AID Association initiatives dionysiennes
Malgré les assauts, l’éducation nationale résiste.... et innove !

UN MAMMOUTH ENCORE BIEN AGILE !

On espère que cette bonne nouvelle pourrira le sommeil de quelques pisse-froids :-)

mercredi 17 juin 2009 par JMT

La FSU a déposé mercredi un recours au Conseil d’Etat. Elle s’oppose à la validation par le Vatican de diplômes des universités catholiques françaises. La fédération syndicale dénonce une atteinte à la laïcité.

Le coup d’envoi du baccalauréat 2009 est donné jeudi pour quelque 500.000 candidats aux séries générale et technologique qui plancheront sur la philosophie, à partir de 08h00 pour les premiers, 14h00 pour les seconds, leurs autres épreuves écrites s’étalant jusqu’au 24 juin.

PARIS (Reuters) - Le premier syndicat de la fonction publique va saisir le Conseil d’Etat pour obtenir l’annulation d’un décret permettant la reconnaissance par la France de diplômes universitaires religieux du Vatican.

L’Education nationale a donné des consignes de vigilance pour lutter contre la grippe A, avant que sept élèves d’un collège près de Toulouse soient touchés, et elle prévoit la diffusion radiotélévisée de cours au cas où de nombreux établissements scolaires devraient fermer.

Le ministère de l’Education nationale a annoncé vendredi avoir signé avec huit enseignes de distribution un accord sur une liste de fournitures scolaires à prix modérés qui seront reconnaissables à un nouveau logo "Les essentiels de la Rentrée".

Un logiciel éducatif destiné à tous les intervenants de l’éducation, pour "sensibiliser les élèves à la lutte contre les discriminations", a été présenté vendredi à la presse au lycée Charlemagne à Paris, en présence de Xavier Darcos, ministre de l’Education nationale.

Interview - Un tiers de la classe en-dessous de la moyenne : c’est la norme. Mais c’est stupide et injuste, selon André Antibi, fondateur du Mouvement contre la constante macabre. Le mouvement a récemment reçu le soutien du ministre de l’Education nationale.

Selon le président, les lycées devraient être ouverts le week-end en dehors des heures de cours pour que les élèves participent à des activités extra-scolaires.

La réforme continue de poser problème : après les syndicats de professeurs, les présidents d’université ont demandé mercredi à Xavier Darcos de laisser le débat se poursuivre.

Laïcité - La FSU ne veut pas de diplômes validés par le Vatican

Céline MONCEL le 17/06/2009 à 19h43

La FSU a déposé mercredi un recours au Conseil d’Etat. Elle s’oppose à la validation par le Vatican de diplômes des universités catholiques françaises. La fédération syndicale dénonce une atteinte à la laïcité.

Dans le collimateur de la FSU, l’accord du 18 décembre 2008 sur "la reconnaissance des grades et diplômes dans l’enseignement supérieur" dont le décret d’application a été publié le 20 avril dernier au Journal officiel.

La fédération syndicale a décidé mercredi de déposer un recours auprès du Conseil d’Etat pour faire annuler ce décret . La FSU s’oppose à la validation par le Vatican de diplômes obtenus dans des universités catholiques françaises.

Crédit Photo : TF1/LCI Nicolas Sarkozy, au Vatican, le 20 décembre 2007

Jusqu’à présent, les universités privées signaient une convention avec les universités publiques pour que leurs étudiants aient un diplôme reconnu.

Depuis la séparation de l’Eglise et de l’Etat en 1905, l’Etat a toujours exercé un contrôle sur le choix des enseignants, le contenu des formations et les pratiques des établissements privés.

"Une forme de concordat"

Pour la FSU et ses syndicats nationaux, c’est une atteinte évidente au principe de laïcité. "C’est une remise en cause manifeste du monopole de l’Etat pour l’attribution des diplômes universitaires et la disparition de tout contrôle sur le contenu des formations dans les instituts catholiques", explique Denis Robin, secrétaire général du Snes-FSU.

Selon le représentant syndical, des dérives sont possibles. "On peut imaginer un institut catholique préparant un master qui défend le créationnisme. L’Etat ne pourrait rien dire".

Selon lui, cette décision de l’exécutif est d’autant plus inquiétante qu’elle relève d’"une démarche idéologique, dans la lignée du discours de Latran. On peut considérer que c’est une forme de concordat."

Quelques jours avant la signature de l’accord, Nicolas Sarkozy avait souligné que l’instituteur ne pourrait "jamais remplacer le curé ou le pasteur", des propos qui avaient déjà heurté les défenseurs de la laïcité.

