AID Association initiatives dionysiennes

MANIPULATIONS SEMANTIQUES...ET VISUELLES

vendredi 12 décembre 2008 par JMT

Qu’évoquent ces mots qui rassurent ? Et ces autres, qui inquiètent ? Quelles sont leurs connotations dans l’esprit des Français ?

Mais il y a d’autres moyens de communiquer que la télé...Après Benetton, le réunionnais Pardon ! aime bien faire dans la provoc !

Et à la télé, il y a la pub. Voir l’article rajouté en fin.

"Obama", "Livret A", "Europe", des mots magiques

F.B avec agence - le 12/12/2008 - 21h32

Une étude publiée vendredi, a révélé que les mots "Obama", "Livret A"et "Europe" rassurent les Français. En revanche, les mots "chômage", "parachutes dorés" ou "dette", sont sources d’inquiétude.

Crédit Photo : TF1/LCI Le sourire radieux de Barack Obama, le 44e Président élu des Etats-Unis. Une victoire historique puisqu’il est le premier homme noir à accéder à ce poste...

Les mots et ce qu’ils évoquent : les explications du directeur de Médiascopie

Dites : "Obama", "Livret A", "Europe" et retrouvez le sourire. Une étude publiée vendredi par l’Institut Médiascopie, sur la perception dans l’opinion française des "mots de la crise", classe en effet ces trois vocables parmi les plus rassurants pour les Français. En revanche, les mots, "chômage", "parachutes dorés" ou "dette", génèrent, sans surprise, plus d’inquiétude.

Les mots évocateurs de l’Europe : "euro", "eurogroupe", "Banque centrale européenne", ou encore "gouvernement économique européen", ont aussi une connotation rassurante pour les Français. Le directeur général de Médiascopie, Denis Muzet, a jugé ce "grand retour de l’euro (...) très intéressant à l’approche des élections européennes".

Quant au nom du président de la République, "Nicolas Sarkozy", il rassure, de par sa proximité, autant qu’il inquiète du fait de l’activisme du chef de l’Etat.

D’après agence

Carla Bruni porte plainte contre la vente d’un sac à son image

Europe1, 12/12/2008, 17h05

L’avocat de Carla Bruni-Sarkozy a déposé un référé contre la société réunionnaise Pardon qui commercialise un sac illustré d’une photo nue de la première dame de France. L’affaire sera examinée lundi à Saint-Denis.

Décidément, le couple Sarkozy inspire les créateurs. L’avocat de Carla Bruni-Sarkozy, Me Thierry Herzog, a déposé une plainte en référé contre la société réunionnaise Pardon qui a mis en vente un sac illustré d’une effigie de l’épouse du président.

"Ce sac constitue une atteinte à l’image de Mme Bruni-Sarkozy hors consentement et à des fins publicitaires et commerciales", estime Me Iqbal Akhoun, le correspondant réunionnais de Me Herzog.

L’affaire sera examinée lundi par un juge des référés du tribunal de grande instance de Saint-Denis. "Nous allons demander l’interdiction de la vente de cet article et 125.000 euros de dommages et intérêts à titre de préjudice moral et matrimonial" qui seraient versés à une oeuvre caritative, précise Me Iqbal Akhoun.

Le sac en toile de la société Pardon, sorti début décembre dans l’île, doit être mis en vente en métropole. Il est décoré d’une effigie de Carla Bruni sérigraphiée en noir et blanc, à partir d’une célèbre photo datant de 1993 où elle pose nue. L’image est assortie d’une bulle qui fait dire à l’épouse du président : "mon mec aurait dû m’acheter du Pardon". Le sac est vendu trois euros ou offert aux clients pour tout achat à partir de 5 euros.

Selon le patron de Pardon, Peter Mertes, les sacs ont été fabriqués à 10.000 exemplaires et sont en grande majorité "offerts à la clientèle et non vendus". Il a justifié l’utilisation de la photo par le fait que Carla Bruni-Sarkozy est "une femme publique". Sur son site Web, la société Pardon vante les mérites du sac en soulignant qu’il est le premier d’une "série déjantée".

La marque dont le logo est un petit diable s’était déjà attiré les foudres de l’évêque de la Réunion en vendant des strings décorés de la vierge Marie.

