AID Association initiatives dionysiennes
Fraude électorale massive ou contrerévolution importée avortée ?

IRAN : première semaine de troubles

Un bilan en demi-teintes

vendredi 19 juin 2009 par JMT

De l’Iran en ébullition, nous parviennent des récits simples, avec des bons et des méchants.

Dans son 1er discours depuis samedi, Ali Khamenei, l’homme fort du pays, a estimé que le scrutin avait "témoigné la confiance du peuple dans le régime". Faisant preuve d’une extrême fermeté, il affirme également qu’en remettant en cause les résultats de l’élection, les "ennemis de l’Iran prennent pour cible la légitimité du pouvoir islamique".

Les partisans de Mir Hossein Moussavi, le candidat battu, ont défilé une nouvelle fois jeudi après-midi pour saluer la mémoire des sept personnes décédées lundi.

Le président américain estime qu’il existe peu de différences dans les options politiques du président iranien et celles de son rival. Le régime en place tente de juguler l’oppostion en alternant petite concessions sur le recompte des votes de la présidentielle et blocage des communications. A Téhéran, on s’attend mercredi à une nouvelle journée de mobilisation de la part des opposants à Ahmadinejad.

Analyse - Que changerait le candidat réformateur s’il était président ? Le point sur ses principales positions, notamment diplomatiques. Pur produit de la Révolution islamique, il se démarquerait néanmoins des positions extrémistes de Mahmoud Ahmadinejad.

Les partisans du candidat battu ont de nouveau formé une marée humaine cet après-midi à Téhéran. Pendant ce temps, les arrestations de politiciens et d’intellectuels réformateurs se multiplient.

Pour que les opposants iraniens puissent continuer à utiliser ce vecteur de communication, Washington aurait demandé au site de reporter une opération de maintenance. Twitter est l’un des derniers à fonctionner après que le gouvernement iranien a fermé de nombreux sites internet et journaux et limité ou suspendu l’usage des textos par téléphone portable.

Interview - Pour Karim Pakzad, spécialiste de l’Iran, un nouveau scrutin est impossible puisque le Guide suprême a félicité Mahmoud Ahmadinejad. Il explique également à LCI.fr pourquoi la population iranienne devrait néanmoins rentrer dans le rang.

« ILS » attendaient, la mine réjouie, la défaite de Mahmoud Ahmadinejad. Depuis des jours, les médias, télés, radios, journaux, les porte-paroles du CAC 40 - Bernard Guetta et Le Monde, en premier - annonçaient le « désamour » des Iraniens pour leur président.

La gazette d’@rrêt sur images, n° 78

De l’Iran en ébullition, nous parviennent des récits simples, avec des bons et des méchants.

Les bons sont pour la démocratie, pour la liberté de la presse, et se font matraquer par des miliciens motocyclistes.

Les méchants consignent les journalistes étrangers dans leurs hôtels, bloquent Internet, portent turban, et nient l’holocauste.

Comme chaque fois qu’une crise internationale se trouve ainsi simplifiée, nous nous méfions de nos tropismes d’occidentaux, et avons envie de passer derrière ces images.

C’est pourquoi nous avons invité trois journalistes à confronter leurs points de vue. Comment faire le tri dans la multitude d’images et d’informations, mais aussi gérer ses propres préférences et préjugés ?

Sur notre plateau, Bernard Guetta (France Inter), Sara Daniel (Le Nouvel Observateur) et Vincent Giret (France 24) en débattent avec vivacité.

Et dépeignent une situation tout en nuances, dans laquelle l’interprète imposé par le régime peut aussi emmener les journalistes...chez des opposants, assignés à résidence.

Notre émission est ici .

Ses meilleurs moments sont .

Iran - Le Guide suprême valide l’élection d’Ahmadinejad

F.A. le 19/06/2009 - 17h25

Dans son 1er discours depuis samedi, Ali Khamenei, l’homme fort du pays, a estimé que le scrutin avait "témoigné la confiance du peuple dans le régime". Faisant preuve d’une extrême fermeté, il affirme également qu’en remettant en cause les résultats de l’élection, les "ennemis de l’Iran prennent pour cible la légitimité du pouvoir islamique".

Crédit Photo : Reuters Ali Khamenei, le Guide suprême de la Révolution, le 19 juin 2009 à Téhéran

Il est le numéro 1 du régime et a beaucoup plus de pouvoirs que le président. Pourtant, Ali Khamenei, le Guide suprême de la Révolution islamique, successeur de Rouhollah Khomeiny, était resté silencieux depuis le début de la crise politique née samedi dernier après l’annonce des résultats de la présidentielle.

Il avait en revanche félicité le président sortant Mahmoud Ahmadinejad, qu’il a soutenu pendant la campagne, pour sa victoire, avant même la proclamation officielle des résultats par la Conseil des gardiens de la Constitution. Pour beaucoup d’observateurs, cela signifiait de fait le point de non-retour puisque le Conseil l’aurait alors déjugé, chose impossible, s’il avait accédé à la requête de l’opposition sur l’organisation d’un nouveau scrutin.

