AID Association initiatives dionysiennes
Les problèmes sociétaux s’imposent à la machine éducatrice

EDUCATION A LA DERIVE

pas d’argent pour la pédagogie mais pour le sécuritaire on va en trouver !

mercredi 27 mai 2009 par JMT

Des pistes pour lutter contre l’intrusion d’armes en collèges et lycées, dont des portiques au cas par cas, vont être soumises jeudi à Nicolas Sarkozy, au lendemain d’une réunion au ministère de l’Education nationale qui a révélé des divergences persistantes sur cette question.

Dans une lettre ouverte à Xavier Darcos, ministre de l’éducation nationale, la Sgen-CFDT, par la voix de son secrétaire général, Thierry Cadart, a souhaité faire part de son avis critique sur les évaluations de CE1 qui ont lieu dans les établissements scolaires de France, depuis ce lundi 25 mai jusqu’au vendredi 29 mai 2009. Il juge que ces évaluations, bien que « moins caricaturales » que celles de CM2, « expriment une conception très restrictive de l’idée même d’évaluation.

Xavier Darcos a détaillé mercredi les pistes envisagées pour lutter contre l’intrusion d’armes en milieu scolaire. A l’Elysée de trancher jeudi. Pour "dissuader" l’intrusion d’armes, Xavier Darcos propose notamment la mise en place de portiques de détection, "mais pas de façon systématique".

Alors que Xavier Darcos consulte sur les réponses à apporter à la violence scolaire, un collégien a été interpellé près de Lyon après avoir pointé un couteau sur une enseignante. Il a été désarmé et maîtrisé par ses camarades, avant d’être remis à la police. Il a été mis en examen et laissé libre sous le coup d’une mesure éducative.

Les membres de la mission d’information parlementaire sur la réforme du lycée n’ayant pu s’accorder sur des solutions communes, élus de droite et de gauche proposent chacun leurs idées. Le rapporteur UMP propose un réaménagement des horaires et des programmes, et des remises à niveau l’été ; le PS réclame "un plan pluriannuel de recrutement" sur 5 ans.

La sécurité en milieu scolaire est au coeur d’une réunion au ministère de l’Education nationale, alors qu’une nouvelle agression d’enseignant a eu lieu près de Lyon. Jeudi, une autre réunion aura lieu à l’Elysée sur le même thème. Des réunions sur fond de désaccords après la proposition de Xavier Darcos de créer "une force mobile d’agents" pouvant opérer des fouilles d’élèves.

Près de deux tiers des Français (64%) sont favorables à la fouille d’un élève suspect dans les établissements scolaires selon un sondage réalisé par Opinion Way pour le ministère de l’Education nationale, révélé mercredi par Aujourd’hui en France/Le Parisien.

Le jeune homme de 18 ans a été frappé lundi matin par un groupe de quatre à six individus en se rendant en cours, à Clichy. Son pronostic vital est engagé.

Dans le JDD, la ministre de l’Intérieur "ne croit pas à une généralisation des portiques dans toutes les écoles" et estime que les propositions de Xavier Darcos "devront être précisées".

L’Elysée tranchera sur la lutte contre les armes en milieu scolaire

AFP - mercredi 27 mai 2009, 16h21

Des pistes pour lutter contre l’intrusion d’armes en collèges et lycées, dont des portiques au cas par cas, vont être soumises jeudi à Nicolas Sarkozy, au lendemain d’une réunion au ministère de l’Education nationale qui a révélé des divergences persistantes sur cette question.

Nicolas Sarkozy et Brice Hortefeux au Conseil des Ministres du 27 Mai 2009

Portiques de détection d’armes mais "au cas par cas", habilitation juridique des chefs d’établissement et des conseillers principaux d’éducation (CPE) pour contrôler le contenu des sacs des élèves, "force mobile d’agents" placée auprès des recteurs pour intervenir dans les établissements : le ministre Xavier Darcos a résumé mercredi les propositions qu’il fera au chef de l’Etat.

Il a encore prôné de renforcer la formation des personnels à la gestion de ce type de violence et de sanctionner financièrement les parents dont les élèves amèneraient des armes dans les enceintes des établissements.

