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Istambul : Un forum très commercial

AQUA ? PAS SIMPLEX !

samedi 21 mars 2009 par JMT

Nous sommes à quelques jours de l’ouverture du 5ème « Forum mondial de l’eau » à Istanbul, qui mobilise les esprits dans le milieu associatif soucieux de l’avenir de l’eau. France Libertés a décidé de ne pas participer à ce rassemblement.

ISTANBUL Pour les policiers turcs assurant la sécurité du cinquième Forum mondial de l’eau à Istanbul, le moyen le plus sûr de tenir à distance les manifestants est de recourir aux ... canons à eau.

Ingénieurs, écologistes, ministres, élus locaux : quelque 15.000 personnes sont attendues à compter de lundi à Istanbul pour tenter de trouver des réponses à la crise de l’eau, provoquée d’abord par une hausse vertigineuse de la demande.

Dans quelques années, un nouveau logo pourrait faire son apparition sur la bière, le riz, les céréales et nombre d’autres produits : un label qui certifierait l’origine de l’eau utilisée pour leur fabrication.

Une militante écologiste allemande a été arrêtée puis expulsée de Turquie mardi après avoir déployé une banderole critiquant la construction de barrages, lors de l’ouverture du Forum mondial de l’eau à Istanbul, a affirmé mercredi une source diplomatique allemande.

5ème FORUM MONDIAL DE L’EAU : UN DAVOS DE L’EAU ? NON MERCI !

COMMUNIQUE DE FRANCE LIBERTES / FONDATION DANIELLE MITTERRAND

Nous sommes à quelques jours de l’ouverture du 5ème « Forum mondial de l’eau » à Istanbul, qui mobilise les esprits dans le milieu associatif soucieux de l’avenir de l’eau. France Libertés a décidé de ne pas participer à ce rassemblement.

À l’instar des 4 forums précédents, l’événement d’Istanbul est organisé par le Conseil Mondial de l’Eau, institution contrôlée par Véolia et Suez, et dont le président n’est autre que le président de la Société des Eaux de Marseille (qui appartient pour moitié à Véolia et pour moitié à Suez...)

Cette institution est porteuse d’une idéologie fondamentalement néolibérale et peu à même de répondre aux besoins vitaux de l’ensemble de l’humanité et aux enjeux provoqués par la crise mondiale de l’eau. Est-il nécessaire de rappeler qu’1,5 milliards de personnes n’ont toujours pas accès à l’eau potable dans le monde et que 2,5 milliards d’individus sont privés d’assainissement ?

Dans le système qui nous gouverne, que cette instance existe, soit ! Mais alors, qu’elle se désigne pour ce qu’elle est : une organisation de marchands d’eau qui proposent leurs produits dans une foire commerciale.

Lors du Forum de Mexico en 2006, nous nous sommes associés à la formidable mobilisation des mouvements sociaux pour la défense du droit à l’eau. Celui-ci a permis d’établir un pont avec l’institution et faire entendre notre résistance à la marchandisation de cette ressource vitale à des fins de profit.

La déclaration issue de ce contre-forum portait sur les principes fondamentaux suivants :

- L’eau, sous toutes ses formes, est un bien commun et l’accès est un droit inaliénable de l’homme et de tous les êtres vivants ;

- Chaque être humain doit avoir accès à un eau de qualité en quantité suffisante ;

- La gestion de l’eau doit rester dans le domaine public.

Cette déclaration affirmait également « notre opposition aux Forums mondiaux sur l’eau comme ces réunions de grandes sociétés transnationales, ces institutions financières internationales parce qu’ils sont exclusifs et antidémocratiques » et « ignorent les demandes et les besoins réels des Hommes ».

Aujourd’hui, nous assumons pleinement cette prise de position en refusant de nous rendre à Istanbul. Nous comprenons nos partenaires qui y seront.

C’est leur choix et nous le respectons, mais nous pensons pour notre part que l’enjeu n’est plus de faire des contre-forums mais bien d’appeler à la création d’un AUTRE organisme, placé sous l’égide de l’ONU, garant d’une participation transparente de la société civile et émancipé de tout caractère commercial.

