AID Association initiatives dionysiennes
Nelson Mandela rappelle l’ANC à son devoir :

ELECTIONS GENERALES EN AFRIQUE DU SUD

"notre première tâche est d’éradiquer la pauvreté et d’assurer une meilleure vie à tous"

mercredi 22 avril 2009 par JMT

Le vote a commencé mercredi en Afrique du Sud pour les 4e élections générales post-apartheid, qui devraient reconduire le Congrès national africain (ANC) et propulser à la présidence son chef, le populaire mais controversé Jacob Zuma.

Quelque 23 millions de Sud-Africains sont appelés aux urnes mercredi pour élire leurs députés nationaux et provinciaux lors des 4e élections générales depuis la fin de l’apartheid, qui devraient propulser à la présidence le populaire et controversé Jacob Zuma.

Plus de 23 millions de Sud-Africains sont appelés aux urnes ce mercredi à l’occasion d’élections législatives et provinciales dont la seule inconnue est la marge avec laquelle le Congrès national africain (ANC) sera déclaré vainqueur.

L’Afrique du Sud, qui organise mercredi ses 4e élections générales démocratiques, a connu trois présidents depuis la fin de l’apartheid en 1994, tous dirigeants du Congrès national africain (ANC).

L’Afrique du Sud, qui vote mercredi pour les quatrièmes élections générales démocratiques de son Histoire, est la première puissance politique et économique du continent.

Afrique du Sud : début du vote pour les 4e élections générales post-apartheid

AFP - mercredi 22 avril 2009, 11h07

Le vote a commencé mercredi en Afrique du Sud pour les 4e élections générales post-apartheid, qui devraient reconduire le Congrès national africain (ANC) et propulser à la présidence son chef, le populaire mais controversé Jacob Zuma.

Photo : Une femme vote pour les élections générales dans un bidonville près du Cap le 21 avril 2009

D’humeur joyeuse, parfois installées dans des chaises pliantes et équipées de thermos de café, des dizaines de personnes formaient de longues files d’attente devant les quelque 20.000 bureaux de vote du pays.

"Je suis venue à minuit parce que je voulais être la première à voter pour pouvoir rentrer à la maison et écouter à la radio l’évolution des scores de mon parti", a expliqué à l’AFP Ntombi Mthetho, 46 ans, devant un bureau d’Alexandra, un township du centre de Johannesburg.

Le président Kgalema Motlanthe a été l’un des premiers à déposer son bulletin de vote dans un bureau de Pretoria, selon la radio publique SAFM.

Plus de 23 millions d’électeurs sont appelés aux urnes pour renouveler l’Assemblée nationale et les parlements provinciaux.

Ultramajoritaire depuis l’avènement de la démocratie multiraciale en 1994, l’ANC fait à nouveau figure de grand favori avec plus de 60% des intentions de vote, selon les sondages.

Jacob Zuma, 7 ans, un tribun à l’image écornée par de longues poursuites pour corruption abandonnées début avril, devrait logiquement être élu à la présidence de la République par les députés issus du scrutin.

La campagne a été largement dominée par ses démêlés judiciaires, au détriment des énormes enjeux économiques et sociaux auxquels le pays fait toujours face 15 ans après la fin du régime ségrégationniste.

Invité surprise d’un meeting géant de l’ANC, dimanche, le héros de la lutte anti-apartheid et premier président noir du pays, Nelson Mandela, 90 ans, a d’ailleurs rappelé le parti à son devoir.

"Alors que nous nous efforçons d’assurer une victoire décisive pour notre organisation (...), nous devons nous rappeler que notre première tâche est d’éradiquer la pauvreté et d’assurer une meilleure vie à tous", a-t-il lancé.

Plus de 43% des 48,5 millions d’habitants de la première économie du continent vivent sous le seuil de pauvreté et le chômage frôle les 40%, malgré un sous-sol riche en minerais et métaux précieux.

Les différents partis d’opposition ont tenté de capitaliser sur les échecs de l’ANC et les doutes entourant l’intégrité de Jacob Zuma. Mais ils semblent condamnés aux seconds rôles.

Le Congrès du Peuple (Cope), formé en décembre par des dissidents de l’ANC après des mois de luttes intestines qui ont culminé en septembre avec la démission forcée du président Thabo Mbeki, est crédité de 7 à 12% des intentions de vote.

