AID Association initiatives dionysiennes
Les hôpitaux parisiens deviennent-ils dangereux ?

SANTE : Que se passe-t-il à l’AP-HP ?

Est-ce là le fruit des "réformes" ?

dimanche 28 décembre 2008 par JMT

Le président du syndicat de médecins urgentistes demande la démission de la ministre de la Santé après la mort mercredi d’un enfant de 3 ans suite à une erreur médicale. Vendredi soir, une infirmière a été mise en examen pour "homicide involontaire".

Le père d’Ilyès critique l’hôpital parisien où son fils est mort mercredi soir après une erreur de médication. Les syndicats dénoncent les sous effectifs. Patrick Pelloux, président du syndicat de médecins urgentistes Amuf, appelle même à la démission de Roselyne Bachelot "qui ne prend pas, je dirais, les nuances sur la présomption d’innocence", après d’autres affaires analogues.

Conditions de travail dégradées, problèmes d’étiquetage, déménagement de services à l’hôpital Saint-Vincent de Paul : les professionnels accusent après le décès de l’enfant. Plutôt que le manque de moyens, Philippe Juvin, secrétaire national de l’UMP et chef de service des urgences à l’hôpital Beaujon, pointe un "manque d’organisation" à l’hôpital.

La controverse autour de la mort du petit Ilyès survient en pleine crise de l’hôpital, et à quelques semaines de l’examen d’un projet de loi controversé. Selon FO, ce projet pourrait "mettre l’hôpital en faillite pour mieux le revendre".

Pourquoi le torchon brûle entre gouvernement et soignants

le 28/12/2008 - 22h15

La controverse autour de la mort du petit Ilyès survient en pleine crise de l’hôpital, et à quelques semaines de l’examen d’un projet de loi controversé. Selon FO, ce projet pourrait "mettre l’hôpital en faillite pour mieux le revendre".

Problèmes d’étiquetage liés à des questions de budget, stress dû au rythme de travail, manque de moyens : depuis la mort du petit Ilyès, victime d’une perfusion faite avec un produit inapproprié (les premiers résultats d’une expertise sur son sang ont confirmé qu’il contenait une concentration de chlorure de magnésium anormale, et supérieure à des taux s’étant révélés mortels dans d’autres cas), les syndicats de professionnels de l’hôpital dénoncent des conditions de travail pouvant conduire au pire.

"Polémique politicienne", rétorque-t-on du côté du gouvernement, en pointant une erreur isolée d’une infirmière. Mais pourquoi une controverse aussi virulente autour de la mort d’un enfant ?

Elle vient de ce que la crise de l’hôpital est profonde, depuis longtemps déjà, comme en témoigne la grève symbolique lancée depuis début décembre par des syndicats d’urgentistes (Amuf) et d’anesthésistes (SNPhar, Smarnu) contre "l’insuffisance de moyens" pour assurer la "sécurité" des patients.

Insuffisants, les moyens accordés à l’hôpital ? Roselyne Bachelot le nie, les présentant au contraire comme "très importants". Mais outre les syndicats, des dirigeants hospitaliers ayant soutenu la politique gouvernementale commencent aussi à dénoncer la pénurie.

Ainsi, la Fédération hospitalière souligne la disparition de milliers d’emplois et une tarification favorable aux cliniques privées, tandis que les présidents de comités consultatifs médicaux de l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris parlent "d’étranglement" financier.

Le risque de privilégier les interventions "rentables"

La controverse survient par ailleurs à quelques semaines de l’examen au Parlement du projet de loi "hôpital, patients, santé, territoires". Il favorise notamment des rapprochements entre hôpitaux et cliniques privées et des regroupements d’établissements, à l’origine parfois de fermetures de maternités ou de blocs chirurgicaux, et fait du directeur le "patron" de l’établissement.

Selon FO, dont les positions sur le sujet convergent avec celles de la CGT, premier syndicat hospitalier, ou de Sud, ce projet pourrait "mettre l’hôpital en faillite pour mieux le revendre" ensuite. Cette accusation de privatisation, y compris partielle, est jugée infondée par Roselyne Bachelot, qui se dit "fière de l’hôpital public", mais souligne ses "problèmes d’organisation".

Les syndicats dénoncent aussi une introduction dans le secteur public lui-même de "mécanismes privés", comme le financement à l’activité (T2A), dont Nicolas Sarkozy a accéléré la mise en place.