"Pas de fraudes"

Ali Khamenei a donc profité de la prière du vendredi à l’Université de Téhéran pour s’adresser directement aux Iraniens, chose qu’il fait très rarement. Et il a douché les quelques espoirs de revirement de position.

Très ferme, devant plusieurs milliers de personnes, il est en effet resté fidèle à sa ligne de soutien à Mahmoud Ahmadinejad. "Ses opinions sont plus proches des miennes", a-t-il asséné, avant d’affirmer que l’élection était valable.

"Le scrutin a témoigné la confiance du peuple dans le régime. Le peuple a choisi celui qu’il voulait", a-t-il lancé, confirmant le score de 24 millions de suffrages obtenus par Mahmoud Ahmadinejad et excluant que les fraudes aient modifié le résultat. Selon lui, en remettant en cause ce résultat, les "ennemis de l’Iran prennent pour cible la légitimité du pouvoir islamique".

Face aux manifestations, il lance également un appel au calme à ses concitoyens. "Aujourd’hui la nation iranienne a besoin de calme", prévient-il.

Il avertit ainsi l’opposition contre l’"extrémisme" débouchant sur la violence. "L’élection sort des urnes, pas de la rue", martèle-t-il. Il réclame donc la fin des défilés en faveur de Mir Hossein Moussavi, le principal opposant à Mahmoud Ahmadinejad.

"Je ne céderai pas à la rue" ajoute-t-il alors qu’un nouveau rassemblement, interdit, est prévu samedi. Il a néanmoins fait un tout petit en avant envers le camp réformateur en admettant que tout doute sur les résultats devait être examiné légalement.

Les Occidentaux pris pour cible

Dernier point de son message : une violente critique et une mise en garde contre les pays occidentaux, notamment le Royaume-Uni, qui ont critiqué les résultats et dont il dénonce les "ingérences".

Ecoutez un extrait de ce discours ici

Iran - Défilé en silence pour le 6e jour de protestation

le 19/06/2009 - 10h46

Crédit Photo : TF1-LCI 6e jour de manifestation de l’opposition en Iran, le 18 juin 2009

Hommage aux morts

Répondant à l’appel de Mir Hossein Moussavi, le candidat réformateur battu par le président sortant Mahmoud Ahmadinejad, des dizaines de milliers d’Iraniens se sont rassemblés, malgré l’interdiction officielle, jeudi après-midi dans le centre de Téhéran. Les manifestants étaient pour la plupart vêtus de noir, en mémoire de sept des leurs tués par balles lors du défilé de lundi dernier.

Comme mardi et mercredi, les participants ont défilé en silence, en portant nombreux portraits de Mir Hossein Moussavi et des brassards verts, couleur choisie par ce dernier pendant la campagne électorale.

Comme lundi, Mir Hossein Moussavi était présent dans le cortège. Il a pris brièvement la parole - les médias étrangers n’étant pas autorisés à couvrir le rassemblement, la teneur de son discours n’est pas disponible.

Les candidats battus reçu samedi par le Conseil des gardiens Le Conseil des gardiens de la Constitution recevra samedi les trois candidats battus pour discuter des recours déposés contre le résultat du scrutin.

Au total, 646 plaintes ont été déposées. Le Conseil a une nouvelle fois indiqué qu’il était prêt à procéder à un nouveau décompte partiel, tout en rejetant l’idée d’annuler le scrutin.

Iran - Pour Obama, Moussavi ou Ahmadinejad, c’est pareil

Laurent DESCHAMPS (Avec agences) le 18/06/2009 - 11h24

Le président américain estime qu’il existe peu de différences dans les options politiques du président iranien et celles de son rival. Le régime en place tente de juguler l’opposition en alternant petites concessions sur le recompte des votes de la présidentielle et blocage des communications. A Téhéran, on s’attend mercredi à une nouvelle journée de mobilisation de la part des opposants à Ahmadinejad.

Crédit Photo : TF1-LCI Manifestation monstre à Téhéran le 16 juin 2009

Malgré l’accord des autorités pour procéder à un nouveau décompte partiel des bulletins de vote, les partisans du candidat battu à la présidentielle Mirhossein Moussavi devraient poursuivre leur mouvement mercredi dans les rues de la capitale Téhéran où ils protestent depuis samedi contre les résultats de l’élection. Cette mobilisation est d’une ampleur jamais vue depuis la révolution islamique de 1979.

Toutefois, le refus du Conseil des gardiens d’annuler les résultats de l’élection de vendredi prouve que le régime n’entend pas desserrer l’étau. Autre signe de la tension toujours à son plus haut mercredi, les autorités iraniennes ont interdit aux journalistes des médias étrangers de quitter leurs bureaux pour couvrir les manifestations. Et, le principal réseau de téléphonie mobile iranien a été coupé.

Obama relativise

Mardi, les opposants qui contestent la réélection du président sortant, Mahmoud Ahmadinejad, se sont à nouveau rassemblés par petits groupes dans le nord de Téhéran, malgré l’interdiction des manifestations et la décision de Moussavi d’annuler un rassemblement prévu.

