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DE NOUVELLES MANOEUVRES DE L’HYPERPUISSANCE US

dimanche 5 avril 2009 par JMT

Japon et Etats-Unis estiment que le lancement par la Corée du Nord d’une fusée longue portée constitue une violation de résolutions antérieures. La Chine et la Russie pourraient bloquer toute tentative des Etats-Unis et de leurs alliés occidentaux de faire voter de nouvelles sanctions contre Pyongyang.

Lors du sommet à Prague dimanche, le président américain s’est engagé à la réduction des arsenaux atomiques. Son discours intervient le jour où la Corée du Nord, puissance nucléaire depuis 2006, a effectué le lancement de sa première fusée longue portée.

La Corée du Nord a procédé dimanche au lancement controversé d’une fusée longue portée, au grand dam des voisins japonais et sud-coréen. Barack Obama a qualifié le tir de "provocation" ajoutant qu’il s’agissait en fait un tir d’essai de missile longue portée Taepodong-2.

ONU - Fusée coréenne : le Conseil de sécurité réuni d’urgence

le 05/04/2009 - 22h23

Japon et Etats-Unis estiment que le lancement par la Corée du Nord d’une fusée longue portée constitue une violation de résolutions antérieures. La Chine et la Russie pourraient bloquer toute tentative des Etats-Unis et de leurs alliés occidentaux de faire voter de nouvelles sanctions contre Pyongyang.

Crédit Photo : LCI Le vote du Conseil de securité à l’encontre de la Corée du Nord, le 14 octobre 2006

Le Conseil de sécurité de l’ONU était réuni en urgence dimanche soir pour discuter des implications du tir d’une fusée par la Corée du Nord, à la demande du Japon et des Etats-Unis qui estiment que ce lancement constitue une violation de résolutions antérieures.

Les quinze membres du Conseil devaient s’entretenir du lancement de la fusée Taepodong-2. Pyongyang décrit cette fusée comme un simple lanceur de satellite.

Mais, quand bien même, Washington et ses alliés la considèrent comme un missile à longue portée capable d’emporter également une charge offensive, dont le lancement viole une résolution prise en 2006 par le Conseil de sécurité.

Depuis Prague, le président américain Barack Obama a condamné le lancement nord-coréen, jugé "provocateur", et demandé une réunion d’urgence du Conseil de sécurité sur la question.

De son côté, le président Nicolas Sarkozy a dénoncé dimanche sur TF1, en direct de Prague, le lancement de la fusée par Pyongyang comme "une provocation de la Corée du Nord", appelant à "l’union de la communauté internationale pour sanctionner un régime qui ne respecte aucune des règles internationales".

Regrets de Ban Ki-moon

Selon des informations fournies par les Etats-Unis, la Corée du Nord a échoué à placer son satellite en orbite, contrairement à ce qu’elle assure. Selon l’armée américaine, "l’engin a atterri dans l’océan Pacifique".

A New York, l’ambassadeur japonais aux Nations unies Yukio Takasu a lui aussi réclamé une réunion d’urgence sur le sujet. Le ministre sud-coréen des Affaires étrangères Yu Myung-hwan a lui aussi dénoncé un tir "provocateur" et souligné qu’il constituait une violation des résolutions déjà prises par le Conseil de sécurité à l’encontre de Pyongyang.

De son côté, le secrétaire général de l’ONU, le Sud-coréen Ban Ki-moon, a "regretté que la Corée du Nord ait procédé comme prévu à ce lancement" malgré les appels fermes de la communauté internationale.

Ban Ki-moon a appelé Pyongyang à "se mettre en conformité avec les résolutions du Conseil de Sécurité" et l’ensemble des parties concernées à reprendre les négociations à Six (les deux Corées, Etats-Unis, Russie, Chine, Japon) sur la dénucléarisation de la Corée du Nord.

Déclaration non contraignante

Deux des cinq membres permanents du Conseil de sécurité, la Chine et la Russie, ont en revanche adopté des positions plus nuancées, s’abstenant de critiquer Pyongyang et appelant les différents protagonistes "à la retenue".

Au quartier général de l’ONU à New York, des diplomates estimaient que la Chine et la Russie pourraient bloquer toute tentative des Etats-Unis et de ses alliés occidentaux de faire voter de nouvelles sanctions contre Pyongyang.

Un diplomate occidental a toutefois estimé, sous le couvert de l’anonymat, que le Conseil de sécurité pourrait adopter une résolution ou une déclaration non contraignante réaffirmant les résolutions déjà prises.

