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Attaqué de toutes parts, le système public va devoir partager avec le privé

Retraites : Bérézina annoncée ?

vendredi 17 juillet 2009 par JMT

Lors de la réforme Fillon de 2003, on avait amené l’opinion à se focaliser sur un unique paramètre censé tout régler : la "durée de cotisation". Il fallait, souvenez-vous, que les fonctionnaires et assimilés cotisent désormais aussi longtemps que les salariés du privé, et ainsi l’égalité serait enfin réalisée entre eux.

Une majorité de Français préfèrent une hausse des cotisations retraites à un recul de l’âge légal ou une baisse des pensions, selon un sondage OpinionWay pour Metro-Krief Group.

Regardez bien cette vidéo jusqu’au bout pour comprendre que Sarkozy racontait des bobards sur les retraites lors de la campagne de 2007. La dernière phrase est répétée 2 fois : le financement des retraites est assuré jusqu’en 2020. Ségolène Royal le reprend, il recommence.

Connaissez-vous Guillaume Sarkozy ? C’est un des frères de Nicolas. C’est aussi le DG de Médéric, un groupe d’assurance-santé, assurance-retraite

Remettons franchement les choses au clair : Non, travailler n’est pas agréable. On parle beaucoup de la "valeur travail" en ce moment : entre le président qui passe son temps à militer pour le travail du dimanche, l’UMP qui veut que l’on travaille jusqu’à 67 ans et l’autre qui veut que les salariés malades puissent être contraint à faire du télémarketing sur leur lit d’hopital.

Il faut en finir avec les fausses évidences sur les retraites

par Pascal Gobry, LE MONDE 16.07.09 14h05

Lors de la réforme Fillon de 2003, on avait amené l’opinion à se focaliser sur un unique paramètre censé tout régler : la "durée de cotisation". Il fallait, souvenez-vous, que les fonctionnaires et assimilés cotisent désormais aussi longtemps que les salariés du privé, et ainsi l’égalité serait enfin réalisée entre eux.

On opposait de la sorte artificiellement un régime des fonctionnaires présenté comme unique - le même pour tous -, à un régime du privé, présenté lui aussi comme unique. Cela avait l’avantage de passer outre les inégalités les plus choquantes, celles qui prévalent entre les différents régimes du privé, aussi bien qu’entre les régimes publics.

Le contraste est ainsi particulièrement éclatant entre les régimes spéciaux qui cumulent tous les privilèges et le régime ordinaire du fonctionnaire ne comportant aucun avantage retraite particulier (par exemple, celui des enseignants).

Et voilà que, cette fois-ci, nous disent les experts du gouvernement (dont aucun n’est actuaire (spécialiste des retraites)), le financement de l’augmentation de l’espérance de vie va se résoudre par magie grâce au même paramètre, un paramètre décidément réponse-à-tout : la durée de cotisation !

Gare aux fausses évidences. Nos experts gouvernementaux ne savent pas que la durée de cotisation est un paramètre qui joue un rôle exactement opposé dans l’équilibre des régimes, selon qu’ils sont privés ou publics.

A quoi sert en effet l’allongement de la durée de cotisation ? Il sert uniquement à augmenter la population des cotisants. S’il ne remplit pas ce rôle, il ne sert à rien. Dans un régime par répartition, on peut concevoir en première analyse l’effet bénéfique d’un tel allongement : plus de cotisants font plus d’argent pour les retraites. Mais ce à quoi les experts n’ont pas prêté attention, c’est que c’est le contraire qui est vrai dans le public.

C’est évidemment quand il y a moins d’actifs dans le secteur public, donc moins de dépense salariale, qu’il y a plus d’argent pour les retraites publiques. C’est en effet à partir d’une même masse, le budget de l’Etat, que sont financés et les salaires et les pensions.

L’augmentation de la durée de cotisation, qui n’est utile que si elle permet d’accroître le nombre d’actifs du régime, est donc néfaste pour le public où ce qui compte, du point de vue du financement des retraites, c’est d’alléger les effectifs. Réduire les effectifs, c’est, répétons-le, dégager de l’argent pour les retraites. Autrement dit, il ne faut pas, dans le public, allonger la durée de cotisation, mais au contraire la diminuer.

C’est la raison pour laquelle la politique du ministre du budget, Eric Woerth, consistant à ne remplacer qu’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, a des effets exactement annulés par la politique de M. Hortefeux consistant à augmenter leur durée de cotisation : au total, on peut constater que le nombre de fonctionnaires n’a aucunement diminué (qui le sait ?) et que, parallèlement, la charge des pensions explose dangereusement.

