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La Corée du Nord fait un nouvel essai nucléaire et teste des missiles

Tribulations nucléaires au pays du Matin Calme

mardi 26 mai 2009 par JMT

Le secrétaire américain à la Défense Robert Gates participera samedi à Singapour à une réunion trilatérale avec ses homologues japonais et sud-coréen, au cours de laquelle le dossier nord-coréen sera évoqué, a indiqué mardi son porte-parole Geoff Morrell.

Après son essai nucléaire de lundi qui lui a valu une condamnation du Conseil de sécurité, le régime de Kim Jong-il a procédé mardi à deux nouveaux tirs de missiles. Fait notable, Chine et Russie se sont jointes à la condamnation des tirs de Pyongyang. Mais l’unanimité sera peut-être plus difficile à trouver lors du vote d’une résolution.

La Corée du Nord a annoncé lundi avoir effectué "avec succès" un nouvel essai nucléaire, provoquant une vague de protestations à travers le monde et la convocation d’une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU qui a démarré dans la journée à New York.

Interview - Pour Valérie Niquet, directeur du centre Asie à l’Ifri, l’essai nucléaire ordonné par Kim Jong-il est un message adressé au président américain et à ses propres opposants. Elle estime que ce tir pourrait également aboutir à un soutien moins ferme de Pékin envers Pyongyang. Valérie Niquet est la directrice du centre Asie à l’Ifri (Institut français des relations internationales).

L’essai nucléaire nord-coréen a suscité lundi une vague de protestations dans le monde, plusieurs pays réclamant des sanctions de l’ONU, tandis que le président américain Barack Obama appelait la communauté internationale à réagir.

Corée du Nord : réunion USA/Japon/Corée du Sud à Singapour samedi

AFP - mardi 26 mai 2009, 20h39

Le secrétaire américain à la Défense Robert Gates participera samedi à Singapour à une réunion trilatérale avec ses homologues japonais et sud-coréen, au cours de laquelle le dossier nord-coréen sera évoqué, a indiqué mardi son porte-parole Geoff Morrell.

Cette réunion trilatérale, déjà prévue dans le cadre d’une conférence régionale annuelle sur la sécurité, sera la toute première entre les ministres de la Défense de ces trois pays, a-t-il précisé.

Le secrétaire américain à la Défense Robert Gates à Washington le 20 mai 2009

Or "les développements du week-end en Corée du Nord seront sans aucun doute au menu des conversations" entre M. Gates et ses homologues japonais, Yasukazu Hamada et sud-coréen, Lee Sang-Hee, a déclaré M. Morrell à quelques journalistes.

Pyongyang a annoncé lundi avoir effectué "avec succès" un nouvel essai nucléaire — après un premier en octobre 2006 — faisant fi des pressions internationales visant à la faire renoncer à son programme nucléaire. Le régime communiste a également procédé le même jour au tir de trois missiles de courte portée.

La communauté internationale et le Conseil de sécurité de l’ONU ont condamné lundi ce nouvel essai nucléaire et décidé de préparer une résolution qui devrait comporter de nouvelles sanctions à l’égard de la Corée du Nord

Corée du Nord - Pyongyang brave l’ONU et teste de nouveaux missiles

le 26/05/2009 - 11h51

Après son essai nucléaire de lundi qui lui a valu une condamnation du Conseil de sécurité, le régime de Kim Jong-il a procédé mardi à deux nouveaux tirs de missiles. Fait notable, Chine et Russie se sont jointes à la condamnation des tirs de Pyongyang. Mais l’unanimité sera peut-être plus difficile à trouver lors du vote d’une résolution.

Crédit Photo : DR Kim Jong-il, président nord-coréen (photo non datée, présentée par le régime)

Pyongyang agitait la menace de représailles - et notamment celle d’un nouvel essai nucléaire - depuis sa condamnation le mois dernier à l’ONU à la suite d’un tir de fusée à longue portée au-dessus du Japon, début avril.

La menace a été mise à exécution lundi, lorsque le régime communiste de la Corée du Nord a procédé à des essais souterrains et à trois tirs expérimentaux de missiles à courte portée.