Ce mode de financement vise à "mieux allouer les moyens" entre établissements au profit des plus dynamiques et "mieux gérés". Il classe à l’avance les maladies en des centaines de "groupes homogènes" auxquels correspondent des tarifs. Après un codage du cas de chaque patient, ces tarifs servent de base au remboursement des soins.

Des experts ont noté que cette tarification peut accroître le nombre d’actes techniques rapides au détriment d’interventions cliniques demandant plus de temps auprès du patient.

Des syndicats de médecins hospitaliers, comme la CPH de Pierre Faraggi, mais aussi la CMH de François Aubart, jugée plus proche du gouvernement, pointent le risque de privilégier les interventions "rentables", mais pas toujours nécessaires, au détriment de soins à des malades plus "lourds" ou socialement défavorisés.

En outre, alors que le gouvernement veut rendre plus "efficace" ce "système lourd" qu’est, selon Roselyne Bachelot, l’hôpital public, les syndicats dénoncent la "paperasse croissante" liée au codage des actes. Ils récusent toute transformation de l’hôpital en "usine à yaourts" ou autre produit "industriel".

D’après agence

La polémique enfle après la mort du petit Ilyès

le 27/12/2008 - 19h28

Conditions de travail dégradées, problèmes d’étiquetage, déménagement de services à l’hôpital Saint-Vincent de Paul : les professionnels accusent après le décès de l’enfant. Plutôt que le manque de moyens, Philippe Juvin, secrétaire national de l’UMP et chef de service des urgences à l’hôpital Beaujon, pointe un "manque d’organisation" à l’hôpital.

Après la mort mercredi à l’hôpital Saint-Vincent de Paul, à Paris, du petit Ilyès qui avait reçu une perfusion erronée, et la mise en garde à vue d’une infirmière - finalement mise en examen avec interdiction d’exercer sa profession vendredi - des syndicats de professionnels de santé hospitaliers dénoncent un manque de moyens et des conditions de travail dégradées.

Selon la Coordination nationale infirmière, qui comprend aussi bien des professionnels salariés qu’une minorité de libéraux, "les rappels sur les jours de repos et les heures supplémentaires accumulées des professionnels augmentent et la vigilance de ces soignants peut être parfois altérée (...)

Si preuve est faite que l’infirmière n’est pas seule responsable, toute la chaîne des responsabilités devra être condamnée y compris celle de l’administration et cela au plus haut degré".

Le SNPEH (pédiatres des hôpitaux) a aussi pointé un manque de clarté des étiquettes pouvant favoriser des confusions entre produits.

"Souvent, pour des raisons économiques, on choisit les fournisseurs les moins chers dont les étiquettes ne sont pas toujours les plus claires", a déclaré le président du SNPEH, Jean-Louis Chabernaud.

D’autres syndicats de professionnels incriminent un entretien insuffisant du matériel et des locaux lié à la "fermeture" prévue de l’hôpital Saint-Vincent-de-Paul.

Un transfert de services de l’hôpital vers d’autres établissements est prévu de longue date dans le cadre de "regroupements", et Saint-Vincent-de-Paul constitue déjà un groupe hospitalier commun avec l’hôpital Cochin, tout proche.

"Le matériel n’est pas toujours renouvelé"

"Ce n’est peut-être pas arrivé par hasard à Saint-Vincent-de-Paul qui est un peu à l’abandon car il doit fermer prochainement", a ainsi déclaré samedi le président du syndicat de pédiatres SNPEH, Jean-Louis Chabernaud.

"Le matériel n’est pas toujours renouvelé et l’entretien des locaux n’est pas toujours assuré convenablement. L’ambiance n’est pas toujours optimale, ce qui peut nuire à la sécurité du travail".

Cette "fermeture" a également été pointée par le principal syndicat des hôpitaux, la CGT-santé, qui a notamment souligné que le sujet avait encore été abordé lors d’un Conseil d’administration qui s’est tenu avant Noël.

En revanche, un syndicat minoritaire de médecins libéraux a exprimé samedi son soutien à la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot. "Nous sommes aux côtés de notre ministre de tutelle qui a pris ses responsabilités aussi bien au regard de la société, que d’une famille dans la douleur, de l’institution hospitalière, et du professionnel de santé concerné", écrit la Fédération des Médecins de France.