Plusieurs dizaines de jeunes sympathisants de Moussavi ont marché sur le siège de la télévision publique. De leur côté, des dizaines de milliers de partisans d’Ahmadinejad ont afflué sur la place Vali Asr, dans le centre de Téhéran.

Une démonstration de force organisée par le pouvoir en place qui ne soutient toutefois pas la comparaison avec les manifestations monstres de lundi qui ont vu près d’un million d’opposants à Ahmadinejad défiler dans les rues de la capitale iranienne.

Du côté de la communauté internationale, Barack Obama a calmé les ardeurs des supporters de l’opposant Mirhossein Moussavi. Le président américain a en effet estimé mardi que, du point de vue diplomatique, il existait peu de différences dans les options politiques du président iranien Mahmoud Ahmadinejad et celles de son rival, Mirhossein Moussavi.

Une déclaration assez tiède comparée à celle de Nicolas Sarkozy pour qui la violence de la réaction du pouvoir iranien aux protestations contre la réélection du président Mahmoud Ahmadinejad est "proportionnelle" à la fraude dont il est accusé.

Même son de cloche au quai d’Orsay : Bernard Kouchner a fait part mercredi sur RTL de son inquiétude face à la situation en Iran, estimant, sans parler de fraude électorale, que "quelque chose a dû se gripper dans la machine".

Iran - Moussavi président, une politique différente ?

Fabrice AUBERT le 18/06/2009 - 11h24

Analyse - Que changerait le candidat réformateur s’il était président ? Le point sur ses principales positions, notamment diplomatiques. Pur produit de la Révolution islamique, il se démarquerait néanmoins des positions extrémistes de Mahmoud Ahmadinejad.

Crédit Photo : Reuters Mir Hossein Moussavi

Il est labellisé "réformateur" par les médias étrangers. Sur place, Mir Hossein Moussavi, qui revendique la victoire à la présidentielle iranienne face au sortant Mahmoud Ahmadinejad, est soutenu par les jeunes et les femmes.

Les Iraniens expatriés en ont fait leur champion. Les capitales étrangères, Washington en premier lieu, ne savent quant à elles pas trop sur quel pied danser. Bien sûr, elles disent s’inquiéter de la situation.

Mais doivent-elles aller jusqu’à prendre position publiquement pour Mir Hossein Moussavi, au risque de le faire passer pour un "agent de l’étranger" ? Barack Obama a de fait donné un premier indice mardi soir, en affirmant que la politique des deux hommes serait, selon lui, similaire.

Mir Hossein Moussavi changerait-il en effet la face de l’Iran, notamment en matière diplomatique, s’il était président ? A priori, non, d’autant plus qu’il n’occuperait que le deuxième poste du régime, après le Guide suprême Ali Khamenei.

En outre, quoi qu’il arrive, Mir Hossein Moussavi, aujourd’hui âgé de 67 ans, reste et restera un pur produit de la Révolution islamique, qu’il a toujours soutenue et à laquelle il a participé activement.

Premier ministre avant de s’éclipser de la vie politique, Mir Hossein Moussavi était ainsi l’un des personnages clés du régime pendant quasiment toutes les années 80.

Il a par exemple défendu la prise d’otages à l’ambassade américaine, validé les exécutions d’opposants ou encore appuyé la fatwa contre Salman Rushdie après la publication des Versets sataniques.

Aujourd’hui, il reste encore fidèle aux principes de la Révolution. Pas question ainsi, comme la plupart des Iraniens, de reconnaître l’existence d’Israël. Pas question non plus d’abandonner le programme nucléaire.

Contre-pied d’Ahmadinejad

Mais, pendant la campagne, Mir Hossein Moussavi a pris le contre-pied exact de Mahmoud Ahmadinejad sur la plupart des sujets primordiaux. Au pouvoir, en respectant ses promesses de campagne, il pourrait insuffler sans conteste un vent nouveau sur la jeune société iranienne, notamment en matière de libéralisation des moeurs et de droit des femmes.

Surtout, afin de casser l’image d’"extrémiste" accolée à l’Iran pendant le mandat de Mahmoud Ahmadinejad, il se veut beaucoup plus modéré et pragmatique en politique étrangère.

Il critique ainsi les diatribes antisémites de son adversaire et condamne l’Holocauste. Pour le nucléaire, il se dit prêt à accepter des garanties pour éviter une dérive militaire.

"Personne en Iran n’accepterait la suspension. Personne ne reculera. Mais nous devons envisager les solutions, ou en d’autres termes les garanties qui peuvent être trouvées pour vérifier que le programme n’est pas détourné à des fins militaires", expliquait-il en avril dernier au Financial Times en avril 2009) Il est même prêt à négocier avec les Etats-Unis.

Iran - Au 5e jour, le camp réformateur défile en silence

le 17/06/2009 - 22h29

Les partisans du candidat battu ont de nouveau formé une marée humaine cet après-midi à Téhéran. Pendant ce temps, les arrestations de politiciens et d’intellectuels réformateurs se multiplient.

