AID Association initiatives dionysiennes

Train et Poste : le cœur de ce qui reste du service public

samedi 20 décembre 2008 par JMT

Perturbé une nouvelle fois samedi, le trafic TER restera difficile dimanche pour Paris-Saint-Lazare, Marseille, Belfort, Toulouse, ou encore Lille. Explication de ces grèves qui s’éternisent. Ces mouvements de cheminots, toujours actifs ce samedi, perturberont encore dimanche la circulation de certains trains régionaux.

Nicolas Sarkozy recevait vendredi le président et les syndicats de la Poste. Réunion au cours de laquelle ont été précisées les conditions du changement du statut de l’établissement public. Les représentants syndicaux ont redit au chef de l’Etat leur opposition à cette évolution, qu’ils qualifient de "privatisation rampante".

Le président de la République a annoncé jeudi que La Poste changerait de statut en devenant une société anonyme mais qu’elle ne s’ouvrirait qu’à des capitaux publics. La Poste française est l’une des postes "les plus endettées au monde", a ajouté Nicolas Sarkozy.

Les rails de la colère

le 20/12/2008 17h29

Perturbé une nouvelle fois samedi, le trafic TER restera difficile dimanche pour Paris-Saint-Lazare, Marseille, Belfort, Toulouse, ou encore Lille. Explication de ces grèves qui s’éternisent.

Ces mouvements de cheminots, toujours actifs ce samedi, perturberont encore dimanche la circulation de certains trains régionaux.

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Le mouvement dure déjà depuis le lundi 15 décembre, et il ne semble pas devoir prendre fin de sitôt. Zones touchées : Paris-Saint-Lazare, Marseille, Belfort, Toulouse, ou encore Lille. Une grève qui rend difficile la vie de nombreux usagers, sans pour autant faire les gros titres de la presse. Il ne s’agit pas d’un mouvement national, plutôt d’une addition de mouvements locaux, avec pourtant de fortes similitudes dans les revendications.

Point commun de toutes ces grèves : elles visent à protester contre le passage aux horaires d’hiver, le 14 décembre dernier. Chaque année ou presque, le changement est douloureux et se traduit par des mouvements plus ou moins importants.

Le phénomène est aggravé par la mise en oeuvre du cadencement, qui prévoit des trains plus fréquents, à horaires fixes. Or les syndicats dénoncent un manque de moyens à la fois matériels et humains : en clair, il n’y aurait tout simplement pas assez de trains pour les faire rouler aux heures voulues, et pas assez de conducteurs pour les faire rouler - d’où des cadences annoncées et non tenues ou des trains circulant alors qu’ils devraient être en réparation, selon les grévistes.

"Nous sommes pour le cadencement, parce que c’est plus simple de dire qu’un train part à 10 ou 40 de toutes les heures, et parce que la SNCF va ajouter quelques trains. Mais il est mis en place à moyens humains et financiers égaux.

Or on arrive à une saturation totale des infrastructures", dénonçait il y a peu Eric Bezou, représentant de Sud-Rail, dans les colonnes du Monde. Les conflits se focalisent donc sur ces problèmes de trains et de personnel, avec des variantes au niveau local.

Les perturbations annoncées dimanche

Illustration samedi encore : à Paris Saint-Lazare, la direction signalait environ 30% de grévistes. Ce dimanche, le trafic sera encore perturbé sur plusieurs lignes (Versailles, Ermont Eaubonne, Mantes-La-Jolie) avec plus d’un train sur deux assuré. Les autres lignes du secteur fonctionneront normalement.

De leur côté, les agents de conduite des TER de Marseille ont décidé de poursuivre dimanche, au moins jusqu’à midi, une grève qui dure depuis le 12 décembre pour réclamer du personnel supplémentaire. Dans leur cas s’ajoute le problème du doublement annoncé du nombre de trains entre Aix-en-Provence et Marseille.

Les agents de conduite de la CGT, de Sud Rail et de FO ont jusqu’à présent empêché ce doublement d’être effectif. Le trafic TER continuait d’être perturbé samedi, avec deux trains sur cinq sur l’axe Marseille-Aix-en-Provence, un sur quatre sur Marseille-Briançon, un sur trois sur Marseille-Toulon-Les Arcs, un sur trois sur Les Arcs-Nice-Vintimille, un sur deux sur Nice-Breil et deux sur cinq sur Marseille-Bollène. Des autocars de substitution ont été mis en service sur certains axes.

En Midi-Pyrénées, la grève concerne en revanche les contrôleurs. Fortement suivie, elle a aussi été reconduite une quatrième fois et jusqu’à dimanche 20 heures. La direction régionale de la SNCF a confirmé samedi midi que la circulation des trains en région était conforme à ses prévisions : "l’offre TER sera assurée en moyenne à 30%, les liaisons Corail Intercités seront assurées à 80% et les liaisons TGV et Corail Téoz seront assurées normalement".

