AID Association initiatives dionysiennes
Energie et climat, des sujets qui divisent fortement

L’Europe se bouge, le monde fait du surplace

Il y a loin des attentes aux décisions !

mardi 16 décembre 2008 par JMT

C’était prévisible : en attendant le renouvellement de l’administration américaine, la conférence de Poznan s’est achevée sans décision marquante. Mais les rendez-vous sont pris pour l’année prochaine, en vue de la cruciale conférence de Copenhague.

Le paquet Energie-climat, destiné à lutter contre le réchauffement climatique, a été approuvé vendredi par les 27 membres de l’Union européenne au prix de quelques exemptions.Un succès pour la présidence française ; un "échec" pour les ONG.

Après un entretien avec Al Gore, le président élu des Etats-Unis a fait part mardi de son intention de prendre des mesures rapides pour lutter contre le réchauffement climatique. "Le temps du report" et du "déni" est terminé, a-t-il affirmé.

La conférence de Poznan sur les changements climatiques accouche d’une souris

CLIMAT - Actu-Environnement.com - 15/12/2008

C’était prévisible : en attendant le renouvellement de l’administration américaine, la conférence de Poznan s’est achevée sans décision marquante. Mais les rendez-vous sont pris pour l’année prochaine, en vue de la cruciale conférence de Copenhague.

© Jan Golinski, UNFCCC

Qu’aucune décision politique marquante ne soit sortie du sommet de Poznan sur les changements climatiques n’aura surpris personne parmi les participants, habitués au flux et au reflux de ces négociations.

Alors qu’à Bali, en 2007, la négociation avait connu une phase d’expansion relative, la conférence de Poznan s’est caractérisée par sa faible productivité politique. Paradoxalement, plus l’échéance des grands choix de l’avenir se rapproche, plus le mouvement semble suspendu, avant le sprint final de 2009, année cruciale pour la suite du processus.

Après une période de rodage sans grande efficacité environnementale, le Protocole de Kyoto va entrer en 2012 dans le déploiement d’objectifs à long terme de réduction d’émissions de gaz à effet de serre.

Jusqu’en 2012 en effet, il ne s’agit, pour les pays industrialisés, que de réduire de 5% globalement leurs émissions par rapport à leur niveau de 1990. Pour l’après 2012, les objectifs seront plus drastiques, et la négociation se projettera dans une échelle de temps inédite en politique.

Dans le compte à rebours de l’urgence climatique, trois grandes étapes d’inflexion des émissions de gaz à effet de serre devraient scander les quarante prochaines années.

En 2015 au plus tard, les émissions mondiales devraient avoir atteint un pic d’inflexion et amorcer leur décrue.

En 2020, les pays industrialisés devraient avoir réduit leurs émissions de 20 à 30% minimum. L’Union européenne vient de s’y engager en adoptant, le 12 décembre, son « paquet » climat-énergie.

Des pays extra-européens tels que l’Australie et le Japon, l’Afrique du Sud et la Chine ont affirmé des objectifs équivalents, même s’ils ne sont pas soumis aux mêmes contraintes que les pays industrialisés au titre du principe de responsabilités communes mais différenciées qui prévoit une contrainte plus forte pour les pays industrialisés de la première génération.

Troisième étape, en 2050, il faudra que l’ensemble des émissions soit divisé par deux par rapport à 1990, selon une répartition de l’effort équitable, qui demandera aux émetteurs historiques de diviser au moins par quatre leur combustion de carbone.

Autant dire qu’un tel scénario dessine des sociétés libérées de leur dépendance aux énergies fossiles, et des économies fondées sur un mode de création de richesse qui ne passe plus par le gaspillage des ressources naturelles.

La méthode de la méthode

Le défi est exaltant, mais Poznan ne l’a pas relevé. Malgré la présence d’Al Gore, venu doper les dix mille participants à la conférence par un discours churchillien réclamant la mobilisation générale, face à ce qu’il a qualifié de plus grand défi auquel l’humanité a été confrontée, la mayonnaise, cette fois, n’a pas pris.

Du moins cette conférence a t-elle réitéré l’urgence, sans pour autant affirmer de nouveaux engagements. La justification de cet attentisme tient en partie à l’absence de la nouvelle administration américaine, qui entrera en fonction le 20 janvier, et à l’enlisement des négociations européennes dans le « paquet » climat énergie, qui se sont simultanément achevées à Bruxelles.

La complexe mosaïque de cette négociation planétaire, prompte à devenir une tour de Babel où s’affrontent trop de points de vue discordants, requiert le leadership constant de grands ensembles tels que l’Europe, cette fois à bout de souffle après l’éreintant bouclage du paquet climat.

