AID Association initiatives dionysiennes
Du rififi, du refus, et du refoulement

BIZARRERIES UNIVERSITAIRES

Chacun provoque la "rupture" qu’il peut :-)

mardi 14 avril 2009 par JMT

Claude-Marie Vadrot, journaliste à Politis, enseigne également à l’université Paris VIII. Il raconte l’invraisemblable aventure de son « cours hors les murs » du mardi 31 mars.

Le ministère de l’Enseignement supérieur a indiqué jeudi qu’il prendra à sa charge le recrutement de 130 personnes qui occuperont les "chaires mixtes" aux universités et aux organismes de recherche. Une annonce qui intervient alors que le mouvement social se poursuit dans l’enseignement supérieur.

Le juge des référés étudie ce mercredi la demande de deux associations qui dénoncent le principe de l’expo "Our body, à corps ouvert".Elles mettent également en doute l’origine des corps exposés.

Le Snesup a claqué la porte d’une réunion au ministère de l’enseignement supérieur, dans la nuit de mardi à mercredi. es aménagements à la réforme du statut des enseignants-chercheurs n’ont pas convaincus le principal syndicat du supérieur.

« Ne parlez pas politique… »

vendredi 3 avril 2009, par Claude-Marie Vadrot, Politis.fr

Claude-Marie Vadrot, journaliste à Politis, enseigne également à l’université Paris VIII. Il raconte l’invraisemblable aventure de son « cours hors les murs » du mardi 31 mars.

En solidarité avec mes collègues enseignants de l’Université de Paris VIII engagés, en tant que titulaires et chercheurs de l’Education nationale, dans une opposition difficile à Valérie Pécresse, j’ai décidé de tenir mon cours sur la biodiversité et l’origine de la protection des espèces et des espaces, que je donne habituellement dans les locaux du département de Géographie (où j’enseigne depuis 20 ans), dans l’espace du Jardin des plantes (Muséum national d’histoire naturelle), là où fut inventée la protection de la nature. Une façon, avec ce « cours hors les murs », d’être solidaire avec la grogne actuelle et de faire découvrir ces lieux aux étudiants, sans les pénaliser avant leurs partiels.

Mardi 31 mars, arrivé à 14 h 30, avant les étudiants, j’ai eu la surprise de me voir interpellé dès l’entrée franchie par le chef du service de sécurité. Tout en constatant que les deux portes du 36, rue Geoffroy Saint Hilaire était gardées par des vigiles...

- Monsieur Vadrot ?

- Euh...oui

- Je suis chargé de vous signifier que l’accès du Jardin des plantes vous est interdit

- Pourquoi ?

- Je n’ai pas à vous donner d’explication....

- Pouvez vous me remettre un papier me signifiant cette interdiction ?

- Non, les manifestations sont interdites dans le Muséum

- Il ne s’agit pas d’une manifestation, mais d’un cours en plein air, sans la moindre pancarte...

- C’est non....

Les étudiants, qui se baladent déjà dans le jardin, reviennent vers l’entrée, le lieu du rendez-vous. Le cours se fait donc, pendant une heure et demie, dans la rue, devant l’entrée du Muséum. Un cours qui porte sur l’histoire du Muséum, l’histoire de la protection de la nature, sur Buffon.

A la fin du cours, je demande à nouveau à entrer pour effectuer une visite commentée du jardin. Nouveau refus, seuls les étudiants peuvent entrer, pas leur enseignant. Ils entrent et je décide de tenter ma chance par une autre grille, rue de Buffon. Où je retrouve des membres du service de sécurité qui, possédant manifestement mon signalement, comme les premiers, m’interdisent à nouveau l’entrée.

Evidemment, je finis pas les fâcher et exige la présence du directeur de la surveillance du Jardin des plantes. Comme le scandale menace il finit par arriver.

D’abord parfaitement méprisant, il finit pas me réciter mon CV et le contenu de mon blog. Cela commencer à ressembler à un procès politique, avec descriptions de mes opinions, faits et gestes.

D’autres enseignants du département de Géographie, dont le directeur Olivier Archambeau, président du Club des explorateurs, Alain Bué et Christian Weiss, insistent et menacent d’un scandale.

Le directeur de la surveillance, qui me dit agir au nom du directeur du Muséum (où je pensais être honorablement connu), commençant sans doute à discerner le ridicule de la situation, finit par nous faire une proposition incroyable, du genre de celle que j’ai pu entendre autrefois, comme journaliste, en Union soviétique :

- Ecoutez, si vous me promettez de ne pas parler de politique à vos étudiants et aux autres professeurs, je vous laisse entrer et rejoindre les étudiants...

