AID Association initiatives dionysiennes
Santé

Hôpitaux : loi réformée avant même d’être votée

mardi 12 mai 2009 par JMT

Ils protestaient mardi contre la réforme hospitalière alors que le président tenait une réunion sur ce thème à Nancy, sous haute protection policière. Un manifestant, qui aurait tenté de mettre le feu à une poubelle selon une source policière, a été interpellé.

Nicolas Sarkozy a tenté lundi de désamorcer la grogne contre le projet de loi Bachelot de réforme de l’hôpital en acceptant des modifications sur leur gouvernance, à la veille de l’examen du texte par le Sénat et d’une nouvelle journée de protestation de leurs personnels.

A la veille de l’examen du texte au Sénat, Nicolas Sarkozy reçoit ce soir à l’Elysée directeurs de CHU et doyens des facultés de médecine. Il pourrait annoncer des évolutions. Le projet de loi, déjà largement amendé par les sénateurs de la commission des Affaires sociales, mais toujours contesté par les soignants, devrait donner lieu à trois ou quatre semaines de débats houleux.

Nancy - Un millier de manifestants contre la visite de Sarkozy police policiers

le 12/05/2009 - 13h44

Ils protestaient mardi contre la réforme hospitalière alors que le président tenait une réunion sur ce thème à Nancy, sous haute protection policière. Un manifestant, qui aurait tenté de mettre le feu à une poubelle selon une source policière, a été interpellé.

Crédit Photo : TF1/LCI Des policiers

Entre 700 et un millier de personnes, selon les sources, ont manifesté mardi à Nancy pour protester contre la réforme hospitalière. La manifestation était organisée alors que le président Nicolas Sarkozy tenait, sous haute protection policière, une réunion sur ce thème dans la ville.

Un manifestant, qui aurait tenté de mettre le feu à une poubelle, selon une source policière, a été interpellé. Pour disperser les manifestants qui s’étaient rassemblés pour protester contre cette interpellation, les policiers ont fait usage de bombes lacrymogènes.

Les manifestants, essentiellement des personnels de santé, mais aussi quelques salariés de Kléber, ArcelorMittal, des étudiants et des militants de gauche, ont rejoint un groupe d’une quarantaine de soignants qui venaient de débrayer de l’hôpital voisin.

Sur une banderole, "CHU Nancy-Brabois : l’argent public pour les services public, pas pour le patronat". Nombre de manifestants et d’habitants ont également critiqué l’important quadrillage policier mis en place pour protéger la venue du président, le jugeant "honteux, aberrant, inadmissible".

Une "stratégie médiatique"

"C’est comme pour l’Otan à Strasbourg", s’est exclamée une photographe, notant que deux lieux avaient été entièrement bloqués, l’hôpital au centre-ville, entouré d’une zone sécurisée de 300 à 400 m, et le gymnase où s’achèvera la visite présidentielle avec une conférence de presse.

"Tout ça pour un seul homme, je ne sais pas de quoi il a peur", a observé Pascal Debay, responsable fédéral et départemental CGT Santé fédéral, en Meurthe-et-Moselle.

Dans le cortège étaient hissés des drapeaux Sud solidaire, Sud PTT, NPA, Unef, Front de gauche, Confédération nationale du travail, CGT Livre ainsi que des drapeaux appelant à la démission de Nicolas Sarkozy, des pancartes hostiles à la loi LRU sur les universités et des banderoles "Casse-toi pov’con".

Le responsable syndical Pascal Debay a qualifié les mesures d’assouplissement de la loi Bachelot annoncées lundi (lire notre article) de "stratégie médiatique".

Même avec les aménagements proposés, "la loi continue de favoriser le secteur privé et l’inégalité d’accès aux soins", a-t-il estimé. La ministre de la Santé, "Mme Bachelot ment quand elle dit qu’il n’y a pas de suppression de poste ni de licenciements : à Nancy, 660 postes vont être supprimés en 2009-10" et il y a 160 suppressions de postes à l’hôpital de Longwy, a-t-il affirmé en évoquant la situation de la Lorraine, "région pilote pour la réforme Bachelot".

(D’après agence)

CHU : Sarkozy pour le directoire collégial, examen du texte au Sénat

Afp, 12/05/2009, 9h44

Nicolas Sarkozy a tenté lundi de désamorcer la grogne contre le projet de loi Bachelot de réforme de l’hôpital en acceptant des modifications sur leur gouvernance, à la veille de l’examen du texte par le Sénat et d’une nouvelle journée de protestation de leurs personnels.

Nicolas Sarkozy le 11 Mai 2009

Devant une centaine de patrons de Centres hospitaliers universitaires (CHU), de doyens de facultés de médecine et de grands médecins réunis à l’Elysée, le chef de l’Etat a repris à son compte les six propositions de la commission Marescaux sur la réforme des CHU, notamment celle sur la gouvernance des hôpitaux, principale pierre d’achoppement avec le monde hospitalier.