En décembre 2007, Pardon avait également fait parler d’elle après la publication par Entrevue de photos suggestives de Valérie Bègue, miss France 2008, posant avec des vêtements de la marque.

Pour soutenir cette dernière, la société avait mis en vente un tee-shirt illustré d’un cercueil sur lequel était posé le chapeau de Geneviève de Fontenay, la présidente du comité miss France.

Audiovisuel public : la pub supprimée, la gauche toujours remontée

Afp, 13/12/2008, 7h21

L’Assemblée a adopté vendredi la suppression partielle de la publicité sur France Télévisions à compter du 5 janvier, financée par une nouvelle taxe sur les chaînes privées, malgré l’opposition coriace de la gauche qui fait tout pour aller "au bout des débats".

L’opposition a d’ailleurs obtenu que les débats se poursuivent en troisième semaine lundi. La séance a en effet été levée peu avant 01h00, sans que l’Assemblée ne se prononce sur une autre taxe sur les fournisseurs d’accès internet.

Par 30 voix contre 18, les députés ont adopté en fin d’après-midi la fin de la publicité sur France 2 et France 3 à compter du 5 janvier entre 20h00 et 06h00.

En soirée, ils ont aussi voté une taxe sur le chiffre d’affaires publicitaire des chaînes privées pour compenser le coût de la suppression de la publicité sur France Télévisions, estimé à 450 millions d’euros. Il s’agit d’une taxe modulable (entre 1,5% et 3% du chiffres d’affaires publicitaire) en fonction des évolutions conjoncturelles, selon un amendement du député UMP Christian Kert qui défend le texte.

La gauche et, plus surprenant, le Nouveau centre (NC, partenaire de la majorité) ont voté contre.

"On est dans le mur avec vos deux taxes", a déclaré le député NC Jean Dionis du Séjour, en lançant un appel à "la réactivité de la majorité présidentielle".

Toute la journée comme depuis trois semaines, la réforme de l’audiovisuel s’est encore apparentée à un feuilleton avec les mêmes acteurs et le même déroulement prévisible.

Face à la ministre de la Culture Christine Albanel relativement impassible -muette, déplore l’opposition-, une poignée de députés de gauche -Didier Mathus, Patrick Bloche, Marcel Rogemont (PS), Noël Mamère (Verts)...- ont encore défendu longuement des amendements sans effet.

L’objectif de la gauche est "d’aller jusqu’au bout des débats" (Jean-Marc Ayrault), pour "alerter l’opinion" contre les risques qui pèsent, selon elle, sur l’avenir du service public et les cadeaux publicitaires faits aux chaînes privées.

La gauche stigmatise également le "club des amis du Fouquet’s" du chef de l’Etat et l’avènement de "l’ORTS" (l’office de radio télévision sarkozyenne).

"Obstruction", protestent le gouvernement et la majorité, qui accusent l’opposition de retarder la réforme et de négliger les intérêts du service public.

A l’occasion, la comédie tourne au conflit comme quand Noël Mamère a accusé le porte-parole de l’UMP Frédéric Lefebvre d’avoir eu des intérêts dans une société de lobbying dont l’un des clients est Bouygues, actionnaire majoritaire de TF1.

M. Lefebvre aurait même été qualifié de "petite frappe de TF1" par l’ex-ministre Jean Glavany, se sont indignés des députés UMP. M. Lefebvre a expliqué : "Devenu député, j’ai abandonné des activités que j’avais dans le passé".

Une petite suspension de séance a permis de calmer les esprits. Et à la reprise, après s’être expliqué avec M. Lefebvre, Noël Mamère a retiré ses propos.

L’Assemblée a aussi voté la suppression de la publicité sur RFO en 2011. "Ce n’est pas 450 millions qu’il faut compenser, c’est désormais 468,6 millions", s’est indigné Sandrine Mazetier (PS), en référence à la compensation prévue par l’Etat après la suppression de la publicité sur les chaînes de télé publiques.

VIDEO

Etude : Pourquoi certains mots rassurent, quand d’autres inquiètent

12 décembre 2008 - 18h40

Qu’évoquent ces mots qui rassurent ? Et ces autres, qui inquiètent ? Quelles sont leurs connotations dans l’esprit des Français ? Denis Muzet, directeur général de l’institut Médiascopie, répond.


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