Du coup, les négociateurs ont reporté les décisions qui fâchent en 2009. Quatre conférences intermédiaires sont prévues d’ici à celle de Copenhague, d’où la communauté internationale s’est promis de sortir avec un accord post-2012.

Réforme du Fonds pour l’adaptation

Libérés provisoirement de l’urgence à nouveau reportée, ils se sont adonnés à des discussions méthodologiques et juridiques. La réforme du Fonds pour l’adaptation a été présentée comme le succès majeur de cette conférence par Ivo de Boer, secrétaire exécutif de la conférence.

L’accord obtenu à Poznan sur le fonds d’adaptation permet désormais de rendre ce fonds opérationnel et de commencer à financer des projets d’adaptation dans les pays les plus vulnérables. Il confirme l’engagement financier de l’Union européenne vis-à-vis des pays en développement, sans pour autant sécuriser son abondement, soumis à de vifs débats.

Les pays du sud, futurs utilisateurs de ce fonds, voudraient en effet pouvoir compter sur des recettes prélevées sur l’ensemble des mécanismes de transactions de quotas du protocole de Kyoto, et non pas seulement sur la taxe sur le mécanisme de développement propre, qui concerne les investissements faits par les industries du Nord dans les pays du sud, en échange de quotas de CO2.

La discussion a achoppé sur le concept de « share of proceed », qui consiste à étendre le prélèvement à l’ensemble des transactions, à savoir les transferts de technologies vers les pays de l’est (mise en oeuvre conjointe), et la vente de permis d’émission.

Très mécontents, les pays émergents et les pays du sud plus généralement, les plus vulnérables au changement climatique, ne comprennent pas être les seuls à contribuer indirectement à cet abondement, alors qu’ils sont les destinataires des aides à l’adaptation.

A contrario, les pays de l’Est, comme la Russie, refusent de voir le mécanisme de mise en œuvre conjointe servir de support au financement de l’aide au sud. L’égoïsme des nations a finalement prévalu, chacun tirant la couverture à soi, sur fond de crise économique.

D’autres volets de la négociation ont cependant progressé, comme l’amélioration de la transparence du fonctionnement du bureau de sélection des projets de développement propre.

Pour autant, les ONG environnementales se sont inquiétées de la possibilité de voir incluse dans les projets de développement propre la technologie de séquestration du carbone sur les sites des centrales à charbon.

Cette technologie controversée accrédite l’idée qu’une centrale à charbon pourrait être propre, alors qu’il s’agit d’en réduire l’usage, très émetteur de dioxyde de carbone.

Enfin, un autre complexe volet, celui de la comptabilisation des forêts anciennes dans le futur mécanisme de réduction des émissions liées à la déforestation (REDD), n’a pas donné satisfaction aux écologistes et aux peuples autochtones, dont le rôle ancestral dans le maintien des forêts primaires n’a pas été explicitement reconnu par les textes sortis de Poznan.

Agnès SINAI

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La France a mis le paquet pour arracher l’accord

le 12/12/2008 - 16h24

Le paquet Energie-climat, destiné à lutter contre le réchauffement climatique, a été approuvé vendredi par les 27 membres de l’Union européenne au prix de quelques exemptions.Un succès pour la présidence française ; un "échec" pour les ONG.

Les 27 membres de l’Union européenne sont parvenus jeudi à se mettre d’accord sur le paquet Energie-climat. "Il n’y a pas un continent au monde qui se soit doté de règles aussi contraignantes" pour lutter contre le réchauffement climatique, a déclaré Nicolas Sarkozy, à l’issue du sommet qui s’est déroulé à Bruxelles.

Les Européens devront atteindre un triple objectif pour 2020 : réduire de 20% leurs émissions de gaz à effet de serre par rapport à leurs niveaux de 1990 ; porter la part des énergies renouvelables à 20% de la consommation et réaliser 20% d’économies d’énergie.

Le Plan prévoit notamment que les industriels commenceront en 2013 à acheter aux enchères des permis d’émissions de CO2 qu’ils recevaient jusqu’ici gratuitement. Une mesure qui suscitait l’opposition de l’Allemagne, l’Italie, la Pologne et la Hongrie.

"Exemple fantastique" ou "échec"

La présidence française n’a pas ménagé sa peine pour arracher l’accord, accédant notamment aux demandes d’exemption défendues par ces quatre pays, soucieux de préserver leur industrie déjà malmenée par la crise - la Hongrie étant la dernière à se rallier au texte, vendredi matin.

Les centrales électriques au charbon de Pologne et des autres pays de l’Est n’auront ainsi rien à payer en 2013 mais devront tout de même payer la totalité de leurs droits d’émission en 2019. Au final, avec toutes les exemptions obtenues par les uns et les autres, la proportion de permis à polluer que devront acheter les industriels restera encore très faible en 2013, même si elle augmentera graduellement d’ici 2020.