Je promets et évidemment ne tiendrai pas cette promesse, tant le propos est absurde. J’entre donc avec l’horrible certitude que, d’ordre du directeur et probablement du ministère de l’Education nationale, je viens de faire l’objet d’une « interdiction politique ».

Pour la première fois de mon existence, en France. Je n’ai réalisé que plus tard, après la fin de la visite se terminant au labyrinthe du Jardin des plantes, à quel point cet incident était extraordinaire et révélateur d’un glissement angoissant de notre société.

Rétrospectivement, j’ai eu peur, très peur...

Claude-Marie Vadrot, journaliste à Politis et chargé de cours à Paris 8 souhaite diffuser largement ce message que vous pouvez trouver sur son blog....à moins qu’il ne soit censuré ?.

Université - Le gouvernement "dégèle" 130 postes de chercheurs

le 02/04/2009 - 17h19

Le ministère de l’Enseignement supérieur a indiqué jeudi qu’il prendra à sa charge le recrutement de 130 personnes qui occuperont les "chaires mixtes" aux universités et aux organismes de recherche. Une annonce qui intervient alors que la mouvement social se poursuit dans l’enseignement supérieur.

Crédit Photo : TF1/LCI chercheurs

La création de 130 "chaires mixtes" aux universités et aux organismes de recherche ne se traduira pas par une diminution des recrutements dans ces derniers, a annoncé jeudi le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche.

La ministre "Valérie Pécresse appelle donc les organismes de recherche à rouvrir leur campagne d’emploi dès à présent pour procéder au recrutement de 130 chercheurs supplémentaires", selon ce texte diffusé le jour d’une nouvelle journée de manifestations d’étudiants, de chercheurs et d’universitaires.

"Le coût de ces chaires, estimé à 4,5 millions d’euros environ, sera pris en charge par une dotation d’origine ministérielle et non sur le budget actuel des organismes", précise le ministère.

Revendication

Ces chaires, créées pour une durée de cinq ans, permettent à des universitaires d’être dispensés des deux tiers de leur charge d’enseignement, de toucher une prime de 6.000 à 15.000 euros par an et des "crédits destinés à soutenir leurs recherches" compris entre 10 et 20.000 euros par an.

Mais les chercheurs refusaient que chaque chaire remplace deux postes au lieu d’un, comme c’était le cas dans le projet initial du gouvernement.

Cette revendication des universitaires et scientifiques qui s’opposent depuis deux mois à la restructuration de la recherche en France était un des points de la plate-forme de 10 demandes faites le 14 mars par plusieurs centaines de directeurs de laboratoires.

Les chercheurs demandent également la réaffirmation du rôle d’opérateur scientifique des organismes de recherche comme le CNRS, que le gouvernement veut transformer en agences de moyens, ainsi que l’ouverture de discussions sur un plan pluriannuel d’emplois.

D’après agence

Polémique - Fermer l’expo anatomique : la justice appelée à trancher

le 01/04/2009 - 07h08

Le juge des référés étudie ce mercredi la demande de deux associations qui dénoncent le principe de l’expo "Our body, à corps ouvert".Elles mettent également en doute l’origine des corps exposés.

Crédit Photo : TF1/LCI exposition corps ouvert

L’exposition "Our body, à corps ouvert", qui met en scène à Paris des corps entiers ou disséqués d’êtres humains, doit-elle fermer ses portes ?

Les associations "Ensemble contre la peine de mort (ECPM) et Solidarité Chine" le souhaitent. Elles ont assigné en référé l’organisateur de la manifestation. Leur demande sera étudiée en audience ce mercredi.

"Je trouve étonnant que l’on puisse aujourd’hui exposer en plein Paris des corps humains qui ont été dépecés, découpés et éviscérés dont on ignore l’origine et qu’on en fasse une source de profit", a expliqué Me Richard Sedillot, avocat représentant les associations.

A titre subsidiaire, les associations demandent à la justice d’ordonner à l’organisateur de produire "des pièces justifiant l’origine des corps et le consentement donné du vivant des personnes concernées à leur exposition".

Dans leur demande, les requérants s’interrogent pour savoir si les corps exposés n’ont pas fait l’objet d’un trafic et s’ils ne sont pas ceux d’anciens prisonniers ou de condamnés à mort chinois.

"Il faut se demander si les corps présentés à Paris, qui appartiennent à des hommes dans la force de l’âge, ne proviennent pas d’un trafic lié à la police chinoise", explique Marie Holzman, sinologue et présidente de l’association Solidarité Chine.