Et elle a été réitérée mardi sous la forme de deux nouveaux tirs de missiles dans une zone de la mer Jaune, qui avait été interdite aux bateaux au large du conté de Jungsan.

Pyongyang semble avoir eu recours à des missiles terre-mer d’une portée de 160 km, qui utilisent une technologie basée sur celle des missiles chinois Silkworm.

Bravant la vague de protestations suscitée par son essai nucléaire, et la condamnation de la violation de la résolution 1718 par un Conseil de sécurité unanime (y compris la Chine et la Russie, qui ont infléchi leur position habituelle de soutien à Pyongyang), la Corée du Nord a dénoncé en outre la politique hostile de l’administration de Barack Obama.

Alors que les ministres des Affaires étrangères d’Asie et de l’Union européenne réunis à Hanoï ont annoncé à leur tour mardi une condamnation commune, le président américain a réaffirmé "l’engagement sans faille" des Etats-Unis aux côtés de la Corée du Sud et du Japon pour assurer la paix et la sécurité en Asie du Nord-Est.

Séoul a annoncé, ce qui pourrait ajouter à la tension, qu’il rejoindrait l’initiative de sécurité contre la prolifération, un dispositif lancé par le gouvernement de George W. Bush pour lutter contre le trafic d’armes de destruction massive. Pyongyang avait prévenu que la participation de la Corée du Sud à ce programme équivaudrait à une déclaration de guerre.

Rhétorique guerrière

L’agence de presse nord-coréenne KCNA a diffusé une dépêche pour stigmatiser la politique "hostile" des Etats-Unis, qui n’a pas changé selon Pyongyang depuis l’arrivée d’Obama à la Maison blanche et justifie ses efforts pour se bâtir un arsenal nucléaire.

"Notre armée et notre peuple sont totalement prêts pour la bataille (...) contre toute tentative imprudente américaine de frappe préventive", a ajouté KCNA.

Une rhétorique guerrière habituelle de la part du régime de Pyongyang mais qui peut dissimuler des préoccupations d’un autre ordre : pour les spécialistes, la Corée du Nord a choisi de procéder plus tôt que prévu à un essai nucléaire pour attirer l’attention de l’administration Obama et faire monter les enchères pour d’éventuelles négociations directes.

De plus, le temps presse pour le dirigeant nord-coréen Kim Jong-il, qui chercherait ainsi à obtenir un accord avec les Etats-Unis et à améliorer la situation économique avant de confier la direction du pays à l’un de ses fils.

La Corée du Nord espère par ailleurs éviter un durcissement des sanctions qui la frappent en jouant sur un Conseil de sécurité hésitant. Il a d’ores et déjà promis de s’atteler rapidement à la rédaction d’une nouvelle résolution.

Mais après la condamnation initiale de l’essai nucléaire de lundi, à laquelle se sont donc jointes la Russie et la Chine, le vote d’une résolution sera peut-être plus difficile à obtenir. Plusieurs membres du Conseil de sécurité ont plaidé pour le renforcement des sanctions imposées à la Corée du Nord.

La Russie, soutien traditionnel de Pyongyang, et qui assume ce mois-ci la présidence tournante du Conseil de sécurité, juge également une résolution musclée "inévitable". Mais d’autres, à l’image de Pékin, pourraient opter pour une position plus prudente afin de tenter de maintenir en vie les "pourparlers à six" sur la dénucléarisation de la péninsule.

Avec agences

La Corée du Nord défie le monde en annonçant un nouvel essai nucléaire

AFP - lundi 25 mai 2009, 22h28

La Corée du Nord a annoncé lundi avoir effectué "avec succès" un nouvel essai nucléaire, provoquant une vague de protestations à travers le monde et la convocation d’une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU qui a démarré dans la journée à New York.

Des manifestants sud-coréens brûlent des images du leader nord-coréen Kim Jong Il à Séoul le 25 MAi 2009 à l’annonce d’un essai nuclaire nord-coréen

"La République démocratique populaire de Corée (RDPC) a procédé avec succès à un nouvel essai nucléaire souterrain le 25 mai dans le cadre de ses mesures destinées à renforcer ses capacités de dissuasion nucléaire (...)", a indiqué l’agence de presse officielle du régime KCNA.