La portée de l’accord est loin d’être seulement symbolique. "La liste est longue des conséquences d’une décision qui, comme trop souvent, instrumentalise l’existence d’un Etat du Vatican pour attribuer des droits spécifiques à une religion, violant ainsi les règles les plus élémentaires de la laïcité", affirme la FSU dans un communiqué.

L’accord signé par Paris et le Vatican concerne les principaux diplômes : le baccalauréat, la licence, le master et le doctorat, ainsi que des diplômes à caractère religieux.

Au moment de la signature de l’accord, la ministre de l’enseignement supérieur Valérie Pécresse avait assuré que seuls les diplômes canoniques seraient concernés.

"C’est bien l’ensemble des diplômes décernés par l’institut catholique qui seront reconnus par le Vatican. Ces diplômes validés par le Vatican donneront notamment accès aux concours de la fonction publique."

D’autre accords comme celui-là ont été signés par le passé, avec l’Espagne, le Portugal, ou encore la Pologne, mais le Saint Siège n’est pas un Etat comme un autre, il est aussi une autorité spirituelle.

« Au Portugal, on reconnait des diplômes passés à l’étranger. Dans ce cas, cela revient à faire valider des diplômes passés en France par un état étranger », poursuit Denis Robin.

La FSU, à laquelle s’est associée son syndicat du supérieur, le Snesup, rejoint ainsi le groupe PS-Verts du Sénat, la Ligue des droits de l’Homme, la Ligue de l’enseignement et l’Unsa éducation qui avaient déjà déposé de tels recours.

Baccalauréat : ça démarre jeudi avec la philosophie

AFP - mercredi 17 juin 2009, 18h16

Le coup d’envoi du baccalauréat 2009 est donné jeudi pour quelque 500.000 candidats aux séries générale et technologique qui plancheront sur la philosophie, à partir de 08h00 pour les premiers, 14h00 pour les seconds, leurs autres épreuves écrites s’étalant jusqu’au 24 juin.

Philo2007

Comme chaque année, le bac professionnel commencera quelques jours plus tard, lundi 22 juin, et se déroulera jusqu’au 26, avec des calendriers spécifiques à chaque spécialité.

Les candidats sauront à partir du mardi 7 juillet s’ils ont obtenu le diplôme du premier coup ou s’ils doivent passer l’oral de rattrapage, dont les résultats tomberont samedi 11 juillet. Tous seront disponibles gratuitement sur le site www.education.gouv.fr

"Symbole de la République" devenu un "rite de passage entre deux âges", le bac qui a eu 200 ans l’an dernier est un "monument du système éducatif qui a su s ?ouvrir progressivement à des générations toujours plus nombreuses", a déclaré la semaine dernière le ministre de l’Education nationale Xavier Darcos.

Cette année, les 622.322 candidats passeront à 53% un bac général, à 26% un bac technologique et à 21% un bac professionnel.

Le plus jeune est un lycéen de 13 ans et 3 mois de l’académie de Strasbourg, le plus âgé a dépassé 78 ans et concourra dans celle de Montpellier.

Le nombre des candidats est en très légère hausse par rapport à 2008, année où 518.895 lycéens ont décroché le diplôme, soit 63,6% de leur classe d’âge.

En comparaison, le premier baccalauréat, créé sous Napoléon Ier par décret du 17 mars 1808, avait été décerné à 31 hommes. La première femme, Julie Daubié, l’a obtenu en 1861, à 37 ans.

Depuis, tout ou presque a changé, et récemment ce sont les méthodes de révision qui ont évolué, en particulier grâce aux nouvelles technologies.

Quiz interactif sur le programme de sciences économiques et sociales, fiche récapitulative de mathématiques à imprimer, téléchargement en podcast sur MP3 d’un résumé du "monde en 1945"... : les supports de révision, dont nombre sont gratuits, sont aujourd’hui considérables.

Cette année, le début des épreuves a encore été repoussé de deux jours, après l’avoir déjà été l’an dernier d’une semaine, pour que les lycéens de seconde et première, ainsi que les collégiens, puissent continuer à travailler aussi longtemps que possible avant les grandes vacances.

L’organisation, toujours lourde, mettra à contribution 149.500 examinateurs et correcteurs, pour 4.428 centres d’examen en France : 4.880 sujets ont été élaborés, environ 4 millions de copies seront à corriger.

