AID Association initiatives dionysiennes
Avec 35.000 personnes dans la rue sur 800.000 habitants

OTE LA RENYON !

C’est bien de se remuer mais faudra poursuivre dans les urnes en juin !

jeudi 5 mars 2009 par JMT

La Réunion a annoncé à son tour jeudi une grève reconductible à compter de mardi, dans la foulée du conflit qui a paralysé la Guadeloupe 44 jours, mais le collectif qui mène le mouvement mise sur une sortie de crise beaucoup plus rapide.

La Guadeloupe a signé un accord de sortie de crise après 44 jours de grève générale paralysante, mais La Réunion lui a aussitôt emboîté le pas avec l’annonce du lancement mardi d’une grève reconductible, la Martinique poursuivant ses laborieuses négociations

Le Nouveau parti anticapitaliste (NPA) d’Olivier Besancenot a réitéré jeudi "son offre d’alliance unitaire durable", "en toute indépendance du PS", aux partis de gauche radicale pour les européennes de juin, à trois jours du meeting du "front de gauche" du PCF et du Parti de Gauche.

Malgré l’appel à la grève, la Réunion se défend de "copier" la Guadeloupe

Afp, 05/03/2009, 18h07

La Réunion a annoncé à son tour jeudi une grève reconductible à compter de mardi, dans la foulée du conflit qui a paralysé la Guadeloupe 44 jours, mais le collectif qui mène le mouvement mise sur une sortie de crise beaucoup plus rapide.

"Je n’ai pas envie d’une situation à la guadeloupéenne avec des commerces fermés pendant des semaines et une économie en crise", a déclaré à l’AFP Jean-Pierre Rivière, secrétaire général de la CFDT et membre du collectif Cospar.

La grève reconductible décidée jeudi à l’issue de deux grandes manifestations qui ont rassemblé entre 35.000 personnes (syndicats) et 12.000 personnes (préfecture) n’est destinée, selon lui, qu’à "maintenir la pression en vue des négociations à venir", pas à "copier" la Guadeloupe.

Pour Jean-Hugues Ratenon, autre porte-parole du collectif, il est "prématuré" de se prononcer sur la suite du mouvement. "Au vu de la popularité de notre mot d’ordre, on ne pouvait arrêter comme ça dès ce soir. Mais ça ne veut pas dire qu’on prend modèle sur les Antilles".

Les membres du Cospar (Collectif des organisations syndicales, politiques et associatives de la Réunion) devaient se réunir à deux reprises vendredi pour faire le bilan de la grève de la veille et prévoir les actions à venir.

Mais ils ont déjà annoncé des "opérations coup de poing" contre les grandes surfaces. Elles ont commencé dès jeudi, des groupes de militants de la CGTR et de la CFDT faisant fermer plusieurs magasins, dont ceux appartenant au groupe antillais de Bernard Hayot. Ces actions se poursuivront jusqu’à mardi, a annoncé le Cospar.

En même temps, ses membres se sont félicités de "l’ouverture du dialogue social" par la préfecture, ainsi que des premières avancées obtenues : baisse du prix de la bouteille de gaz et de l’essence annoncées par le préfet, extension à la Réunion des mesures arrêtées aux Antilles, dont une aide de 100 euros de l’Etat pour les bas salaires et l’exonération des charges sociales pour la part qui serait versée par les entreprises.

Ces mesures figuraient parmi les 62 revendications du Cospar qui répondent, selon lui, à une situation économique et sociale particulièrement dégradée.

La Réunion est le département d’outre-mer le plus peuplé - 750.000 habitants - mais aussi celui qui détient le record de France du chômage, avec un taux de 24,2% (22,7% en Guadeloupe, 8,1% en métropole) malgré une croissance de l’économie plus de 4,4% en 2007, selon l’Insee.

L’inflation a été de 2,8% en 2008 dans l’île, contre 1% dans l’Hexagone. Les prix des denrées y sont nettement plus élevés, comme l’illustre la prime de 35% de vie chère perçue par les fonctionnaires. Plus de la moitié (52%) de la population vit en dessous du seuil de pauvreté situé à moins de 690 euros par mois, contre 18% en métropole.

L’île détient aussi le record de France du nombre de Rmistes (64.000). "Concrètement cela signifie pour la population la difficulté pour se nourrir, se loger, se déplacer, se soigner et donner la meilleure éducation à ses enfants", souligne le Cospar.

Ce qui explique, à ses yeux, "l’exaspération" de ses habitants et le succès de la journée qualifiée d’"historique" par le préfet de la Réunion lui-même.

Accord de sortie de crise en Guadeloupe, le mouvement fait école à La Réunion

Afp, 05/03/2009, 14h57

La Guadeloupe a signé un accord de sortie de crise après 44 jours de grève générale paralysante, mais La Réunion lui a aussitôt emboîté le pas avec l’annonce du lancement mardi d’une grève reconductible, la Martinique poursuivant ses laborieuses négociations

En Guadeloupe, Elie Domota, dirigeant emblématique du collectif LKP qui menait la grève générale, a signé dans la nuit de mercredi à jeudi un accord de fin de conflit appelant "à la reprise de l’activité normale".

Ce texte, extrêmement détaillé, compte 165 articles aussi bien sur le prix de la baguette, l’embauche d’enseignants ou l’octroi de billets d’avions à prix réduits.