Dans mon livre La Grande Duperie, la vérité sur vos retraites (Plon, 2003), je l’annonçais dans un chapitre intitulé : "Comment ruiner l’Etat : augmenter la durée de cotisation".

Le gouvernement n’est de toute façon pas à une contradiction près en matière d’allongement de la durée d’activité. Il a fait adopter par l’Assemblée nationale, le 7 juillet, une loi sur la mobilité des fonctionnaires dont une des dispositions, passée inaperçue, consiste à encourager les agents publics à partir à la retraite cinq ans sinon plus avant l’âge normal.

L’Etat est même prêt à leur payer un pécule pouvant aller jusqu’à deux années de traitement brut pour qu’ils cessent sur-le-champ de travailler, autrement dit de "cotiser".

Sans doute s’est-il rendu compte que prolonger toujours plus l’activité de fonctionnaires arrivés au faîte de leurs rémunérations et frais annexes était ruineux ; puisque de toute façon il doit payer un agent public jusqu’à sa mort, autant lui servir à la place une retraite modérée.

Pourquoi tant de contradictions dans la politique gouvernementale ? C’est qu’il faut faire vivre à toute force le mythe de la répartition dans le secteur public. Le discours sur la répartition sert entre autres à justifier que les régimes spéciaux continuent de ponctionner les autres régimes.

Le discours officiel est un non-sens économique et une duperie : parce que nous avons réduit les effectifs dans les services publics, prétend-il, nous n’arrivons plus à payer les pensions ; du coup, les régimes qui ont un meilleur rapport démographique ont un devoir de solidarité envers les régimes spéciaux : il faut qu’ils les subventionnent.

Alors que c’est le contraire qui est vrai : parce que les effectifs ont été réduits dans les régimes spéciaux, il y a plus d’argent pour les pensions.

Tout simplement parce que ces régimes spéciaux n’obéissent pas au schéma de la répartition : salaires et pensions y sont financés à partir de la même masse, celle des recettes annuelles, et c’est une excellente chose que la masse salariale se réduise avec la diminution des effectifs : cela fait plus d’argent pour payer les pensions.

Quel peut bien être d’ailleurs le sens du paramètre "durée de cotisation" dans la fonction publique et le secteur public non concurrentiel, où les cotisations sont fictives ?

Sait-on à ce propos que l’Etat inscrit des cotisations "employeur" factices sur les bulletins de paie des fonctionnaires et assimilés ? Car que signifie un Etat qui se paie à lui-même des cotisations !

Cela revient à dire qu’il ne paie rien. Chacun peut en faire l’expérience, en se versant à soi-même tous les matins une somme qui lui plaira, même s’il n’a pas l’argent : après l’opération, il n’est ni plus ni moins riche.

C’est exactement ce que fait l’Etat, en décidant par exemple que le 1er janvier, le taux qu’il inscrirait désormais sur les bulletins de paie serait 60,44 % - quatre fois plus que dans le privé (15,9 %) - contre 55,71 % la veille. Admirez la précision, alors que les finances de l’Etat ne sont aucunement affectées par le taux choisi, car en réalité, absolument aucune cotisation n’est versée à quiconque.

Cela fait joli, de grosses cotisations surtout très précises sur les bulletins de paie, mais il n’est qu’une vérité : ce ne sont pas ces écritures qui financent les retraites, ce sont les impôts.

Notons que, dans la mesure où les notions de cotisation salarié et de cotisation employeur sont de même essence (il s’agit en réalité d’une seule cotisation qui est conventionnellement découpée en deux avec ajustement par le salaire brut), il en va des "cotisations" des fonctionnaires comme des "cotisations" de l’Etat : ce ne sont que de l’encre "pour faire joli" sur des bulletins de salaire, pour imiter la répartition, mais sans aucune contrepartie concrète, ni économique ni financière. Aucun fonctionnaire n’a en réalité jamais payé ces cotisations.

Allez après ça comparer les taux de cotisation entre les régimes, comme le font doctement certains experts !

Dans le privé non plus, ça n’est pas travailler plus longtemps qu’il faut forcément, mais simplement travailler plus. Pourquoi laisser croire, alors qu’il n’y a pas d’activité avant l’âge de 25 ans et après 55, que l’équilibre des retraites pourrait être trouvé dans un allongement forcé de l’activité ?