En tout, 22 langues vivantes étrangères peuvent faire l’objet d’une épreuve obligatoire, 24 autres d’une épreuve facultative uniquement, ainsi que 11 langues régionales. Après expérimentation en 2008, la possibilité de présenter la langue des signes comme épreuve facultative a été généralisée.

Au bac général, la suprématie de la filière scientifique n’est pas entamée : elle regroupe toujours une majorité de candidats (51%), plus que les deux autres réunies, l’économique (32%) et la littéraire, en baisse (17%).

Dans le baccalauréat technologique, la série SMS (sciences médico-sociales) est devenue ST2S (sciences et technologies de la santé et du social).

Et les lycéens de la voie professionnelle passent eux le bac dans 66 spécialités, dont deux nouvelles, "artisanat et métiers d’art, option marchandisage visuel" et "technicien géomètre topographe".

Des syndicats contre un accord France-Vatican dans l’Education

REUTERS - mercredi 17 juin 2009, 10h44

PARIS (Reuters) - Le premier syndicat de la fonction publique va saisir le Conseil d’Etat pour obtenir l’annulation d’un décret permettant la reconnaissance par la France de diplômes universitaires religieux du Vatican.

© REUTERS2009

Avec cet accord, la France "instrumentalise l’existence d’un Etat du Vatican pour attribuer des droits spécifiques à une religion, violant ainsi les règles les plus élémentaires de laïcité", dénonce la FSU dans un communiqué mercredi.

"Remise en cause du monopole de l’Etat pour la collation des diplômes profanes universitaires, reconnaissance par l’Etat de diplômes religieux, disparition de tout contrôle sur les instituts catholiques, sur le contenu des formations... la liste est longue des conséquences", poursuit-elle.

Le syndicat Unsa-éducation a déjà dit son intention de déposer un recours contre "un accord qui met en cause la laïcité de la République", ainsi que des associations comme la Ligue des droits de l’homme et la Ligue de l’enseignement.

Jean-Baptiste Vey, édité par Yves Clarisse

Grippe A : l’Education nationale prône la vigilance et prévoit des cours enregistrés

AFP - lundi 15 juin 2009, 16h11

L’Education nationale a donné des consignes de vigilance pour lutter contre la grippe A, avant que sept élèves d’un collège près de Toulouse soient touchés, et elle prévoit la diffusion radiotélévisée de cours au cas où de nombreux établissements scolaires devraient fermer.

Des professeurs à Toulouse le 15 juin 2009

Dans une note dont l’AFP a eu copie, datée du 9 juin, soit avant la découverte d’une contamination groupée au collège de Quint-Fonsegrives (Haute-Garonne), le ministère de l’Education nationale a rappelé aux recteurs que "même si la grippe A(H1N1) est moins virulente que ce que nous avons légitimement craint, elle n’en a pas moins un potentiel pandémique".

Et la note fait état "d’une éventuelle vague plus menaçante à l’automne".

Les voyages scolaires restent donc "fortement déconseillés" dans les pays où la transmission entre humains est importante soit, au 9 juin : Argentine, Australie, Canada, Chili, Costa-Rica, Honduras, Etats-Unis, Japon, Mexique, Panama, Pérou, Philippines, République dominicaine.

Dans les établissements scolaires, deux comportements doivent être promus auprès des enfants : "se laver les mains plusieurs fois par jour, au savon et pendant 30 secondes" ; "utiliser un mouchoir jetable pour éternuer ou tousser, le jeter dans une poubelle et se laver les mains".

Au-delà, "il est essentiel que les usagers des établissements aient réellement accès à des installations propres (...), les sanitaires devant être pourvus en produits hygiéniques adaptés (savon liquide, essuie-main jetable)".

En outre, "le séchage des mains doit être effectué soit par des souffleries, soit avec du matériel à usage unique".

En cas d’"alerte pandémique", la fermeture d’établissements scolaires pourra être décidée par le ministre de la Santé. Si beaucoup sont fermés, la "continuité pédagogique" serait assurée "grâce à la radio et la télévision".

Pour l’enseignement scolaire, le Centre national de documentation pédagogique (CNDP) a préparé 264 heures d’émissions télévisées et 288 heures d’émissions radiophoniques qui sont d’ores et déjà dans les studios de France Culture et France 5, les médias choisis pour leur éventuelle diffusion.

Ces programmes sont prévus pour 12 semaines, à raison de 6 heures de radio et 5 heures 30 de télévision par jour, 4 jours par semaine (pas le mercredi).