Il récapitule les avancées obtenues sur les 146 revendications initiales du LKP en faveur du pouvoir d’achat. L’accord "Jacques Bino" prévoyant une augmentation de 200 euros des bas salaires lui est annexé.

Le secrétaire d’Etat à l’Outre-mer, Yves Jégo s’est réjoui de cette "sortie de crise" tout comme le préfet Nicolas Desforges qui a appelé la Guadeloupe à mettre "les bouchées doubles" pour se remettre de la grève.

Mais le LKP n’entend pas pour autant baisser les bras. Aussitôt l’accord signé, Elie Domota a appelé ses troupes "à rester mobilisées et à continuer à se battre" pour étendre "dans toutes les entreprises de Guadeloupe" les hausses de salaire.

Il s’en est pris au Medef qui n’a pas signé l’accord Bino estimant que l’organisation patronale était "en train d’imploser".

En Martinique, en grève générale depuis un mois, l’heure était plutôt au statu quo avec des négociations laborieuses. Mercredi soir, la plupart des magasins étaient fermés et les barrages paralysaient toujours l’activité économique.

Une entreprise de matériaux de construction s’est mise en "lockout", autrement dit une fermeture volontaire entraînant une suspension des contrats de travail des salariés,

Mais l’évènement du jour s’est produit à plusieurs milliers de kilomètres de distance, à La Réunion, où le mouvement guadeloupéen est en passe de faire école.

Un appel à la grève générale à partir de mardi prochain a été lancé par un collectif, le Cpsar, rassemblant une quarantaine d’organisations, de syndicats et de partis politiques de gauche, à l’issue de deux manifestations à Saint-Denis et Saint-Pierre, qui ont rassemblé entre 12.000 (préfecture) et 35.000 personnes (organisateurs).

Comme aux Antilles, la principale revendication porte sur une hausse de 200 euros nets des bas salaires.

A Paris, tandis que le ministre du Budget Eric Woerth a souhaité que "le dialogue social puisse renaître" dans les DOM chiffrant entre 200 et 250 euros le coût des mesures en leur faveur en 2009, l’extrême-gauche s’est réjoui de la "victoire" du mouvement social guadeloupéen espérant qu’il puisse faire tâche d’huile.

Le PCF a parlé de "brêche ouverte" tandis la porte-parole de Lutte ouvrière Nathalie Arthaud a jugé que les Guadeloupéens avaient "montré la voie à suivre" à La Réunion, mais aussi en métropole.

A l’unisson Max Evarist, secrétaire général de FO Guadeloupe, a appelé sur France Inter la métropole à embrayer sur les DOM à l’occasion de la journée d’action du 19 mars.

"L’idéal, a-t-il dit, serait de faire une grève générale, car faire des grèves à saute moutons comme ils font en métropole, ça ne sert pas à grand chose".

Européennes : le NPA réitère son offre d’alliance "durable" sans le PS

Afp, 05/03/2009, 16h08

Le Nouveau parti anticapitaliste (NPA) d’Olivier Besancenot a réitéré jeudi "son offre d’alliance unitaire durable", "en toute indépendance du PS", aux partis de gauche radicale pour les européennes de juin, à trois jours du meeting du "front de gauche" du PCF et du Parti de Gauche.

"Alors que les discussions ne sont pas achevées, le PG et le PCF lancent unilatéralement, sous le sigle +front de gauche+, leur campagne au Zénith dimanche en annonçant des têtes de listes dans la majorité des régions et en indiquant que des places seraient réservées à d’autres éventuels partenaires, comme le MRC de (Jean-Pierre) Chevènement", déclare le comité exécutif provisoire du NPA dans un communiqué.

De leur côté, PCF et PG qui souhaitent élargir un "front de gauche" créé en novembre sur la base du "non de gauche" au traité européen, précisent que la tribune du Zénith est "ouverte à tous ceux qui veulent rejoindre le front de gauche sur son orientation politique".

Dans un communiqué, le PCF a réaffirmé jeudi sa "volonté de construire un +front de gauche pour changer d’Europe+ le plus large possible rassemblant les formations politiques qui souhaitent et se réclament d’une réponse politique à la crise et à l’Europe qui ne soit ni libérale ni social-libérale".

"Aucun préalable ne doit empêcher cette possibilité porteuse d’avenir. L’heure est à l’unité", assure Francis Parny, chargé des relations extérieures au PCF.

Le NPA indique avoir renouvelé, au cours d’une réunion avec le PCF et le PG lundi, son "offre d’alliance unitaire durable pour la séquence électorale à venir, européennes et régionales (et même au-delà), en toute indépendance du PS", mais "cette proposition ne convient pas aux dirigeants du PCF et du PG".

M. Besancenot a plusieurs fois répété que le PCF s’allierait au PS aux régionales pour "sauver ses élus".

"Se rassembler simplement sur la base du rejet des traités européens est en deçà des exigences radicales qu’il faut affirmer dans les luttes comme dans les élections", poursuit le NPA.

Pour M. Mélenchon qui souligne le "sectarisme" du NPA, notamment à l’égard du PCF, la condition d’une alliance durable jusqu’aux régionales imposée par le NPA, "prend l’allure d’un prétexte".

Un vote sur les européennes doit avoir lieu dimanche au premier conseil politique national du nouveau parti de M. Besancenot qui s’ouvre samedi, a indiqué le NPA.


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