AID Association initiatives dionysiennes
Attentats, exécutions, chariah.....l’enfer de l’Asie du Sud islamisée (Iran,Afghanistan, Pakistan)

Talibans : étudiants islamiques ou fous de dieu ?

Que feront-ils s’ils prennent le contrôle du Pakistan et de ses bombes nucléaires ?

jeudi 23 avril 2009 par JMT

Des talibans lourdement armés patrouillaient jeudi dans le district de Buner, dans le nord-ouest du Pakistan, et ont fini par en prendre le contrôle en totalité, en dépit d’un accord de paix avec le gouvernement, ont annoncé à l’AFP la police et des habitants.

Hillary Clinton a menacé mercredi l’Iran de sanctions "très sévères" en cas d’échec des discussions sur son programme nucléaire et s’est inquiétée de l’avancée des talibans au Pakistan, dans sa première intervention devant le Congrès depuis qu’elle a pris les rênes de la diplomatie américaine.

Le procès de trois islamistes allemands et turc accusés d’avoir préparé des attentats anti-américains en Allemagne pour, selon l’accusation, égaler ceux du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis, s’est ouvert mercredi à Düsseldorf (ouest).

Le président américain Barack Obama recevra ses homologues afghan et pakistanais Hamid Karzaï et Asif Ali Zardari début mai, a annoncé mercredi un responsable de l’administration sous couvert de l’anonymat.

Douze personnes, dont six rebelles présumés, ont été tuées au cours des dernières heures dans diverses attaques en Afghanistan, a-t-on appris lundi de sources militaire et policière.

Le président du Pakistan Asif Ali Zardari a appelé samedi à l’aide dans la lutte contre le terrorisme, au lendemain de l’octroi par des pays donateurs de cinq milliards de dollars pour stabiliser son pays.

Face aux critiques, le président afghan explique qu’il changera le texte qui stipule qu’"une femme est tenue de satisfaire les besoins sexuels de son mari". Cette loi s’applique uniquement aux chiites.

L’émissaire américain Richard Holbrooke a annoncé l’engagement des Etats-Unis à fournir un milliard de dollars d’aide au Pakistan sur deux ans, vendredi à Tokyo alors que s’ouvrait une réunion des donateurs.

Un homme et une femme, dont les familles respectives refusaient l’union, ont été tués par balles en public par la milice islamiste.Les talibans règnent parfois sans partage dans plusieurs provinces du pays.

Les autorités de la vallée de Swat et un chef islamiste ont conclu un accord qui prévoit l’application de la loi islamique contre l’arrêt des hostilités. Une entente similaire avait été conclue à la mi-2008. Mais elle n’avait jamais été appliquée.

Pakistan : les talibans controlent Buner à une centaine de km d’Islamabad

PESHAWAR, Pakistan (AFP) - 23/04/09 10:30

Des talibans lourdement armés patrouillaient jeudi dans le district de Buner, dans le nord-ouest du Pakistan, et ont fini par en prendre le contrôle en totalité, en dépit d’un accord de paix avec le gouvernement, ont annoncé à l’AFP la police et des habitants.

"Les talibans patrouillent dans les rues de Buner", a confirmé à l’AFP par téléphone Rasheed Khan, un officier de police du district.

Des centaines de ces combattants islamistes, liés à Al-Qaïda et aux talibans afghans, circulaient dans le chef-lieu du district, équipés d’armes légères et de lance-roquettes, et ont établi des barrages filtrants sur les principaux axes, ont également témoigné des habitants et des responsables administratifs locaux, sous couvert de l’anonymat.

Photographe : Tariq Mahmood AFP/Archives :: Talibans pakistanais à Orakzai le 26 novembre 2008

Ils occupaient depuis la veille les mosquées et les bâtiments administratifs, ainsi que les locaux de certaines ONG locales, selon les mêmes sources.

Après le district adjacent de Swat, dont la prise par les talibans avait forcé Islamabad à conclure en février un accord de cessez-le-feu en échange de l’instauration de tribunaux islamiques, ces combattants radicaux ont donc progressé, avec Buner, jusqu’à une centaine de km de la capitale fédérale Islamabad.