Pour sa part, Philippe Juvin, secrétaire national de l’UMP et chef de service des urgences à l’hôpital Beaujon, à Paris, a dénoncé samedi une "manipulation politicienne". "Prétendre que l’hôpital manque de moyens est faux", affirme le responsable dans un communiqué.

"La France est un des pays qui a les dépenses de santé par habitant les plus élevées. Cette année, le budget des hôpitaux augmentera de plus de 3%, malgré la crise".

Lui incrimine plutôt un "manque d’organisation", assurant que cela "crée un gâchis honteux". Ainsi, se demande-t-il, "pourquoi les blocs opératoires ferment-ils à 15h alors que le personnel est là et que les patients attendent ? Voilà le véritable débat : le manque d’organisation et pas le manque de moyens".

D’après agence

Les proches d’une octogénaire décédée dénoncent

La famille d’une octogénaire, décédée le 26 décembre à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière après s’être étouffée en prenant son repas, a dénoncé samedi des dysfonctionnements dans sa prise en charge et annoncé son intention de porter plainte pour "homicide involontaire".

Atteinte de troubles du sommeil - ronflement et apnée -, Emilie Chalom, 85 ans, avait été admise pour des examens le 23 décembre au soir à la Pitié, dans le service du docteur Isabelle Arnulf, une neurologue réputée dans les pathologies du sommeil.

La direction de l’hôpital, qui a reçu vendredi la famille, a indiqué qu’une enquête interne avait été ouverte et qu’il était encore trop pour se prononcer sur "d’éventuels problèmes".

Enfant mort : garde à vue disproportionnée pour les syndicats

le 27/12/2008 - 11h03

Le père d’Ilyès critique l’hôpital parisien où son fils est mort mercredi soir après une erreur de médication. Les syndicats dénoncent les sous effectifs. Patrick Pelloux, président du syndicat de médecins urgentistes Amuf, appelle même à la démission de Roselyne Bachelot "qui ne prend pas, je dirais, les nuances sur la présomption d’innocence", après d’autres affaires analogues.

S’ajoutent à la douleur, les accusations et le débat. Alors que la garde à vue de l’infirmière fait l’objet de copieuses critiques dans le milieu médical (lire ci-dessous), elle a été prolongée de 24h jeudi soir.

L’infirmière qui serait à l’origine du décès d’Ilyès, un enfant de 3 ans, mercredi soir à l’hôpital Saint-Vincent-de-Paul à Paris, dans le XIVe, après une erreur de médication qu’elle a reconnue (lire plus bas) se trouve dans les locaux de la brigade de répression de la délinquance à la personne (BRDP), où elle a été envoyée dès le drame mercredi soir.

Cette garde à vue est "la procédure normale dans ce cas", avait précisé dans la matinée la ministre Roselyne Bachelot, répondant à plusieurs syndicats hospitaliers qui commençaient à la contester, la jugeant "disproportionnée" et demandant de distinguer "responsabilité" et "culpabilité".

Ils ont souligné les conditions de travail difficiles des salariés des hôpitaux et leurs moyens insuffisants. Sud, 2e syndicat de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris affirmait ainsi que l’"erreur" d’une infirmière ayant débouché sur une "catastrophe" (...) n’est pas un crime" justifiant une garde à vue.

Le président de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), Jean-Marie Le Guen, a, lui, parlé d’une mise en garde à vue "inhabituelle" de l’infirmière. "Je serai très attentif à ce qu’elle se passe avec le plus grand respect des personnes", a précisé le député PS.

"Bachelot doit démissionner", dit Pelloux

Le PCF a aussi jugé la garde à vue "démesurée" et le premier syndicat des hôpitaux, la CGT-santé "disproportionnée", "à partir du moment où l’erreur n’est pas intentionnelle". "Quand il y a une erreur, il faut la reconnaître, même si elle est dramatique", a déclaré le médecin urgentiste Christophe Prudhomme (CGT).

Cependant, "du fait de la tension qui existe dans les hôpitaux, liée notamment au manque d’effectifs et à la dégradation des conditions de travail, on peut prévoir que ce type d’accident, qui devrait rester exceptionnel, risque de se multiplier", a-t-il regretté.