"Nous allons vers des incidents graves", a aussi prévenu le ministre, affirmant que le phénomène touchait plus les collèges que les lycées.

Selon le ministère, il y a eu "251 signalements en relation avec des armes (intrusions, détentions, usage)" entre septembre 2008 et mars 2009. Soit une moyenne de 35 par mois sur 10 mois, en baisse par rapport aux 45 de 2007/2008.

La réunion tenue mercredi matin au ministère avec les représentants des fédérations de parents d’élèves, des collectivités locales et des chefs d’établissement a révélé des divergences d’approche.

Si le président de la fédération de parents d’élèves Peep, Philippe Vrand, a donné son "aval" aux "portiques" et aux "nouvelles prérogatives" pour les fouilles, en revanche il ne l’a pas fait pour les sanctions des parents.

Signe de leur mécontentement, les associations des départements et régions de France, majoritairement à gauche, n’étaient pas représentées par des élus.

Quant aux directeurs de collèges et lycées, leur position était très nuancée. Secrétaire général du principal syndicat de chefs d’établissement (SNPDEN), Philippe Tournier a réclamé du "cas par cas" pour les portiques et l’habilitation aux fouilles. Il a aussi refusé les opérations "coup de poing" qui aggraveraient selon lui les problèmes, prônant des interventions plus longues dans les établissements.

Sur toutes ces questions controversées, Nicolas Sarkozy devra trancher jeudi, à l’issue d’une réunion plus générale sur la sécurité à l’Elysée.

Le sondage commandé par le ministère de l’Education et paru mercredi dans Le Parisien va-t-il l’influencer ? 64% des personnes interrogées s’y disent favorables "à ce que les personnels administratifs soient autorisés s’ils l’estiment nécessaire à fouiller les élèves" et 81% "à l’installation de portiques" ou "d’appareils mobiles de détection" d’armes.

Et selon ce sondage Opinion Way, un clivage fort apparaît entre les électeurs en 2007 de Nicolas Sarkozy et de Jean-Marie Le Pen d’une part, très majoritairement favorables aux mesures, et ceux de François Bayrou et des candidats de gauche d’autre part, beaucoup plus nuancés.

Directeur de l’Observatoire international de la violence à l’école, Eric Debarbieux explique lui dans Le Monde que portiques et fouilles "systématiques" peuvent avoir l’effet pervers "d’augmenter la violence" et il met en garde contre des mesures prises "sous le coup d’un certain affolement".

En revanche, il n’écarte pas une force d’intervention type "vraie police de voisinage". Et prône surtout "stabilité" des équipes éducatives et "arrêt" de l’envoi des enseignants débutants dans les collèges et lycées "sensibles".

Réunion Avis critique de la Sgen-CFDT

La Réunion (IPR) - 27/05/09 16h17

Dans une lettre ouverte à Xavier Darcos, ministre de l’éducation nationale, la Sgen-CFDT, par la voix de son secrétaire général, Thierry Cadart, a souhaité faire part de son avis critique sur les évaluations de CE1 qui ont lieu dans les établissements scolaires de France, depuis ce lundi 25 mai jusqu’au vendredi 29 mai 2009. Il juge que ces évaluations, bien que « moins caricaturales » que celles de CM2, « expriment une conception très restrictive de l’idée même d’évaluation.

Des élèves de CE1 en salle de classe

Il estime d’abord que l’évaluation mise en place n’a pas de « lien réel avec la progression pédagogique » de l’élève du fait de son mode de passation « centralisé, uniforme et extérieur à l’activité ordinaire de la classe ». Il dénonce également la « complexité importante de bon nombre d’épreuves » qui « prive » cet outil d’intérêt.

Ne niant pas la nécessité de telles évaluations pour la conduite d’une politique éducative, la Sgen-CFDT souhaite néanmoins « que se développe une évaluation formative, menée au quotidien, intégrée dans l’activité ordinaire de la classe, permettant aux enseignants d’adapter leur pédagogie et de mesurer les progrès effectués et les difficultés rencontrées ».

Pour ce faire, le syndicat estime que l’évaluation doit « reposer sur l’ensemble des piliers du socle commun et pas seulement sur le français et les mathématiques ».