Crédit Photo : Reuters Manifestation en faveur de Mir Hossein Moussavi à Téhéran, le 15 juin 2009

Malgré l’interdiction officielle, les partisans de Mir Hossein Moussavi, le candidat battu par le président sortant Mahmoud Ahmadinejad, sont de nouveau descendus en masse -plusieurs dizaines de milliers de personnes selon les estimations - dans les rues de Téhéran cet après-midi. De nombreux participants étaient vêtus de noir et portaient des bandeaux verts

Dès la fin du défilé de mardi, qui s’était déroulé dans le calme contrairement à celui de lundi, le mot d’ordre était passé par e-mail et sur le réseau Twitter (lire notre article : l’intervention de Washington pour Twitter). "Marche de protestation contre les résultats des élections.

Place Haft-é Tir à 17h. Transmettez à d’autres par e-mail ou téléphone. Le rassemblement se tiendra en silence et sans slogan", disait le principal message. De fait, la marche, toujours en cours en fin d’après-midi, était en effet silencieuse.

De son côté, Mir Hossein Moussavi, qui avait demandé à ses supporters d’annuler le rassemblement de mardi, appelle à une marche et à une journée de deuil jeudi pour les sept civils tués lundi. Il a également réitéré ce mercredi son appel à l’annulation du scrutin du 12 juin.

Enfin, il a, avec son principal soutien, l’ex-président réformateur Mohammad Khatami, écrit mercredi une lettre au chef de la justice pour demander la libération de toutes les personnes arrêtées ces derniers jours, selon le site de campagne du candidat.

L’Iran proteste contre les ingérences américaines dans ses affaires

Le pouvoir, ne lâchant pas non plus la pression, accuse désormais pour sa part des médias occidentaux non identifiés d’être les "porte-parole" des "émeutiers". Il a ainsi interdit aux journalistes étrangers la couverture des évènements.

La télévision d’Etat a finalement diffusé brièvement mercredi soir des images de la manifestation pourtant interdite des partisans de Moussavi. Le régime a en outre multiplié les arrestations de réformateurs et protesté auprès d’ambassadeurs.

Le ministère iranien des Affaires étrangères a convoqué l’ambassadeur de la Suisse, qui représente les intérêts des Etats-Unis en Iran, pour protester contre les "ingérences" américaines dans ses affaires intérieures, a annoncé mercredi la télévision d’Etat, alors que Washington a, selon un responsable américain, demandé à Twitter de décaler une opération de maintenance pour permettre aux opposants de continuer à l’utiliser.

Barack Obama continuera d’exprimer ses préoccupations sur l’Iran, en dépit des critiques de Téhéran protestant contre les "ingérences" américaines dans ses affaires intérieures, a répondu la Maison Blanche mercredi.

Iran - Twitter : l’intervention détournée de Washington

D.H. (avec agence) le 16/06/2009 - 22h17

Pour que les opposants iraniens puissent continuer à utiliser ce vecteur de communication, Washington aurait demandé au site de reporter une opération de maintenance. Twitter est l’un des derniers à fonctionner après que le gouvernement iranien a fermé de nombreux sites internet et journaux et limité ou suspendu l’usage des textos par téléphone portable.

Crédit Photo : DR Capture d’écran de la page d’accueil du site Twitter

Si Barack Obama, tout en exprimant ses "profondes inquiétudes" concernant la présidentielle iranienne, a estimé mardi qu’il ne serait "pas productif" pour les Etats-Unis de se mêler de politique intérieure iranienne, il semblerait en revanche que l’administration américaine ait trouvé un autre moyen.

Selon un responsable du département d’Etat, Washington a en effet demandé au site Twitter de reporter une opération de maintenance du système qui aurait fermé ses applications. Le tout afin de permettre aux opposants iraniens de continuer à l’utiliser.

Le ministère américain des Affaires étrangères est entré en contact "au cours du week-end" avec les responsables du site de micro-blogs pour "leur faire remarquer qu’il s’agissait d’un important moyen de communication, pas pour nous, mais en Iran même", a déclaré à la presse ce responsable ayant requis l’anonymat.

Le responsable a refusé de préciser qui était intervenu auprès de la direction de Twitter, précisant simplement qu’il ne s’agissait pas de la secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton.

Il a souligné que le service de Twitter, un site de socialisation qui permet de communiquer de courts messages par internet, était l’un des derniers à fonctionner après que le gouvernement iranien a fermé de nombreux sites internet et journaux et limité ou suspendu l’usage des textos par téléphone portable.

"L’un des moyens qui ont permis aux gens de communiquer a été Twitter", a ajouté le responsable. "Ils ont annoncé qu’ils allaient suspendre leur système pour une opération de maintenance et nous leur avons demandé de ne pas le faire".

Confidentiel

Le porte-parole du département d’Etat, Ian Kelly, a refusé de confirmer ces informations. Il a reconnu au cours d’un point de presse que le département d’Etat avait été "en contact avec Twitter pendant tout le week-end" mais sans lier ces contacts avec les violences post-électorales en Iran.