Contact presse :

Anna K. Grossman 01 53 25 10 54 06 74 29 78 52

Qui en parle ? Le Forum mondial de l’eau protégé par... des canons à eau

le 18/03/2009, par fatalyst

ISTANBUL Pour les policiers turcs assurant la sécurité du cinquième Forum mondial de l’eau à Istanbul, le moyen le plus sûr de tenir à distance les manifestants est de recourir aux ... canons à eau.

Des ministres de 120 pays, des scientifiques et des militants écologistes, sont réunis cette semaine à Istanbul pour étudier les moyens de prévenir une crise de l’eau qui, selon l’Onu, affectera près de la moitié de la population mondiale d’ici 2030.

La police, qui a fait usage de canons à eau et de gaz lacrymogènes lundi pour disperser des contestataires à l’ouverture du forum, a indiqué à l’agence Anatolie qu’elle préférait utiliser l’eau parce qu’elle est moins coûteuse que le gaz.

Il faut en général 13 ou 14 tonnes d’eau pour disperser une foule, ce qui représente un coût d’environ 400 livres turques (235 dollars), alors que les policiers doivent utiliser dans les mêmes circonstances environ 500 bombes lacrymogènes pour un coût de 12.500 livres (7.350 dollars), a précisé la police.

Le Forum mondial de l’eau s’ouvre à Istanbul

D’apres Metro 16 Mars 2009

Ingénieurs, écologistes, ministres, élus locaux : quelque 15.000 personnes sont attendues à compter de lundi à Istanbul pour tenter de trouver des réponses à la crise de l’eau, provoquée d’abord par une hausse vertigineuse de la demande.

Après Marrakech, La Haye, Kyoto et Mexico, ce 5e Forum mondial de l’eau, qui se tient tous les trois ans, s’ouvre sur un constat alarmant : la croissance démographique, l’évolution des modes de consommation alimentaire et les besoins accrus en énergie font peser sur l’eau une pression croissante.

Les effets du réchauffement climatique devraient contribuer à accentuer ce phénomène : plusieurs dizaines de millions de personnes pourraient être contraintes de migrer pour des raisons liées à l’eau.

Réservoir a sec en 2006 à Guadalajara (Espagne)

Dans un rapport publié il y a quelques jours, l’ONU a lancé une mise en garde sans équivoque sur ces "crises de l’eau" qui risquent de "s’aggraver et de converger".

Dénonçant "sous-investissement", "mauvaise gouvernance" et "manque chronique d’intérêt politique", l’épais document dresse un état des lieux des ressources en eau douce et présente d’inquiétantes projections.

Volume d’eau douce pompee dans le monde

De 6,5 milliards d’humains aujourd’hui, la population mondiale devrait dépasser 9 mds en 2050. Suivant ce rythme, la demande en eau devrait augmenter de 64 milliards de m3/an, estime l’ONU.

Cette situation va immanquablement aiguiser la concurrence entre les différents usages de l’eau : l’agriculture très loin en tête (70%), suivie par l’industrie (20%), et les besoins domestiques (10%).

Ressources en eau

Pour Loïc Fauchon, président du Conseil mondial de l’eau, organisateur de l’événement, le temps de "l’eau facile" est terminé.

"Depuis 50 ans, les politiques de l’eau dans le monde entier ont consisté à apporter toujours plus d’eau. Nous devons entrer dans des politiques de régulation de la demande", explique-t-il.

"Il y a des inégalités qui sont aujourd’hui inacceptables", relève-t-il, rappelant que certaines villes américaines consomment jusqu’à 1.000 litres d’eau par jour, contre quelques dizaines de litres à peine dans nombre de pays africains.

Un chiffre résume ces inégalités criantes : 80% des maladies des pays en développement (diarrhées, choléra...) sont liées à l’eau.

La question de l’assainissement devrait occuper une place centrale dans les débats : 85% des eaux usées dues aux activités humaines sont évacuées dans la nature sans épuration.

