était pas réglementaire".

Président démissionnaire des ostréiculteurs d’Arcachon, Olivier Laban s’est pour sa part déclaré "déçu" de ne pas avoir eu de réponse immédiate du ministre. "On a trop crié au loup sur le bassin d’Arcachon, plus personne ne croit en ces fermetures", explique-t-il, à tel point que des producteurs ont vendu ces derniers jours des huîtres malgré l’interdiction.

"Si demain il devait y avoir un réel problème sur des coquillages, ce qui peut arriver, les consommateurs n’y croiraient plus et là, on ferait des conneries. Et tout le monde, ministre et professionnels seraient gênés", avertit-il.

De son côté, le ministre a répété qu’il n’était "pas de l’intérêt" des ostréiculteurs de vendre des huîtres quand c’est interdit. La préfecture de la Gironde a annoncé que 37 infractions avaient été relevées dimanche et lundi pour non-respect de l’arrêté du 22 juillet interdisant la vente et la consommation des huîtres et des moules du Bassin d’Arcachon, à la suite de tests sanitaires défavorables. Si la vente d’huîtres a de nouveau été autorisée mercredi, celle des moules, également soumises au test de la souris, reste interdite.

D’après agence

Info LCI.fr - Opération coup de poing et blocages sur l’A9

Alexandra GUILLET - le 30/07/2009 - 15h24

200 producteurs de fruits et légumes du Languedoc-Roussillon ont lancé une opération escargot après avoir bloqué la circulation au péage du Boulou, près de la frontière espagnole. Ils protestent contre l’attitude de la grande distribution qui privilégie les produits espagnols aux produits français.

Crédit Photo : TF1 Camions sur autoroute

Deux cents manifestants producteurs de fruits et légumes du Languedoc-Roussillon ont bloqué pendant une partie de la matinée de jeudi le trafic sur l’autoroute A9, à hauteur du péage du Boulou, à 6 km de la frontière espagnole, occasionnant d’importantes difficultés de circulation.

S’ils laissaient passer les véhicules légers de tourisme, tout en distribuant des tracts à leurs occupants ainsi que des tomates, pêches et melons, ils empêchaient le passage des camions entrant en France.

Si le blocus a été levé en fin de matinée, les manifestants ont ensuite deversé des stocks de fruits et légumes à la sortie de l’autoroute à Perpignan.

Les gendarmes ont détourné la circulation automobile en attendant que la chaussée soit dégagée. A la mi-journée, l’action avait occasionné 42 km de bouchons, sans compter les poids lourds.

carte des pyrénées-orientales

Ces derniers sont en effet retenus du côté espagnol, et la Garde civile, qui gère le problème en collaboration avec les forces de l’ordre françaises, a décidé de stocker les camions sur le circuit de Barcelone pour éviter qu’ils n’aillent ajouter à la confusion sur les routes françaises.

La grande distribution mise en accusation

Selon une source sur place, les manifestants auraient lancé un ultimatum au gouvernement : ils lui auraient laissé jusqu’à vendredi soir pour revoir le coefficient multiplicateur de leur production (qui sert à calculer le prix de vente d’un produit TTC à partir de son prix hors taxe), faute de quoi ils auraient menécé de saccager les grandes surfaces de Perpignan.

"Nous menons une action symbolique contre l’attitude de la grande distribution et les grossistes qui n’ont pas encore basculé leurs achats vers les produits français, à la différence des autres années", a fait savoir Gérard Majoral, responsable local de la FNSEA et membre de la fédération nationale des producteurs de fruits.

"Nous avons choisi la journée de jeudi parce que c’est un gros jour d’approvisionnement pour les grandes surfaces, nous ne voulons pas toucher ni détériorer la cargaison des producteurs espagnols, qui sont aussi dans une situation difficile".

Selon le syndicaliste, "la grande distribution profite du différentiel de charges sociales entre la France et l’Espagne, et avec les grossistes ils spéculent contre les producteurs en invoquant une pseudo-crise, alors que les chiffres de consommation sont meilleurs que ceux de 2008, qui était une bonne année".

VIDEOS

Agriculture : De plus en plus d’adeptes de la vente directe

Le 30 juillet 2009 - 20h15

Près de 16% des exploitations agricoles font de la vente directe. Notamment en été, où les touristes goûtent les produits locaux..

Par TF1

Agriculture : Qui sont les producteurs des bords de route ?

Le 30 juillet 2009 - 13h15

Entre Cahors et Caussade, sur la N 20, des producteurs de fruits et légumes se sont installés sur le bord de la route et proposent leurs produits..

Par TF1

Emploi : Pôle emploi aide les viticulteurs à recruter

Le 30 juillet 2009 - 13h15

Pour les vendanges dans le Beaujolais, 10.000 saisonniers sont nécessaires. Pour faciliter leurs recrutements, Pôle Emploi a organisé une rencontre avec eux et les viticulteurs..

Par TF1

Crise du lait : Prix du lait : où en est-on ?

Le 29 juillet 2009 - 13h15

Après un mois d’enquête, l’observatoire des prix et des marges a rendu son rapport sur le prix du lait. Le point sur ces résultats..

Par TF1

Alimentation : L’Italie n’a plus l’exclusivité de la mozzarella

Le 27 juillet 2009 - 13h15

Effet inattendu de la mondialisation : la mozzarella, fromage jusqu’alors exclusivement produit en Italie, est, depuis peu, fabriquée en Inde, par un italien..

Par TF1


Accueil du site | Contact | Plan du site | Espace privé | Statistiques | visites : 1810132

Suivre la vie du site fr  Suivre la vie du site ECOLOGIE  Suivre la vie du site Agriculture-Alimentation-OGM   ?

Site réalisé avec SPIP 1.9.2e + ALTERNATIVES

Creative Commons License