Ils concernent 9,4 millions d’élèves et sont fondés sur quatre niveaux : cycle 2 de primaire (grande section de maternelle, CP et CE1), cycle 3 (CE2 à CM2), collège et lycée.

A titre d’exemple, le CNDP indique que France Culture diffuserait lors d’une journée les programmes suivants : à 9h00 des mathématiques de primaire, à 10h00 "Les fées" de Charles Perrault pour le collège, à 11h30 de l’anglais niveau collège. L’après-midi serait consacrée aux lycéens : "L’ingénu" de Voltaire à 14h00, des mathématiques à 14h30, les origines du christianisme en histoire à 15h00, l’Irlande à 15h30, l’embyron en sciences de la vie et de la terre (SVT) à 16h00 et la lumière en physique-chimie à 16h30.

Au CNDP, on précise qu’internet n’a pas été choisi, délibérément, "parce que tous les ménages ne l’ont pas".

Lundi, la France a maintenu sa vigilance au niveau actuel (5A), malgré le premier cas de contamination groupée dans le collège proche de Toulouse.

"Les essentiels de la rentrée" : des fournitures scolaires à prix modérés

AFP - vendredi 12 juin 2009, 16h42

Le ministère de l’Education nationale a annoncé vendredi avoir signé avec huit enseignes de distribution un accord sur une liste de fournitures scolaires à prix modérés qui seront reconnaissables à un nouveau logo "Les essentiels de la Rentrée".

Un enfant joue avec un chariot de fournitures scolaires

Ce logo multicolore est estampillé d’une Marianne accompagnée de la devise de la République.

"C’est une première d’avoir un logo associant le monde du commerce et celui de l’Etat", a observé le ministre de l’Education nationale Xavier Darcos lors d’une conférence de presse.

Les produits de la liste seront vendus à partir du 15 juillet dans les magasins des groupes Auchan, Carrefour, Casino, Cora, Intermarché, Leclerc, Monoprix et Système U.

Cette liste est déclinable pour les élèves du primaire, collège et le lycées. Elle contient 27 produits communs à tous les élèves (cahiers, classeurs, stylos, crayons, gomme, colle, ruban adhésif...) ainsi que des produits spécifiques pour l’école primaire, le collège ou le lycée.

Elle comprend également un cartable pesant (à vide) moins d’un kilo.

Les prix du panier de fournitures différeront d’une enseigne à l’autre, mais chaque enseigne s’engage à ce que son panier global soit au même prix qu’à la rentrée 2008.

La liste a été transmise en février aux enseignants afin qu’ils en tiennent compte pour composer la liste des fournitures scolaires qu’ils réclameront à leurs élèves.

"Ce dispositif, qui existe depuis trois ans, est entré dans les usages", a déclaré M. Darcos.

Lycée : lancement d’un logiciel éducatif contre les discriminations

AFP - vendredi 12 juin 2009, 14h19

Un logiciel éducatif destiné à tous les intervenants de l’éducation, pour "sensibiliser les élèves à la lutte contre les discriminations", a été présenté vendredi à la presse au lycée Charlemagne à Paris, en présence de Xavier Darcos, ministre de l’Education nationale.

Lycée Pierre et Marie Curie de Chateau-Gonthier le 13 Janiver 2009

Réalisé en collaboration entre le ministère et la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (Halde), ce logiciel vise à former de manière ludique à la lutte contre les discriminations, en évoquant des exemples de préjugés courants.

Il se présente sous forme de QCM, quiz et mini scenarios. Des scènes "réalistes" mettent en scène, par exemple, des élèves discutant dans une cours de récréation sur le refus du droit d’entrée dans une boîte de nuit d’un de leurs camarades noirs.

Un glossaire donne avec précision la définition des mots, tels racisme ou discrimination. Une série d’exercices pratiques permet aux utilisateurs de tester leurs connaissances et de casser les préjugés. Sont par ailleurs évoqués les recours possibles en cas de discrimination.

Des groupes-tests, composés de chefs d’établissement, d’enseignants, de conseillers principaux d’éducation (CPE) et d’élèves ont permis de réaliser cet outil de formation. Les élèves de seconde du lycée Charlemagne ont participé à son élaboration. "Ils ont été d’un grand apport dans le choix des mots utilisés", a indiqué un représentant de la Halde.

M. Darcos a rappelé le travail réalisé depuis deux ans par l’Education nationale, notamment en terme d’information sur l’orientation sexuelle des jeunes dans les lycées publics.