La question des moyens est également évoquée par Sud, deuxième syndicat de l’AP-HP : "Accepter de travailler en sous effectif, en cumulant ses repos expose les soignants à être mis en garde à vue", ce qui risque "d’aboutir au quotidien à faire taire les erreurs, de peur d’être mis en cause". "S’il doit y avoir des mises en examen, ce serait plutôt du côté de ceux qui nous demandent de toujours faire plus avec moins", ajoute Sud dans un communiqué diffusé jeudi soir.

Le président du syndicat de médecins urgentistes Amuf, Patrick Pelloux, a même demandé jeudi soir la démission de la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, après trois "affaires", dont cette dernière, s’étant soldées par des sanctions à des "lampistes".

"On veut bien travailler dans la difficulté, mais lorsque la ministre (...) nous accuse et ne prend pas, je dirais, les nuances sur la présomption d’innocence, ça commence à bien faire. Je crois que Roselyne Bachelot doit démissionner", a-t-il estimé. Ce à quoi la ministre a répondu vendredi sur Europe 1 en regrettant "la récupération d’un drame aussi épouvantable" que la mort d’un enfant.

Les reproches d’un père

Le père de l’enfant décédé a reproché jeudi soir à l’hôpital de ne pas avoir réagi assez vite. "Il y avait personne, je suis sorti dans le couloir et j’ai dit aidez-moi. Il y avait des témoins. Ils disaient ’appelez les pompiers !’. J’ai fait le tour, il y avait pas un seul infirmier.

Et, quand les infirmiers sont venus, il m’ont dit ’arrêtez de vous affoler Monsieur, votre fils n’a rien. pourquoi vous nous criez dessus’. Je leur ai dit ’mon fils est en train de mourir’", raconte-t-il au Parisien, en expliquant que les infirmiers lui ont alors expliqué que l’enfant avait des somnolences.

"Après, quand ils ont vu la gravité de l’affaire, ils sont partis dans tous les sens appeler les médecins et c’était moi qui faisait des réanimations cardiaques à mon fils. Il était déjà mort", poursuit le père dans cette interview au Parisien.

"Une erreur.. ! C’est mon fils qui est mort. Moi j’ai perdu mon bébé. Il est venu pour des amygdales et on me dit qu’il a eu une crise cardiaque. Il est mort dans mes bras", dénonce-t-il, tandis que pour l’oncle de l’enfant, l’infirmière n’est pas la seule responsable :

"On peut pas mettre tout sur le dos de cette pauvre dame. Je veux pas de bouc-émissaire, je veux que tous les responsables soient punis et je pense pas que ce soit la seule responsable dans cette histoire et j’espère que la justice fera son travail", dit-il.

Produit habituellement bénin

L’enfant avait été admis en pédiatrie générale pour une angine quelques heures plus tôt. L’infirmière en garde à vue lui a administré par erreur le mauvais médicament, en l’occurrence du chlorure de magnésium. "Il est venu aux urgences pour un truc bénin, ça s’est détérioré et il a été emmené en réa", a expliqué un médecin de garde de l’hôpital.

Si l’infirmière a bien reconnu avoir administré dans une perfusion du chlorure de magnésium au lieu d’un sérum glucosé destiné à le réhydrater, "aucune conclusion médicale ne peut être établie" pour le moment, a expliqué une source proche du dossier, car le chlorure de magnésium est un produit habituellement bénin.

Selon un médecin, un décès provoqué par chlorure de magnésium est surprenant étant donné la bénignité habituelle de ce produit. "S’il est trop dosé ou donné en quantité importante, cela peut entraîner une hypermagnésémie qui peut entraîner la mort, mais de manière rarissime", a expliqué ce médecin.

Parallèlement à cette enquête, la ministre de la Santé Roselyne Bachelot a indiqué avoir demandé une enquête à la DDASS de Paris et la direction de l’AP-HP a, elle, demandé une audit interne pour comprendre les circonstances de ce drame. "Dès les premiers moments, l’infirmière est venue dire à son chef de service qu’il s’agissait d’une erreur", a déclaré la ministre de la Santé.

L’hôpital Saint-Vincent de Paul, situé 82, avenue Denfert-Rochereau, dans le XIVe arrondissement, compte 1.152 lits pour 700 personnels médicaux (équivalents temps plein) et 4.484 personnels non-médical.