Pyongyang agitait la menace de représailles - et notamment celle d’un nouvel essai nucléaire - depuis sa condamnation le mois dernier à l’ONU à la suite d’un tir de fusée à longue portée au-dessus du Japon, début avril.

Le président américain Barack Obama a "fermement" condamné "une menace pour la paix et la sécurité mondiales" tout en appelant à "une action de la communauté internationale".

La secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton a souhaité un front "ferme et uni" face à la menace nucléaire nord-coréenne.

Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon, "profondément inquiet", a annoncé la tenue d’une réunion d’urgence du Conseil de sécurité à New York.

Les discussions ont démarré vers 16H30 (20H30 GMT).

Elle ont été précédées d’une réunion dite "P5 + 2", entre les cinq membres permanents du Conseil dotés du droit de veto (Chine, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie), le Japon et la Corée du Sud. Le Japon est actuellement membre du Conseil mais pas la Corée du Sud.

Les diplomates n’ont fait aucune déclaration à la presse entre les deux réunions.

La Chine, proche alliée de Pyongyang, a condamné très fermement l’essai, appelant le régime communiste à "cesser toute action susceptible d’envenimer la situation".

Selon des responsables sud-coréens, une secousse a été décelée dans la ville nord-coréenne de Kilju (nord), où Pyongyang avait déjà procédé à son premier essai en 2006.

L’Institut américain d’études géologiques (USGS) a pour sa part détecté un "épisode sismique" de magnitude 4,7 à 09H54 locales (00H54 GMT), à 375 kilomètres au nord-est de Pyongyang et à une profondeur de seulement 10 km.

Selon l’agence météorologique japonaise, au regard de l’activité sismique, l’essai était "quatre fois" plus puissant qu’en 2006.

De nombreux doutes avaient entouré ce premier essai nord-coréen. L’explosion atomique n’avait été confirmée que tardivement et son "succès" revendiqué largement contesté.

Pyongyang a également procédé lundi à trois nouveaux tirs de missiles courte portée, a confirmé l’armée sud-coréenne.

Ce nouveau test, s’il est avéré, sonne comme un défi à la communauté internationale qui tente depuis six ans de convaincre le Nord de renoncer à ses ambitions atomiques.

Entamées en 2003, ces négociations sont aujourd’hui dans les limbes, suspendues au bon vouloir de Pyongyang, sourd aux semonces internationales et qui avait fait fi des résolutions de l’ONU adoptées en 2006.

Voisin et ennemi de la Corée du Nord, le Japon a réclamé une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU pour sanctionner la Corée du Nord.

Séoul a jugé que l’essai représentait une "grave menace" pour la paix dans la région.

L’Union européenne s’est déclarée "très troublée" par l’annonce de Pyongyang. Le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a "condamné fermement" l’essai.

Le Conseil de sécurité de l’ONU avait condamné le 13 avril un tir de fusée balistique effectué le 5 du même mois par la Corée du Nord et a renforcé le régime de sanctions mis en place à son encontre en 2006.

En réponse à cette condamnation, Pyongyang avait annoncé son retrait des négociations à Six (Russie, Corée du Nord et Corée du Sud, Etats-Unis, Japon et Chine), l’arrêt de sa coopération avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) et la réactivation de ses installations nucléaires.

Corée du Nord - "Une provocation envers Obama et un message interne"

Propos recueillis par Fabrice AUBERT - le 25/05/2009 - 21h19

Interview - Pour Valérie Niquet, directeur du centre Asie à l’Ifri, l’essai nucléaire ordonné par Kim Jong-il est un message adressé au président américain et à ses propres opposants. Elle estime que ce tir pourrait également aboutir à un soutien moins ferme de Pékin envers Pyongyang. Valérie Niquet est la directrice du centre Asie à l’Ifri (Institut français des relations internationales).

Crédit Photo : TF1/LCI Kim Jong-il, le leader nord-coréen à Pyongyang.

LCI.fr : Quel message veut faire passer Pyongyang en procédant à ce nouvel essai ?

