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Crise, budget, chômage, une ministre des Finances omniprésente

LAGARDE SUR TOUS LES FRONTS

Est-elle chargée de dévider les mauvaises nouvelles pendant que d’autres se gardent les bonnes ?

jeudi 4 juin 2009 par JMT

Le gouvernement veut mettre en place un système d’intéressement collectif dans la Fonction publique, qui pourrait, comme le préconise un rapport parlementaire, être versé en fonction d’objectifs à atteindre par service, pour mieux rémunérer la performance des fonctionnaires.

Le taux de chômage a fait un bond brutal au premier trimestre 2009 (+1,1 point), d’une ampleur inédite depuis 1975, et le gouvernement prévoit qu’il va encore se dégrader dans les prochains mois, pour se rapprocher des 10% de la population active, selon les économistes.

La chômage a touché 8,7% de la population active au premier semestre 2009. "C’est évidemment un mauvais chiffre", a déclaré Christine Lagarde. Interrogée sur la tendance des prochains mois, la ministre de l’Economie a déclaré que "c’est une situation qui va perdurer".

La ministre de l’Economie oppose "le bon déficit" auquel elle a recours pour relancer l’économie au "mauvais déficit, celui qu’on traîne depuis 30 ans". Le déficit public de la France a représenté 3,4% de son produit intérieur brut en 2008 alors que le traité de Maastricht le limite à 3,0%.

Fonction publique : le gouvernement défend une rémunération collective au mérite

AFP - jeudi 4 juin 2009, 17h11

Le gouvernement veut mettre en place un système d’intéressement collectif dans la Fonction publique, qui pourrait, comme le préconise un rapport parlementaire, être versé en fonction d’objectifs à atteindre par service, pour mieux rémunérer la performance des fonctionnaires.

André Santini, secrétaire d’Etat a la Fonction Publique le 3 Juin 2008

Nicolas Sarkozy a défendu à plusieurs reprises le principe d’une rémunération des fonctionnaires "au mérite". Après avoir mis en place fin 2008 une rémunération au mérite individuelle, dite prime de fonctions et de résultats (PFR), qui devrait concerner au final près de 200.000 fonctionnaires, le gouvernement lance désormais le chantier d’une prime collective basée sur la réalisation d’objectifs au sein de chaque service.

L’intéressement, créé en 1959 pour les salariés du privé (25% des salariés en bénéficiaient en 2008), puis étendu en 1986-1987 aux entreprises publiques (65% des salariés), "est un changement profond pour les fonctionnaires jusqu’ici habitués à une rémunération fixe", a reconnu jeudi devant la presse le député UMP du Lot-et-Garonne Michel Diefenbacher, auteur du rapport, en présence du secrétaire d’Etat à la Fonction publique André Santini.

Ce rapport préconise un intéressement "ouvert au plus grand nombre" (y compris les non titulaires), basé sur des objectifs "clairs et simples", comme l’amélioration de la performance, de la qualité du service (temps d’attente au guichet, délai de réponse des administrations...), de la situation financière et de la situation sociale (diminution des accidents du travail ou de l’absentéisme par exemple).

Le député propose une hypothèse de départ de 300 euros par agent, qui pourrait concerner "le tiers ou le quart des agents", soit un coût de 200 millions d’euros par an pour la Fonction publique d’Etat.

Pour M. Diefenbacher, ce dispositif suppose la "création d’une prime supplémentaire". "Il faut faire apparaître clairement que l’objectif que nous poursuivons n’est pas de transposer purement et simplement ce qui se fait dans les entreprises" mais que "l’objectif c’est l’amélioration de la qualité du service rendu aux usagers", a-t-il insisté.

"En aucun cas, les objectifs ne doivent être liés à des économies de personnel", a souligné le ministère de la Fonction publique.

Pour M. Santini, "l’intéressement est en phase avec les valeurs de la Fonction publique", car "il s’agit d’une rémunération collective, dont bénéficient potentiellement tous les agents d’un service donné, quel que soit leur statut ou leur grade".

M. Diefenbacher souhaite une loi, couplée à des négociations avec les syndicats.

Selon l’entourage de M. Santini, le dispositif ne peut être qu’un "sujet pour 2010", le temps de négocier avec les syndicats et de définir les indicateurs dans chaque ministère et service.

André Santini et le ministre de la Fonction publique Eric Woerth ont proposé jeudi dernier cette négociation à quatre syndicats (Unsa, CFDT, CGC, CFTC), afin de définir "un accord-cadre pour la Fonction publique de l’Etat", avant des discussions dans les Fonctions publiques hospitalière et territoriale.