Enfin, la Sgen-CFDT a rappelé son souhait que les engagements pris sur la question de la publication des résultats et des usages détournés qui pourraient en être faits soit tenue.

Sécurité - Des portiques à l’entrée des écoles, pourquoi pas ?

le 27/05/2009 - 14h16

Xavier Darcos a détaillé mercredi les pistes envisagées pour lutter contre l’intrusion d’armes en milieu scolaire. A l’Elysée de trancher jeudi. Pour "dissuader" l’intrusion d’armes, Xavier Darcos propose notamment la mise en place de portiques de détection, "mais pas de façon systématique".

Crédit Photo : TF1/LCI Le ministre de l’Education nationale Xavier Darcos

Xavier Darcos a confirmé mercredi sa volonté d’oeuvrer à un plan contre l’insécurité dans les établissements scolaires pour la rentrée prochaine. Des pistes vont être soumises en ce sens à l’Elysée jeudi, a annoncé mercredi le ministre de l’Education, à l’issue d’une réunion au ministère de l’Education.

Pour "dissuader" l’intrusion d’armes, Xavier Darcos propose ainsi la mise en place de portiques de détection, "mais pas de façon systématique". "Je reconnais que le portique, c’est un peu compliqué à mettre en place", a-t-il déclaré à la presse, son ministère évoquant du "cas par cas", dans les établissements où des "diagnostics de sécurité" auront fait apparaître un besoin.

Pour permettre le contrôle des élèves, "il faut que nous trouvions une solution pour habiliter les personnels" à le faire dans les établissements, ce qui n’est pas possible actuellement, a ajouté Xavier Darcos.

Quant aux "forces mobiles" qui pourraient intervenir dans les écoles, "ce système, qui semble-t-il a provoqué beaucoup d’émotion, existe déjà, par exemple dans l’académie de Versailles", a expliqué le ministre.

Ce dernier a également insisté sur la formation des personnels des collèges et lycées, ainsi que sur l’idée de sanctions financières contre les parents des élèves amenant des armes en milieu scolaire.

Des "propositions raisonnables"

Secrétaire général du principal syndicat des chefs d’établissements, le SNPDEN, Philippe Tournier, a nuancé les propos du ministre à l’issue de la réunion à laquelle il a assisté.

Sur les portiques, il a dit "pourquoi pas, mais localement et s’il y a consensus" de la communauté éducative en ce sens. Selon lui, l’Assemblée des départements de France a marqué son "total désaccord" à ce sujet.

Concernant l’idée initiale de Xavier Darcos que chefs d’établissements et conseillers principaux d’éducation deviennent officiers de police judiciaire pour faire des fouilles, Philippe Tournier a indiqué que que "cette piste" semblait "abandonnée", évoquant plutôt "des possibilités juridiques au cas par cas".

Quant aux "brigades de paix scolaire, on semble s’orienter vers des personnels dans les établissements", a-t-il ajouté.

Le président de la fédération de parents d’élèves Peep, Philippe Vrand, a pour sa part parlé de "propositions raisonnables", donnant son "aval" aux "portiques" et aux "nouvelles prérogatives" pour les fouilles, pas aux sanctions des parents.

A l’Elysée de trancher lors d’une réunion jeudi, pour "un plan applicable à la rentrée prochaine", a indiqué le ministre de l’Education.

(D’après agence)

Violences - A 12 ans, il menace sa prof d’un couteau

le 27/05/2009 - 11h50

Alors que Xavier Darcos consulte sur les réponses à apporter à la violence scolaire, un collégien a été interpellé près de Lyon après avoir pointé un couteau sur une enseignante. Il a été désarmé et maîtrisé par ses camarades, avant d’être remis à la police. Il a été mis en examen et laissé libre sous le coup d’une mesure éducative.

Crédit Photo : sxc.hu salle classe archives

L’agression, le 15 mai, d’une enseignante, poignardée par un élève, avait relancé le débat sur la violence en milieu scolaire et sur les réponses à y apporter.

Elle sert de toile de fond aux deux réunions qui se déroulent, mercredi et jeudi, au ministère de l’Education nationale et à l’Elysée, et consacrées aux réponses à apporter.