Quant à l’Alliance démocratique (DA), ancienne opposition parlementaire sous l’apartheid, elle peine à convaincre les électeurs noirs. Elle pourrait toutefois remporter la province du Western Cape (ouest), où Blancs et métis sont majoritaires.

Les Sud-Africains votent pour leur 4e scrutin national post-apartheid

AFP - mercredi 22 avril 2009, 06h07

Quelque 23 millions de Sud-Africains sont appelés aux urnes mercredi pour élire leurs députés nationaux et provinciaux lors des 4e élections générales depuis la fin de l’apartheid, qui devraient propulser à la présidence le populaire et controversé Jacob Zuma.

Portrait du le chef de l’ANC Jacob Zuma le 21 avril 2009 sur un mur bidonville de Guguletu, près du Cap

Le suspense porte sur l’ampleur de la victoire, d’ores et déjà acquise au Congrès national africain (ANC), parti issu de la lutte contre le régime raciste blanc et au pouvoir depuis les premières élections multiraciales de 1994. Maintiendra-t-il la majorité des deux-tiers atteinte lors du précédent scrutin ?

Les électeurs devraient être encore plus nombreux qu’en 2004 à se presser aux urnes, prédisent les derniers sondages. Le taux de participation était alors de 77%.

Près de 10.000 candidats, issus de 40 partis, se présentent.

Le principal parti d’opposition, l’Alliance démocratique (DA), tentera de maintenir sa place parmi les 400 députés de l’Assemblée nationale, contre un nouveau parti formé en décembre par des dissidents de l’ANC, le Congrès national du peuple (Cope).

Cette formation, qui bénéficie comme l’ANC de la légitimité de la lutte contre l’apartheid, a peiné à maintenir pendant la campagne l’élan suscité par sa création.

Les défis du prochain gouvernement, sécurité, pauvreté, éducation et santé, ont été occultés par les démêlés judiciaires du chef de l’ANC Jacob Zuma : trois semaines avant le scrutin, des poursuites pour corruption à son encontre étaient levées, après des années d’enquête.

Photo : Jacob Zuma et Nelson Mandela

Le tribun zoulou, 67 ans, a reçu un soutien de taille au dernier rassemblement électoral de dimanche, avec l’apparition surprise du Prix Nobel de la Paix, le nonagénaire Nelson Mandela.

Zuma devrait être élu à la tête de l’Etat par le Parlement le 6 mai et prêter serment le 9 à Pretoria. Il aura la difficile tâche de lutter contre la pauvreté, qui affecte 43% des Sud-Africains, en dépit de la récession annoncée de la première puissance économique du continent.

Infographie : Données socioéconomiques depuis 1994

Après une campagne émaillée de cas isolés de violences, la police a été renforcée dans les zones considérées comme les plus sensibles, notamment dans le KwaZulu-Natal (sud-est), théâtre d’affrontements politiques sanglants dans les années de transition vers la démocratie.

Les 19.726 bureaux de vote seront ouverts de 07H00 (05H00 GMT) à 21H00 (19H00 GMT).

Les Sud-Africains aux urnes, l’ANC de Jacob Zuma favori

JOHANNESBURG (Reuters) - - mercredi 22 avril 2009, 05h25 par Rebecca Harrison

Plus de 23 millions de Sud-Africains sont appelés aux urnes ce mercredi à l’occasion d’élections législatives et provinciales dont la seule inconnue est la marge avec laquelle le Congrès national africain (ANC) sera déclaré vainqueur.

© REUTERS2009 Photo : Les Sud-Africains aux urnes

Le chef de file de l’ANC, Jacob Zuma, devrait ainsi devenir le quatrième président de l’Afrique du Sud élu démocratiquement depuis la fin du régime d’apartheid.

Les bureaux de vote ont ouvert à 07h00 (05h00 GMT) et fermeront à 21h00 (19h00 GMT).

Mardi, Zuma a appelé les électeurs sud-africains à se mobiliser massivement pour accorder "une majorité écrasante" à son parti, au pouvoir depuis l’abolition du régime de ségrégation, en 1994.

"Nous anticipons une participation massive et nous attendons que le peuple de ce pays confie une nouvelle fois un mandat large et décisif à l’ANC pour qu’il travaille avec lui à améliorer encore la vie quotidienne", a déclaré Zuma lors de sa dernière conférence de presse avant le scrutin.

Si la victoire semble assurée pour l’ANC, le parti au pouvoir, défié par une opposition plus confiante, pourrait éprouver des difficultés à rééditer son score de 2004, lorsqu’il avait recueilli près de 70% des suffrages.