"Il faut avoir conscience de ses droits pour lutter et ne pas se résigner", a déclaré le président de la Halde, Louis Schweitzer, soulignant "l’importance du respect de l’autre, quelle que soit son apparence physique ou son orientation sexuelle".

Le logiciel éducatif est librement téléchargeable sur le site www.halde.fr.

Education - Pour en finir avec les mauvaises notes

Sophie LUTRAND le 12/06/2009 à 10h44

Interview - Un tiers de la classe en-dessous de la moyenne : c’est la norme. Mais c’est stupide et injuste, selon André Antibi, fondateur du Mouvement contre la constante macabre. Le mouvement a récemment reçu le soutien du ministre de l’Education nationale.

Crédit Photo : TF1 Amphi Image d’archives

LCI.fr : Qu’est-ce que vous appelez la constante macabre ?

André Antibi (enseignant à l’université Paul Sabatier de Toulouse) : Aujourd’hui, si tous les élèves d’une classe obtiennent de bonnes notes à une évaluation, cela paraît suspect. On pensera que le prof est laxiste ou pas sérieux.

Il est au contraire tout à fait normal qu’un tiers ou la moitié de la classe ait moins de la moyenne. L’échec fait partie de la norme. Les enseignants ont l’impression d’avoir rempli leur mission quand un élève sur deux est en situation d’échec. Pendant 20 ans, cela me paraissait normal à moi aussi.

LCI.fr : Quel système de notation proposez-vous ?

A.A : Je propose les évaluations par contrat de confiance. Le principe est très simple : une semaine avant le contrôle, l’enseignant donne les questions ainsi que les réponses aux élèves. Le jour de l’épreuve, les 4/5e des questions seront celles du document et les autres des questions qui vérifieront que l’élève a compris ce qu’il a appris.

LCI.fr : Est-ce que l’évaluation par la confiance règle la question des mauvaises notes ?

A.A : Attention, notre objectif n’est pas de mettre de bonnes notes à tout le monde. L’idée de l’évaluation par contrat de confiance, c’est l’inverse du laxisme. C’est dire à l’élève que s’il travaille, il sera récompensé. Malgré cela, il reste 10% d’élèves qui continuent à ne pas avoir la moyenne et à ne pas réussir à restituer le savoir.

LCI.fr : Donner les réponses avant le contrôle, est-ce que ça ne fausse pas les règles du jeu ?

A.A : Il ne s’agit pas de donner le sujet à l’avance mais de ne pas piéger l’élève. Je suis prof de math et j’ai pu m’apercevoir qu’aucun étudiant, aussi bon soit-il, ne peut résoudre, en un temps limité, un exercice qu’il n’a jamais fait auparavant.

La restitution est compliquée, et c’est un exercice qui sert tout au long de la vie. Par ailleurs, sur 20 points, 4 seront consacrés à des questions dont les élèves n’auront pas eu les réponses.

LCI.fr : Vous êtes donc j’imagine, complètement opposé aux interrogations surprises ?

A.A : Oui. Je pense que si on doit garder trois mots clés, c’est la confiance, le travail et la motivation. L’interro surprise, c’est l’opposé de ça. L’évaluation que je propose est une incitation énorme au travail.

LCI.fr : Avez-vous l’oreille du ministre de l’Education national ?

A.A : Oui, Xavier Darcos nous a écrit pour nous dire qu’il soutenait notre initiative. Maintenant, ce serait bien qu’il envoie la même lettre aux recteurs d’académie, non pas pour imposer ce système d’évaluation mais pour leur proposer de se renseigner.

LCI.fr : Que pensez-vous des écoles alternatives qui sont opposés à toute forme de notation ?

A.A : Je suis contre le zéro note. On ne doit pas faire croire aux élèves que tout le monde est pareil, ce n’est pas honnête et ce ne serait pas un service à rendre aux enfants.

* Mouvement contre la constante macabre

Education - Pour Sarkozy, il faudrait ouvrir les lycées le week-end

le 10/06/2009 - 19h24

Selon le président, les lycées devraient être ouverts le week-end en dehors des heures de cours pour que les élèves participent à des activités extra-scolaires.

Crédit Photo : TF1/LCI Lycée

Les lycées devraient être ouverts le week-end en dehors des heures de cours pour que les élèves participent à des activités extra-scolaires, a estimé mercredi Nicolas Sarkozy devant quelques journalistes.

"Il faut qu’on accepte cette idée que le lycée doit être ouvert en dehors des strictes heures de cours. C’est un lieu de vie", a-t-il dit à la radio RTL lors d’une visite surprise dans un lycée de Gennevilliers, dans les Hauts-de-Seine.

