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Mise à jour des limites des circonscriptions électorales

jeudi 30 juillet 2009 par JMT

Les Réunionnais éliront en 2012, non plus cinq, mais sept député(e)s pour les représenter à l’Assemblée nationale. Le redécoupage de la carte électorale, qui s’accompagne de la création de deux nouvelles circonscriptions, a été officialisé hier en conseil des ministres. Le gouvernement a suivi la recommandation de la commission Guéna : Saint-Philippe basculera bien dans la cinquième circonscription.

Le projet de redécoupage des circonscriptions électorales a été présenté mercredi matin en Conseil des ministres. La gauche parle de "découpage scandaleux". Il n’y aura plus qu’un député pour 125.000 habitants, contre un pour 108.000 actuellement.

Selon Alain Marleix, chargé de l’opération, le projet de découpage électoral se solderait par la perte de 6 circonscriptions pour l’opposition et 7 pour la majorité.

Sept députés réunionnais en 2012

CLICANOO.COM

Les Réunionnais éliront en 2012, non plus cinq, mais sept député(e)s pour les représenter à l’Assemblée nationale. Le redécoupage de la carte électorale, qui s’accompagne de la création de deux nouvelles circonscriptions, a été officialisé hier en conseil des ministres. Le gouvernement a suivi la recommandation de la commission Guéna : Saint-Philippe basculera bien dans la cinquième circonscription.

Comparaison entre 2007 et 2012

À moins d’une très improbable dissolution de l’Assemblée nationale d’ici là, les électeurs réunionnais devront patienter jusqu’aux législatives de 2012 pour étrenner la nouvelle carte électorale. Dans le département, elle acte la création de deux nouvelles circonscriptions dans le sud-ouest et dans le nord-est de l’île pour tenir compte de l’évolution démographique depuis 1986, date à laquelle remonte le dernier découpage.

Quatre communes “à cheval” sur deux circonscriptions

Les contours définitifs des sept circonscriptions législatives réunionnaises sont désormais connus. Lors du conseil des ministres, qui s’est tenu hier, le projet d’ordonnance qui remodèle la carte électorale sur l’ensemble du territoire français a été présenté. Elle n’entrera en vigueur qu’après ratification par le Parlement d’ici le mois d’octobre.

Concernant La Réunion, plusieurs enseignements sont à tirer. Dans ce grand chantier initié par le gouvernement Fillon depuis plus de huit mois, les Réunionnais ont gagné une plus grande représentativité.

Ce ne seront plus cinq mais sept député(e)s qui parleront en leur nom à l’Assemblée nationale. Cette évolution met un terme à une situation particulièrement inéquitable pour l’électeur réunionnais dont la voix pesait quatre fois moins que celui de Lozère pour élire son député (Jir du 01/06/07).

La Réunion détenait même un record de France, celui de la plus forte moyenne départementale de population - 156 392 habitants par circonscription contre 38 400 en Lozère - avant la refonte de la carte électorale qui fait tomber la moyenne réunionnaise à 111 709 habitants par circonscription.

La moyenne nationale passe, elle, de 97 017 habitants (1986) à 113 045 habitants par circonscription. Pour offrir deux député(e)s supplémentaires à La Réunion, le gouvernement a dû entièrementredessiner la carte des circonscriptions législatives. Le nouveau tracé, officialisé hier, entraîne deux innovations.

La première et non la moindre est que les limites des circonscriptions ne seront plus “calquées” sur les territoires communaux comme c’est le cas aujourd’hui. Quatre communes vont se retrouver “à cheval” sur deux circonscriptions.

Ce sera le cas pour Saint-Denis dont le 7e et le 9e cantons sont rattachés à la nouvelle sixième circonscription qui compte également Sainte-Marie, Saint-Suzanne et le premier canton de Saint-André.

Découpage aussi à Saint-Paul dont les cantons 1, 2 et 3 restent dans la seconde circonscription alors que les cantons 4 et 5 sont rattachés à la nouvelle septième circonscription qui hérite aussi du premier canton de Saint-Louis dont le deuxième canton reste, lui, attaché à la troisième circonscription.

Cette dernière subit au passage la cure d’amaigrissement la plus importante du département en perdant 42 % de sa population avec le retrait des cantons des Avirons, de l’Etang-Salé et de Saint-Leu pour constituer la septième circonscription. La dernière née mais aussi la plus importante en terme de population avec 127 270 habitants

Pierre Leyral

Réactions

Patrick Lebreton

(député PS de la 4e circonscription) “Cette décision confirme que nous sommes bien sous le joug de l’État UMP. Ce redécoupage est une opération de charcutage électoral dont le seul but est de servir le président départemental de l’UMP et je n’en suis pas étonné.