Photographe : Tariq Mahmood AFP/Archives :: Véhicule de talibans pakistanais à Orakzai le 26 novembre 2008

Mercredi, la chute prévisible de ce district a provoqué de nouveau des réactions très hostiles de la part de Washington, dont Islamabad est l’allié-clé depuis fin 2001 dans sa "guerre contre le terrorisme".

La secrétaire d’Etat Hillary Clinton s’est ainsi alarmée de "la menace pour l’existence de l’Etat du Pakistan que représente la progression continue des talibans", et redouté qu’ils ne soient un jour à même de "prendre le contrôle" de la seule puissance militaire nucléaire du monde musulman.

Mercredi, le porte-parole des talibans de Swat, Muslim Khan, avait assuré que ses hommes respectaient l’accord de cessez-le-feu mais souhaitaient veiller à Buner, où il doit également s’appliquer, à ce que les tribunaux islamiques soient rapidement installés. Muslim Khan a aussi annoncé que les talibans voulaient étendre leur conception la plus stricte de la charia, la loi islamique, à la totalité du pays.

Clinton menace l’Iran de sanctions "très sévères", s’inquiète du Pakistan

WASHINGTON (AFP) - 22/04/09 18:43

Hillary Clinton a menacé mercredi l’Iran de sanctions "très sévères" en cas d’échec des discussions sur son programme nucléaire et s’est inquiétée de l’avancée des talibans au Pakistan, dans sa première intervention devant le Congrès depuis qu’elle a pris les rênes de la diplomatie américaine.

Photographe : Tim Sloan AFP :: Hillary Clinton devant la commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants, le 22 avril 2009 à Washington

La secrétaire d’Etat américaine, qui témoignait devant la commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants, a défendu la politique d’ouverture des Etats-Unis envers l’Iran, estimant qu’elle donnait à Washington "plus d’influence sur les autres pays".

Mais les Etats-Unis vont conserver une double approche à l’égard de l’Iran, a-t-elle prévenu.

"Nous sommes plus que prêts à tendre la main à l’Iran pour discuter de divers problèmes", a-t-elle rappelé. "Mais nous mettons tout en place pour les sanctions très sévères (...) qui pourraient être nécessaires si nos offres étaient rejetées et si le processus tombait à l’eau ou échouait".

"Nous pensons donc que nous parviendrons à mettre en place ce régime complet de sanctions au cas où nous en aurions besoin", a-t-elle conclu. "Et nous nous engageons à le faire si nos efforts s’avéraient infructueux ou en cas d’obstruction" de la part de l’Iran.

Le Conseil de sécurité de l’ONU a déjà adopté quatre résolutions, dont trois assorties de sanctions, exigeant de l’Iran qu’il suspende son programme d’enrichissement d’uranium. Les Occidentaux soupçonnent ce programme d’être destiné à produire la bombe atomique, ce que Téhéran dément.

Au sein du groupe des six puissances impliquées dans les négociations sur le programme nucléaire iranien (Grande-Bretagne, France, Allemagne, Etats-Unis, Chine et Russie), des divergences sont apparues entre les Occidentaux d’une part, généralement favorables au renforcement des sanctions contre l’Iran pour le convaincre de renoncer à son programme nucléaire, et d’autre part Moscou et Pékin, qui se sont montrés réticents.

Mme Clinton s’est également inquiétée de l’avance des talibans au Pakistan jusqu’à une centaine de kilomètres d’Islamabad, qui représente selon elle une "menace pour l’existence" du Pakistan.

"On ne peut souligner assez la gravité de la menace pour l’existence de l’Etat du Pakistan que représente l’avance continue des talibans, qui sont maintenant à quelques heures d’Islamabad", a-t-elle déclaré.

Ceci "représente une menace mortelle pour la sécurité et pour notre pays et le monde", a-t-elle prévenu avant d’appeler les responsables pakistanais, la population et même la diaspora pakistanaises à "dénoncer vigoureusement une politique qui cède de plus en plus de territoire" aux talibans.

