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Université-Recherche

Les grandes idées sarkozyennes finissent en marchandages miteux

avec ou sans DEA présidentiel :-)

samedi 7 mars 2009 par JMT

Trois syndicats affirment qu’il n’y aura pas de sortie de crise sans avancée sur la formation des enseignants. La Coordination nationale des universités appelle même à l’"amplification du mouvement". Le compromis a été trouvé vendredi sur la question du statut des enseignants-chercheurs entre Valérie Pécresse et quatre syndicats.

L’université de Nanterre a démenti un de ses professeurs qui avait laissé entendre qu’il pourrait ne pas avoir obtenu son diplôme de Sciences politiques contrairement à ce qu’affirme son CV.

Leur mobilisation a connu un rebond jeudi, alors que les présidents d’université font preuve d’un certain optimisme sur une "sortie de crise", à la veille d’un nouveau round de négociations.

Les universitaires descendent à nouveau dans la rue jeudi pour appuyer les négociations sur la réforme de leur statut qui doivent reprendre vendredi. le syndicat AutonomeSup estime "possible" que les discussions prévues vendredi au ministère de l’Enseignement supérieur "n’aboutissent qu’à un constat de désaccord".

Universités - Pécresse revoit sa copie, mais...

le 06/03/2009 - 22h25

Trois syndicats affirment qu’il n’y aura pas de sortie de crise sans avancée sur la formation des enseignants. La Coordination nationale des universités appelle même à l’"amplification du mouvement". Le compromis a été trouvé vendredi sur la question du statut des enseignants-chercheurs entre Valérie Pécresse et quatre syndicats.

Crédit Photo : TF1-LCI Image d’archives

Après cinq semaines de conflit des universités, c’est une légère avancée. Valérie Pécresse a proposé vendredi un nouveau projet de décret sur le statut des enseignants-chercheurs. Bien, mais pas suffisant, ont répondu les syndicats.

Car, si un compromis a été trouvé sur la question du statut des enseignants-chercheurs entre Valérie Pécresse et quatre syndicats, un désaccord persiste sur la question de la formation des enseignants, empêchant "une sortie de crise" dans les universités.

Jugeant même "inacceptable" la réécriture du décret, qui "maintient les orientations du premier texte", la Coordination nationale des universités, réunie vendredi à Paris XII-Créteil, a appelé à une "amplification du mouvement" contre les réformes dans l’enseignement.

La Coordination, qui regroupe des enseignants-chercheurs, des personnels administratifs et des étudiants, est l’un des principaux mouvements opposés aux réformes dans l’enseignement. La prochaine réunion de la Coordination est prévue le 16 mars à Dijon.

Trois autres organisations engagées dans la concertation ont estimé que le blocage demeurait sur le dossier de la formation et veulent des négociations plus larges. Parallèlement, une nouvelle journée de manifestations est prévue le 11 mars et la tension monte parmi les étudiants.

"Le blocus d’universités sera envisagé"

La plupart des cours ont été ainsi suspendus vendredi à l’université de Paris IV-Sorbonne à la suite d’une grève lancée par l’Association générale des étudiants de Paris (Ageps), a indiqué un porte-parole.

Seuls les cours du Capes et de l’agrégation ont été maintenus tandis qu’étudiants et enseignants bloquaient les locaux pour dénoncer les dangers, selon eux, de la réforme des universités. Des gendarmes mobiles ont été déployés tout autour de la Sorbonne, a précisé ’un membre de l’Ageps.

La Coordination nationale des étudiants d’Ile-de-France se réunira pour sa part mercredi pour décider des suites à donner à la mobilisation, avec pour objectif d’obtenir le retrait de la loi qui instaure l’autonomie des universités.

"Le blocus d’universités sera envisagé", a précisé une porte-parole. De son côté, l’Union nationale lycéenne appelle à une semaine d’actions du 9 au 13 mars, dans l’attente de la journée d’action de l’ensemble des syndicats français le 19 mars.

Vers de nouveaux défilés le 11 mars

Au lendemain d’une nouvelle journée de mobilisation qui a rassemblé 50.000 personnes selon les syndicats, la ministre de l’Enseignement supérieur Valérie Pécresse espérait "trouver une voie de passage" en obtenant un accord sur le décret réformant le statut des enseignants-chercheurs.

Mais s’il n’y a plus d’opposition de front sur ce texte désormais réécrit, les syndicats conviés au ministère veulent des avancées sur la formation des enseignants-chercheurs, un dossier qui dépend, lui, du ministre de l’Education nationale, Xavier Darcos.

"Sur le décret, nous avons obtenu 95% de ce que nous demandions", a déclaré à Reuters Michel Gay, secrétaire général du syndicat Autonome Sup. "Mais nous n’avons toujours pas de réponse sur le dossier de la mastérisation (réforme de la formation et des concours de recrutement des enseignants) et on jugera globalement", a-t-il ajouté. Selon les syndicats, une rencontre doit avoir lieu la semaine prochaine au ministère de l’Education.