En juillet 2006, le Conseil de sécurité avait adopté la résolution 1695 condamnant la Corée du Nord pour des tirs d’essai de missiles. Elle comporte des mesures contraignantes pour Pyongyang, qui avait tiré sept missiles, dont un Taepodong-2 pouvant théoriquement atteindre le territoire américain.

Elle a été suivie en octobre de la même année de la résolution 1718, qui sanctionnait l’essai nucléaire nord-coréen effectué en début de mois et enjoignait Pyongyang de "s’abstenir de tout nouvel essai nucléaire ou tir de missile balistique".

(D’après agence)

UE/Etats-Unis - Obama propose un monde sans armes nucléaires

le 05/04/2009 - 22h22

Lors du sommet à Prague dimanche, le président américain s’est engagé à la réduction des arsenaux atomiques. Son discours intervient le jour où la Corée du Nord, puissance nucléaire depuis 2006, a effectué le lancement de sa première fusée longue portée.

Crédit Photo : REUTERS Obama dimanche à Prague

Relancer les efforts contre la prolifération de l’atome en vue d’aboutir à un monde "sans armes nucléaires. Voilà en substance le message délivré dimanche à Prague par le président américain Barack Obama. Devant une foule de 30.000 personnes, il a fait ces déclarations à l’occasion d’un sommet avec les dirigeants de l’Union européenne.

Sa venue en République tchèque, troisième étape de son offensive de charme en Europe, lui a servi à présenter son grand dessein pour la maîtrise de l’atome militaire pour les années à venir : réduction des stocks, arrêt complet des essais et lutte contre la prolifération.

Une manière pour les Etats-Unis de montrer l’exemple dans l’espoir que l’Iran ou la Corée du Nord seront un jour convaincus de renoncer à leurs propres programmes d’armement nucléaire. "Aujourd’hui, je souligne clairement avec conviction l’engagement des Etats-Unis et son désir d’oeuvrer en faveur de la paix et de la sécurité d’un monde sans armes nucléaires", a déclaré-t-il déclaré sous les applaudissements.

Concrètement, il a indiqué que son administration allait militer "avec détermination" en faveur de la ratification par le Sénat américain du traité d’interdiction complète des essais nucléaires (CTBT).

Controverse autour de la Turquie

Aux yeux de Barack Obama, la décision de la Corée du Nord de défier la communauté internationale en procédant au lancement d’une fusée "souligne la nécessité d’une action". Ce tir l’oblige à gérer sa première grande crise internationale d’envergure.

Il a obtenu à Prague la publication d’un communiqué commun de l’Union européenne et des Etats-Unis exigeant "une réponse de la communauté internationale, y compris du Conseil de sécurité de l’ONU".

Dans le même temps, le président américain s’est efforcé de rassurer la République tchèque et la Pologne, qui craignaient de voir son administration renoncer au projet de bouclier antimissile européen, au moment où Washington cherche à se rapprocher de la Russie et à renouer le dialogue avec Téhéran.

Mais de souligner que la raison d’être du bouclier disparaîtra le jour où cette menace nucléaire iranienne ne sera plus d’actualité. Un appel du pied à Téhéran, que Washington cherche à convaincre de renoncer à ses ambitions militaires dans ce domaine.

Le sommet UE-USA proprement dit a été marqué par un rapprochement sur les moyens à employer face au réchauffement climatique. Les Européens ont salué "les nouveaux signaux" envoyés par l’administration Obama dans ce domaine.

Mais la réunion a été aussi le théâtre d’une controverse sur la Turquie. Juste avant de se rendre à Ankara, Obama a apporté son soutien à l’entrée de ce pays musulman dans l’UE, un sujet très sensible car plusieurs gouvernements européens s’y opposent.

Le chef de l’Etat français Nicolas Sarkozy a immédiatement réagi en réaffirmant son rejet d’une adhésion de la Turquie et en rappelant au président Obama qu’il appartenait "aux pays membres de l’Union européenne de décider"

Prochaine étape pour le président américain : la Turquie. Il est arrivé à Ankara dimanche soir.

(D’après agence)

Corée du Nord - Lancement de fusée : la "provocation" de Pyongyang

le 05/04/2009 - 15h33

La Corée du Nord a procédé dimanche au lancement controversé d’une fusée longue portée, au grand dam des voisins japonais et sud-coréen. Barack Obama a qualifié le tir de "provocation" ajoutant qu’il s’agissait en fait un tir d’essai de missile longue portée Taepodong-2.