Les manifestants iraniens contestant le résultat du scrutin présidentiel ont eu recours au site Twitter pour appeler à la résistance et diffuser des informations sur les affrontements avec la police et les partisans du président réélu Mahmoud Ahmadinejad.

Des messages venus d’Iran ont afflué lundi sur la populaire plate-forme de micro-blogs en dépit des efforts des autorités sur place pour limiter les informations liées aux manifestations.

Des liens vers des photos présentées comme étant celles de manifestants blessés ou tués circulaient également sur le site de socialisation, alors que la mort d’un manifestant et plusieurs blessés par balles lors d’un rassemblement à Téhéran de partisans du candidat malheureux à la présidentielle Mir Hossein Moussavi étaient rapportés.

Twitter permet à ses utilisateurs d’envoyer des messages de 140 caractères ou moins à toutes les personnes abonnées à leurs flux, sur téléphone portable ou ordinateur.

Iran - "Le régime n’hésitera pas à réprimer dans le sang"

Propos recueillis par Fabrice AUBERT - le 15/06/2009 - 18h36 Mis à jour le 16/06/2009 - 09h43

Interview - Pour Karim Pakzad, spécialiste de l’Iran, un nouveau scrutin est impossible puisque le Guide suprême a félicité Mahmoud Ahmadinejad. Il explique également à LCI.fr pourquoi la population iranienne devrait néanmoins rentrer dans le rang.

Karim Pakzad est chercheur associé à l’Iris (Institut des relations internationales et stratégiques).

LCI.fr : Les fraudes peuvent-elles expliquer à elles seules la victoire si écrasante de Mahmoud Ahmadinejad ?

Karim Pakzad : Mahmoud Ahmadinejad possède sans contestation possible une solide base électorale, estimée à environ 15%. Elle correspond grosso modo à son score du premier tour de la présidentielle de 2005. Bien sûr, il est logique qu’il obtienne plus que ce socle de 15%. Mais de là à passer directement à 63% dès le premier tour cette année, personne ne le croît. C’est absolument impossible sans fraudes. Or, selon tous les témoignages, elles ont vraiment été massives : bureaux de vote fermés dans les secteurs favorables aux réformateurs, bulletins de vote pour Mir Hossein Moussavi manquants... La liste est longue.

LCI.fr : Pourquoi autant de fraudes alors que la campagne avait pourtant été très ouverte et concurrentielle ?

K.P. : Avant le début de la campagne électorale officielle, début juin, l’élection était vraiment très incertaine. Même s’il semblait que Mir Hossein Moussavi avait de bonnes chances, il était alors impossible de faire un pronostic. Ensuite, tout s’est joué avec la campagne officielle. Elle a été très animée, avec des meetings à l’américaine. Pour la première fois, des débats télévisés (ndlr : six au total) entre les candidats ont notamment eu lieu en direct.

Or, après chaque débat, des centaines de milliers de personnes, principalement des femmes et des jeunes, prenaient position dans la rue pour Moussavi. Ils l’ont vraiment découvert avec ces débats. Il a gagné une posture présidentielle, en décriant toute la politique de Mahmoud Ahmadinejad, aussi bien économique que diplomatique, et en prenant la défense des droits des minorités et du droit des femmes. C’était vraiment un mouvement sans précédent pour le camp réformateur.

"Le régime a paniqué"

LCI.fr : Que s’est-il alors passé ?

K.P. : Le régime, en premier lieu le guide suprême Ali Khamenei, qui avait laissé faire la campagne, a pris peur et paniqué. Les Pasdarans, les Gardiens de la Révolution, ont mis en garde contre une révolution de velours qui suivrait le scrutin. Le mercredi soir, à l’avant-veille de l’élection, Mir Hossein Moussavi a ainsi mis en garde contre de possibles fraudes. Il n’avait pas tort. Sans ces fraudes, on peut estimer que le résultat aurait été inversé. D’où la colère de la jeunesse et de son mot d’ordre : "where is my vote ?" ("où est mon vote ?").

Crédit Photo : REUTERS Un partisan de Mir Hossein Moussavi face à un policier à Téhéran, le 13 juin 2009

LCI.fr : Ali Khamenei, le Guide suprême, demande à Mir Hossein Moussavi de contester le résultat par la voie légale. Cette voie légale a-t-elle des chances d’aboutir ?

K.P. : Si le Guide veut prendre en compte la situation et que l’Iran, qui se proclame comme une démocratie, ne perde pas sa crédibilité sur la scène internationale, il demandera au Conseil des gardiens (ndlr : l’équivalent du Conseil constitutionnel français) d’examiner le recours déposé par Moussavi. Outre entériner les scores annoncés samedi, le Conseil peut effectivement demander un recompte des voix, voire invalider le scrutin.

"Organiser un nouveau scrutin, c’est désavouer le Guide et la Révolution"

LCI.fr : S’il en a les moyens juridiques, le Conseil a-t-il pour autant les moyens politiques ou la volonté politique de le faire ?