Valérie Niquet : Il faut lire cet essai à deux niveaux. Tout d’abord, vis à vis de l’extérieur. Sur ce point, il traduit la volonté de Pyongyang de réaffirmer auprès de la communauté internationale, et notamment de la nouvelle administration américaine, sa capacité de nuisance et donc de négociations. Le but est de faire monter les enchères dans l’hypothèse d’une reprise des pourparlers à Six (ndlr : Corée du Nord, Corée du Sud, Etats-Unis, Chine, Russie, Japon).

Ensuite, au niveau intérieur, il faut s’interroger jusqu’à quel point cet essai s’inscrit dans la lutte d’influence qui a lieu au sein du pouvoir nord-coréen lui-même. Depuis son accident cérébral présumé, Kim Jong-il est fragilisé pour imposer ses possibles successeurs. Son fils est notamment contesté par l’armée. En procédant à ce tir, il entend réaffirmer sa prédominance sur les militaires.

LCI.fr : Lequel de ces deux messages est le plus important ?

V.N. : Il est impossible de répondre à cette question.

LCI.fr : Sur le plan extérieur, ce tir est donc un test envers Barack Obama.

V.N. : Cet essai est en effet une provocation envers l’administration américaine. Jusqu’ici, Washington n’a pas encore défini une politique précise envers la Corée du Nord. Barack Obama, ayant déjà d’autres problèmes (la crise économique, le Proche-Orient, l’Iran) à gérer, espérait pouvoir laisser la question nord-coréenne de côté un certain temps. Cela va être difficile désormais. Il va devoir prendre une position claire sur le sujet rapidement.

"Des sanctions de l’Onu auraient un effet limité"

LCI.fr : Plus globalement, de quelles marges de manœuvre l’Onu et la communauté internationale disposent-elles ?

V.N. : Le Conseil de sécurité et les pays impliqués dans les négociations à Six vont être convoqués. Le premier va sans doute proposer de nouvelles sanctions. Contrairement au mois dernier après la mise en orbite d’un satellite, elles devraient d’ailleurs être adoptées car la Chine ne devrait cette fois pas menacer de mettre son veto. Mais ces sanctions auront un effet limité sur le plan économique puisque la Chine tient son allié à bout de bras dans ce domaine.

LCI.fr : Une abstention de la Chine lors du vote des sanctions au Conseil de sécurité marquerait-elle un tournant ?

V.N. : C’est difficile à dire. Cet essai pourrait en effet amener Pékin à réviser sa position. Jusqu’à présent, la Chine a toujours défendu la Corée du Nord en affirmant qu’elle pouvait l’amener à infléchir sa position lors des négociations. Ce discours sera moins valable désormais. Pékin va donc devoir choisir entre soutenir son allié à n’importe quel prix ou bien le presser (ndlr : en attendant la réunion du Conseil de sécurité, la Chine s’est déjà dite "opposée" à l’essai et demande à Kim Jong-il de ne pas "envenimer la situation").

Sur ce point encore, les luttes de pouvoir à l’intérieur du régime nord-coréen sont à prendre en compte pour expliquer l’essai nucléaire. La volonté de Kim Jong-il de prouver qu’il ne se laisse pas dicter sa conduite par Pékin peut l’avoir amené à cette stratégie de provocation qui pourrait en fait nuire aux intérêts nord-coréens à long terme.

Essai nucléaire nord-coréen : concert de protestations et appel à sanctions

AFP - lundi 25 mai 2009, 18h46

L’essai nucléaire nord-coréen a suscité lundi une vague de protestations dans le monde, plusieurs pays réclamant des sanctions de l’ONU, tandis que le président américain Barack Obama appelait la communauté internationale à réagir.

Barack Obama à la Maison Blanche

Le président Barack Obama a "fermement" condamné ce nouvel essai qui représente "une grave menace pour la paix et la sécurité mondiales".

"Les agissements de la Corée du Nord mettent en danger les peuples d’Asie du nord-est". Ils contredisent les résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU, a-t-il ajouté.