Eau polluée non assainie

Même si l’objectif du Forum n’est pas d’aboutir à des engagements politiques contraignants - "nous n’allons pas à Istanbul pour adopter des textes mais pour échanger", résume un diplomate européen - la "diplomatie de l’eau" devrait avoir sa place.

La France vient d’annoncer qu’elle allait ratifier la Convention de l’ONU sur les cours d’eau transfrontaliers, texte adopté en 1997 mais toujours pas entré en vigueur. Resté longtemps à l’abandon, ce document suscite depuis deux ans un regain d’intérêt.

Selon des sources proches du dossier, une annonce pourrait par ailleurs être faite sur le partage des eaux du Tigre et de l’Euphrate entre l’Irak, la Turquie et la Syrie.

La conférence démarre lundi avec un mini-sommet auxquels sont attendus une quinzaine de chefs d’Etat, et s’achève dimanche par une réunion ministérielle à laquelle plus de 100 pays seront représentés.

Marseille et Durban (Afrique du Sud) sont en compétition pour accueillir la prochaine édition.

Pourquoi ne pas certifier l’origine de l’eau comme on certifie celle du bois ?

18 Mars 2009

Dans quelques années, un nouveau logo pourrait faire son apparition sur la bière, le riz, les céréales et nombre d’autres produits : un label qui certifierait l’origine de l’eau utilisée pour leur fabrication.

Une riziere au Vietnam

Ce projet, présenté mardi au Forum mondial de l’eau à Istanbul, s’inspire directement du mécanisme mis en place sur le bois pour lutter contre l’exploitation illégale des forêts(...)

L’idée d’une certification de l’eau aurait pu apparaître surprenante il y a quelques années, reconnaît-il. Mais, souligne-t-il, la perception est en train de changer : de nombreux exemples de surexploitation de rivières ou d’aquifères démontrent que l’eau est une ressource qui doit désormais être protégée.

Cette initiative s’inspire du Forest Stewardship Council (FSC), un organisme qui établit des normes internationales de bonne gestion forestière et qui a certifié à ce jour plus de 100 millions d’hectares(...)

"Le FSC est mécanisme qui permet de certifier le bois, le système Fair Trade permet aux consommateurs de choisir des produits qui aident les communautés locales, mais aucun programme de ce type n’existe pour l’eau", explique Jonathan Kaplan, de Nature Conservancy(...)

L’objectif affiché est d’élaborer, dans les mois qui viennent, un ensemble de critères applicables dans le monde entier qui seraient complétés par des critères locaux.

Le logo devrait voir le jour "d’ici 18 à 24 mois", explique Jonathan Kaplan.

Source : reuters

Une militante écologiste allemande expulsée de Turquie

source

Une militante écologiste allemande a été arrêtée puis expulsée de Turquie mardi après avoir déployé une banderole critiquant la construction de barrages, lors de l’ouverture du Forum mondial de l’eau à Istanbul, a affirmé mercredi une source diplomatique allemande.

Ann-Kathrin Schneider a été placée dans un avion à destination de l’Allemagne, a déclaré cette source.

L’organisation écologiste International Rivers a pour sa part affirmé dans un communiqué qu’une deuxième de ses militantes, nommée Payal Parekh, avait été arrêtée lors du même incident lundi et expulsée vers les Etats-Unis.

Le consulat des Etats-Unis a fait état de l’arrestation d’une ressortissante américaine lors du Forum de l’eau, sans donner de détails.

Les deux femmes ont été arrêtées après avoir déroulé une banderole clamant "Plus de barrages dangereux" et ont passé la nuit au commissariat avant d’être expulsées, a indiqué International Rivers, condamnant une "réponse agressive de la police turque à une manifestation pacifique".

La Turquie est régulièrement critiquée par les écologistes pour la construction de barrages mettant selon elles en danger les richesses naturelles et historiques du pays tout en conduisant au déplacement de milliers de personnes.

Le 5e Forum mondial de l’eau a ouvert ses portes lundi pour une semaine à Istanbul, en présence de milliers d’ingénieurs, écologistes, ministres, élus locaux et entrepreneurs.


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