Mais ce mercredi vient s’y ajouter un nouveau cas, moins grave mais tout aussi emblématique : celui d’une enseignante près de Lyon.

Elle l’avait puni quelques jours plus tôt pour avoir fait trop de bruit dans un couloir ; il l’a menacée avec un couteau de cuisine en plein cours. Les faits se sont déroulés mardi matin, à 10h40, au Collège les Noirettes de Vaulx-en Velin.

C’est pendant le cours d’arts plastiques d’une classe de 6e que l’adolescent d’une douzaine d’années a sorti le couteau de son sac avant de le pointer à moins de 20 cm de l’enseignante.

Des parents qui "tombent des nues"

Aussitôt désarmé et maîtrisé par ses camarades, le collégien a été interpellé par les policiers et placé en retenue judiciaire, à l’issue de laquelle il a été présenté au juge des enfants à Lyon.

Devant le magistrat, "il n’a pas donné d’explications à son geste", a indiqué une source judiciaire. Inconnu jusqu’alors de la justice, il a été mis en examen : il est poursuivi pour faits de violences avec arme sur son professeur et en milieu scolaire.

Il a toutefois été laissé libre sous le coup d’une mesure éducative ; dite "mesure de réparation", elle permettra avec des éducateurs de faire un travail sur les conséquences de son geste et sur l’acte de réparation au regard de la victime.

Dans un communiqué, le rectorat a souligné que le garçon a "prémédité" son acte en mettant le couteau de cuisine, "dont la lame mesure 30 cm (..), dans son sac la veille".

Le rectorat a fait savoir qu’il condamne "fermement" cet acte et a assuré la victime et l’ensemble du personnel scolaire de "son soutien".

Pour leur part, "les parents sont tombés des nues quand ils ont appris ce qu’il avait fait. Ce n’était pas un délinquant. C’est un premier acte particulièrement violent", a indiqué une source judiciaire.

D’après agence

Education - Un patchwork de recettes pour réformer le lycée

le 27/05/2009 - 11h07

Les membres de la mission d’information parlementaire sur la réforme du lycée n’ayant pu s’accorder sur des solutions communes, élus de droite et de gauche proposent chacun leurs idées. Le rapporteur UMP propose un réaménagement des horaires et des programmes, et des remises à niveau l’été ; le PS réclame "un plan pluriannuel de recrutement" sur 5 ans.

Crédit Photo : TF1/LCI lycée Image d’archives

Une classe de seconde générale et technologique, des "sas de rattrapage" l’été pour éviter de redoubler, un baccalauréat plus "resserré", un horaire hebdomadaire lycéen de 35 heures : telles sont les mesures de la mission d’information parlementaire sur la réforme du lycée rendues publiques mercredi.

Cette mission, présidée par le député socialiste du Nord Yves Durand, et dont le rapporteur est l’UMP Benoist Apparu, avait été mise en place en janvier après le retrait de la réforme Darcos.

Ses onze membres ont toutefois échoué à se mettre d’accord sur des solutions communes : les élus de l’UMP et du PS présentent donc chacun leurs préconisations.

Benoist Apparu propose une classe de seconde générale et technologique, indifférenciée, avec de la technologie et de l’économie pour tous. Puis deux classes de première, une générale et une technologique, pour ne créer qu’en terminale de véritables filières.

Le député préconise aussi une semaine hebdomadaire du lycéen de 35 heures, dont 30 heures organisées autour d’un triptyque d’enseignements de "culture générale"/ "d’approfondissement"/ "d’accompagnement" (soutien, travail en groupe). Les cinq autres heures seraient consacrées aux devoirs, faits au lycée.

"Poser les vrais problèmes du lycée"

Pour éviter les redoublements, le rapporteur prône des "sas" (session) de rattrapage (remise à niveau) pendant l’été suivant la classe de seconde. Des sas de "réorientation" seraient aussi possibles en milieu et fin de première.

Benoist Apparu entend aussi "réformer" le baccalauréat en le "resserrant" : l’épreuve de fin d’année comporterait, hormis le français en première, quatre épreuves (histoire-géographie, philosophie et deux épreuves spécialisées selon la filière choisie).