Parallèlement, le Snesup, premier syndicat du supérieur, qui a refusé de s’asseoir à la table des négociations et les collectifs engagés dans le mouvement estiment que Valérie Pécresse n’a traité qu’une partie des revendications. Ils ont donc appelé à de nouvelles manifestations le 11 mars.

Le Premier ministre, François Fillon, et Valérie Pécresse tentent depuis dix jours de désamorcer la contestation dans les universités en gelant des suppressions de postes et en acceptant de réécrire le décret litigieux.

Des reculs jugés insuffisants par les opposants aux réformes de l’université, qui veulent une négociation globale sur un périmètre plus large, de la formation des enseignants à la restitution des 900 emplois supprimés dans l’enseignement supérieur en 2009, et l’arrêt du "démantèlement" des organismes de recherche.

(D’après agence)

Université - Oui, Nicolas Sarkozy a bien un DEA

le 06/03/2009 - 17h41

L’université de Nanterre a démenti un de ses professeurs qui avait laissé entendre qu’il pourrait ne pas avoir obtenu son diplôme de Sciences politiques contrairement à ce qu’affirme son CV.

Crédit Photo : REUTERS Nicolas Sarkozy

L’université Paris X-Nanterre a démenti vendredi un de ses professeurs qui a récemment laissé entendre dans un texte que Nicolas Sarkozy pourrait ne pas avoir obtenu son DEA de sciences politiques dans cette université, contrairement à ce qu’affirme son CV officiel.

"Contrairement à ce que certains sites internet ont affirmé depuis le 2 mars", l’université "tient à préciser que selon ses archives, régulièrement conservées par le service des diplômes, le jury du DEA de Systèmes et structures politiques a admis le 4 novembre 1980 avec la mention ’assez bien’ l’étudiant Nicolas Sarkozy de Nagy", assure un communiqué de Paris X.

"On a toujours pu faire son DEA en deux ans"

Professeur de sciences politiques à Nanterre depuis 1992, auteur de divers ouvrages et d’articles dans Le Monde Diplomatique, Alain Garrigou a mis en doute l’obtention de ce diplôme dans un texte diffusé par les sites internet de la Fondation Copernic et de Mediapart.

L’universitaire y affirme notamment que, d’après ses recherches, Nicolas Sarkozy a été "ajourné" lors de la première session, en octobre-novembre 1979 et que le procès-verbal de délibération de la deuxième session, en février 1980, "a disparu des archives de l’université". Le communiqué de Paris X ne fait pas mention de cette session de février 1980.

Paris X précise que Nicolas Sarkozy "n’avait pas passé deux épreuves de la première session du 6 novembre 1979", avant d’être admis en novembre 1980.

Contacté par l’AFP, Alain Garrigou s’est montré très surpris par ce démenti, qui selon lui "ne tient pas debout". "La deuxième session du DEA s’est tenue en février 1980. Le candidat concerné n’a pas pu passer sa session en novembre 1980 (...) ou alors c’est la confirmation qu’il y a eu de graves irrégularités", a-t-il affirmé.

Un vice-président de l’université chargé de la communication, qui n’a pas souhaité être nommé, a au contraire souligné qu’"on peut et on a toujours pu faire son DEA en deux ans". "Il n’y a rien d’anormal à cela. Pour l’année en question, il y a huit ou neuf cas similaires", a-t-il ajouté à l’AFP.

(D’après agence)

Université - Enseignants-chercheurs : la grogne persiste

le 05/03/2009 - 19h15

Leur mobilisation a connu un rebond jeudi, alors que les présidents d’université font preuve d’un certain optimisme sur une "sortie de crise", à la veille d’un nouveau round de négociations.

Crédit Photo : TF1 Enseignants-chercheurs et étudiants dans la rue le 5 mars 2009

"Non à la casse des universités et de la recherche, non à la destruction des statuts". Voilà parmi les banderoles brandies. Selon les sources, entre 24.000 et 43.000 enseignants-chercheurs et étudiants ont manifesté jeudi à Paris et en province contre les réformes gouvernementales dans l’enseignement.

C’est plus que la précédente journée de manifestations, le 26 février, qui avait réuni entre 17.000 et 33.000 personnes, mais c’est moins que le 10 février, par exemple, où ils étaient entre 43.000 et 100.000.

"Non à la démolition de la formation des maîtres, retrait immédiat de la réforme", lisait-on encore sur une autre pancarte du cortège parisien. "Etudier est un droit, pas un privilège", proclamait une banderole à Nantes, où entre 1.700 et 2.000 personnes ont battu le pavé.