L’ANC pourrait voir sa majorité réduite à 65, voire 60%, en-dessous du seuil des deux-tiers requis pour procéder à des modifications constitutionnelles, même si Zuma a assuré que son parti ne comptait pas amender la constitution pour le moment.

LE COPE EN PERTE DE VITESSE

L’Alliance démocratique, emmenée par Helen Zille, et le nouveau Congrès du peuple (COPE) formé par des dissidents de l’ANC, pourraient récupérer des sièges aux dépens du parti dirigeant.

"Le choix que nous allons faire déterminera si notre pays va devenir une démocratie fructueuse ou poursuivre sur la spirale négative qui le conduit à l’échec", estime l’Alliance démocratique dans une déclaration diffusée à la veille du scrutin.

L’Alliance espère atteindre 15% des suffrages tandis que le COPE, en perte de vitesse depuis sa création en décembre, peut encore tabler sur 10% des voix.

Selon un ultime sondage d’intentions de vote publié mardi dans le quotidien "Beeld", le parti historique du combat antiapartheid obtiendra 67% des voix, contre 11% au COPE et 13% à l’Alliance.

Le nouveau gouvernement de Zuma devra rassurer les milieux économiques, mais les observateurs ne s’attendent pas à un brusque virage à gauche afin de satisfaire les syndicats et le Parti communiste qui soutiennent le patron de l’ANC.

De source politique, on indique en outre que l’actuel ministre des Finances, Trevor Manuel, apprécié des marchés financiers et des investisseurs, devrait conserver son ministère pendant les deux années à venir.

Zuma, qui a lui-même assuré qu’il n’y aurait aucun changement radical, devra également s’attaquer à une myriade de problèmes internes.

Des millions de Sud-Africains noirs continuent de vivre dans des bidonvilles et le chômage flirte avec les 30%, tandis que le pays connaît un des plus forts taux de criminalité au monde.

Dans un entretien accordé à Reuters le mois dernier, Zuma reconnaissait que la pauvreté constituait un problème majeur qui s’est aggravé depuis 15 ans.

Le candidat du COPE pour le poste de chef de l’Etat est Mvume Dandala, un évêque méthodiste, désigné par défaut, l’ancien ministre de la Défense Mosiuoa Lekota et l’ancien Premier ministre de la province du Gauteng, Mbhazima Shilowa, n’étant pas parvenus à s’entendre.

Version française Pierre Serisier, Jean-Stéphane Brosse, Clément Dossin et Jean-Philippe Lefief

Mandela, Mbeki, Motlanthe : les présidents sud-africains depuis 1994

JOHANNESBURG (AFP) - 21/04/09 19:39

L’Afrique du Sud, qui organise mercredi ses 4e élections générales démocratiques, a connu trois présidents depuis la fin de l’apartheid en 1994, tous dirigeants du Congrès national africain (ANC).

Photographe : Alexander Joe AFP/Archives :: Les anciens présidents sud-africains Nelson Mandela et Thabo Mbeki et l’actuel président Kgalema Motlanthe

- Nelson Mandela, 1994-1999

Premier Noir à la présidence, Nelson Mandela est une icône mondiale de la liberté et du pardon. Leader de la lutte anti-apartheid, il a passé 27 ans de sa vie en détention jusqu’à sa libération en 1990.

"Madiba", de son nom de clan, a effectué un seul mandat durant lequel il a prôné la réconciliation et souhaité bâtir une "Nation arc-en-ciel en paix avec elle-même et le monde".

Volontairement retiré de la vie publique en 2004, le Prix Nobel de la Paix poursuit aujourd’hui, à 90 ans, son combat contre le sida et pour la protection de l’enfance à travers sa fondation.

- Thabo Mbeki, 1999-2008

Le président Mbeki a bâti une économie forte et promu le continent africain sur la scène internationale. Mais il reste très critiqué pour ses atermoiements face au sida, qui ont coûté la vie à des centaines de milliers de Sud-Africains, et sa "diplomatie silencieuse" au Zimbabwe.

Avant d’accèder à la tête de l’Etat, il a passé 28 ans en exil, a été au coeur des négociations avec le régime d’apartheid pendant la transition démocratique, puis a été vice-président sous Mandela.

Cet intellectuel brillant a fini par s’isoler dans une tour d’ivoire, perdant le contact avec son parti et son peuple. En septembre 2008, il était contraint par l’ANC à quitter la présidence : le chef de l’Etat, 66 ans, était accusé d’avoir instrumentalisé la justice pour écarter son rival, le populaire Jacob Zuma.