"Je vous donne mon accord à leur sujet. Je demande au gouvernement (...) de proposer par voie d’amendement au Sénat de les intégrer dans le projet de loi hôpital", a-t-il déclaré.

Au premier rang de ces suggestions, le Pr Jacques Marescaux a préconisé la mise en place, autour du directeur du CHU désormais nommé en Conseil des ministres, d’un "directoire" de trois vice-présidents composé du président de la commission médicale d’établissement (CME), du "doyen" de la faculté de médecine et d’un représentant du secteur de la recherche.

"Les autres membres de ce directoire seront nommés par le directeur, qui sera maître de la décision, sur proposition du doyen et du président de la CME", a également avalisé Nicolas Sarkozy.

Selon l’Elysée, la nouvelle gouvernance proposée par la commission Marescaux et reprise par le gouvernement a vocation à s’appliquer à l’ensemble des établissements hospitaliers, CHU ou pas.

Le chef de l’Etat s’est appliqué à tordre le cou aux principales critiques de la communauté hospitalière au projet Bachelot, qui ont déjà alimenté la réécriture du texte par les sénateurs en commission avant son examen en séance à partir de mardi.

Depuis plusieurs semaines, les médecins reprochent au gouvernement de vouloir faire, contre eux, du directeur le "seul patron" des hôpitaux et les syndicats dénoncent sa volonté de "transformer l’hôpital en entreprise".

"La loi hôpital n’est pas une loi antimédecins", a assuré Nicolas Sarkozy. "Et personne n’a jamais dit que l’hôpital devait devenir une entreprise. Mais l’hôpital n’est pas non plus condamné à être en déficit avec le contribuable".

Plus mesuré que lors de ses dernières sorties, le président s’est aussi abstenu de parler des directeurs d’hôpitaux en "patrons". "Le directeur ne doit pas devenir un despote absolu. Qui peut avoir cette idée étrange ?", s’est-il interrogé, "mais là aussi, qu’il y ait une capacité d’arbitrage et de décision dans un hôpital, ça serait une bonne nouvelle".

Tout à son effort de calmer la contestation, Nicolas Sarkozy a souligné avoir tenu compte des critiques. "Nous avons écouté tout le monde", a-t-il assuré, "on essaie de faire la meilleure réforme possible (...) de créer les conditions de la confiance pour avancer ensemble".

Le professeur et député UMP Bernard Debré, qui avait manifesté le 28 avril, a estimé qu’on "est sortis par le haut, avec un rapport important. Maintenant, les sénateurs vont le mettre en musique".

"Je pense que ça va calmer la grogne", a pronostiqué le Pr Marescaux.

Député PS et médecin, Jean-Marie Le Guen a salué "une première victoire de la communauté hospitalière", "un recul (du président) qui en appelle d’autres".

Les premiers effets du baume présidentiel sont attendus dès mardi, avec l’examen du texte au Sénat et la visite de Nicolas Sarkozy au CHU de Nancy, où la CGT a appelé à manifester.

Hôpitaux - La loi Bachelot sous le bistouri des sénateurs

F.L. - le 11/05/2009 - 07h19

A la veille de l’examen du texte au Sénat, Nicolas Sarkozy reçoit ce soir à l’Elysée directeurs de CHU et doyens des facultés de médecine. Il pourrait annoncer des évolutions. Le projet de loi, déjà largement amendé par les sénateurs de la commission des Affaires sociales, mais toujours contesté par les soignants, devrait donner lieu à trois ou quatre semaines de débats houleux.

Crédit Photo : LCI.fr Roselyne Bachelot à l’hôpital Béclère à Clamart

Malgré une réécriture substantielle du projet de loi Bachelot en commission où ont été adoptés plusieurs centaines d’amendements, une nouvelle journée de grève et de manifestations est prévue jeudi à l’appel des principaux syndicats des hôpitaux publics auxquels pourraient se joindre les syndicats libéraux.

C’est donc dans un contexte qu’on pourrait difficilement qualifier de consensuel que le Sénat entame mardi après-midi, après l’Assemblée nationale, l’examen en séance du texte de réforme de l’hôpital.

Un texte qu’il entend remanier profondément pour calmer la colère de la communauté médicale. Devant la grogne médicale, Roselyne Bachelot a reconnu elle-même samedi qu’il lui faudrait faire "sans dénaturer la loi, des gestes d’ouverture".

Et à quelques heures de ce passage devant les sénateurs, Nicolas Sarkozy reçoit ce soir à l’Elysée, à partir de 17h30, directeurs généraux et présidents des commissions médicales d’établissement des CHU, doyens des facultés de médecine et présidents d’université, pour une allocution qui sera précisément centrée sur la réforme des CHU.