Mais les autres enseignements "feraient l’objet d’un contrôle en cours de formation", dans l’année, sur le modèle, par exemple, des partiels à l’université. La réforme doit être mise en oeuvre "à moyens constants" et "engagée rapidement", dès la rentrée 2010, estime le député.

De son côté, le groupe socialiste, dans sa contribution, explique qu’il ne peut "valider" le fait que la mission Apparu ne concerne pas le lycée professionnel. Interrogé il y a une semaine sur le refus des députés PS de suivre le rapporteur, Yves Durand avait jugé alors ses propositions "à la fois techniques et floues" et et avait suggéré "une autre logique : poser les vrais problèmes du lycée".

Ceux-ci se regroupent selon lui autour de quatre thèmes : vie lycéenne (question des bourses, éventuelle allocation autonomie), savoirs à acquérir, métier d’enseignant et moyens. "C’est à partir des besoins qu’on peut déterminer les moyens, sans l’a priori idéologique du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, et c’est pourquoi nous ne pouvions souscrire au rapport Apparu.

Nous voulons un recrutement pluriannuel d’enseignants", avait-il conclu. Dans sa contribution, le groupe socialiste préconise donc que soit lancée en 2009-2010 "une concertation avec tous les acteurs" et demande "un plan pluriannuel de recrutement" sur 5 ans.

D’après agence

Violences scolaires - Réunions au sommet pour trouver des solutions

le 27/05/2009 - 09h22

La sécurité en milieu scolaire est au coeur d’une réunion au ministère de l’Education nationale, alors qu’une nouvelle agression d’enseignant a eu lieu près de Lyon. Jeudi, une autre réunion aura lieu à l’Elysée sur le même thème. Des réunions sur fond de désaccords après la proposition de Xavier Darcos de créer "une force mobile d’agents" pouvant opérer des fouilles d’élèves.

Crédit Photo : LCI cour collège Image d’archives

Collectivités locales, parents d’élèves et chefs d’établissements seront au ministère de l’Education cet après-midi pour une rencontre avec Xavier Darcos sur le thème de "la lutte contre l’intrusion d’armes" en milieu scolaire.

Rencontre qui "a vocation à préparer la réunion" prévue le lendemain avec Nicolas Sarkozy et "les principaux acteurs de la sécurité, de la chaîne pénale et de l’Education nationale", selon le ministère de l’Education.

En toile de fond : l’agression, au couteau, d’une enseignante par un élève, le 15 mai, dans un collège de Fenouillet (Haute-Garonne). Et celle, ce mercredi, d’une autre enseignante près de Lyon, menacée à l’arme blanche en plein cours.

Parmi les mesures que M. Darcos entend proposer, figure la mise en place d’"équipes mobiles d’agents" assermentés, chargées d’intervenir sur des missions de contrôle et de prévention dans les établissements, voire d’opérer des fouilles dans les sacs d’élèves.

Ce pouvoir de fouille serait aussi donné aux chefs d’établissements, qui auraient "la compétence d’officiers ou d’agents de police judiciaire".

Autre mesure : mettre en place un régime de sanctions financières pour les parents des élèves ayant introduit des armes au sein d’un établissement.

En accord avec les collectivités locales, il prévoit aussi la possibilité d’équiper "certains établissements de portiques de détection".

Discordance au sein même du gouvernement

Ces propositions ont suscité de nombreuses critiques, y compris au sein du gouvernement.

La ministre de l’Intérieur Michèle Alliot-Marie a dit qu’elle ne croyait "pas à une généralisation des portiques dans toutes les écoles" et ne veut pas "installer des commissariats dans les écoles, ni morceler les forces de police pour créer une brigade spéciale pour chaque problème".

L’idée que des chefs d’établissements puissent être officiers de police judiciaire lui "paraît un peu compliquée".

Le Haut commissaire à la Jeunesse Martin Hirsch s’est prononcé "contre" une fouille "systématique" des sacs à l’école.

Les syndicats enseignants ont dénoncé des mesures "dangereuses et contre-productives" et une "lamentable opération politicienne" et réclamé des moyens humains.

Pour plusieurs observateurs, la proximité de ces annonces avec l’échéance des élections européennes n’est pas neutre.