- Kgalema Motlanthe, 2008-2009

Le discret Kgalema Motlanthe a été placé sous les projecteurs après la démission forcée de Thabo Mbeki. Connu pour ses talents de conciliateur, il a été le gardien de la présidence, en attendant de céder la place au candidat et président de l’ANC, Jacob Zuma.

Respectueusement surnommé "Mkhuluwa" (Grand Frère) malgré ses 59 ans, Kgalema Motlanthe a supervisé durant sa courte présidence des décisions polémiques, dont le refus d’un visa au dalaï lama et le démantèlement d’une unité de police d’élite.

Le numéro deux de l’ANC, qui a participé à la lutte contre le régime ségrégationniste blanc et a été un dirigeant syndical, pourrait devenir vice-président au sein du futur gouvernement.

L’Afrique du Sud, géant du continent africain

JOHANNESBURG (AFP) - 21/04/09 19:38

L’Afrique du Sud, qui vote mercredi pour les quatrièmes élections générales démocratiques de son Histoire, est la première puissance politique et économique du continent.

AFP/Infographie :: La carte de l’Afrique du Sud

- SITUATION GEOGRAPHIQUE : Situé à l’extrémité sud du continent africain, le pays, 1.224.297 km2, est baigné par l’océan Atlantique et l’océan Indien.

- POPULATION : Estimée à 48,5 millions d’habitants dont près de 80% de Noirs. Les Blancs représentent 9,5% de la population.

- CAPITALES : Pretoria (administrative), Le Cap (législative) et Bloemfontein (juridique). Johannesburg, centre industriel et des affaires, est la plus grande métropole.

- LANGUES : Onze langues officielles dont anglais, afrikaans, zoulou, xhosa.

- RELIGION : Chrétiens (76%), dont nombre d’églises charismatiques africaines.

- HISTOIRE/INSTITUTIONS : Comptoir néerlandais en 1652, puis colonie britannique. Union sud-africaine membre du Commonwealth de 1910 à 1961, année de la proclamation de la République.

A son arrivée au pouvoir en 1948, le Parti national (NP) va institutionnaliser un régime de "développement séparé des races" (apartheid). Ce système sera progressivement démantelé après l’arrivée au pouvoir en 1989 de Frederik de Klerk.

En 1990, Nelson Mandela est libéré après 27 ans de détention et son parti, le Congrès national africain (ANC), légalisé. Les lois racistes sont abolies en 1990-91 et des négociations s’engagent pour une transition démocratique.

En 1994, l’ANC remporte les premières élections multiraciales. Mandela devient le premier président noir du pays.

En 1999, Thabo Mbeki est élu à la présidence puis réélu en 2004 après une large victoire de l’ANC aux législatives. Mais en 2008, il est poussé à la démission par l’ANC, qui l’accuse d’avoir influencé la justice pour nuire à son rival Jacob Zuma. Il est remplacé fin septembre par Kgalema Motlanthe.

République dotée d’un système présidentiel à deux chambres depuis 1994. La Constitution de 1996 est considérée comme l’une des plus démocratiques au monde.

- ECONOMIE : Le pays, qui dispose d’un sous-sol très riche en minerais et métaux précieux, est le premier producteur mondial de platine, le 3e d’or et le 4e de diamants. L’industrie, notamment les secteurs minier et automobile, est un des moteurs de l’économie.

En raison d’infrastructures obsolètes, le pays souffre d’une crise énergétique.

Une élite noire s’est enrichie grâce à la croissance soutenue de ces dernières années, mais 43% de la population vit avec moins de deux dollars par jour. Le taux de chômage est officiellement de 23,1%, mais il frôle les 40% selon la définition large de l’OCDE. Et 30% de la population souffre de malnutrition.

En raison de la crise financière mondiale, l’Afrique du Sud a enregistré son premier taux de croissance négatif (-1,8%) au dernier trimestre 2008, après dix années de croissance solide.

Malgré une réforme agraire en cours, 80% des terres agricoles restent détenues par des Blancs.

+ Revenu par habitant : 5.760 dollars en 2007 (Banque mondiale).

- SIDA : Plus grand nombre de séropositifs au monde (5,4 millions de personnes en 2007).

- FORCES ARMEES : Environ 62.334 hommes, selon l’Institut international des études stratégiques (IISS, 2008).

Infographie

Elections générales en Afrique du Sud

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