Il pourrait bien annoncer dès ce moment-là des évolutions significatives du projet, d’autant plus qu’il aura alors entre les mains le rapport de la commission de réflexion présidée par le Pr Jacques Marescaux, qui préconise une réforme de la gouvernance des centres hospitaliers, laquelle deviendrait multipolaire et serait fondée sur la collégialité.

Le rapport recommande par ailleurs de substituer à l’organisation des CHU par pôles regroupant quelques services des "départements hospitalo-universitaires" aux compétences plus larges. Cela permettrait, est-il écrit, "d’optimiser l’organisation collective (...), notamment celle dédiée à la recherche".

"Une privatisation de l’offre sanitaire"

C’est bien ce qui se trouve au coeur de la contestation : la gouvernance à l’hôpital et son directeur, dont le projet fait un patron tout puissant.

Avant l’arrivée du texte au Sénat, pour un débat qui devrait durer trois à quatre semaines et s’annonce houleux, les sénateurs de la commission des Affaires sociales ont déjà renforcé les contre-pouvoirs des médecins en matière de nominations, de définition du projet médical et accru la place des élus locaux dans le conseil de surveillance.

Les chefs de pôle (regroupement de plusieurs services) seront notamment nommés par le directeur sur une liste proposée par le représentant de la communauté médicale. Mais le gouvernement défendra un amendement précisant qu’en cas de désaccord, le directeur aura le dernier mot.

La commission a également fait des concessions en direction de la médecine libérale, en supprimant une disposition qui impose aux cliniques privées en situation de monopole local les tarifs du public sur une partie des soins.

Elle a surtout fait disparaître les mesures coercitives de répartition des médecins libéraux (déserts médicaux), comme la pénalité financière prévue pour les praticiens des zones surdenses refusant de prêter main-forte à leurs confrères.

Mais Roselyne Bachelot entend réintroduire cette "taxe" en séance, ce qui promet un bras de fer avec sa majorité. Les sénateurs ont en outre supprimé la pratique du "testing" prévue pour prouver le refus de soins discriminatoires.

Au volet "santé publique", ils sont allés plus loin que leurs collègues députés en interdisant totalement la vente d’alcool dans les stations-services d’autoroutes, provoquant la colère des élus des régions viticoles qui veulent monter au créneau dans l’hémicycle.

Enfin, ils ont rayé du texte les mesures anti-obésité. Mais l’opposition va néanmoins combattre farouchement un texte qui, selon les communistes, vise à "sacrifier" la santé "sur l’autel de la privatisation et de la rentabilité financière".

Le PS, s’il note "quelques avancées" en commission, reste très opposé à cette "privatisation de l’offre sanitaire sur notre territoire".

Avec agences

VIDEO

Hôpitaux : Sarkozy : "Personne n’a jamais dit que l’hôpital devait devenir une entreprise"

11 mai 2009 - 20h15

Le chef de l’Etat est intervenu à l’occasion de la remise d’un rapport sur les centres hospitaliers universitaires. Face à la colère des blouses blanches, Nicolas Sarkozy a annoncé que la proposition de directoire collégial sera reprise par le gouvernement.

TF1

Paternité : Un enfant sur trente ne serait pas de son père

11 mai 2009 - 20h15

D’après une revue scientifique britannique, un enfant sur 30 ne serait pas celui du père déclaré. Un secret qui n’appartenait jusque là qu’aux femmes mais les tests ADN de paternité sont en train de changer la donne. En France, ils sont interdits sauf dans de rares cas mais on les trouve facilement sur internet.

TF1

Enquête : Notre santé dépend elle du contenu de notre assiette ?

11 mai 2009 - 20h15

Le Ministère de la Santé vient de lancer une grande enquête pour connaître nos habitudes alimentaires et établir le lien entre ce que nous mangeons et notre santé. Les résultats seront connus dans cinq ans.

TF1

Santé : Dis-moi ce que tu manges, je te dirai comment tu vas ?

Le 11 mai 2009 - 13h05

Le lancement d’une grande enquête nationale sur nos habitudes alimentaires. Cette étude tentera de faire le lien entre les maladies et l’alimentation..

TF1

Grippe A/H1N1 : La maladie poursuit sa lente progression

Le 06 mai 2009 - 20h15

Trois nouveaux cas ont été confirmés en France mercredi. Mais leur état de santé n’inspire pas d’inquiétude. Le reste du monde découvre de nouveaux cas.. Par TF1


Accueil du site | Contact | Plan du site | Espace privé | Statistiques | visites : 1797745

Suivre la vie du site fr  Suivre la vie du site SERVICES PUBLICS, NOTRE BIEN COMMUN !  Suivre la vie du site Santé et Sécurité Sociale   ?

Site réalisé avec SPIP 1.9.2e + ALTERNATIVES

Creative Commons License