Simplifions l’idée : travailler 70 heures par semaine entre 25 et 55 ans, c’est-à-dire seulement trente ans, cela est équivalent, du point de vue de l’équilibre des retraites, à travailler soixante ans dans le système actuel. Dans les deux cas on alimente des mêmes sommes les caisses de retraites.

Pourtant, le gouvernement, bien qu’adepte du "travailler plus pour gagner plus", s’apprête à sanctionner plus lourdement encore les personnes dans ce cas, au motif qu’elles n’auraient cotisé "que" trente ans. Où l’on voit que pour le privé aussi il est vital que le gouvernement se débarrasse du fétichisme pernicieux de la durée de cotisation.

Pascal Gobry est syndicaliste, inscrit au Tableau des actuaires (qui réunit les spécialistes des retraites).

Article paru dans l’édition du 17.07.09.

Les Français privilégient une hausse des cotisations retraites

Par canelle38 le 09/07/2009 à 20:44

Une majorité de Français préfèrent une hausse des cotisations retraites à un recul de l’âge légal ou une baisse des pensions, selon un sondage OpinionWay pour Metro-Krief Group.

Priés de choisir entre ces trois options, 54% privilégient la hausse de cotisations salariales et patronales, 36% le recul à 67 ans de l’âge de départ à la retraite et 6% une baisse des pensions.

Priés de dire s’ils sont prêts à travailler jusqu’à 67 ans, 73% des sondés répondent "non", dont 43% "pas du tout", et 27% "oui", dont 10% "tout à fait".

Ces options seront examinées mi-2010 lors d’un rendez-vous sur les retraites, dont le régime affichera un déficit de 7,7 milliards d’euros cette année, selon la commission des comptes de la Sécurité sociale.

Le sondage a été réalisé du 2 au 7 juillet par téléphone auprès d’un échantillon de 1.007 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

Jean-Baptiste Vey, édité par Yves Clarisse

Retraites : Sarkozy mentait en 2007

Par Nina Simone le 03/07/2009 à 10:16,

Regardez bien cette vidéo, jusqu’au bout pour comprendre que Sarkozy racontait des bobards sur les retraites lors de la campagne de 2007. La dernière phrase est répétée 2 fois : le financement des retraites est assuré jusqu’en 2020. Ségolène Royal le reprend, il recommence.

Voilà donc un n-ième preuve de la nullité des journalistes et de la presse de gauche qui ne sait pas rappeler les promesses dans le vent du candidat Sarkozy.

Vous avez bien entendu ""Madame, permettez moi de vous le dire vous faites une erreur. Le Financement des retraites est équilibré jusqu’en 2020 (..) contesté par personne." Et ensuite on voit des hebdos parisiens nous expliquer que Sarkozy avoue avoir commis des erreurs, la belle affaire !

Il suffit de se souvenir de la liste des promesses et affirmations de Sarkozy en 2007 pour comprendre que ce ne sont pas des erreurs, mais de simples mensonges. ici la fameuse réforme historique des retraites à la sauce Fillon a montré ses limites !

Source : intox2007

A qui profitent nos retraites ?

Par gdblog le 03/07/2009 à 00:11

Le rêve de Guillaume Sarkozy

02 juillet 2009 Pierre Larrouturou

Connaissez-vous Guillaume Sarkozy ? C’est un des frères de Nicolas. C’est aussi le DG de Médéric, un groupe d’assurance-santé, assurance-retraite

Il y a quelques années, Guillaume dirigeait une entreprise de textile. Mais il a cessé cette activité et s’est reconverti dans l’assurance santé. C’est plus rentable. D’autant que Guillaume a des projets pour développer son affaire et il connaît quelqu’un de haut placé, qui peut l’aider à réaliser ses projets.

Le Monde du 4 juin 2008

Il y a trois ans, dans La Tribune, Guillaume Sarkozy expliquait qu’il fallait s’attendre « à des bouleversements majeurs dans le domaine de la santé. La réforme Douste-Blazy n’a pas eu le succès escompté en ce qui concerne les équilibres financiers. D’autres réformes seront nécessaires. Elles donneront aux assureurs complémentaires un rôle de plus en plus important. »

Sans trahir de secrets de famille (qu’est-ce que Nicolas a promis à Guillaume en coupant le gigot dominical ?), on voudrait en savoir plus : quels sont les “bouleversements majeurs” auxquels il faut s’attendre en matière de financement de la santé ? La “petite” franchise que Nicolas Sarkozy a créée en début de mandat n’est-elle qu’un premier pas vers de gros déremboursements ?