Le gouvernement cherche par ce tripatouillage des circonscriptions à obtenir ce que les urnes lui refusent, mais les électeurs ne seront pas dupes. Dans la quatrième circonscription, un souci de cohérence géographique peut expliquer le rattachement de Saint-Rose à la cinquième circonscription, mais quelle est la logique pour faire de même avec Saint-Philippe ?

La seule logique de ce coup de couperet électoral est de priver la circonscription dont je suis le député de deux communes qui votent socialiste sans que la règle de continuité territoriale soit respectée”.

Didier Robert (député UMP de la 3e circonscription)

“C’est un découpage qui correspond à la réalité réunionnaise. Il respecte l’évolution démographie avec deux députés supplémentaires, mais aussi les arrondissements, les micro-régions et l’histoire du département.

Il a été fait dans la transparence. Je regrette néanmoins que le canton de Saint-Philippe soit raccroché à la cinquième circonscription, même si je comprends la logique démographique qui a conduit à ce choix. Saint-Philippe appartient au bassin sud et je crois qu’on aurait pu déroger à la règle démographique pour répondre à une logique de cohérence territoriale.

On ne verra la réalité politique de cette carte électorale qu’en 2012, il ne s’agit pas de faire de la politique-fiction. Dire que la nouvelle carte est favorable à la droite ou à la gauche, j’en suis bien incapable aujourd’hui. Ce n’est pas le découpage qui fait l’élection, les électeurs auront toujours le dernier mot.

Élie Hoarau (député européen, secrétaire général du PCR)

“Ce redécoupage offre deux circonscriptions de plus, le gouvernement aurait pu faire un effort supplémentaire avec une troisième. Le département compte déjà plus de 800 000 habitants, avec huit circonscriptions la situation réunionnaise aurait été plus proche de la moyenne nationale.

On peut remarquer aussi que les communes qui sont découpées ne sont pas de la majorité présidentielle, je ne crois pas que cela soit le fait du hasard. On peut l’interpréter comme une volonté d’affaiblir le poids électoral de ces communes même si le dernier mot reste aux électeurs, ce sont eux qui décideront.

Le rattachement de Saint-Philippe à la cinquième circonscription peut sembler bizarre, il a été décidé dans un souci comptable et d’équilibre démographique mais l’unité géographique n’est pas respectée”.

Réforme - La nouvelle carte électorale sur les rails

le 29/07/2009 - 17h25

Le projet de redécoupage des circonscriptions électorales a été présenté mercredi matin en Conseil des ministres. La gauche parle de "découpage scandaleux". Il n’y aura plus qu’un député pour 125.000 habitants, contre un pour 108.000 actuellement.

Crédit Photo : TF1/LCI Electeurs dans les isoloirs d’un bureau de vote (6 mai 2007)

Certains circonscriptions vont disparaitre, d’autres vont être créées. Le projet de redécoupage des 577 circonscriptions électorales, le premier depuis 1986, destiné à entrer en vigueur aux prochaines législatives, a été présenté mercredi en conseil des ministres par Alain Marleix, secrétaire d’Etat à l’Intérieur.

Le découpage sera présenté sous forme d’ordonnances, qui feront l’objet d’un débat de ratification express début octobre au Parlement. Comme le nombre global des députés est maintenu à 577, et que la population française, depuis le découpage très critiqué opéré il y a plus de vingt ans par Charles Pasqua, est passée de 55 à 64 millions d’habitants, il n’y aura plus qu’un député pour 125.000 habitants, contre un pour 108.000 actuellement.

Trente-trois circonscriptions seront supprimées. Elles seront compensées par la création de 22 dans seize départements et trois collectivités d’outre-mer (Polynésie, Saint-Martin/Saint-Barthélémy, Mayotte), et 11 pour représenter les Français de l’étranger, qui, jusqu’à présent, n’en avaient pas.

"Notre but est de réduire les disparités et les écarts entre les différentes circonscriptions", a expliqué Alain Marleix. "Actuellement il y a un rapport allant jusqu’à 1 à 7 : 35.000 habitants dans la 2e de Lozère et 220.000 dans la 6e du Var". L’écart démographique maximal sera ramené à 1,7 : une moyenne départementale de 65.000 habitants dans les Hautes-Alpes et de 124.700 dans le Puy-de-Dôme, a détaillé le secrétaire d’Etat.