"Depuis quelques semaines, on voit revenir très fortement le thème de la sécurité dans le discours officiel", constate Gérard Aschieri (FSU).

Le Sgen-CFDT dénonce le "contexte d’une campagne électorale marquée par le retour de la thématique sécuritaire".

Fouille dans les écoles : 64% des Français sont favorables

AFP - mercredi 27 mai 2009, 07h43

Près de deux tiers des Français (64%) sont favorables à la fouille d’un élève suspect dans les établissements scolaires selon un sondage réalisé par Opinion Way pour le ministère de l’Education nationale, révélé mercredi par Aujourd’hui en France/Le Parisien.

Des élèves à l’entrée du Lycée Gabriel-Péri ou un lycéen a été attaqué à coup de couteau le 13 Mai 2009

Concernant l’installation de portiques détectant les métaux, 81% des personnes interrogées sont pour, selon le sondage.

Par ailleurs, l’idée de sanctionner financièrement (jusqu’à 130 EUR) des parents d’élèves ayant introduit des armes dans leur établissement est approuvée par 61% des Français.

Enfin, d’après le sondage, huit personnes sur dix approuvent la création d’équipes mobiles d’agents assermentés pour mener des actions de contrôle ou de prévention de la violence dans les établissements sensibles.

Sondage réalisé auprès d’un échantillon de 1.047 personnes du 22 au 25 mai (méthode des quotas).

Hauts-de-Seine - Un lycéen agressé au marteau

le 25/05/2009 - 19h19

Le jeune homme de 18 ans a été frappé lundi matin par un groupe de quatre à six individus en se rendant en cours, à Clichy. Son pronostic vital est engagé.

Crédit Photo : sxc.hu passage protégé

Un lycéen de 18 ans, agressé à coups de marteau lundi matin à Clichy-la-Garenne (Hauts-de-Seine), a été grièvement blessé. Son pronostic vital est engagé.

Cet élève en 1ère au lycée Newton de Clichy, a été agressé par un groupe de quatre à six individus sur le trajet entre son domicile et l’établissement.

Le jeune homme, qui était accompagné d’un camarade, a été pris à partie par des agresseurs dont l’un était cagoulé avant d’être frappé à la tête. Les agresseurs n’avaient pas été interpellés lundi en fin d’après-midi.

"Un différend d’ordre privé"

Le lycéen avait déjà été victime d’une agression quelques mois auparavant à Asnières (Hauts-de-Seine), au cours de laquelle il avait été blessé au couteau, mais le lien entre les deux agressions n’était pas établi, a précisé une source judiciaire.

Le motif de l’agression précédente n’a pas pu être précisé par la source judiciaire. Pour la proviseure du lycée Newton, la victime est un "élève ordinaire", qui ne "pose pas de problème particulier dans l’établissement".

A l’issue d’une cellule de veille exceptionnelle lundi après-midi en mairie, le maire (PS) de Clichy, Gilles Catoire, qui souligne dans un communiqué que les faits sont liés à "un différend d’ordre privé", "va mobiliser ses médiateurs" et "recevra ce soir (lundi soir, NDLR) des délégations de jeunes en mairie pour les informer de la situation et les mettre en garde sur les rumeurs d’affrontements entre bandes".

M. Catoire a ajouté à l’AFP qu’il constatait une "montée des tensions depuis quelques semaines" avec notamment "une augmentation des incivilités, des nuisances sonores et des rassemblements au pied d’immeubles".

(D’après agence)

Education - Comment prévenir la violence à l’école ? Suite du débat

le 24/05/2009 - 11h51

Dans le JDD, la ministre de l’Intérieur "ne croit pas à une généralisation des portiques dans toutes les écoles" et estime que les propositions de Xavier Darcos "devront être précisées".

Crédit Photo : LCI Eleves en classe

Les idées de Xavier Darcos pour lutter contre la violence à l’école, qui suscitent un tollé syndical et politique, doivent être "précisées", estime Michèle Alliot-Marie dans le journal du Dimanche. Le ministre de l’Education a suggéré cette semaine l’installation de portiques de détection de métaux à l’entrée des écoles ainsi qu’une fouille des élèves par une "force mobile d’agents" spécialement formés.

