AID Association initiatives dionysiennes
Quelle gestion de l’information ?

Tempête dans une tasse de thé pour un peu de tôle froissée !

oui, mais pas n’importe quelle tôle !

lundi 16 février 2009 par JMT

Le français moyen emplafonne régulièrement au volant de sa voiture les véhicules de ses semblables, avec des résultats variables allant de la tôle froissée au carnage. Généralement ça n’émeut pas plus que çà, on considère que c’est un tribut au moloch routier !

Il est finalement arrivé que deux sous-marins nucléaires lanceurs d’engins, de deux pays alliés, deux gros tas de ferraille hypersophistiquée de 140 et 150m de long qui jouent à cache-cache à grande profondeur, attendant dans l’ennui le plus profond l’ordre (qui tout le monde l’espere ne viendra jamais) d’atomiser quelques cibles dans un rayon d’une dizaine de milleirs de km finissent par se percuter à faible vitesse (ça s’appelle dans le jargon militaire une "phase supersilence" où l’on réduit au maximum toute cause d’émission de bruit) à force d’être tellement silencieux qu’aucun des deux n’entend l’autre.

Même si cet événement est unique pour les français (en temps de paix et avec un pays allié) la guerre froide regorge d’exemple de submersibles occidentaux et soviétiques venant au contact, parfois brutal voire définitif, pendant des tentatives d’espionnage du matériel adverse et notamment pour enregistrer la fameuse "signature acoustique", qui trahira ultérieurement chaque sous-marin où qu’il soit et notamment permettra aux anglo-saxons de les détecter grâce au réseau SOSUS, d’abord entre Groenland, Islande, Iles Britanniques et Norvège, et ensuite aux abords de tous les points équipables en hydrophones (y compris en piratant des câbles de télécommunication par fibres optique !)

L’amusant dans cette affaire est la différence de traitement médiatique.

Outre-manche, l’Amirauté, fidèle à elle-même, a tout simplement ignoré l’incident, bien que l’arrivée à Faslane en Ecosse du SNLE un peu cabossé n’ait pas pu passer inaperçue.

En France, la "Royale", ou probablement quelque autorité se piquant de gestion des médias, s’est crue obligée d’inventer un bobard crédible, le choc contre un conteneur en train de couler .... et en réalité un conteneur nécessairement d’un type bien particulier, complètement vide d’air et dont le chargement ne peut remuer, sinon il émettrait tellement de bruit qu’il exploserait les délicates et expertes oreilles de l’officier-marinier de service au sonar alerté par un ordinateur frustré de n’avoir pas cette "signature" en mémoire :-)

Evidemment pour que les médias soient intéressés on laisse entendre ("plusieurs experts"...dont évidemment on ne cite pas le nom) que l’affaire aurait pu être extrêmement grave voire catastrophique !

Et cerise sur le gateau, on ne se félicite pas que les dégâts soient somme toute restreints , ce qui est la conséquence logique du mode de fonctionnement de ces engins très spéciaux : un SNLE ne file à pleine vitesse donc en émettant énormément de bruit malgré lui que pour échapper à une force ennemie voulant le couler et l’ayant débusqué (ce qui constitue en soi un exploit ou un formidable manque de chance pour le SNLE). Donc une destruction même partielle d’un des deux n’était absolument pas envisageable (les commandants de SNLE sont moins cons que les conducteurs de deux véhicules fonçant l’un vers l’autre, dès que l’un détecte l’autre (vitesse !) il s’écarte dans l’une ou l’autre des trois dimensions !!!

Et ne voilà-t-y pas que les branquignols du réseau Sortir du nucléaire, toujours en mal d’affoler les populations qui s’en tapent, même quand (et surtout d’ailleurs :-) il n’y a pas matière, se sont bien entendu fendus d’un communiqué pondu dans l’urgence (faut bien justifier son existence au moment de renouveler les cotisations !) à classer dans l’enfonçage de portes ouvertes.

Quelle sera la suite donnée à cette mésaventure ? va-t-on faire "payer les lampistes" pour avoir dilapidé des fonds publics en période d’austérité ? va-t-on révéler qui est "responsable" de la collision ?