Plusieurs organisations environnementales, dont Greenpeace, WWF et Les Amis de la Terre, n’avaient d’ailleurs pas attendu la fin du sommet pour indiquer qu’il constituait "un échec" du fait de toutes ces exemptions. Les ONG ont appelé le Parlement européen à amender le texte lors du vote prévu en première lecture la semaine prochaine.

A l’inverse, John Kerry, président de la Commission des Affaires étrangères du Sénat américain, a déclaré que ce paquet Energie-Climat constituait "un exemple fantastique".

"L’UE aujourd’hui dit : oui nous le pouvons le faire et voici comment", a-t-il déclaré en marge de la conférence climat de l’ONU qui se déroule jusqu’à vendredi soir à Poznan (Pologne), où il a été délégué par le président américain élu Barack Obama.

"C’est un véritable acte de leadership qui aura un impact sur Poznan et aura un impact sur Copenhague", a-t-il ajouté. C’est dans la capitale danoise que se dérouleront en décembre 2009 les négociations internationales sur le climat.

Climat Obama

Le slogan électoral de Barack Obama représente décidément une source d’inspiration. "Yes we can !", s’est écrié Al Gore vendredi à Poznan devant des milliers de délégués enthousiastes.

Le prix Nobel de la Paix est en effet persuadé qu’un accord mondial sur le climat sera trouvé l’an prochain à Copenhague. "Yes you can", a plaisanté vendredi à Bruxelles le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, pour appeler les partenaires de l’Europe à prendre des engagements similaires sur le climat.

D’après agence

Réchauffement : il y a urgence d’agir selon Obama

le 10/12/2008 - 17h09

Après un entretien avec Al Gore, le président élu des Etats-Unis a fait part mardi de son intention de prendre des mesures rapides pour lutter contre le réchauffement climatique. "Le temps du report" et du "déni" est terminé, a-t-il affirmé.

Barack Obama a confirmé mardi que son gouvernement s’attaquerait sans tarder au réchauffement climatique. Il l’a fait savoir à la suite d’un entretien d’une heure avec le prix Nobel de la paix Al Gore et Joe Biden, le vice-président élu.

"Nous sommes tous les trois d’accord pour dire que le temps du report (de la lutte contre le changement climatique) est terminé. Le temps du déni est terminé", a déclaré Barack Obama.

"Nous croyons tous ce que les scientifiques nous disent maintenant depuis des années, qu’il y a urgence et qu’il s’agit de sécurité nationale, et que cela doit être traité de manière sérieuse. C’est ce que mon administration a l’intention de faire", a-t-il assuré.

Depuis sa défaite à l’élection présidentielle américaine en 2000 contre George W. Bush, Al Gore a été lauréat du prix Nobel de la paix en 2007 pour son combat contre le changement climatique, et son film, Une vérité qui dérange, a remporté la même année l’Oscar du meilleur documentaire.

L’ex-vice président des Etats-Unis ne devrait vraisemblablement pas figurer dans la nouvelle administration de Barack Obama, qui prendra ses fonctions le 20 janvier prochain, mais il a l’oreille du président élu pour son combat en faveur de l’environnement.

Malgré la crise qui frappe l’économie américaine, Barack Obama a annoncé un changement radical d’attitude des Etats-Unis en la matière par rapport à la politique de son prédécesseur George W. Bush.

D’après agence

Paquet énergie climat : zoom sur la directive cadre Energies renouvelables

ENERGIES - Actu-Environnement.com - 02/07/2008

Alors que les négociations européennes sur le Paquet Energie climat vont s’intensifier, retour sur le projet de directive cadre Energies renouvelables fixant pays par pays, la part des EnR à atteindre dans la consommation d’énergie finale d’ici 2020.

© photlook

Alors que la France entame son mandat à la tête de l’Union européenne, le Paquet Energie climat apparaît comme l’un des grands chantiers à faire aboutir. Les négociations sur les quatre mesures phares du texte devront en effet s’intensifier au cours des semaines à venir en vue d’une adoption du texte au printemps 2009.

Outre la révision du schéma européen d’échanges de quotas (directive ETS), la proposition de décision sur « le partage des efforts » pour les secteurs hors quotas (agriculture, transport, bâtiments) et la directive sur le stockage géologique de CO2, les 27 devront se prononcer sur la décision de principe du Conseil européen de mars 2007 portant à 20 % la part d’énergie renouvelable dans la consommation finale d’énergie de l’UE à l’horizon 2020.

Le projet de directive élaboré par la Commission européenne à la suite de cette décision fixe un objectif et une feuille de route à respecter pour chaque Etat membre. Il s’agit de placer les EnR dans un contexte industriel.