Ces syndicats ont signé en février 2008 un accord salarial avec le ministère, à l’inverse des quatre autres (CGT, FSU, FO et Solidaire), majoritaires mais donc exclus pour l’instant de la négociation.

Parmi eux, certains sont farouchement opposés à tout dispositif d’intéressement, souhaitant plutôt une augmentation collective.

Bond brutal du chômage au 1er trimestre en France, une ampleur inédite depuis 1975

AFP - jeudi 4 juin 2009, 16h26

Le taux de chômage a fait un bond brutal au premier trimestre 2009 (+1,1 point), d’une ampleur inédite depuis 1975, et le gouvernement prévoit qu’il va encore se dégrader dans les prochains mois, pour se rapprocher des 10% de la population active, selon les économistes.

Christine Lagarde le 13 Mai 2009

En trois mois, le nombre de destructions nettes d’emplois salariés a été aussi élevé que sur toute l’année 2008, illustrant la vive remontée du taux de chomage amorcée fin 2008, après deux ans de baisse.

Le taux de chômage au sens du Bureau international du travail (BIT) a connu un essor "brutal" de +1,1 point, à 8,7% de la population active en métropole contre 7,6% au quatrième trimestre 2008, a annoncé jeudi matin la ministre de l’Emploi Christine Lagarde, devançant la publication officielle des chiffres.

Si l’on inclut les départements d’Outre-mer, le taux a crû à 9,1% en moyenne au premier trimestre (+1,1 point aussi), selon les statistiques détaillées de l’Insee, dont les prévisions de fin mars se trouvent ainsi dépassées.

La France n’a pas connu d’augmentation d’une telle ampleur du taux de chômage métropolitain en un seul trimestre depuis le début de l’année 1975, date du démarrage de la série statistique de l’Insee.

Et il faut remonter au troisième trimestre 2006 pour trouver un taux de 8,8% en métropole et de 9,3% avec les Dom.

Les jeunes actifs, notamment les hommes, ont encore été les plus fortement touchés, mais les 25-49 ans et les seniors aussi subi une forte hausse du chômage.

Le nombre de personnes en "sous-emploi" (ayant un emploi mais disponibles pour travailler plus et voulant le faire) a aussi augmenté, une hausse résultant "principalement" du chômage partiel, qui concernait plus de 180.000 personnes au premier trimestre, note l’Insee.

Voyant dans ce rebond du chômage "la conséquence de la dégradation de la situation économique depuis six mois", la ministre de l’Emploi a souligné que ce "mauvais résultat" reste "dans la moyenne de l’Union européenne" et que la situation "se dégrade moins vite qu’ailleurs".

"Le nombre de chômeurs au sens du BIT a augmenté en France de 8% depuis le printemps 2007, alors que sa progression atteint sur la même période 25% dans la zone euro, 100% aux Etats-Unis et 142% en Espagne", a-t-elle noté dans un communiqué.

Le taux de chômage dans la zone euro a atteint son plus haut niveau depuis près de dix ans en avril, sous l’effet de la pire récession depuis 1945.

Outre la récession, la vive remontée du chômage en France s’explique, pour certains économistes, par une proportion accrue d’emplois précaires comparé aux décennies précédentes.

Les fins de CDD et d’intérim représentent plus du tiers des inscriptions à Pôle emploi depuis plusieurs mois, mais l’impact des plans sociaux et des licenciements économiques annoncés depuis l’automne 2008 apparaît de plus en plus aussi dans les statistiques.

"Le rendez-vous crucial sera la rentrée de septembre", selon le directeur général de Pôle emploi Christian Charpy.

Alors que le gouvernement anticipe une récession plus forte en 2009 qu’en 1993 et en 1975, plusieurs économistes et institutions s’attendent à une remontée du taux de chômage à 10% d’ici fin 2009 ou début 2010.

Le taux de chômage français devrait passer à 9,6% en 2009 et 10,7% en 2010, prévoit ainsi la Commission européenne.

Selon l’économiste Jacques Freyssinet, ancien responsable de l’ANPE, "une montée vers 10% de chômage est assez vraisemblable", mais "la plage d’incertitude est devenue gigantesque".

Emploi - Le chômage bondit et va "perdurer"

Mis à jour le 04/06/2009 - 09h09

La chômage a touché 8,7% de la population active au premier semestre 2009. "C’est évidemment un mauvais chiffre", a déclaré Christine Lagarde. Interrogée sur la tendance des prochains mois, la ministre de l’Economie a déclaré que "c’est une situation qui va perdurer".