Les cortèges ont réuni entre 2.500 et 3.000 personnes à Lyon, de 2.000 à 3.200 à Rennes, entre 2.000 et 3.000 à Toulouse, entre 1.800 et 2.500 personnes à Bordeaux... L’appel avait été lancé par la coordination nationale des universités, des syndicats de la FSU, CGT, FO, Unsa Education, Sgen-CFDT, Solidaires, les collectifs Sauvons l’université, Sauvons la recherche, et les étudiants de l’Unef.

Des "avancées sérieuses"

Les organisateurs demandaient le retrait du projet de décret modifiant le statut des enseignants-chercheurs, dont la réécriture fait pourtant l’objet de négociations. Ils réclamaient aussi le retrait de la réforme de la formation et du recrutement des enseignants du premier et second degré, la restitution des postes supprimés au budget 2009 et l’"arrêt du démantèlement des organismes de recherche".

Pour autant, la Conférence des présidents d’université (CPU) réunie jeudi en assemblée plénière, a évoqué des "avancées sérieuses" sur la question du statut des enseignants-chercheurs et des "moyens humains" des universités, permettant d’aller "vers une sortie de crise".

En revanche, sur le dossier de la réforme des enseignants, elle a demandé "de rencontrer dès la semaine prochaine les deux ministères" de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur.

Ce, afin de demander que l’année 2009-2010, première année de mise en oeuvre de cette réforme (qui confiera la formation des futurs enseignants aux universités), soit "transitoire" et comporte "des aménagements", a expliqué la CPU.

En attendant, vendredi, une nouvelle séance de négociations est prévue au ministère. Les syndicats - Sgen-CFDT, Sup recherche Unsa, FO, AutonomeSup - et la ministre Valérie Pécresse devront trouver un accord sur les promotions, un sujet qui ne fait pas consensus, AutonomeSup’ menaçant de déboucher sur un "désaccord".

Mardi, les protagonistes se sont mis d’accord sur deux autres points : la modulation du service (organisation de son emploi du temps entre enseignement, recherche et autres activités) et l’évaluation.

Université - Enseignants-chercheurs : la lutte continue

le 05/03/2009 - 07h51

Les universitaires descendent à nouveau dans la rue jeudi pour appuyer les négociations sur la réforme de leur statut qui doivent reprendre vendredi. le syndicat AutonomeSup estime "possible" que les discussions prévues vendredi au ministère de l’Enseignement supérieur "n’aboutissent qu’à un constat de désaccord".

Crédit Photo : TF1/LCI Manifestations des enseignants-chercheurs le 5 février 2009.

Alors que les enseignants-chercheurs descendent à nouveau dans la rue jeudi pour appuyer les négociations sur la réforme de leur statut, le syndicat AutonomeSup a estimé "possible" que les discussions prévues vendredi au ministère de l’Enseignement supérieur sur le statut des enseignants-chercheurs "n’aboutissent qu’à un constat de désaccord", dans un communiqué.

Le syndicat appelle "tous les universitaires à participer à la journée de lutte" de jeudi, journée de manifestations partout en France à laquelle appellent la coordination des universités et une intersyndicale de l’enseignement supérieur.

AutonomeSup, trois autres syndicats (Sgen-CFDT, FO, Unsa) et la ministre Valérie Pécresse se sont quittés dans la nuit de mardi à mercredi, après 10 heures de négociations consacrées à réécrire un projet de décret statutaire, en se donnant rendez-vous vendredi pour aborder la question des promotions (lire notre article).

Constat de désaccord

Mais selon AutonomeSup, les négociations "se sont arrêtées sur un constat de désaccord sur le problème des promotions", dit-il, ne se disant "pas satisfait du climat dans lequel les négociations ont été menées".

Il en impute la cause "à l’attitude du ministère qui a tenté de reprendre d’une main ce qu’il avait accordé de l’autre" lors d’une précédente réunion vendredi dernier.

Le syndicat estime également ne pas avoir reçu de "réponse" à ses propositions concernant la réforme de la formation des enseignants du premier et second degré.

Les protagonistes se sont toutefois mis d’accord sur la question de la modulation de service des enseignants-chercheurs (l’organisation de son emploi du temps) et sur leur évaluation.

(D’après agence)

VIDEOS

Universités : Valérie Pécresse sur LCI Radio : "Un premier geste de décrispation"

06 mars 2009 - 19h08

"Le dialogue a porté ses fruits" s’est félicitée la ministre de l’enseignement supérieur après la réécriture du statut des enseignants-chercheurs. "On répondra aux autres questions une par une" répond-elle aux syndicats qui réfutent toute sortie de crise.

LCI.fr

Universités : Un compromis mais pas de sortie de crise

06 mars 2009 - 18h33

Vidéo - Un compromis a été trouvé vendredi sur la question du statut des enseignants-chercheurs mais un désaccord persiste sur la question de la formation des enseignants.

LCI.fr

Universités : Valérie Pécresse : "L’autonomie, ça marche !"

06 mars 2009 - 08h59

Valérie Pecresse est l’invitée de Christophe Barbier

LCI.fr


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