"Découpage scandaleux" pour le PS

Le projet, souligne-t-il, a reçu une double validation, celle de la commission indépendante sur le découpage présidée par l’ancien président du Conseil constitutionnel Yves Guéna, et celle du conseil d’Etat.

"Nous avons pris en compte un certain nombre de leurs recommandations", relève-t-il. "Le conseil d’Etat a fait beaucoup de perfectionnisme en appliquant des écarts démographiques de 15% alors que la loi nous fait obligation d’une marge de 20%. Notre travail est cohérent avec la loi d’habilitation votée par le Parlement". Finalement, il n’y aura pas d’écart supérieur à 17%, selon lui.

Sur les 33 circonscriptions supprimées, 18 sont détenues par un député de gauche et 15 par un député de droite. Mais, affirme Alain Marleix, l’opposition tirerait profit de la création de nouveaux sièges.

Pour le socialiste Bruno Le Roux, au contraire, "ce découpage reste scandaleux, pour une raison" : "demain il faut que la gauche fasse plus de 51,3% pour avoir une majorité à l’Assemblée nationale alors qu’avec moins de 48,7% la droite trouve une majorité", a-t-il expliqué.

Le PS s’est particulièrement indigné du projet à Paris, où trois des 21 sièges vont être supprimés. Le maire Bertrand Delanoë a accusé le gouvernement de tentative de mainmise sur Paris, à travers un "charcutage" électoral. "Ca ne trompe personne", avait-il dit, promettant de se battre "bec et ongles".

Par ailleurs, deux départements de moins de 125.000 habitants et qui étaient représentés jusqu’à présent par deux députés vont perdre chacun un élu : la Lozère (70.000 habitants) et la Creuse (122.000 habitants). Le Conseil constitutionnel a en effet censuré la règle d’un minimum de deux députés par département, que le gouvernement voulait initialement maintenir.

Dénonçant un redécoupage "partial" et "partisan", le Parti socialiste a d’ores et déjà annoncé qu’il allait utiliser "toutes les voies de recours" pour contester ce redécoupage, à commencer par un recours contentieux devant le Conseil d’Etat.

D’après agence

Découpage électoral - Qui perdrait quoi ?

le 07/05/2009 - 12h40

Selon Alain Marleix, chargé de l’opération, le projet de découpage électoral se solderait par la perte de 6 circonscriptions pour l’opposition et 7 pour la majorité.

Crédit Photo : DR Alain Marleix

Le projet de découpage électoral, dans son état actuel, se solderait par la perte de 6 circonscriptions pour l’opposition et 7 pour la majorité, hors les 11 sièges créés pour les Français de l’étranger, a déclaré jeudi à l’AFP Alain Marleix, chargé de l’opération. L’opposition aurait davantage de circonscriptions supprimées que la majorité, mais elle tirerait profit de la création de nouveaux sièges de députés, a affirmé le secrétaire d’Etat à l’intérieur.

Sur la base des projections sur les 2èmes tours de la présidentielle et des législatives de 2007, le redécoupage, présenté la semaine dernière à la commission de contrôle ad hoc présidée par Yves Guéna, créerait 21 nouveaux sièges, 13 pour l’opposition et 8 pour la majorité, selon M. Marleix.

Parmi ces créations, l’opposition devrait gagner deux circonscriptions en Haute-Garonne, en Seine-et-Marne et à La Réunion, une dans l’Hérault, en Ille-et-Vilaine, en Savoie (Chambéry), dans le Val-d’Oise, le Vaucluse (Carpentras-Le Perthus dont les maires sont socialistes), en Polynésie et à Mayotte (PS ou MoDem).

La majorité pourrait avoir huit nouveaux députés : Ain, Gard, Gironde, Hérault, Isère, Haute-Savoie, Saint-Barthélémy/Saint-Martin et Loiret. Parmi les 33 circonscriptions qui disparaîtraient, 18 sont à gauche, et 15 à droite, selon le responsable gouvernemental.

(D’après agence)

VIDEOS

Réforme : La nouvelle carte électorale crée la polémique

Le 29 juillet 2009 - 20h15

Au programme du dernier conseil des ministres : la présentation du projet de redécoupage des 577 circonscriptions électorales. Un découpage qui n’est pas du goût de tous..

Par TF1


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