Il dispense des soins aux malades enfants, adolescents et adultes, outre ses missions d’enseignement et de recherche. Il appartient au groupement hospitalier universitaire ouest, avec l’hôpital Cochin. L’AP-HP, qui a la tutelle sur cet établissement, regroupe aujourd’hui 39 hôpitaux ou groupe hospitaliers essentiellement à Paris et dans la région parisienne.

Pelloux accuse, Bachelot dénonce une récupération

le 26/12/2008 - 21h34

Le président du syndicat de médecins urgentistes demande la démission de la ministre de la Santé après la mort mercredi d’un enfant de 3 ans suite à une erreur médicale. Vendredi soir, une infirmière a été mise en examen pour "homicide involontaire".

Alors que l’infirmière qui a reconnu une erreur de médicament a été mise en examen vendredi soir pour "homicide involontaire" (lire notre article), deux jours après la mort d’un enfant de 3 ans à l’hôpital Saint-Vincent-de-Paul à Paris, la polémique enfle.

Jeudi, le président du syndicat de médecins urgentistes Amuf, Patrick Pelloux, a demandé la démission de la ministre de la Santé Roselyne Bachelot. "C’est les lampistes à chaque fois qu’on met en avant (...). On veut bien travailler dans la difficulté, mais lorsque la ministre (...) nous accuse et ne prend pas, je dirais, les nuances sur la présomption d’innocence, ça commence à bien faire.

Je crois que Roselyne Bachelot doit démissionner", a-t-il estimé sur France Info. Selon lui, "l’infirmière [de l’hôpital Saint-Vincent-de-Paul] a fait son job, elle s’est trompée, c’est une erreur".

En cause selon lui, "des problèmes considérables pour avoir du personnel en nombre". Début décembre, l’Amuf avait d’ailleurs lancé une grève symbolique pour dénoncer un manque de crédits pouvant mettre en danger "la sécurité des patients".

Mais pour Roselyne Bachelot, "une récupération de ce type n’est pas digne". "La récupération d’un drame aussi épouvantable n’est pas de mise", a-t-elle déclaré vendredi sur Europe 1.

Peu après, sur RTL, répondant à une question sur ses déclarations de jeudi selon lesquelles la garde à vue de l’infirmière était "normale", la ministre a déclaré qu’"une famille a perdu le jour de Noël un petit garçon de trois ans, donc cette enquête judiciaire (...) on la doit à la famille de ce petit bonhomme".

Elle a également précisé que cette enquête judiciaire était "accompagnée d’ailleurs par une enquête administrative de l’Assistance publique de Paris et également de la direction départementale des affaires sanitaires et sociales", la DDASS.

"On veut que la justice soit faite"

La ministre a souligné que le petit garçon décédé mercredi soir à l’hôpital Saint-Vincent-de-Paul à Paris n’était pas aux urgences, mais "dans un service de pédiatrie générale, où il y a avait 7 personnels hospitaliers pour 12 personnes hospitalisées".

Dans l’unité où il était hospitalisé, il y avait "2 personnes - une infirmière, une aide-soignante - pour 5 petits malades", a-t-elle ajouté.

Répondant à la famille du petit garçon, qui reprochait à l’hôpital de ne pas avoir réagi assez vite alors que son fils était "en train de mourir", l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris a assuré vendredi que les équipes de réanimation avaient été alertées dès que la dégradation de l’état du petit Ilyès avait été constatée et qu’"elles sont intervenues immédiatement".

Mais pour Issam, l’oncle de l’enfant hospitalisé pour une angine, l’infirmière n’est pas la seule responsable. "On peut pas mettre tout sur le dos de cette pauvre dame. Je veux pas de bouc-émissaire, je veux que tous les responsable soient punis", a-t-il estimé.

Vendredi, il a également indiqué que la famille de l’enfant compte porter plainte dans les prochains jours. "Nous attendons qu’on nous rende le corps de notre fils et on prendra un avocat", a-t-il précisé, estimant que l’information judiciaire ouverte vendredi pour "homicide involontaire" à l’encontre de l’infirmière, qui a reconnu avoir administré par erreur à l’enfant une perfusion de chlorure de magnésium au lieu de sérum glucosé destiné à le réhydrater, "n’était pas satisfaite". "On veut que la justice soit faite", a-t-il plaidé.

(D’après agence)

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