Les pays qui n’ont pas créé d’industrie nationale ont un désavantage, note l’eurodéputé luxembourgeois Claude Turmes (Verts), rapporteur au parlement sur la directive Energies renouvelables.

Des objectifs nationaux

Dans un souci d’équité, la Commission européenne a donc souhaité répartir l’effort d’augmentation de l’utilisation des EnR entre les États membres. La directive proposée prend donc en compte les situations de départ et le potentiel de chaque pays dans la traduction de l’objectif communautaire en objectifs spécifiques à chaque Etat membre.

Développement des EnR, niveau actuel de ces énergies et bouquets énergétiques sont très différents d’un pays à l’autre. Le calcul des différents objectifs est donc basé sur une augmentation égale de la part des Etats membres pondérée en fonction de leur produit intérieur brut, puis modulée pour tenir compte des situations de départ, et comptabilisée en termes de consommation finale d’énergie.

D’après la répartition des objectifs à atteindre, tels qu’ils sont définis dans le projet de directive, la France devra produire 23 % de sa consommation d’énergie à partir d’énergies renouvelables en 2020. Un objectif ambitieux (la part des EnR en France était de 10,3 % en 2005) mais qui s’inscrit dans la continuité des conclusions du Grenelle de l’Environnement qui prévoyaient une augmentation de 20 millions de tonnes équivalent pétrole la production d’énergie renouvelable en 2020, soit une proportion supérieure à 20% d’énergies renouvelables dans la consommation finale d’énergie.

L’objectif assigné par ce projet de texte à la France est supérieur à celui de l’Allemagne (18 %), de l’Espagne (20 %), de l’Italie (17 %) et de l’Angleterre (15 %) mais inférieur à celui de la Suède (49 %), de l’Autriche (34 %), du Danemark (30 %) et de l’Estonie (25 %).

Les Etats membres sont ensuite libres de déterminer leurs systèmes nationaux de soutien mais devront, lors de rendez-vous intermédiaires, présenter des résultats chiffrés.

Mécanismes d’échange entre Etats membres

Pour parvenir à leurs objectifs nationaux, les Etats membres pourront importer de l’électricité produite à partir de sources d’énergie renouvelables hors Communauté européenne. L’Espagne et le Portugal pourront par exemple acheter de l’électricité au Maroc, et l’Italie à l’Ukraine… Afin de contrôler la durabilité de cette électricité, ces échanges devront être effectués dans le cadre d’un système de garantie d’origine.

Des accords avec des pays tiers concernant l’organisation de ces échanges d’électricité produite à partir de sources d’énergie renouvelables seront envisagés, précise le texte. Ce système doit encore être précisé. Les sommes d’argent en jeu font craindre à certains une marchandisation du système et un effet pervers en bout de la chaîne : le consommateur.

Selon Claude Turmes, certaines précautions sont à prendre afin de lutter contre les marchés marginaux et éviter de répercuter sur le consommateur le coût de ce marché. L’eurodéputé préconise la mise en place d’accords bilatéraux pour les échanges autorisés.

La question des biocarburants

Pour la première fois, l’objectif global de l’Union européenne porte sur la totalité de l’énergie. L’objectif inclut donc, outre l’électricité, la production de chaleur et de froid et les transports.

Les États membres sont libres de déterminer la répartition de ces secteurs en vue de réaliser leur objectif national, précise le projet de directive. Il est néanmoins écrit que chaque État membre devra parvenir à une part minimum de 10 % d’énergies renouvelables (au premier rang desquelles les biocarburants) dans le secteur des transports à l’horizon 2020.

Ce qui n’est pas sans faire grincer des dents les différentes associations de protection de l’environnement. Si la directive établit un système destiné à assurer la viabilité environnementale de la politique, avec, entre autre, la garantie que les biocarburants comptabilisés dans les objectifs permettent un niveau minimum de réduction des émissions de gaz à effet de serre, les ONG ont dénoncé dans une lettre adressée au commissaire à l’Energie Andris Pielbalgs un risque de production non durable, nuisible pour les écosystèmes et revoyant à la baisse les normes sociales.

Selon l’Agence européenne de l’énergie, 3,4 % de biocarburants pourraient être produits en Europe d’ici 2020, dont 60 % appartenant à la deuxième génération. Pour parvenir aux 10 % d’énergies renouvelables fixés par le texte, les 27 devraient donc se tourner vers l’importation de biocarburants, notamment provenant du Brésil, ce qui n’est pas sans soulever des questions.

Selon Claude Turmes, nous devons réfléchir à la meilleure utilisation des ressources afin de les optimiser. Il faut concentrer la biomasse dans les filières les plus efficaces. A l’heure actuelle, la solution la plus efficace est le biogaz et non le biocarburant. Il faut des politiques réfléchies pour donner un couloir de développement aux filières porteuses.

S.FABREGAT


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