Crédit Photo : Reuters Pôle Emploi

Des chiffres "mauvais", très mauvais. C’est ainsi que Christine Lagarde qualifie jeudi matin les chiffres du chômage du premier semestre 2009, qui fait un bond de 1,1 point, touchant 8,7% de la population active, contre 7,6% (chiffre révisé) au 4e trimestre 2008.

"On a une dégradation de la situation de l’emploi qui est tout simplement la conséquence de la dégradation de la situation économique depuis six mois de manière absolument nette", a déclaré la ministre de l’Economie sur Europe 1.

Le taux de chômage au quatrième trimestre 2008 a été révisé, passant de 7,8% de la population active en France métropolitaine à 7,6%.

C’est un chiffre "brutal", explique-t-elle. Et il va falloir s’y habituer, puisque selon elle, la situation va "perdurer" dans les prochains mois. "C’est pour ça qu’on a décidé de s’y attaquer de manière forte avec toute une série de mesures pour maintenir dans l’emploi, inciter à la création d’emplois et encourager au retour ou à l’accès à l’emploi, notamment à l’égard des jeunes et des seniors", a dit Christine Lagarde.

La France résiste mieux

"On est dans la moyenne de l’Union européenne et ça se dégrade moins vite qu’ailleurs", a-t-elle toutefois souligné, en citant les cas de l’Espagne, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis comme des pays avec des "dégradations beaucoup plus rapides, beaucoup plus douloureuses".

"Les inscrits à Pôle emploi janvier février mars avril sont importants mais déclinants. C’est une indication de tendance.

Le chiffre de 8,7% est une estimation Insee selon les méthodes du BIT qui est le chiffre de référence utilisé habituellement pour comparer les marchés du travail" a-t-elle précisé.

Par ailleurs Christine Lagarde s’est félicité de la création de 200.000 nouveaux auto-entrepreneurs depuis la création du statut au début de l’année.

D’après agence

Relance - Lagarde : "La dette, c’est comme le cholestérol !"

Olivier LEVARD - le 03/06/2009 - 15h27 Mis à jour le 03/06/2009 - 15h46

La ministre de l’Economie oppose "le bon déficit" auquel elle a recours pour relancer l’économie au "mauvais déficit, celui qu’on traîne depuis 30 ans". Le déficit public de la France a représenté 3,4% de son produit intérieur brut en 2008 alors que le traité de Maastricht le limite à 3,0%.

Crédit Photo : TF1 La ministre de l’Economie sur TF1 le 6 mai 2008

Son credo : tout n’est pas mauvais dans la dette. Christine Lagarde a redit mercredi son souhait de voir le déficit lié à la crise traitée séparément. Invitée à commenter ses déclarations dans le Financial Times Deutschland de lundi, la ministre de l’Economie a souligné que les mesures de relance qui grèvent les finances publiques avaient été encouragées par la Commission européenne.

"Je persiste à dire que nous avons deux catégories de déficit, le bon et le mauvais, comme le cholestérol," a dit Christine Lagarde à la presse dans une métaphore médicale.

"Le bon déficit c’est celui auquel nous sommes encouragés par la Commission européenne, le Fonds monétaire international, par tous les économistes pour relancer nos économies. On s’y est conformé, on a mis en place un cycle de dépenses publiques, on aencouragé les établissements publics à investir, on a accéléré les remboursements aux entreprises, c’est le plan de relance.

"Ce bon déficit, je crois qu’il faut le traiter de manière particulière, l’identifier et ne pas le mélanger dans le traitement qu’on en fait notamment lorsqu’on fait les programmes de stabilisation", a-t-elle estimé alors que la Commission européenne a entamé en février une procédure de déficit excessif contre la France et cinq autres pays de l’UE.

3,4% du PIB

A ce "bon" déficit, la ministre française oppose le "mauvais déficit, celui qu’on traîne depuis 30 ans." "Celui-là clairement il faut qu’on le traite à la racine, qu’on ait une meilleure gestion des finances publiques," a-t-elle dit.

Le déficit public de la France a représenté 3,4% de son produit intérieur brut en 2008 alors que le traité de Maastricht, mis en veilleuse par la crise, le limite à 3,0%.

La prévision officielle est de 5,6% en 2009 mais elle sera très certainement révisée dans le nouveau cadrage macroéconomique que la France prépare en vue de la réunion des ministres des Finances de l’Union européenne lundi et mardi.

La Commission européenne l’attend à 6,6% en 2009 puis 7,0% en 2010 selon ses prévisions actualisées publiées le 4 mai.

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