On remarquera toutefois que cette historiette digne d’un thriller technologique US vient à point nommer pour occulter la dégradation importantes des conditions sociales

Le choc des sous-marins, un "hasard extraordinaire" selon Morin

REUTERS - mardi 17 février 2009, 08h39

© REUTERS2009

PARIS (Reuters) - La collision entre deux sous-marins nucléaires français et britannique début février relève d’un "hasard de circonstances extraordinaire", a déclaré le ministre de la Défense, Hervé Morin.

Le choc entre le Triomphant et le HMS Vanguard dans l’Atlantique a été confirmé lundi par les marines des deux pays à la suite d’informations parues dans la presse britannique.

Sur Canal+, Hervé Morin a réfuté toute tentative de dissimulation. La France et la Grande-Bretagne n’ont pu croiser leurs informations sur la collision qu’au retour du HMS Vanguard à sa base, a expliqué le ministre français.

"Il n’y pas d’histoire dans cette affaire : les Britanniques ne sont pas en train de chasser les sous-marins français, les sous-marins français ne chassent pas les sous-marins britanniques", a-t-il assuré.

"Les sous-marins lanceurs d’engins nucléaires (SNLE) ne sont pas des sous-marins chargés de chasser les autres. Ils sont là pour assurer une seule mission : être au fond de l’eau (...) pour ne pas bouger et assurer la dissuasion nucléaire française", a-t-il ajouté.

Pour Hervé Morin, "on est face à une problématique technologique extrêmement simple qui est que ces sous-marins sont indétectables. Ils font moins de bruit qu’une crevette !"

"Bien entendu, ils ne peuvent pas émettre. S’ils émettent ils deviennent détectables", a-t-il fait valoir.

Pour qu’un tel événement ne se reproduise pas, Paris et Londres pourraient réfléchir ensemble à leurs zones de patrouille, a estimé le ministre de la Défense, sans plus de précision.

Le Triomphant abrite 16 missiles nucléaires. C’est l’un des quatre sous-marins de la flotte française équipés de l’arme atomique.

Pour plusieurs experts, la collision aurait pu provoquer une catastrophe majeure en cas de rupture des coques, de déclenchement d’une munition conventionnelle ou d’un incendie, même si le risque d’une explosion nucléaire était quasiment nul.

Selon la marine britannique, les munitions des deux submersibles n’ont pas été endommagées.

Dans un communiqué publié il y a une dizaine de jours, la marine française avait déclaré que le Triomphant était entré en collision avec "un objet immergé, probablement un conteneur" et que son dôme sonar avait été endommagé mais qu’il avait pu regagner par ses propres moyens la base de l’Ile-Longue à Brest.

Laure Bretton, édité par Jean-Stéphane Brosse

Collision rarissime entre deux sous-marins nucléaires en plongée

AFP - lundi 16 février 2009, 20h38

Photo-montage du sous-marin britannique HMS Vanguard (G) et du sous-marin français Le Triomphant (D)

Deux sous-marins nucléaires, français et britannique, sont entrés récemment en collision à grande profondeur, un incident rarissime mais qui n’a pas fait de blessés, ni mis en danger la sécurité nucléaire, selon les marines des deux pays.

Les autorités militaires confirmaient ainsi des informations de la presse britannique lundi, révélant la collision le 4 février entre les submersibles, longs de 140 (pour le français) et 150 mètres, armés chacun de 16 missiles nucléaires balistiques à têtes multiples et qui embarquent à eux deux quelque 250 marins.

Les deux sous-marins nucléaires lanceurs d ?engins (SNLE), Le Triomphant et le HMS Vanguard, naviguaient à grande profondeur dans l’Atlantique nord lorsqu’ils sont "entrés en contact brièvement", selon la marine française.

Même son de cloche à Londres, où le patron de la Royal Navy, Sir Jonathon Band, a indiqué que les deux bâtiments "sont entrés en contact à très basse vitesse".

Les deux marines assuraient que l’incident n’avait pas fait de blessés, ni mis en danger la sécurité nucléaire - réacteurs de propulsion ou armements - de ces fleurons des forces de dissuasion nucléaires française et britannique.

La Grande-Bretagne dispose de quatre SNLE, la France actuellement de trois (mais les réparations du Triomphant dureront plusieurs mois), et un bâtiment est en permanence en patrouille.

La marine nationale avait annoncé le 6 février que le Triomphant avait heurté en plongée un "objet immergé", endommageant "le dôme sonar" situé à l’avant, mais avait pu regagner la base de l’Ile Longue (Finistère) par ses propres moyens. La marine avait alors assuré privilégier l’hypothèse d’une collision avec un conteneur en train de couler.