"La Chine exécute en effet au moins 6.000 Chinois par an. Dans de nombreux cas, les parents des suppliciés se plaignent de n’avoir pas pu voir recueillir la dépouille de leur proche", ajoute-t-elle.

Corps légués à la science

Interrogé lors de la présentation de l’exposition à Marseille, l’organisateur de l’exposition et directeur de la société Encore Production, Pascal Bernardin, avait expliqué que les corps avaient été fournis par la fondation Anatomical Sciences and Technologie de Hong Kong.

Celle-ci, avait-il dit, lui avait assuré que toutes les personnes concernées avaient donné de leur plein gré leur corps à la science y compris pour des expositions anatomiques post mortem.

"Our body, à corps ouvert" montre sur 1200 m2 une quinzaine de corps d’hommes et de femmes, entiers ou disséqués, préservés avec des matières plastiques selon un procédé d’imprégnation polymérique.

Après à Marseille et Lyon, l’exposition est aujourd’hui présentée à Paris à l’espace Madeleine jusqu’au 10 mai avant d’être montrée au Parc Floral jusqu’au 23 août.

La cité des Sciences de la Villette et le Musée de l’Homme avaient refusé de l’accueillir à la suite d’un avis négatif du Comité national d’éthique.

D’après agence

Enseignants-chercheurs - L’opposition se poursuit malgré des amendements

le 25/03/2009 - 11h05

Le Snesup a claqué la porte d’une réunion au ministère de l’enseignement supérieur, dans la nuit de mardi à mercredi. es aménagements à la réforme du statut des enseignants-chercheurs n’ont pas convaincus le principal syndicat du supérieur.

Crédit Photo : TF1 Deux batailles pour l’université le mardi 10 février

Toujours pas d’unanimité sur la réforme du statut des enseignants-chercheurs. Un comité consultatif sur cette question s’est tenu mardi soir au ministère de l’Enseignement supérieur. Comité auquel ont participé Valérie Pécresse et plusieurs syndicats.

Après plus de treize heures de discussions, des aménagements concernant notamment les promotions des universitaires et le paiement de leurs heures supplémentaires ont été entérinés.

Le syndicat AutonomeSup a ainsi voté en faveur du nouveau texte mais le Snesup, principal syndicat du supérieur, et FO ont quitté la séance avant la fin en raison de désaccords avec la ministre sur la modulation des services des universitaires (cours, recherche et autres tâches).

Cette modulation "revient à alourdir les services des enseignants-chercheurs et remet en cause le caractère national de leur statut", dénonce mercredi le Snesup. Et d’appeler "à intensifier les mobilisations de la communauté universitaire pour l’abandon du décret".

Selon le ministère, le nouveau texte "rappelle la double mission des enseignants-chercheurs" et "précise que le paiement des heures complémentaires se fera au-delà du service de référence".

En outre, "l’équilibre des promotions à 50/50 entre niveaux local et national est inscrit dans le décret" et "tout enseignant-chercheur peut rejoindre une équipe de recherche autre que celle de son établissement".

Pécresse zappe la CPU

La ministre de l’Enseignement supérieur a annulé sa venue à Brest, vendredi, au colloque de la Conférence des présidents d’universités (CPU) du fait de rencontres à Paris avec des syndicats sur la formation des enseignants, a indiqué mercredi son ministère.

VIDEOS

Anatomie : ’’A corps ouvert’’, l’expo qui fait polémique

Le 26 mars 2009 - 20h00

L’exposition très controversée ’’A corps ouvert’’ se tient en ce moment à Paris. L’occasion de découvrir les secrets de l’anatomie grâce aux vrais corps humains exposés. De quoi en refroidir plus d’un.. Par La Redaction

JT OFF : Etudiants, sauve qui peut !

Le 12 mars 2009 - 16h51

Grève des profs ou difficulté pour se loger, les étudiants ont la vie dure. Le JT OFF a suivi les cours de la Sorbonne en plein air et les squatteurs des quartiers chics. Sauve qui peut.... Par Matthieu DUPONT

JT OFF : Une expo à corps ouvert

Le 06 mars 2009 - 10h30

Dévoiler les secrets de l’anatomie en exposant des vrais corps ? Le but est éducatif mais aussi artistique... L’expo qui s’installe à Paris a de quoi créer la polémique même si cette année est marquée par le don d’organes.. Par Matthieu DUPONT

JT OFF : Femmes à barbe et corps en tranches

Le 06 mars 2009 - 10h16

Le JT OFF a suivi les Femmes à barbe qui ont investi le Conseil constitutionnel pour dénoncer l’hégémonie masculine. Notre caméra s’est aussi aventurée dans une exposition qui dissèque le corps humain... littéralement.. Par Matthieu DUPONT


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