Des centaines de ces combattants islamistes liés à Al-Qaïda et aux talibans afghans sont entrés depuis quelques jours dans le district de Buner, adjacent de celui de Swat, à 110 km de la capitale pakistanaise, en violation d’un récent accord de paix avec le gouvernement, très critiqué dans les capitales occidentales.

Très détendue devant ses anciens collègues parlementaires, Mme Clinton a écarté avec mordant des propos attribués à l’ancien vice-président Dick Cheney justifiant les interrogatoires de la CIA relevant de la torture.

"Cela ne vous surprendra pas que je ne le considère pas comme une source particulièrement fiable", a-t-elle lancé.

Elle a enfin estimé que le régime des Castro à Cuba, envers lequel l’administration Obama a aussi fait des ouvertures, était "en fin de course", faisant état de dissensions entre le président cubain Raul Castro et son frère et prédécesseur Fidel.

L’Allemagne juge des terroristes qui rêvaient d’un nouveau 11 septembre

DUSSELDORF (AFP) - 22/04/09 17:56

Le procès de trois islamistes allemands et turc accusés d’avoir préparé des attentats anti-américains en Allemagne pour, selon l’accusation, égaler ceux du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis, s’est ouvert mercredi à Düsseldorf (ouest).

Photographe : Thomas Lohnes DDP/AFP/Archives :: Combo de photos prises le 4 Septembre 2007 de terroristes présumés après leur présentation à la Cour fédérale de justice à Karlsruhe

Fritz Gelowicz, 29 ans, Daniel Schneider, 23 ans, Adem Yilmaz, 30 ans, et Atilla Selek, 24 ans, avaient pour objectif "d’anéantir les ennemis de l’islam, en tuant en particulier des Américains et des installations américaines" et rêvaient même "d’atteindre l’ampleur des attaques du 11 septembre", a déclaré le procureur fédéral Volker Brinkmann au premier jour du procès devant une cour d’assises spéciale, dans un tribunal de haute sécurité.

Pour l’accusation, les ficelles de ces projets d’attentats ont été tirées depuis l’étranger par une organisation terroriste ouzbèke proche d’Al-Qaïda, l’Union du Jihad islamique (UJI).

"Il devait y avoir au minimum trois attentats" contre des objectifs tels que "la base américaine de Ramstein, l’ambassade d’Ouzbékistan", des aéroports, des discothèques, des pubs et restaurants", dans l’ouest ou le sud de l’Allemagne, à "Francfort, dans la Ruhr, à Düsseldorf, Cologne, Stuttgart", selon l’accusation.

Les accusés, tous passés par des camps d’entraînement terroriste au Pakistan, détenaient de quoi fabriquer des charges explosives "d’une puissance équivalente à 410 kg de TNT". Quatre kilos ont été utilisés dans l’attentat de Londres, qui a fait 52 morts en juillet 2005.

"Gelowicz voulait mettre 250 kg de mélange explosif dans chacune des trois bombes. Il a dit +si chacune tue 50 personnes, ça fait 150 morts+ (...) et Yilmaz a dit +on a besoin de trois gros objectifs+", a détaillé le procureur, pendant une heure et demi, devant une centaine de personnes assises dans les rangs du public.

Barbe courte ou barbe longue, les accusés en jeans et t-shirt ou chemises sport à manches longues ont écouté la lecture de l’acte d’accusation avec décontraction. Ils ne se sont pas exprimés.

Mais Adem Yilmaz a ri, lui qui n’a accepté de se découvrir la tête qu’après sommation du président de la cour, et est resté résolument assis quand toute l’assistance s’est levée pour saluer la cour.

Photographe : Federico Gambarini AFP :: L’Allemand d’origine turque, Attila Selek, un des 4 accusés, au tribunal de Dusseldorf, le 22 avril 2009

"Je ne me lève que pour Allah !", a-t-il lancé. La cour, formée de cinq magistrats professionnels, a pris note et menacé d’une sanction pour outrage.

Ce procès antiterroriste est le plus important depuis ceux de la Fraction Armée Rouge (RAF), selon les analystes, car pour la première fois depuis les attentats de ce groupe d’extrême gauche dans les années 70-80, des enfants du pays sont accusés d’avoir préparé un carnage sur le sol allemand.