Le sous-marin britannique a lui aussi regagné par ses propres moyens Faslane, en Ecosse, selon Londres.

Ce type de collision est extrêmement rare, jamais vu côté français. "C’est la première fois que ça arrive, sur plus 400 patrouilles à notre actif," a déclaré à l’AFP le capitaine de vaisseau Jérôme Erulin, chef du service d ?information et de relations publiques de la marine.

"Les sous-marins nucléaires sont maintenant conçus pour émettre moins de bruit que le bruit de fond de la mer. Ce sont deux sous-marins super silencieux qui se sont rencontrés et leur capacité à s’écouter l’un l’autre s’est avérée insuffisante", a-t-il ajouté.

Stephen Saunders, du groupe d’information militaire Jane’s, envisageait trois causes à l’accident : une erreur de procédure, alors que l’OTAN centralise normalement les informations sur les patrouilles sous-marines (même si la France n’est pas encore revenue dans le commandement intégré), les avancées technologiques qui ont empêché les bâtiments de se détecter, ou la simple malchance.

La France compte actuellement trois SNLE de nouvelle génération, en attendant l’entrée en service en 2010 du dernier d’entre eux, le Terrible, qui a effectué fin janvier sa première sortie en mer. Conçu pour être quasi-indétectable, il est 1.000 fois plus silencieux que les anciens SNLE de la classe Le Redoutable.

La collision, et le fait qu’elle ait été révélée par la presse, a suscité un début de polémique. Angus Robertson, leader du Parti national écossais (SNP) aux Communes, a exigé que le ministère de la défense explique comment un tel incident était possible.

L’Association écologiste française Sortir du nucléaire a de son côté accusé les autorités françaises d’avoir "caché la vérité".

Collision entre deux sous-marins nucléaires français et anglais

REUTERS - lundi 16 février 2009, 17h20 par Peter Griffiths

© REUTERS2009

PARIS/LONDRES (Reuters) - Deux sous-marins nucléaires français et britannique sont entrés en collision début février au cours de leurs manoeuvres respectives dans l’Atlantique, ont déclaré les marines des deux pays, confirmant des informations de presse.

Pour plusieurs experts, le choc aurait pu provoquer une catastrophe majeure en cas de rupture des coques, de déclenchement d’une munition conventionnelle ou d’un incendie, même si le risque d’une explosion nucléaire était quasiment nul.

Les munitions des deux submersibles, le Triomphant et le Vanguard, n’ont pas été endommagées, a déclaré l’amiral Jonathon Band, chef d’état-major de la Royal Navy, lors d’une conférence de presse à Londres.

Aucun responsable des deux pays n’a jusqu’ici expliqué comment deux engins aussi sophistiqués avaient pu entrer en collision en pleine mer, un événement rarissime.

Les sous-marins "sont entrés en contact brièvement à très basse vitesse alors qu’ils étaient en plongée. Il n’y a eu aucun blessé. Ni leurs missions de dissuasion ni la sûreté nucléaire n’ont été affectées", a souligné la marine nationale française dans un communiqué, une version reprise par l’amiral Band.

Les autorités britanniques ont indiqué dans un communiqué que "la capacité de dissuasion du Royaume-Uni n’a jamais été diminuée et que la sécurité nucléaire n’a pas été compromise".

Des quotidiens britanniques ont déclaré que les deux sous-marins avaient été fortement endommagés, des informations que ni Band, ni les ministères de la Défense des deux pays n’ont souhaité commenter.

Selon le Sun, le Vanguard, opérationnel depuis 1992, est revenu dans sa base de Faslane, dans l’est de l’Ecosse, avec la coque bosselée et des rayures. Le Vanguard est l’un des quatre sous-marins britanniques équipés du missile nucléaire Trident, composante du système de dissuasion du Royaume-Uni.

16 MISSILES NUCLÉAIRES

Dans un communiqué publié il y a dix jours, la marine nationale française avait déclaré que le Triomphant était entré en collision avec "un objet immergé (probablement un conteneur)" et que son dôme sonar avait été endommagé mais qu’il avait pu regagner par ses propres moyens la base de l’Ile-Longue à Brest.

Le Triomphant, entré en service en 1997, abrite 16 missiles nucléaires. C’est l’un des quatre sous-marins de la flotte française équipés de l’arme atomique.

