AID Association initiatives dionysiennes
Après le Cafeco et les Amis du Diplo,

LBSJS41 : 2009, l’année des DOM ?

Direction du débat : Philippe Barbier

vendredi 6 mars 2009 par JMT

Chers « AMG », venez nous rejoindre pour exprimer vos opinions de citoyens et débattre sur les sujets qui vous importent Mardi 10 Mars 2009, de 18h à 20h30,au bar lounge « MENZA K’FE » 7 Rue Rontaunay (près rue Chatel). Repas spécial pour ceux qui désirent continuer à échanger. Contact JMT (0692029271) Et soirée karaoké dans la foulée !

L’INFO DU JOUR : Ouverture des négociations à la Réunion sur les revendications du Collectif

CLICANOO.COM | Publié le 6 mars 2009

Le préfet de la Réunion, Pierre-Henry Maccioni, a annoncé vendredi l’ouverture des négociations à 14h00 locales (11h00 à Paris) entre l’Etat, le Collectif contre la vie chère, le patronat et les présidents des assemblées locales.

"Ces négociations porteront sur les prix, les salaires et les loyers", a dit le préfet qui souhaite qu’elles se poursuivent en fin de semaine et même la nuit si nécessaires pour tenter d’arriver au plus vite à un accord. "On fera du non-stop s’il le faut", a-t-il ajouté.

"On va aller sereinement à ces négociations", a déclaré à l’AFP le secrétaire général de la CFDT, Jean-Pierre Rivière, tout en annonçant que le Collectif maintenait son mot d’ordre de grève générale reconductible prévue pour mardi.

"Les négociations dureront le temps qu’il faudra mais nous resterons mobilisés", a dit Jean-Hugues Ratenon, un des porte-parole du Collectif. "Nous avons besoin du soutien de la population pour peser sur les négociations" a-t-il ajouté.

Sur la question sensible de la hausse de 200 euros réclamée par le Collectif, M. Maccioni a rappelé que l’Etat apportera 100 euros et qu’il exonérera des cotisations sociales la part qui serait versée par les entreprises. "Mon but est d’introduire de la lisibilité" dans les négociations salariales, a-t-il déclaré à l’AFP.

Selon une source informée, les présidents du conseil régional Paul Vergès (PCR) et du conseil général Nassimah Dindar (DVD) seraient prêts à verser 25 euros chacun, si les représentants du patronat consentent à apporter les 50 euros qui restent. Les deux présidents assisteront au premier round des négociations à la préfecture.

Le patronat sera représenté par les responsables du Medef et de la CGPME. Le président de la Chambre de commerce et d’industrie de la Réunion Eric Magamootoo sera également présent en tant qu’observateur.

Le préfet semble vouloir aller vite pour essayer d’aboutir à un accord avant la grève générale de mardi. Dès jeudi, il avait annoncé une baisse du prix de la bouteille de gaz à partir de la semaine prochaine et une baisse du prix des carburants fin mars-début avril, figurant parmi les 62 revendications du Collectif.

Voir aussi sur CLICANOO.COM 6 MARS : Le Cospar allume le Medef et appelle à une grève reconductible mardi

La Crise : Le Collectif appelle à “renforcer la mobilisation”

CLICANOO.COM

Pour la première fois les discussions se sont engagées hier entre l’État, le Collectif, le patronat et les collectivités locales. Au terme d’une journée de rencontres tendues, le Cospar est reparti déçu et appelle à “renforcer la mobilisation”.

Pas content du tout le Cospar. Au sortir d’un premier round de négociations qui aura duré six heures en préfecture, le Collectif des organisations syndicales, politiques et associatives de La Réunion a indiqué qu’il fallait “maintenir” voire “amplifier la pression”.

“Il y a une volonté du patronat de ne rien céder et de vouloir faire supporter aux contribuables ce qu’il doit prendre en charge”, expliquait hier soir peu après 21 heures, Ivan Hoareau, l’un des porte-parole du Collectif “contre la vie chère”.

Annoncées pour lundi, c’est finalement hier, à 14 heures, que les premières discussions ont été engagées entre le préfet, les organisations patronales, les bailleurs sociaux, les collectivités locales et le Collectif réunionnais.