Il pourrait durer plus de deux ans.

L’accusation s’appuie sur de nombreuses écoutes téléphoniques réalisées lors d’une enquête internationale qui a duré près d’un an et mobilisé 600 personnes, jusqu’au démantèlement de la cellule en septembre 2007.

Les autorités allemandes avaient été alertées un an plus tôt par la CIA américaine de courriels suspects interceptés entre l’Allemagne et le Pakistan.

Une procédure illégale, s’est insurgée la défense, pour qui, de toute façon, "le droit des accusés à un procès équitable" a été bafoué.

Les avocats de Yilmaz et Selek ont aussi affirmé que "l’UJI n’existe pas".

Ceux des deux Allemands convertis à l’islam ont, eux, assuré que Gelowicz et Schneider "ne connaissaient pas l’UJI jusqu’aux articles de presse" de 2007.

Photographe : Federico Gambarini AFP :: L’Allemand Daniel Schneider (G), un des 4 accusés, avec son avocat Bernd Rosenkranz (D) au tribunal de Dusseldorf, le 22 avril 2009

Trois des suspects avaient été arrêté le 4 septembre 2007 dans une ferme isolée du Sauerland (ouest) en flagrant délit, alors qu’ils tentaient de concocter un mélange explosif à base d’eau oxygénée, semblable à ceux utilisés notamment lors des attentats de Londres en 2005.

Le quatrième, Atilla Selek, a été arrêté en Turquie deux mois plus tard, puis extradé vers l’Allemagne.

Les bombes devaient exploser avant le vote parlementaire qui a prolongé l’engagement militaire de l’Allemagne en Afghanistan, le 12 octobre 2007.

Obama recevra les présidents afghan et pakistanais début mai

WASHINGTON (AFP) - 22/04/09 16:43

Le président américain Barack Obama recevra ses homologues afghan et pakistanais Hamid Karzaï et Asif Ali Zardari début mai, a annoncé mercredi un responsable de l’administration sous couvert de l’anonymat.

Photographe : Saul Loeb AFP :: Le président américain Barack Obama à la Maison Blanche, le 21 avril 2009 à Washington photo : Saul Loeb , AFP

M. Obama recevra les présidents des deux pays voisins séparément, puis les réunira en une forme de sommet, les 6 et 7 mai, indiquait le Washington Post, des informations qui n’ont pas été confirmées officiellement.

Ces rencontres auront lieu alors que M. Obama essaie d’appliquer une nouvelle stratégie en Afghanistan, dont il a fait une grande priorité internationale de sa présidence, et au Pakistan, sans lequel la question afghane ne peut être résolue selon lui et dont l’évolution est un sujet d’alarme pour son administration.

M. Obama, selon lequel les Etats-Unis sous l’administration Bush ont perdu de vue leurs priorités en Irak, a décidé d’envoyer 21.000 soldats de plus en Afghanistan, tout en renforçant l’engagement diplomatique et civil et en intégrant le Pakistan dans sa nouvelle stratégie.

La zone frontalière entre l’Afghanistan et le Pakistan est devenue la zone de tous les dangers pour l’administration Obama. Le côté pakistanais est devenu la base arrière des insurgés combattant les forces internationales en Afghanistan. Ce serait aussi de là qu’Al-Qaïda et les talibans opèreraient contre le gouvernement pakistanais.

Le Pakistan est en proie à une vague sans précédent d’attentats perpétrés par les islamistes, qui a fait au moins 1.800 morts en un an et demi, et les Etats-Unis s’inquiètent de la faculté du gouvernement d’Islamabad à résister.

M. Zardari a conforté ces inquiétudes la semaine dernière en promulguant l’instauration des tribunaux islamiques dans la vallée de Swat (nord-ouest), place forte des extrémistes dont l’armée n’est pas venue à bout, en échange d’un cessez-le-feu.

De la vallée de Swat, les combattants islamistes continuent à gagner du terrain et des centaines d’entre eux sont entrés depuis quelques jours dans le district voisin de Buner, à 110 km de la capitale pakistanaise.