Pour développer un business très profitable pour certains, le gouvernement va-t-il diminuer les remboursements et le niveau des retraites, et inciter ceux qui le peuvent à se tourner vers des assurances privées ?

Certains Sarkozystes fervents vont m’accuser de faire à Nicolas et Guillaume un procès d’intention. Mais dans son édition du 4 juin 2008, Le Monde faisait état d’un document confidentiel qui permettait de bien comprendre les intentions de Guillaume Sarkozy :

« La Caisse des Dépôts, la CNP et le groupe de protection sociale mutualiste Médéric, qui est dirigé par Guillaume Sarkozy, frère du chef de l’Etat, veulent créer une filiale commune spécialisée dans le financement des retraites.

Les discussions autour de la Loi Fillon, prévues cet été, les incitent à aller vite. Un document de travail daté du 16 mai et estampillé “confidentiel”, relève que, en 2020, les non-cadres subiront une baisse de 5 % du taux de remplacement pour une carrière complète et les cadres subiront une baisse de 20 %.

Les grandes lignes de ce projet de partenariat sont posées : la création d’une “nouvelle entreprise d’assurance“, qui proposera “un bilan retraite et des services adaptés, en phase d’épargne (…) et au moment de la retraite“ aux salariés. L’objectif est d’atteindre un chiffre d’affaires de 7 milliards d’euros en 2019. Les futurs partenaires se fixent “des taux de rentabilité raisonnables sur le long terme.“

Le Monde du 4 juin 2009

Un grand nombre de médecins, de professionnels de santé et d’associations de malades disent aujourd’hui leur inquiétude. Car les propos de Guillaume Sarkozy ne sont pas les seuls à inquiéter : en septembre 2006, quand Les Echos demandaient à François Fillon si les problèmes de dépendance des personnes âgées ne devraient pas être mieux pris en charge par la Sécurité Sociale, François Fillon expliquait que “la bonne piste est de compléter le système actuel avec des dispositifs d’assurance privée“.

Et tout récemment encore, Nicolas Sarkozy rappelait sa volonté de réformer les retraites et sa volonté de “développer d’autres formes de protection“ :

« C’est une révolution discrète mais profonde du système de santé qu’a esquissée Nicolas Sarkozy, jeudi 4 juin. (…) M. Sarkozy a affirmé qu’à l’avenir “les régimes de base ne pourront pas tout financer”.

“Je souhaite que soient confiées de nouvelles responsabilités aux organismes complémentaires”, a expliqué le chef de l’Etat, qui confirme ainsi son intention de parvenir à un désengagement progressif de l’assurance-maladie obligatoire (…).

“La solidarité nationale continuera de remplir sa mission, a prédit le chef de l’Etat. Mais à ses côtés, d’autres formes de protection sont appelées à se développer.”

Aux Etats-Unis, le modèle de Nicolas Sarkozy, les dépenses de santé sont deux fois plus importantes qu’en France (en proportion du PIB) mais l’essentiel de ces dépenses ne sont pas remboursées par l’Etat.

C’est aux individus de s’assurer. Du coup, malgré des dépenses de santé deux fois plus importantes que les nôtres, l’espérance de vie est plus faible aux Etats-Unis qu’en France car des millions d’Américains n’ont pas de quoi se faire soigner et meurent prématurément.

Le système est très profitable pour les dirigeants et les actionnaires des sociétés d’assurance mais « 47 millions d’Américains n’ont aucune protection sociale et les problèmes de santé sont la première cause de faillite personnelle » expliquait le correspondant à New York du journal Les Echos le 6 novembre 2006.

Quand ils ont un gros problème de santé, tous ceux qui n’ont pas de couverture sociale doivent vendre le peu qu’ils ont et s’endetter plus que de raison… Est-ce vers ce modèle que veut nous amener Nicolas Sarkozy ? Tant pis pour ceux qui n’auront pas les moyens de s’assurer !

Une question de dignité

Pour moi, ce point est fondamental. Il ne s’agit pas seulement d’économie dans le sens classique du terme. Avec les questions de santé, de retraite et de dépendance, on touche à la dignité humaine dans ce qu’elle a de plus concret : mon père est mort il y a quelques années après avoir vécu un mois dans une unité de soins palliatifs où tout a été fait pour éviter qu’il ne souffre. Il y a été admis sans qu’on lui pose aucune question sur son niveau de revenu.

Si Nicolas Sarkozy et ses alliés mettent en place un système de retraite et un système de santé à l’américaine, seuls les plus riches pourront avoir une fin de vie digne.