Dans une ambiance tendue, les discussions ont porté sur les loyers, les prix et les salaires. Après avoir rencontré les bailleurs sociaux, le Collectif s’est entretenu vers 16 heures avec les représentants de la grande distribution avant de terminer par le patronat aux alentours de 18 heures.

Un patronat qualifié de “méprisant” et même de “menteur” par le Cospar au sortir des discussions. “Il n’y a pas eu de véritable ouverture des négociations, rien n’a été arrêté aujourd’hui”, a regretté le Cospar, très déçu.

Du côté du préfet, le message est resté très prudent : “Nous sommes dans la progression”, a annoncé, fatigué, Pierre-Henry Maccioni en fin de journée. Après avoir martelé toute la journée souhaiter que les parties arrivent au plus vite à un accord, si possible avant la fin même du week-end, ce dernier a semblé se raviser en soirée en indiquant que les négociations ce n’était pas “ça passe ou ça casse”, mais qu’elles dureraient le temps nécessaire.

Opérations coup de poing

Les discussions se poursuivent aujourd’hui. Le Collectif doit revoir ce matin les bailleurs sociaux, attendus au tournant sur la question du gel des loyers sociaux. Cet après-midi, ce sera au tour de la grande distribution de faire de nouvelles propositions sur les prix. Ses représentants devraient arriver avec une liste de produits moins chers.

Sur les salaires, le patronat devrait aussi faire des propositions plus concrètes. Les premières réponses de l’État sur la plateforme des 62 revendications devraient également intervenir. Il s’agira de faire bénéficier l’île de certaines mesures déjà appliquées en Guadeloupe.

D’autres rendez-vous, notamment une nouvelle table ronde, sont prévus demain. Dans l’intervalle, le week-end s’annonce agité. “Compte tenu de l’attitude de ceux qui étaient présents à cette table nous appelons à durcir le mouvement”, a indiqué hier soir Ivan Hoareau.

Nous allons multiplier les opérations coup de poing et appelons la population à manifester aussi nombreuse que jeudi lors de la journée de mardi”. Le Collectif a en point de mire la grève générale. Que la fin de conflit semble loin

Thomas Lauret

L’interconsulaire évoque la “détresse” des petits patrons

L’interconsulaire - sans la Chambre d’agriculture toutefois - a participé hier aux discussions en qualité “d’observateur”. Arrivés vers 18 heures, Éric Magamootoo, président de la CCIR et Bernard Picardo, président de la CMA, ont indiqué qu’ils étaient venus plaider la cause des petits patrons et artisans.

Selon eux, il faut bien différencier les entreprises suivant leur taille et leur secteur. “Les petites structures ne pourront pas supporter de hausses de salaires sans risquer de disparaître”, a dit Éric Magamootoo. “30 % des entreprises artisanales peuvent prétendre au RSA”, a souligné encore Bernard Picardo, pour bien montrer leur situation fragile. T.L.

Grève générale : incidents en Martinique, sortie de mouvement tendue en Guadeloupe

CLICANOO.COM

De violents incidents ont éclaté vendredi en Martinique autour du siège du collectif qui mène le mouvement de grève générale, dont l’homologue guadeloupéen maintenait la pression pour une application générale de l’accord sur une augmentation des bas salaires.

Des incidents ont éclaté dans l’après-midi sur la rocade de Fort de France, en marge d’une opération escargot menée par des chefs d’entreprise et agriculteurs contre le blocage de l’île depuis plus d’un mois.

Des jeunes, y voyant une "povocation", avaient pris à partie les manifestants et les gendarmes mobiles étaient intervenus, tirant des lacrymogènes. Des accrochages sporadiques, jets de bouteilles contre tirs de lacrymogènes, se sont ensuite déplacés vers le centre ville, notamment aux abords de la Maison des syndicats, quartier général du "Collectif du 5 février".