"Le Pakistan est un pays qui détient l’arme nucléaire. Mon inquiétude à long terme, c’est que cette détérioration, si elle continue, produise le pire résultat possible", a dit à la chaîne NBC le chef d’état-major américain Mike Mullen.

Afghanistan : 12 morts dans des attaques à travers le pays

KABOUL (AFP) - 20/04/09 18:07

Douze personnes, dont six rebelles présumés, ont été tuées au cours des dernières heures dans diverses attaques en Afghanistan, a-t-on appris lundi de sources militaire et policière.

AFP Infographie :: Carte de l’Afghanistan

Quatre insurgés présumés ont trouvé la mort au cours d’une opération dans la nuit de dimanche à lundi dans la province de Kandahar (sud), le berceau des talibans.

"Près d’un village, une patrouille des forces afghanes et de la coalition a découvert un bunker occupé par des ennemis. Elles ont ouvert le feu et tué les deux hommes à l’intérieur", a indiqué la coalition dans un communiqué.

Les soldats ont ensuite fouillé le village, et ouvert le feu sur un homme armé qui refusait de sortir d’un bâtiment, le blessant légèrement, ainsi qu’une femme qui se trouvait à proximité.

Deux autres hommes armés qui avaient refusé de déposer les armes ont été tués lors d’un bref affrontement peu après, a poursuivi la coalition.

Deux autres personnes armées et soupçonnées d’être des insurgés ont été tués dans la province d’Oruzgan (sud), par une patrouille mixte des forces afghanes et de la coalition, a indiqué cette dernière dans un second communiqué.

Dans cette même province, un civil a été tué lundi matin et deux blessés dans l’explosion d’une bombe au passage d’un véhicule, dans la province d’Oruzgan (sud), a annoncé le ministère de l’Intérieur dans un communiqué.

Une bombe a explosé dans les mêmes circonstances dans la province de Khost (est), près de la frontière pakistanaise, tuant deux civils passagers d’un minibus et en blessant huit, selon le gouverneur du district de Gurbaz, Mohammad Akbar Zadran.

Un policier a aussi été tué dans une attaque similaire au sud de Kandahar, selon la police locale.

Des attentats, parfois suicides, visent régulièrement les forces de sécurité afghanes et internationales, mais les civils sont le plus souvent les victimes de telles attaques.

Deux autres policiers sont morts au cours d’une fusillade avec des talibans qui avaient attaqué un poste frontière dans la province de Zaboul (sud), selon le porte-parole du ministère des affaires frontalières, Jawad Khan.

Quinze talibans ont également été tués ou blessés dans l’affrontement selon lui, mais il n’était pas possible de vérifier ce bilan de source indépendante et aucun corps n’a été retrouvé par les forces de l’ordre sur le terrain.

Enfin, à Herat, la grande ville de l’ouest du pays, un invalide ayant dissimulé des explosifs dans sa jambe artificielle s’est fait exploser devant l’entrée du bâtiment du gouverneur, sans faire d’autre victime que lui-même, a indiqué le chef adjoint de la police de la province, Delawar Shah Delawar.

Les violences des insurgés afghans, parmi lesquels les talibans chassés du pouvoir fin 2001 par une coalition emmenée par les Etats-Unis, ont redoublé d’intensité depuis deux ans malgré la présence de 70.000 soldats étrangers.

Boao : Le président du Pakistan appelle à l’aide pour la lutte antiterroriste

BOAO, Chine (AFP) - 18/04/09 10:19

Le président du Pakistan Asif Ali Zardari a appelé samedi à l’aide dans la lutte contre le terrorisme, au lendemain de l’octroi par des pays donateurs de cinq milliards de dollars pour stabiliser son pays.

Photographe : Yoshikazu Tsuno AFP :: Le président pakistanais Asif Ali Zardari le 17 avril 2009 à Tokyo

S’exprimant dans l’île méridionale chinoise de Hainan, lors de la cérémonie d’ouverture du Forum de Boao axé sur l’intégration économique de l’Asie à l’heure de la crise économique mondiale, le chef de l’Etat pakistanais a insisté sur le terrorisme, autre menace de taille dans la région selon lui.