K.P. : Il est quasiment certain qu’il ne le fera pas. Le Guide, qui a soutenu Ahmadinejad pendant la campagne, l’a en effet félicité pour sa victoire avant même la proclamation officielle des résultats. Même si le Conseil est théoriquement libre de sa décision, toute autre décision que la confirmation du succès d’Ahmadinejad serait un désaveu pour le Guide. Et donc de fait un désaveu pour le régime et la Révolution islamique. C’est pourquoi beaucoup qualifient la déclaration du Guide de "coup d’Etat", puisque derrière lui, se profile si besoin l’arsenal répressif des Pasdarans et des milices islamiques.

LCI.fr : Que peut-il se passer si l’opposition poursuit ses manifestations malgré les interdictions ?

K.P. : Dans un premier temps, il n’y aura pas de période révolutionnaire. La population iranienne, même déçue, même en colère, est assez prévisible. Malgré l’émotion, elle n’est pas prête à affronter le régime. Et ce d’autant plus que celui-ci ne cédera pas et n’hésitera pas à réprimer dans le sang. Tout rentrera dans l’ordre rapidement. Mais, sur le long terme, une nouvelle force guidera l’opposition. La crise morale et politique débouchera un jour ou l’autre sur le changement.

Une seule chose est certaine aujourd’hui : la victoire d’Ahmadinejad consacre paradoxalement la défaite du régime islamique. Il possède désormais un président sans légitimité et, contrairement à ce qu’il avait annoncé au monde, sa démocratie n’en est pas une.

Iran - La rue défie le pouvoir : 7 civils tués

L.D. (Avec agence) le 16/06/2009 - 09h19

Lors du défilé de l’opposition qui aurait réuni au moins 1 million de personnes lundi à Téhéran, 7 civils auraient été tués, annonce la radio officielle. Les partisans du candidat modéré Mir Hossein Moussavi ont appelé à de nouveaux rassemblements mardi en Iran.

Crédit Photo : TF1/LCI Téhéran a été le théâtre de scènes de violences dans la nuit de lundi à mardi.

Triste bilan pour la manifestation monstre en soutien à Mir Hossein Moussavi qui aurait réuni au moins 1 million de personnes : lors du défilé des partisans du candidat modéré à la présidentielle iranienne qui conteste la régularité de la réélection de Mahmoud Ahmadinejad qui s’est déroulée lundi à Téhéran, 7 civils auraient été tués. L’information a été donnée mardi matin par la radio officielle iranienne. Selon elle, les victimes auraient participé à l’attaque d’une unité militaire.

Toutefois, un bilan sûr est pour l’heure difficile à donner, puisque le nombre de victimes varie selon les sources, certaines faisant état d’un seul mort, une autre, proche des services d’urgence de Téhéran, avançant le nombre de huit victimes.

Le service de médecine médico-légale, qui dépend du ministère de la Justice, a quant à lui affirmé lundi soir n’avoir enregistré aucun décès. Quoiqu’il ensoit, la manifestation s’est poursuivie jusque tard dans la nuit de lundi à mardi, dégénérant localement en heurts avec les forces de l’ordre. Certains opposants allant jusqu’à incendier des véhicules sur les artères de la capitale iranienne.

Signe de dissensions au sein même du régime, mardi matin, le président du parlement iranien, Ali Larijani, a affirmé que le ministère de l’Intérieur "était responsable et devait répondre" de violentes attaques contre des étudiants et des habitants d’une grande cité du nord Téhéran.

Accusation qui ne semble pas avoir ému les autorités policières puisque deux importants responsables réformateurs, Saïd Hajarian et Mohammad Ali Abtahi, tous deux proches de l’ancien président Mohammad Khatami, ont été arrêtés dans la nuit de lundi à mardi, a annoncé un responsable réformateur.

Nouveau rassemblement mardi

Malgré l’interdiction officielle, des centaines de milliers de manifestants, selon certaines estimations, s’étaient réunis lundi sur l’avenue Azadi, lieu traditionnel des manifestations de commémoration de la révolution islamique de 1979.

"Au moins un million et demi de personnes" selon un policier interrogé, "jusqu’à deux millions", selon un autre, ont défilé aux cris de "mort au dictateur", "les Iraniens préfèrent la mort à l’humiliation" ou "Moussavi nous te soutenons". De nombreux manifestants arboraient des bouts d’étoffe verte, la couleur de la campagne électorale du candidat malheureux, sur laquelle on pouvait lire : "Où est mon vote ?".

Les manifestants ont appelé à de nouveaux rassemblements mardi en Iran. Moussavi a, à ce titre, appelé ses partisans à manifester de manière "calme et pacifique" à téhéran. De nouvelles manifestations qui, si elles conservent la même ampleur, pourraient poser un défi de taille aux autorités qui maintiennent un ordre strict depuis trente ans. Autre inquiétude pour le régime iranien, le risque de voir le mouvement s’étendre aux autres villes du pays.

D’où un quasi black-out des medias sur le sujet : la télévision iranienne, qui n’a montré que pendant quelques secondes des images de la manifestation, n’a pas fait mention des affrontements, tout comme les agences de presse, revenant en revanche amplement sur le "succès" du scrutin présidentiel.