Crédit Photo : TF1/LCI Tir d’un missile nord-coréen.

La Corée du Nord a procédé dimanche au lancement controversé d’une fusée longue portée, au grand dam des voisins japonais et sud-coréen qui ont immédiatement dénoncé un acte "regrettable" et "irresponsable".

"Le tir a eu lieu à 11h30 locales (3h30 à Paris)", a indiqué un porte-parole de la présidence sud-coréenne. Le lancement a été confirmé par les autorités américaine, russe et japonaise.

Tôt dimanche matin, Barack Obama, actuellement à Prague en République tchèque, n’a pas tardé à réagir. Qualifiant de "provocation" l’acte nord-coréen, le président américain a déclaré que le lancement de la fusée était en fait un tir d’essai de missile longue portée Taepodong-2.

L’Union européenne a également réagi, condamnant le tir nord-coréen, le jugeant en parfaite violation avec les résolutions de l’ONU et craignant que cet acte ne fragilise la stabilité régionale.

Le Conseil de sécurité de l’ONU doit se réunir dans la soirée Tout en affichant une certaine retenue à l’égard de l’imprévisible régime communiste, le président américain Barack Obama avait appelé vendredi le Nord à stopper les préparatifs du lancement.

Pyongyang avait alors rétorqué qu’il assimilerait toute interception de sa fusée à un "acte de guerre" et que de nouvelles sanctions de l’ONU seraient perçues comme "un acte hostile" entraînant la rupture des négociations sur sa dénucléarisation.

Missile longue portée

La Corée du Nord avait prévenu il y a plus d’un mois qu’elle allait mettre en orbite, entre le 4 et le 8 avril, un "satellite de télécommunications" devant survoler le nord de l’archipel japonais.

Les Etats-Unis et leurs alliés asiatiques soupçonnaient que ce lancement ne masque un tir expérimental de missile longue portée Taepodong-2.

La présidence sud-coréenne a toutefois indiqué qu’il était prématuré de se prononcer sur la réussite du tir qui a provoqué le courroux de Séoul et Tokyo. De son côté, le Japon, sur les dents à chaque regain de tensions avec Pyongyang, a jugé "extrêmement regrettable" le tir de cette fuqée qui a survolé son territoire et promis de porter l’affaire devant les Nations unies.

Le premier étage de la fusée nord-coréenne "semble" être tombé en Mer du Japon et le deuxième dans l’océan Pacifique, a annoncé ensuite le gouvernement japonais.

Selon le Centre de crise installé dans les bureaux du Premier ministre, la fusée "semble" être passée au-dessus de la partie nord de l’île principale Honshu vers 3h37(heure de Paris).

Selon une dernière information de l’armée américaine, Pyongyang a échoué à placer son satellite en orbite, contrairement à ce qu’elle assure. L’engin se serait abîmé "dans l’océan Pacifique".

La Corée du Nord avait provoqué deux crises internationales en 1998 puis en 2006 en procédant à des tirs de missiles longue portée. Le tir de 2006 avait été unanimement condamné à l’ONU avec une résolution assortie de mesures contraignantes.

Test de missile ou lancement de satellite ?

La fusée nord-coréenne lancée dimanche transportait apparemment un satellite, a indiqué le ministre sud-coréen des Affaires étrangères, alors que Pyongyang affirme avoir réussi à placer un "satellite de télécommunications" en orbite.

Lancement de satellite ou essai de missile, il est difficile de déterminer dans l’immédiat la nature de l’engin, les deux opérations reposant sur la même technologie.

La Corée du Nord a affirmé plus tôt avoir placé un satellite en orbite, selon l’agence de presse officielle du régime communiste, KCNA, assurant que l’engin transmettait des hymnes à la gloire du régime.

(D’après agence)

VIDEOS

Nucléaire : Obama fait un rêve

05 avril 2009 - 20h00

Devant plus de 30.000 personnes à Prague, le président américain a proposé de relancer les efforts pour aboutir à un monde ’’sans armes nucléaires’’.

La Redaction

Etats-Unis : Obama s’attaque aux armes nucléaires

05 avril 2009 - 13h00

Le jour où la Corée du Nord a lancé une fusée longue portée, Barack Obama a tenu un discours très ferme sur l’armement nucléaire en marge du sommet UE-USA à Prague.

La Redaction


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