"Cette question est liée au fait de ne pas pouvoir contrôler le terrorisme qui se développe autour du Pakistan, de l’Afghanistan et bien sûr de la région", a dit-il déclaré devant un parterre de 1.600 délégués au Forum annuel.

"S’il vous-plaît, aidez-nous à (...) lutter contre cette menace", a-t-il demandé dans un discours retransmis par la télévision nationale chinoise.

M. Zardari, époux de l’ancien Premier ministre Benazir Bhutto tuée dans un attentat en décembre 2007, a estimé que la crise financière et économique actuelle pouvait être liée au terrorisme.

"Même la récession d’aujourd’hui, je la mettrais au compte des retombées de ce qui s’est passé le 11 septembre" aux Etats-Unis, a-t-il dit, sans fournir de précisions.

Le président américain Barack Obama a placé le Pakistan au coeur de sa stratégie pour l’Asie du Sud mais le pays est secoué par une vague d’attentats islamistes. Des pans entiers du territoire, notamment les zones tribales du nord-ouest voisines de l’Afghanistan, échappent au contrôle d’Islamabad.

Photographe : Jim Watson AFP/Archives :: Barack Obama lors d’une conférence de presse le 9 février 2009 à Washington

Quelque 27 Etats et 16 organisations rassemblés à Tokyo, sous l’égide du Japon et de la Banque mondiale, ont promis vendredi 5,28 milliards de dollars d’aide au Pakistan, pour la plupart sur deux ans, sous forme de dons ou prêts.

Mais l’émissaire américain pour l’Afghanistan et le Pakistan, Richard Holbrooke, a prévenu samedi que ces cinq milliards "ne suffiraient pas" pour stabiliser le pays, qui aura besoin d’une aide internationale plus importante.

Afghanistan - La loi sur le viol marital sera révisée

le 17/04/2009 - 11h35

Face aux critiques, le président afghan explique qu’il changera le texte qui stipule qu’"une femme est tenue de satisfaire les besoins sexuels de son mari". Cette loi s’applique uniquement aux chiites.

Crédit Photo : Reuters Une femme afghane (archives)

Le mois dernier, Hamid Karzaï, le président afghan, a promulgué une loi intégrant le code chiite de la famille à la législation du pays. Objectif : renforcer l’identité de la minorité.

Le texte, long de 270 pages, s’applique donc uniquement aux 20% des Afghans se déclarant chiites. Parmi les nombreux articles, figure celui régissant les rapports sexuels dans les couples mariés. Il stipule "qu’une femme est tenue de satisfaire les désirs sexuels de son mari".

Interprété comme une légalisation du viol marital, il a été à l’origine d’une vaste levée de boucliers, aussi bien en Afghanistan qu’à l’étranger.

Mercredi, des femmes ont ainsi défilé à Kaboul pour protester ce qu’elles considèrent comme "un retour en arrière obscurantiste" -une contre-manifestation réclamant le respect de "la volonté de Dieu" a également eu lieu.

A l’étranger, de nombreux dirigeants, dont Barack Obama, Angela Merkel ou Nicolas Sarkozy- ont aussi critiqué le texte.

"Nous devons être sensibles à leur culture. Mais il y a certains principes de base que toute nation doit avoir. Le respect des femmes, de leur liberté et de leur intégrité en est un", souligne par exemple le président américain.

"Le droit de ne pas nourrir sa femme"

Face au tollé, Hamid Karzaï a promis que le texte serait changé. Il explique qu’en raison des nombreux articles que comportait la loi, il n’était pas au courant de tous, et notamment de celui sur les rapports sexuels dans les couples mariés.

De son côté, l’ayatollah Mohamed Asef Mohseni, à l’origine de la loi, précise qu’elle ne reconnaît pas le viol marital et qu’elle a été mal interprétée.

"Cela ne doit pas être une obligation pour la femme de dire oui tout le temps, parce que certains hommes ont plus de désirs sexuels que d’autres", indique-t-il. En revanche, "si une femme dit non, l’homme a le droit de ne pas la nourrir", ajoute-t-il.