Le président Ahmadinejad a pour sa part quitté le pays mardi matin pour la Russie où il doit assister à un sommet régional.

Malgré les appels au calme, la situation risque d’être tendue. En effet, outre la manifestation de l’opposition, une organisation affiliée au pouvoir entend organiser un rassemblement au même endroit pour "protester contre l’agitation récente et les destructions de biens publics" sur cette place du centre de la capitale iranienne.

IRAN : l’élection, coup d’état

D.I. 14/06/09 09:38

Des informations communiquées par des employés du ministère de l’intérieur en Iran :

nombre des inscrits : 49,322,412

nombre de votants : 42,026,078

nombre de votes nuls : 138,716

nombre de votes pour MOUSSAVI : 19,075,623

nombre de votes pour KAROUBI : 13,387,104

nombre de votes pour AHMADINEJAD : 5,698,417

nombre de votes pour REZAI : 3,754,218

Il s’agit d’un coup d’état de la clique de Ahmadinéjad avec le soutien du grand guide et le soutien des militaires et paramilitaires. un grand nombre de personnalités politiques hier soir ont été arrêtées, la police est partout, beaucoup de jeunes arrêtés et blessés.

cliquez pour voir des photos et des films :

Les élections en Iran : une lourde défaite de l’impérialisme - Jean Lévy

dimanche 14 juin 2009, par Comité Valmy

« ILS » attendaient, la mine réjouie, la défaite de Mahmoud Ahmadinejad. Depuis des jours, les médias, télés, radios, journaux, les porte-paroles du CAC 40 - Bernard Guetta et Le Monde, en premier - annonçaient le « désamour » des Iraniens pour leur président.

Bases américaines encerclant l’Iran

Celui-ci aurait déçu ses propres supporters, les « pauvres » se seraient détournés de lui, faute d’avoir touché des « dividendes du pétrole », les « femmes » attendaient les élections pour gagner leur « libération », les « jeunes » n’en finissaient pas de manifester contre Ahmadinejad.

C’est du moins ce que les journalistes, « experts » et autres « spécialistes » de l’Iran nous contaient jusqu’à la veille des élections. Les « correspondants sur place » confirmaient ces heureuses prédictions. .

Les ennemis de Mahmoud Ahmadinejad s’étaient mis à rêver, pris au piège de leur parti pris et de leurs mensonges.

En fait, comme à l’accoutumée, méprisant et ignorant le peuple – celui-là et les autres - les médias, dans leurs reportages, n’interrogeaient que « l’élite » iranienne, la bourgeoisie citadine.

Ils ne recueillaient ainsi que des témoignages « unanimes », hostiles au président sortant. Et de prétendre qu’il s’agissait de l’opinion générale de la population. De « ceux qui comptent » parmi celle-ci, évidemment.

Interroger les « pauvres », quelle idée « populiste » ! Depuis quand, en France, interviewe-t-on les « Contis » à Compiègne, les ouvriers de Caterpilar, les étudiants de Censier ou de Nanterre, les pêcheurs de thon rouge ou les petits producteurs de lait, à la veille d’élections ?

Et samedi matin, à Téhéran, la « nouvelle », tant redoutée, leur est tombée sur la tête.

Voici le président sortant élu, dès le premier tour avec 63% des suffrages sur 85% de votants. Mir Hussein Moussavi, le candidat « rassembleur », pour reprendre une formule du Monde…ne « rassemblait » que 33% des suffrages.

Le coup asséné, il fallait bien en expliquer les raisons.

D’abord, les journalistes retrouvaient leurs arguments habituels : « Ahmadinejad, avec l’argent du pétrole, a favorisé les couches populaires les plus défavorisées ». Les médias prétendaient le contraire, la veille…

Peu importe, le président, plus « populiste » que jamais, prouvait par là, non seulement sa démagogie, mais son inculture économique : au lieu d’enrichir les plus riches, comme il se doit dans un pays civilisé, grâce à un « bouclier fiscal », il privilégiait le peuple !

A-t-on vue chose pareille préconisée par le FMI ?

Justement celui-ci et sa maison-mère, les Etats-Unis, marquent leur désapprobation vis-à-vis du vote des Iraniens. Ils avaient misé sur le perdant. Ce n’est pas de jeu.

Aussi, les manifestations violentes à Téhéran, « de centaines » de partisans de Mir Hussein Moussavi, contestant la défaite de leur poulain, tombe à pic. Et si les élections avaient été truquées, comme celui-ci le prétend ?

En effet, on a du mal à croire qu’un peuple fasse, démocratiquement, la loi chez lui, alors que cette loi est contraire aux intérêts étasuniens et européens. « L’opinion occidentale » peut elle accepter, sans réagir, un verdict populaire qui contrarie les objectifs de Washington, de Paris et de Bruxelles ?

Les violences qui se déroulent dans la capitale iranienne viennent à point nommé pour délégitimer la réélection de Mahmoud Ahmadinejad. Et servir de justification à une nouvelle politique de sanctions à l’égard de l’Iran.