Ces différentes mesures seront discutées mercredi prochain au ministère de l’Education nationale avec des représentants des chefs d’établissements, de parents d’élèves et de collectivités locales. Le lendemain, Nicolas Sarkozy réunira à l’Elysée les "principaux acteurs de la sécurité, de la chaîne pénale et de l’Education nationale".

"Faire de la prévention me parait judicieux"

"Réprimer n’est pas éduquer. Le ministre adopte des mauvaises réponses", dénonce le SNUEP-FSU dans un communiqué diffusé ce week-end.

Le principal syndicat de l’enseignement professionnel déplore des "mesures-paillettes" en réponse à des "faits extrêmement graves" que sont les agressions d’enseignants ou de proviseurs.

Le SNUEP-FSU déplore "l’absence de mesures éducatives, de prévention, alors même que les personnels sont de moins en moins nombreux dans les établissements scolaires".

Le PS avait exigé vendredi le rétablissement des postes de fonctionnaires supprimés depuis deux ans, stigmatisant le projet de Xavier Darcos, comparé à un "GIGN scolaire".

Dans le Journal du dimanche, la ministre de l’Intérieur explique qu’on "ne va pas installer des commissariats dans les écoles, ni morceler les forces de police pour créer une brigade spéciale pour chaque problème".

Cependant, "faire de la prévention à l’intérieur des établissements par des personnels de l’Education nationale me paraît judicieux", ajoute Michèle Alliot-Marie.

En revanche, il semble "un peu compliqué" de transformer les recteurs en officiers de police judiciaire et les conseillers d’éducation en auxiliaires, selon la ministre. "Ce ne sont pas des titres honorifiques mais des compétences juridiques (...) Il faut passer un concours ou un examen et être".

Elle dit ne pas croire à une "généralisation des portiques dans toutes les écoles" mais elle y voit un "outil de dissuasion dans certains établissements". "Un de mes doutes sur les portiques, c’est qu’ils sont un adjuvant à la peur.

Je veux que l’école soit le sanctuaire de la connaissance. Je ne veux pas l’enfermer dans une protection artificielle même si dans certains cas, la sécurisation est nécessaire", souligne-t-elle.

(D’après agence)

VIDEOS

Education : Une leçon d’instruction civique grandeur nature

Le 27 mai 2009 - 13h15

Le "City Raid" fait escale à Nice. L’occasion pour ces enfants de 10 à 13 ans de recevoir une leçon d’instruction civique grandeur nature..

Par TF1

Baccalauréat : La lutte à l’épreuve du Bac

Le 27 mai 2009 - 13h15

600.000 candidats au Bac se préparent. Les épreuves facultatives ont commencé. Dans le Finistère, 17 élèves ont choisi une option particulière : la lutte bretonne..

Par TF1

Education : Darcos : "j’essaie de répondre à une situation nouvelle"

Le 27 mai 2009 - 13h15

Pour "dissuader" d’introduire des armes dans l’enceinte des écoles, Xavier Darcos a proposé la mise en place de portiques de détection, "mais pas de façon systématique". Ecoutez-le..

Par TF1

Universités : La Sorbonne : de la grève aux examens

Le 25 mai 2009 - 20h15

Certains étudiants de Paris III la Sorbonne ont passé lundi leurs premiers examens après des semaines de blocages..

Par TF1

Education : CE1 : c’est parti pour leur premier examen national

Le 25 mai 2009 - 13h15

Toute la semaine, plus de 815.000 élèves de CE1 passent les évaluations nationales en français et en mathématiques. Un test pour faire le point sur les compétences des enfants..

Par TF1

Education : Fouilles dans les écoles : Darcos sème le trouble

Le 22 mai 2009 - 08h16

L’idée du ministre de l’Education d’organiser des fouilles à l’entrée des cours a suscité des réactions pour le moins mitigées. .

Par La rédaction


Accueil du site | Contact | Plan du site | Espace privé | Statistiques | visites : 1778281

Suivre la vie du site fr  Suivre la vie du site SERVICES PUBLICS, NOTRE BIEN COMMUN !  Suivre la vie du site Education   ?

Site réalisé avec SPIP 1.9.2e + ALTERNATIVES

Creative Commons License