Pour Hamid Karzaï, cette polémique intervient au mauvais moment. La présidentielle doit avoir lieu en août.

Alors que les talibans renforcent leur poids, il doit à la fois composer avec ses alliés de la communauté internationale dont le soutien est nécessaire mais aussi avec ceux qui estiment que l’Occident n’a pas à interférer dans les coutumes du pays.

Les Etats-Unis promettent un milliard de dollars d’aide au Pakistan

TOKYO (AFP) - 17/04/09 06:59

L’émissaire américain Richard Holbrooke a annoncé l’engagement des Etats-Unis à fournir un milliard de dollars d’aide au Pakistan sur deux ans, vendredi à Tokyo alors que s’ouvrait une réunion des donateurs.

Photographe : Liu Jin AFP :: Des demandeurs d’emploi afghans à Maray le 15 avril 2009

"Le représentant spécial des Etats-Unis pour l’Afghanistan et le Pakistan Richard Holbrooke a annoncé l’intention des Etats-Unis d’apporter au gouvernement du Pakistan un soutien d’un millard de dollars au total sur deux ans (2009-2010)", a déclaré un porte-parole du département d’Etat, Robert Wood, dans un communiqué.

M. Wood précise que ce milliard de dollars est "un acompte" versé à Islamabad, avant le vote d’une loi au Congrès prévoyant de faire passer l’aide-non militaire américaine au Pakistan à 1,5 milliard de dollars par an pendant cinq ans.

Ce texte qui doit être discuté à la Chambre des représentants et au Sénat est soutenu par le président américain Barack Obama, dans le cadre de sa nouvelle stratégie pour l’Asie du Sud plaçant le Pakistan au centre de la lutte contre le terrorisme islamiste.

Ces fonds permettront au peuple pakistanais de "bâtir des écoles, des routes et hôpitaux, d’aider les paysans à améliorer les rendements de leurs cultures et leur transport jusqu’au marché, de stimuler de nouvelles infrastructures énergétiques et de renforcer la démocratie au Pakistan", a précisé M. Wood.

Le communiqué n’évoque aucune contrepartie demandée par les Etats-Unis au Pakistan en échange de cette aide, alors que M. Wood avait parlé mardi de "points de repères" à établir pour mesurer les progrès réalisés au Pakistan.

Photographe : Liu Jin AFP/Archives :: Helicoptere d’attaque américain AH64 Apache à Naray le 13 avril 2009

Il répondait indirectement au Premier ministre pakistanais Yousuf Raza Gilani qui avait averti la veille qu’assortir l’aide de conditions serait contreproductif.

Cette annonce américaine est intervenue au moment où s’ouvrait une journée de réunions des donateurs du Pakistan à Tokyo.

La Banque mondiale, co-organisatrice de la conférence des donateurs avec le Japon, attend des promesses d’aide de 4 à 6 milliards de dollars (3 à 4,5 milliards d’euros), sur deux ans et sous forme de dons ou de prêts.

Ce soutien a pour but d’aider à stabiliser un pays fragilisé par une vague d’attentats islamistes sans précédent. L’économie pakistanaise est en outre frappée par la crise financière mondiale et les experts estiment que 40% des 160 millions de Pakistanais vivent avec un dollar ou moins par jour.

Afghanistan - Ils voulaient se marier, les talibans les exécutent

le 14/04/2009 - 16h24

Un homme et une femme, dont les familles respectives refusaient l’union, ont été tués par balles en public par la milice islamiste.Les talibans règnent parfois sans partage dans plusieurs provinces du pays.

Crédit Photo : TF1/LCI taliban afghanistan

L’affaire s’est déroulée dans le sud-ouest de l’Afghanistan, précisément dans la province de Nimroz. Un homme et une femme, âgés de 21 et 19 ans, voulaient se marier.

Mais leur famille respective n’approuvaient pas l’union. Ils se sont alors enfuis de Khash Rod, leur village, pour tenter de passer en Iran. Ils ont finalement été rattrapés par des talibans lancés à leur poursuite.