Les autres, ceux et celles qui auront déjà galéré toute leur vie avec de faibles revenus, seront relégués dans des mouroirs ou des hôpitaux de seconde classe.

En matière de retraites et de santé, quels sont vraiment les projets de Guillaume et de Nicolas Sarkozy ? On a vu hier que, si l’on s’attaquait vraiment au chômage et si l’on rééquilibrait le partage salaires/bénéfices, on pourrait dégager de nouvelles marges de manœuvre pour financer la protection sociale.

On aimerait que le Parlement organise un débat transparent sur cette question fondamentale.

Pierre LARROUTUROU est économiste.

Une ou deux vérités sur le travail qu’il serait bon de rétablir

Par Mad-Dog le 02/07/2009 à 12:17

Remettons franchement les choses au clair : Non, travailler n’est pas agréable. On parle beaucoup de la "valeur travail" en ce moment : entre le président qui passe son temps à militer pour le travail du dimanche, l’UMP qui veut que l’on travaille jusqu’à 67 ans et l’autre qui veut que les salariés malades puissent être contraint à faire du télémarketing sur leur lit d’hopital.

L’Ironie du sort, c’est qu’ils comptent sur les vacances (enfin, surtout celle des journalistes, parce que moi, c’est pas pour cette année) pour faire passer leurs petites lois. Mais il est bon de rappeller, que contrairement à leurs arguments, oui, le travail c’est pénible.

Tout d’abord, étymologiquement : "travail" signifiait en ancien français et jusqu’au XIIeme siècle "tourment, souffrance." En effet, le mot est dérivé du latin "tripálĭum" qui representait un instrument de torture à trois poutres

D’où, dès le départ, l’idée que le travail, c’est la souffrance et c’est la contrainte. Y compris de nos jours. Alors, oui, les conditions de travail ont bien changés, oui, il y a des gens (une minorité) qui travaillent par passion : mais par définition, le travail, c’est une chose qu’on a pas vraiment envie de faire, mais que l’on fait par contrainte, qu’elles soient monétaires "il faut que je trouve un truc à faire sinon, je vais mourir de faim", sociétales "vous me ferez l’exercice 5 et 6 de la page 20" ou familiale "ton père à besoin d’aide pour réparer sa toiture, va l’aider au lieu de rien glander."

Le travail consiste pour un patron à trouver un employé capable de remplir une tâche contraignante donnée et en échange d’une rétribution, à l’obliger à faire cette tâche, plusieurs fois par semaine, alors que l’employé aimerait souvent bien faire autre chose : ranger son appart, passer du temps avec ses gosses, apprendre le yukulélé, ou que sais-je.

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SITES

Retraites par Attac

Les systèmes de retraites font l’objet d’offensives qui s’inscrivent dans un projet global codifié avec précision dans un rapport de la Banque mondiale (Averting the Old Age : Policies to Protect the Old and Promote Growth, 1994).

Elle y recommande un système public d’assistance, financé par l’impôt, et chargé de verser un minimum vieillesse, des comptes d’épargne individuels financés par des cotisations obligatoires et gérées par des institutions au choix du salarié, et l’épargne individuelle.

Le site d’information sur la réforme des retraites

En 2002, partant du constat que sous l’effet du vieillissement de la population et du départ à la retraite de la génération du baby boom, le déficit annuel de l’ensemble des régimes de retraites atteindrait 50 milliards d’euros d’ici 2020 et dépasserait 100 milliards d’euros en 2040, le Gouvernement a décidé de réformer le système des retraites.

Ce site a pour objectif de présenter les grandes étapes ayant précédé l’adoption de la loi n°2003-775 du 21 août 2003 portant réforme des retraites. A cette fin, sont proposées différentes rubriques pour, notamment :

comprendre la réforme ; répondre aux questions relatives à la réforme ; prendre connaissances des interventions gouvernementales.

Pour en savoir plus sur les régimes de retraite en vigueur, nous vous invitons à visiter info-retraite.fr, un site commun aux 38 organismes de retraite obligatoire (base et complémentaire) qui se sont réunis au sein d’un groupement d’intérêt public, le GIP Info Retraite.

Le GIP Info Retraite propose par ailleurs l’outil M@rel, un simulateur de retraite valable pour la quasi-totalité des régimes de base et complémentaires, soit environ 95% des assurés.

En ce qui concerne les retraites dans la Fonction publique, vous trouverez toutes les informations utiles dans la rubrique Retraite du site du ministère de la Fonction publique.

Direction des Retraites de la Caisse des Dépôts


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