En clair, le peuple d’Iran, le 12 juin, a marqué sa volonté d’exercer sa pleine souveraineté face aux appétits des capitalistes US et européens, et son souci de défendre son indépendance nationale contre les interventions étrangères.

Le choix des Iraniens leur appartient.

C’est la défaite de l’impérialisme que nous saluons ici.

LIENS

Contestation en Iran : un scénario préparé à l’avance en sous-main ...

On peut lire sur le site du Réseau Voltaire un article où est rappelé que les soulèvements populaires provoqués par des suspicions de fraudes sont une technique comme une autre utilisée par les Etats (qui en ont les moyens) pour orchestrer le renversement des régimes hostiles et les remplacer par d’autres plus favorables. la suite

Election en Iran

par Iyad Abbara

A propos des résultats des élections iraniennes, je vous recommande de parcourir cet article paru hier, le 15 juin, au Washington Post , qu’on ne peut soupçonner à priori d’alliance avec Ahmadinejad ou les gardiens de la révolution.

Cet article se base sur un sondage effectué entre le 11 et 20 mai 2009, soit presque quatre semaines avant les élections du 12 juin. Ce sondage est accessible et a été mené par une organisation US « Terror Free Tomorrow » (voir aussi ), réalisé au téléphone par une société de sondage travaillant avec ABC News et la BBC, et financé même par « Rockefeller Brothers Fund ». Ce ne sont certainement pas les services secrets de la présidence iranienne.

Ce sondage montre, dit l’article, qu’Ahmadinejad était déjà placé en tête avec un rapport de presque deux fois et demi de plus que son concurrent principal Mir Hussein Moussavi (34% pour Ahmadinejad, 14% pour Moussavi, 2% pour Karroubi et 1% pour Rezai, 27% ne savaient pas et 22% n’ont pas donné de réponse).

Par conséquent, les résultats finaux publiés ; presque 63% pour Ahmadinejad et 34% pour Moussavi, soit un rapport de moins de deux fois pour Ahmadinejed, sont complètement plausibles.

L’étude comporte aussi beaucoup d’informations intéressantes.

D’autres sondages iraniens (donc soupçonnables pour certains) entre le 2 et 10 juin donnent presque 53% à Ahmadinejad et 34% à Moussavi (voir http://www.fivethirtyeight.com/2009/06/polling-and-voting-in-irans-friday.html).

Par conséquent, s’il y a fraude, elle ne peut être si massive que ça et n’aurait rien changé aux résultats finaux.

D’ailleurs je me pose une question dont on n’a pas beaucoup parlé :

Tous les sondages donnaient Ahmadinejad en tête, alors si on veut frauder, pourquoi le faire massivement et se mettre à dos toutes les grandes puissances « démocratiques » y compris « la seule vraie démocratie au Moyen Orient » ?

Il suffisait simplement de coller plus ou moins à ces derniers sondages iraniens et faire en sorte, par exemple, qu’Ahmadinejad obtienne 52%, Moussavi 37% ; Karroubi 6% et Rezai 5%, et le tour est joué ?

Élections en Iran : Et si Ahmadinejad avait vraiment gagné

par Robert Parry

lire l’article

VIDEOS

Iran : "Le Guide continue sur la même ligne"

Le 19 juin 2009 - 13h02

Interview- Thierry Coville, chercheur à l’Iris, estime sur LCI que le discours de fermeté d’Ali Khamenei envers les manifestants n’est pas une surprise..

Par TF1

Iran : Un habitant de Téhéran raconte

Le 18 juin 2009 - 21h56

Au 6e jour de manifestations de l’opposition à Téhéran, un habitant confie à LCI son inquiétude..

Par LCI

Iran : L’opposition se serre les coudes, le pouvoir se divise

Le 18 juin 2009 - 20h05

Au 6e jour de contestation en Iran, l’opposition a montré qu’elle ne faiblissait pas. En revanche, le pouvoir dont l’unité semble se lézarder..

Par TF1

Iran : Le journal du monde - Edition spéciale avec Maryam Rajavi

Le 18 juin 2009 - 19h54

La présidente du Conseil national de la résistance iranienne répond aux questions de Vincent Hervouët, le chef du service étranger de TF1/LCI..

Par LCI

Iran : Le guide Khamenei peut-il dénouer la crise ?

Le 18 juin 2009 - 18h36

Eclairage - Au 6e jour de manifestations de l’opposition à Téhéran, l’Iran attend la position de l’ayatollah détenteur du pouvoir..

Par LCI

Iran : La contestation toujours, filmée en amateur

Le 17 juin 2009 - 20h15

L’opposition iranienne a continué mercredi à défier le pouvoir, malgré les intimidations. Les autorités bâillonnant les médias occidentaux, les images amateur ont pris le relais..

Par TF1

Iran : Twitter et les portables, armes médiatiques des opposants

Le 17 juin 2009 - 20h15

Washington a demandé à Twitter de reporter une opération de maintenance pour permettre aux opposants de continuer à l’utiliser. Les images amateurs ont pris le relais de celles des journalistes étrangers bâillonnés..

Par TF1


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