Dans la foulée, ils ont été ramenés à la mosquée de Khash Rod. Trois mollahs talibans ont ensuite émis une fatwa ordonnant leur exécution.

Le couple a alors été passé par les armes lundi devant le bâtiment religieux, en présence d’une foule nombreuse. Le gouverneur de la province qualifie cette exécution "d’insulte à l’islam" et précise que les familles des deux victimes pourraient être liées aux talibans.

En Afghanistan, comme au Pakistan voisin, les "crimes d’honneur" sont parfois perpétrés par des familles pour venger leur honneur qu’elles estiment bafoué, notamment pour punir une jeune fille qui refuse de se marier à un proche choisi par ses parents.

Les talibans sont très actifs dans la région de Nimroz, où l’autorité de l’Etat afghan est quasi-nulle.

Pakistan - Dans le fief taliban, la paix contre la charia ?

le 18/02/2009 - 16h40

Les autorités de la vallée de Swat et un chef islamiste ont conclu un accord qui prévoit l’application de la loi islamique contre l’arrêt des hostilités. Une entente similaire avait été conclue à la mi-2008. Mais elle n’avait jamais été appliquée.

Crédit Photo : Reuters/Stringer Pakistan Talibans de la vallée de Swat, Pakistan

Le nord-ouest du Pakistan, notamment la vallée de Swat, est l’un des fiefs de l’insurrection talibane contre le gouvernement central d’Islamabad.

Malgré l’intervention de l’armée, la milice islamiste, proche d’Al-Qaïda, y fait régner de facto son ordre dans de nombreux villages avec décapitations publiques et exécutions sommaires.

Afin de faire cesser les hostilités, dont les victimes sont principalement civiles, l’administration du district de Malakand (Province de la Frontière du Nord-Ouest), dont dépend la vallée de Swat, a signé lundi un accord avec le maulana Soofi Mohammad : en échange de la mise en application de la charia dans le secteur, les talibans promettent la cessation durable des hostilités -ils ont déjà décrété un cessez-le-feu unilatéral de dix jours dimanche.

Une manifestation a eu lieu ce mercredi à Mingora, le chef-lieu de la vallée, en faveur du retour à la paix.

En vertu de cet accord, les filles n’auront ainsi plus le droit de se rendre à l’école.

Inquiétude

Cet accord doit maintenant être validé par Islamadad. "Le président Asif Ali Zardari l’approuvera (...) après le retour de la paix dans la région", explique la ministre de l’Information.

En attendant, l’armée ne mènera aucune opération offensive dans le secteur concerné contre les talibans -un accord similaire avait déjà été signé courant 2008 mais aucune des parties ne l’avait respecté.

Alors que les autorités affirment qu’il s’agit d’un moyen de contrôler l’expansion talibane, la presse pakistanaise et les grandes capitales occidentales s’inquiètent de cet échange "paix contre charia".

Ils considèrent a contrario qu’il s’agit d’une "concession" aux fondamentalistes, que la vallée du Swat va devenir un "sanctuaire" et que le retrait de l’armée permettra aux talibans de progresser.

L’Otan estime notamment que les talibans, qui n’auront plus à s’occuper de l’armée pakistanaise, craint une recrudescence des attaques contre ses troupes.

VIDEOS

Pakistan : Avec les talibans de la vallée du Swat

Le 09 avril 2009 - 21h54

Vidéo - Pour montrer leur force, les militants islamistes ont laissé une équipe de télévision les filmer lors d’une opération contre un village..

Par Magali BARTHES

Pakistan : Attaque contre une école de police : les images

Le 30 mars 2009 - 14h19

Vidéo - Des terroristes ont pris pour cible lundi matin le centre de formation de la police à Lahore, dans l’est du pays. Bilan : 12 morts, dont huit policiers..

Par LCI.fr

Pakistan : La charia officiellement appliquée au Pakistan

Le 24 mars 2009 - 20h00

Attention, certaines images peuvent choquer. La loi islamique est entrée officiellement en vigueur lundi dans le nord-ouest du pays, après un accord controversé entre les islamistes locaux et le gouvernement..

Par La Redaction


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