L’avenue qui la borde était entrecoupée de feux de détritus et de cartons. Le député-maire de Fort-de-France, Serge Letchimy (Parti progressiste martiniquais, PPM, app-PS), sur le terrain depuis le début de l’après-midi pour tenter d’apaiser les tensions, a été pris en charge par les pompiers à la Maison des syndicats "pour un malaise après avoir trop respiré de gaz lacrymogènes", mais son état n’était pas jugé inquiétant.

"C’est un représentant de la Nation ! Pourquoi les forces de l’ordre tirent-elles sur un député-maire ? Est-ce qu’elles feraient la même chose à Paris ?", a lancé l’un de ses adjoints, Luce Carnot, alors que la foule à l’intérieur de la Maison des syndicats, reprenait en coeur l’un des chant du mouvement "la Martinique n’est pas à vous, la Martinique est à nous".

En Guadeloupe, où un accord de sortie de grève avait été trouvé dans la nuit de mercredi à jeudi après 44 jours de grève, le "collectif contre l’exploitation" LKP exigeait toujours la généralisation de l’accord salarial prévoyant 200 euros d’augmentation pour les bas salaires, rejeté notamment par le Medef.

Le ministère du Travail a annoncé le lancement de la procédure d’extension de l’accord et le Medef local, qui se dit victime de pressions du LKP, a estimé qu’il pourrait dans ce cadre faire valoir ses positions.

Mais Elie Domota, leader emblématique du LKP, avait prévenu dès jeudi soir qu’il n’entendait pas baisser la garde : "Soit ils appliqueront l’accord, soit ils quitteront la Guadeloupe. Nous sommes très fermes sur cette question là. Nous ne laisserons pas une bande de békés rétablir l’esclavage".

Une référence aux descendants de colons blancs qui a ravivé le spectre de tensions raciales dans une île à l’histoire marquée par l’esclavage. Le préfet, Nicolas Desforges, a dénoncé des propos "inacceptables", appelant au respect "des règles républicaines".

Dans ce contexte, l’inquiétude et la fébrilité régnaient et une rumeur annonçant par SMS une grève des personnels de l’unique dépôt pétrolier insulaire a provoqué de longues files d’attente devant les stations services.

A La Réunion, dans l’océan Indien, des négociations ont débuté entre pouvoirs publics, patronat, élus et le Collectif contre la vie chère qui appelle à une grève générale reconductible à partir de mardi. L’objectif affiché par le préfet est de parvenir à un accord avant le début du mouvement.

"Il y a de la part du patronat la volonté de ne rien lâcher. C’est l’amplification du rapport de forces qui lui permettra d’entendre ce qui s’exprime dans la rue", a déclaré à la presse Ivan Hoareau, secrétaire général de la CGTR, après cette première rencontre. Mais les discussions devaient se poursuivre samedi et dimanche.

© 2009 AFP

NOS INFOS :

5 MARS : OTE LA RENYON : http://aid97400.lautre.net/spip.php ?article577

1 MARS : Quelques infos sur la situation dans les DOM

28 FEVRIER : GDAMD12 : LA QUESTION SOCIALE DANS LES OUTREMERS

20 FEVRIER : CAFECO139 : Le manifeste des produits de « haute nécessité » !

15 FEVRIER : LES DOMS BOUGENT ! A QUAND LA METROPOLE ?

Après un Cafeco et un GDAMD Spécial, le Repaire ne pouvait pas ne pas s’intéresser à la question, dans le droit fil de Daniel MERMET qui est allé enquêter aux Antilles et qui continue à traiter la question sur France Inter à 18h.

PROCHAINES SEANCES PROGRAMMEES

. mardi 24 mars 2009 CAFECO 140

. mardi 31 mars 2009 relâche

. mardi 7 avril 2009 relâche

. mardi 14 avril 2009 LBSJS 42

. mardi 21 avril 2009 GDAMD13

Connaissez-vous l’émission « modeste et géniale » de Daniel MERMET sur France-Inter (98.8Mhz à St Denis) à 15h05 (heure métropole) soit 18h05 (heure Réunion) ?

Voir sur http://www.radiofrance.fr/chaines/france-inter01/emissions/labas/ et sur http://www.la-bas.org/

mél : labassijysuis@radiofrance.com

répondeur pour vos messages : 01 56 40 37 37


Affiche LBSJS41

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