"Les Etats-Unis et la communauté internationale doivent agir", a affirmé M. Obama, appelant à "une pression internationale accrue". La secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton a souhaité un front "ferme et uni" face à la menace nucléaire nord-coréenne.

Le secrétaire général de l’ONU, le sud-Coréen Ban Ki-moon, s’est dit "profondément inquiet".

L’Otan a condamné "fermement" les essais nucléaires et balistiques qui constituent "une sérieuse menace pour la paix, la sécurité et la stabilité de la région Asie-Pacifique". L’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) a qualifié l’action de "menace pour la stabilité régionale et mondiale".

Principale alliée de la Corée du Nord, la Chine s’est déclarée "résolument opposée" à l’essai nucléaire nord-coréen, appelant Pyongyang à "cesser toute action susceptible d’envenimer la situation" et "à respecter ses engagements de dénucléarisation".

La Russie, soucieuse de préserver de bonnes relations avec le régime communiste nord-coréen, s’est dite "inquiète", mais a appelé à "ne pas céder à l’hystérie".

"Les dernières actions de la Corée du Nord provoquent une escalade en Asie du nord-est et menacent la sécurité et la stabilité dans la région", selon Moscou, pour qui l’essai nucléaire de lundi "est un coup sérieux porté aux efforts internationaux pour renforcer le Traité de non-prolifération (TNP)".

Le diplomate en chef de l’Union Européenne, Javier Solana, a qualifié l’essai nucléaire d’"acte irresponsable" méritant "une réaction ferme de la communauté internationale".

Quant au président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, il a condamné cette "provocation" d’un "régime totalitaire qui n’est pas capable de nourrir proprement sa population et qui trouve des ressources pour des armes nucléaires".

Pour Londres, l’initiative nord-coréenne, "erronée, malencontreuse", représente "un danger pour le monde", tandis que le Canada a dénoncé des agissements "provocateurs" .

La France a réclamé au Conseil de sécurité "les sanctions les plus fermes vis-à-vis de la Corée du Nord". L’Italie a dénoncé une "menace pour la paix régionale et internationale".

La Suède s’est alarmée que Pyongyang "continue de provoquer la communauté internationale" et la Pologne a exprimé sa "profonde inquiétude". Prague a condamné "énergiquement" le test, la Finlande estimant qu’il "menaçait la paix et la stabilité".

Autre puissance nucléaire, l’Inde a jugé "malheureux" le nouvel essai, dénonçant "une violation des engagements internationaux" de Pyongyang.

Israël espère que "la communauté internationale va réagir avec fermeté à cet essai nord-coréen pour envoyer un message clair à d’autres pays".

Qualifiant l’essai nucléaire d’"acte intolérable", le Japon, voisin et ennemi de Pyongyang, a demandé la convocation d’une réunion d’urgence du Conseil de sécurité, et préconise une nouvelle résolution sanctionnant le régime communiste.

La Corée du Sud a de son côté parlé de "grave menace pour la paix et la stabilité dans la péninsule coréenne et en Asie du Nord-est". Le Vietnam s’est dit "gravement préoccupé", estimant que l’essai allait "compliquer la situation" dans la région.

Séoul compte demander au Conseil de sécurité de l’ONU "de prendre les mesures appropriées", en coopération étroite avec les autres pays participant aux négociations à six (deux Corée, Etats-Unis, Chine, Russie, Japon).

Ces laborieuses discussions sur le désarmement nucléaire de Pyongyang sont interrompues depuis que la Corée du Nord s’en est retirée, en avril, pour protester contre sa condamnation à l’ONU après son tir de fusée.

VIDEOS

Corée du nord : La Corée du Nord défie une nouvelle fois le monde

Le 25 mai 2009 - 20h15

Le Corée du Nord a procédé lundi à son 2e essai nucléaire et évoque déjà de nouveaux tirs. Le Conseil de sécurité de l’ONU va se réunir en urgence..

Par TF1

Corée du Nord : L’essai nucléaire qui inquiète le monde

Le 25 mai 2009 - 13h15

La Corée du Nord a confirmé avoir procédé à deux nouveaux tirs de missiles courte portée. Des essais que de nombreux pays condamnent..

Par TF1


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