"Ce n’est pas normal que quatre ou cinq mois de l’année, en comptant les vacances, ce soit fermé. Ce n’est pas normal que le week-end ce soit fermé. Si par exemple le samedi des jeunes lycéens se disent ’tiens si on allait au lycée, faire tourner le ciné-club ou la salle de spectacle ou les équipements sportifs’...", a ajouté le président de la République.

Lors de ce déplacement ; le président a par ailleurs confirmé que Richard Descoings, directeur du Sciences-Po Paris ne serait pas le ministre de l’Education dans le prochain gouvernement.

(D’après agence)

Universités - Formation des enseignants : un nouveau couac

le 10/06/2009 - 18h41

La réforme continue de poser problème : après les syndicats de professeurs, les présidents d’université ont demandé mercredi à Xavier Darcos de laisser le débat se poursuivre.

Crédit Photo : TF1-LCI Image d’archives Etudiants

C’est la pomme de discorde à l’origine du mouvement universitaire, et ça continue de poser problème. Après les syndicats de professeurs, les présidents d’université ont demandé mercredi à Xavier Darcos de laisser le débat se poursuivre au sujet de la réforme de la formation des enseignants.

Après une réunion mardi au ministère de l’Education, la Conférence des présidents d’université (CPU) a décidé de suspendre sa participation à la commission Marois-Filâtre sur la formation et les concours des enseignants, en raison de désaccords sur des projets de décrets.

En cause, selon la CPU : le "refus" du ministère "de revenir sur les dispositions permanentes des décrets relatifs au recrutement des enseignants" qui "anticipent le résultat des travaux" de cette commission.

Coprésidée par le président de l’université Toulouse-II Le Mirail Daniel Filâtre et mise en place à la suite du mouvement universitaire, elle doit rendre ses conclusions le 15 juillet, alors que l’examen des décrets en question est en cours.

"Ce n’est pas une étourderie"

Selon le ministère de l’Education, les décrets et la commission n’abordent pas les mêmes sujets. Mercredi, Xavier Darcos a assuré que les décrets étaient "des textes qui rendent possible le principe de masterisation", c’est-à-dire le recrutement des futurs enseignants des écoles, collèges et lycées à "master 2" (bac+5).

Et il a confirmé le calendrier des décrets : "nous allons les présenter au Conseil supérieur de la fonction publique cette semaine, et ça va aller au Conseil d’Etat" ensuite.

Mais la CPU n’est pas d’accord et l’a fait savoir lors d’une conférence de presse. Selon son président, Lionel Collet, trois points sont des "dispositions permanentes" qui vont au-delà de 2009-2010 et sur lesquels la commission Marois-Filâtre doit se prononcer : l’inscription en master 2 pour se présenter au Capes, l’obtention d’un master complet pour l’agrégation et le devenir des étudiants ayant eu le concours mais pas de master.

"Malentendu ?", "manoeuvre délibérée ?" : "ce que nous avons découvert hier, c’est que ce n’est pas une étourderie", a déploré M. Collet.

Alors que les universités "sortent de six mois très difficiles", notamment du fait d’une fronde contre la réforme de la formation des enseignants, qui incombera à l’avenir aux universités via des masters, M. Collet "considère" que le choix de M. Darcos est "un très mauvais signal" qui pourrait à nouveau "déstabiliser" les établissements.

"Qualité des formations"

Selon lui, c’est "la méthode une fois de plus qui peut inquiéter" (anticiper les résultats de la commission) mais aussi le fond, car les universités sont avant tout attachées à la "qualité de la formation" qu’elles délivrent.

Or, selon M. Filâtre, "pour beaucoup de responsables, ce n’est pas faisable" de préparer un concours, un diplôme de master et de faire des stages la même année de master 2.

La question n’est pas celle du recrutement à bac+5, qui est accepté, mais celle de la "qualité des formations", "un enjeu national, et pour les universités une responsabilité forte", a-t-il ajouté.

La CPU attend maintenant un geste de Xavier Darcos et espère qu’elle pourra reprendre sa place dans la commission. En attendant, elle continue à travailler de son côté sur les sujets en question.

A la suite de la décision de la CPU, la fédération syndicale Unsa Education et les étudiants de l’Unef ont demandé au gouvernement d’arrêter l’examen des décrets.

La Fage, deuxième organisation étudiante, a elle "souhaité que les concertations aboutissent dans un climat serein".

(D’après agence)

VIDEOS

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Louis Olivier/LCI.fr


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