Selon John Large, un expert indépendant spécialisé dans les questions nucléaires, l’incident aurait pu être bien plus dramatique. "Le vrai risque est d’avoir un incendie à bord provoqué par l’impact", a-t-il souligné. "Chaque ogive est dotée d’une charge explosive de 30 à 50 kilos."

La proximité des deux engins s’explique par le fait qu’ils ont des cibles similaires et doivent rester à portée de leurs bases respectives, dit-il.

Lee Willett, de l’institut royal pour les études de défense et de sécurité, l’incident est en partie due à la conception même des sous-marins. "Un sous-marin dissuasif doit par essence être le plus discret possible, afin de ne pas être repéré. Il n’est donc pas surprenant qu’ils ne puissent s’entendre."

La technologie anti-sonar est devenue si efficace qu’il est possible que les deux sous-marins ne se soient mutuellement pas détectés, a également supposé The Sun.

Un député du Parti national écossais, Angus Robertson, s’est demandé "comment il est possible qu’un sous-marin transportant des armes de destruction massive heurte un autre sous-marin transportant des armes de destruction massive dans le deuxième océan le plus vaste de la planète".

Les militants antinucléaires ont également donné de la voix. Le mouvement britannique Campaign for Nuclear Disarmament a déclaré qu’il s’agissait du pire accident impliquant un sous-marin nucléaire depuis le naufrage du submersible russe Koursk en 2000.

En France, le réseau Sortir du nucléaire a constaté que "c’est seulement après la révélation des faits par le quotidien britannique The Sun que le ministère de la défense a reconnu la collision entre sous-marins atomiques".

"Il apparaît donc clairement que, une fois de plus, le premier réflexe du lobby nucléaire est de cacher la vérité."

Avec Jean-Baptiste Vey à Paris, version française Jean-Stéphane Brosse

Un sous-marin nucléaire a heurté un objet sous l’eau : ni blessés, ni danger

AFP - vendredi 6 février 2009, 17h17

Le Triomphant en cale sèche sur le site de l’Ile-Longue, le 15 mars 2007

Le sous-marin nucléaire lanceur d’engins (SNLE) le Triomphant a heurté "en début de semaine" un "objet immergé" alors qu’il était en plongée, mais a pu regagner par ses propres moyens la base de l’Ile-Longue (Finistère), a-t-on appris vendredi auprès du ministère de la Défense.

"Le dôme sonar, situé à l’avant, a été endommagé", mais l’incident "n’a provoqué aucun blessé dans l’équipage et n’a mis en cause la sécurité nucléaire à aucun moment", réacteurs de propulsion ou missiles, a indiqué le service de d’information de la marine dans un communiqué.

L’objet était "probablement un conteneur", selon la marine.

Le sous-marin est rentré par ses propres moyens à l’Ile Longue, où il est arrivé vendredi, a précisé à l’AFP le capitaine de vaisseau Jérôme Erulin, chef du service d ?information et de relations publiques de la marine.

L’incident s’est produit "en début de semaine" a-t-il indiqué, sans plus de précisions sur la date ou le lieu de l’incident, pour des raisons de sécurité opérationnelle.

Le Triomphant regagnait sa base au terme d’une patrouille de 70 jours, et son arrivée à l’Ile Longue était prévue "dans quelques jours", mais la "permanence à la mer" de la composante sous-marine de la dissuasion nucléaire "reste assurée" selon la marine.

Au moins un sous-marin nucléaire lanceur d’engins (SNLE), doté de l’arme nucléaire, est en permanence en mer. La France compte actuellement trois SNLE, en attendant l’entrée en service en 2010 du Terrible.

Une enquête a été ouverte sur l’incident et une "évaluation précise" devra être menée sur les dégâts.

Le Triomphant ne devait pas repartir en mission "avant trois ou quatre mois", et il faudra déterminer si cette période sera suffisante pour mener les réparations, a indiqué le porte-parole.

Interrogé sur la possibilité d’un tel incident, le capitaine de vaisseau Erulin a expliqué "qu’un sous-marin en plongée n’a comme seul moyen de détection que le bruit".

"Normalement, un objet sous-marin émet du bruit, ce qui nous fait penser qu’il s’agit probablement de quelque chose en train de couler, sans doute un conteneur," a-t-il dit.


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