Poste : L’Elysée annonce un projet de loi avant l’été

le 19/12/2008 20h23

Nicolas Sarkozy recevait vendredi le président et les syndicats de la Poste. Réunion au cours de laquelle ont été précisées les conditions du changement du statut de l’établissement public. Les représentants syndicaux ont redit au chef de l’Etat leur opposition à cette évolution, qu’ils qualifient de "privatisation rampante".

Le projet de loi transformant la Poste d’un établissement public en une société anonyme à capitaux publics sera présenté au Parlement avant l’été 2009, a annoncé vendredi l’Elysée à l’issue d’une réunion entre Nicolas Sarkozy, le président de la Poste, des élus et les syndicats. Conformément aux recommandations de la commission Ailleret, chargée de plancher sur l’avenir de l’entreprise, l’Etat procédera à cette occasion à une augmentation de capital de 2,7 milliards d’euros, souscrite à hauteur de 1,5 milliard par la Caisse des dépôts et 1,2 milliard par l’Etat.

Lors de cette réunion, le chef de l’Etat a également "affirmé le principe du maintien intégral des quatre missions de service public" de la Poste (service universel, aménagement du territoire, accessibilité bancaire et distribution de la presse) définies dans les textes en vigueur. Ces missions seront "confortées par la loi et dotées d’un financement pérenne et transparent" et les "droits et statuts des postiers seront intégralement préservés", a indiqué l’Elysée.

"Le président botte en touche"

Nicolas Sarkozy a réaffirmé aux représentants des organisations syndicales de l’entreprise que l’ouverture de son capital serait réservée à des acteurs publics. Le secrétaire d’Etat à l’Industrie Luc Chatel, qui participait à la réunion, a renchéri : "Le président a été très clair : la Poste restera sous le contrôle de l’Etat. Le changement de son statut en société anonyme a pour seule vocation de mettre la Poste sur un pied d’égalité avec ses concurrents lors de l’ouverture du marché en 2012".

De son côté, le président de la commission François Ailleret, également présent à l’Elysée, a indiqué que le président avait demandé aux responsables de La Poste "d’examiner la possibilité d’avoir un actionnariat salarié, si les collaborateurs de la Poste y trouvent intérêt".

Lors de cette réunion, les représentants syndicaux ont redit au chef de l’Etat leur opposition au changement de statut de la Poste, qu’ils qualifient de "privatisation rampante". "Le président botte en touche quand on lui demande si le principe des capitaux à 100% publics serait inscrit dans la loi", a déploré le délégué Sud Régis Blanchot au terme de la réunion. "Il a dit que ce sera au Parlement de décider. C’est bien ce qu’on présageait, ce n’est qu’une étape".

La représentante de la CGT n’a pour sa part participé à la réunion que le temps de remettre à Nicolas Sarkozy une "lettre ouverte" dénonçant "la privatisation et le démantèlement du service public postal".

"On n’admet pas qu’il ait pu dire avant de nous recevoir, dans les Vosges hier, qu’il avait décidé de changer le statut de l’entreprise et d’ouvrir le capital, même si c’est avec des capitaux publics", a déclaré à la presse Colette Duynslaeger avant le début de la réunion.

C’est en effet à la veille de cette réunion que Nicolas Sarkozy avait lui-même annoncé sa décision de transformer la Poste en une société anonyme.

D’après agence

Service public : Sarkozy ne privatisera pas la Poste

le 18/12/2008 14h05

Le président de la République a annoncé jeudi que La Poste changerait de statut en devenant une société anonyme mais qu’elle ne s’ouvrirait qu’à des capitaux publics.La Poste française est l’une des postes "les plus endettées au monde", a ajouté Nicolas Sarkozy.

Les privatisations n’ont plus la côte. En pleine crise économique, Nicolas Sarkozy a annoncé jeudi que La Poste changerait de statut comme l’a demandé son directeur mais qu’elle ne serait pas privatisée."La Poste changera de statut mais ne s’ouvrira qu’à des capitaux publics, comme la Caisse des dépôts", a déclaré le président de la République, en déplacement dans les Vosges, lorsd’une table ronde consacrée à la ruralité.

Affirmant que La Poste était "la quintessence du service public", il a cependant souligné qu’elle était aussi "l’une des postes les plus endettées au monde".

Pour faire face à l’ouverture de la concurrence en 2011, "elle doit trouver trois milliards d’euros d’ici 2012", a avancé Nicolas Sarkozy."On va les trouver, mais par des financements publics", a ajouté le chef de l’Etat.

"Avec le plan de relance, on va mettre 600 millions d’euros de plus, on va rénover 700 bureaux de poste de plus", a-t-il également affirmé.

Le Premier ministre François Fillon avait reçu mercredi le rapport de François Ailleret sur le développement de La Poste, et annoncé le même jour qu’il ferait "prochainement une recommandation" au président Sarkozy.

Dans son rapport, le membre du Conseil économique et social, s’est prononcé pour la transformation de La Poste en société anonyme (SA) avec la participation d’investisseurs publics.


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