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Carlita s’engage mais l’UMP de Nicolas patine

Le sida, comment vivre avec ?

mardi 2 décembre 2008 par JMT

Des musiciens vedettes comme Bono, John Legend et Jay-Z ont lancé lundi un site de musique en ligne destiné à collecter des fonds pour lutter contre le sida en Afrique.

Carla Bruni-Sarkozy a confirmé lundi son engagement dans la lutte contre le sida en tant qu’ambassadrice mondiale pour la protection des mères et des enfants contre cette maladie auprès du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme. Environ 6.500 personnes ont découvert leur séropositivité au VIH en 2007 en France, soit une baisse des nouveaux cas sauf chez les homosexuels, et 28 à 30.000 personnes souffraient du Sida à la fin de l’année, selon le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) publié lundi.

La lutte contre le sida, symbolisée par la 20e Journée mondiale lundi, cherche un nouveau souffle : les pays du sud sont toujours en manque de traitements et la recherche s’est engagée sur de nouvelles pistes après l’échec d’un essai de vaccin.

Pour Jean-Luc Romero, l’UMP "mélange auto-test et dépistage rapide", ce qui, dit-il dans un communiqué, "n’est pas fait pour nous rassurer sur la connaissance du parti de Nicolas Sarkozy sur les enjeux actuels du dépistage".

L’action sociale et l’accompagnement humain par les associations sont primordiaux. Voir quelques exemples, mais vous en trouverez d’autres tout près de chez vous !

Des stars lancent un site musical pour la Journée mondiale du sida

NEW YORK (AFP) - 01/12/08 21:01

Des musiciens vedette comme Bono, John Legend et Jay-Z ont lancé lundi un site de musique en ligne destiné à collecter des fonds pour lutter contre le sida en Afrique.

Photographe : Spencer Platt AFP/Getty Images/Archives :: Bono le 24 septembre 2008 à New York

Plusieurs morceaux exclusifs, dont une nouvelle version de "Acid Tongue" interprétée par Jenny Lewis dans un vidéo-clip, étaient consultables sur l’internet, à l’adresse du site (RED)WIRE.

"La musique de qualité sauve des vies, j’ai une torche et vous entrez dans la planète de (RED)WIRE", annonce sur le site le chanteur Bono des U-2.

Lancé le jour du 20e anniversaire de la Journée mondiale du sida, le site propose un abonnement de 5 dollars par mois, et offrira de nouveaux morceaux une fois par semaine. La moitié des abonnements seront versés au Fonds mondial contre le sida, ont annoncé (RED)WIRE et MSN, partenaires dans le projet.

"Ce lancement représente une chance incroyable d’écouter et voir des artistes exceptionnels, tout en aidant à sauver des vies", a précisé Lisa Gurry de MSN dans un communiqué.

John Legend, Dixie Chicks, The Killers, Elton John, The Police, Elvis Costello et Sheryl Crow figurent parmi les musiciens se produisant sur l’internet lundi.

Après son lancement, le site enverra à ses abonnés des morceaux exclusifs une fois par semaine.

Le Fonds mondial contre le sida a été créé en 2002 pour collecter de l’argent pour lutter contre le sida, le paludisme et la tuberculose. (RED)WIRE est une extension de RED.org, une organisation fondée par Bono.

Carla Bruni-Sarkozy confirme son engagement dans la lutte contre le sida

PARIS (AFP) - 01/12/08 17:24

Carla Bruni-Sarkozy a confirmé lundi son engagement dans la lutte contre le sida en tant qu’ambassadrice mondiale pour la protection des mères et des enfants contre cette maladie auprès du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme.

Photographe : Philippe Wojazer AFP/pool :: Carla Bruni-Sarkozy lors d’une conférence de presse sur son engagement contre le sida, le 1er décembre 2008 à Paris

"Je ne m’engage pas par hasard. Ce que je fais aujourd’hui est le prolongement de quelque chose que j’ai déjà fait avec ma famille et je suis heureuse de pouvoir aller beaucoup plus loin grâce à cette mission d’ambassadrice", a déclaré à la presse l’épouse du chef de l’Etat.

Elle avait reconnu dans une interview à Elle la semaine dernière être particulièment sensible à la question du sida notamment parce que son frère en est mort.

"J’ai choisi (...) d’essayer d’aider les femmes et les enfants parce que ce sont effectivement les victimes les plus vulnérables", a-t-elle ajouté lundi.

"Je pense qu’on peut éviter que la mère transmette le virus à son enfant (...) trop souvent encore les femmes ont peur, elles ont peur de se faire soigner, elles ont peur de se faire tester parce qu’elles ont peur d’être exclues de leur communauté, de leur famille", a poursuivi Mme Bruni-Sarkozy à l’occasion de la journée mondiale de la lutte contre la pandémie.

"Je vais le faire en tant qu’ambassadrice du Fonds mondial et en utilisant les rencontres exceptionnelles que m’offre ma nouvelle position", a-t-elle également déclaré.

Créé en 2002, le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme assure les deux-tiers du financement des traitements de la tuberculose dans le monde, 45% de celui de la prévention et du traitement du paludisme, et près de 30% de celui des programmes de lutte contre le sida.

Basé à Genève, le Fonds, partenariat entre gouvernements, société civile, secteur privé et communautés affectées, assure avoir approuvé l’engagement de 11,4 milliards de dollars pour plus de 550 programmes et 136 pays.

Après son mariage en février avec Nicolas Sarkozy, l’ex-mannequin aujourd’hui chanteuse avait déclaré peu après, lors d’un voyage avec son mari en Afrique du Sud, qu’elle souhaitait s’engager dans l’humanitaire.

VIH : chiffres en baisse en France en 2007 sauf chez les homosexuels

PARIS (AFP) - 01/12/08 08:40

Environ 6.500 personnes ont découvert leur séropositivité au VIH en 2007 en France, soit une baisse des nouveaux cas sauf chez les homosexuels, et 28 à 30.000 personnes souffraient du Sida à la fin de l’année, selon le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) publié lundi.

Photographe : Francois Guillot AFP/Archives :: Un distributeur de préservatifs à Paris

Une étude, réalisée par des chercheurs de l’Institut de veille sanitaire et publiée dans ce numéro spécial VIH-Sida, laisse apparaître qu’environ 6.500 personnes ont découvert leur contamination en 2007, un chiffre en baisse depuis 2004 (7.500).

La proportion d’étrangers a baissé à 40% (53% en 2003), celle des hommes a augmenté à 65% (58% en 2003), ce qui s’explique par la hausse constante des cas chez les homosexuels : de 26% des personnes contaminées en 2003 à 38% en 2007, pour leur très grande majorité de nationalité française.

Selon le BEH, les homosexuels "continuent à avoir des comportements à risque vis-à-vis du VIH".

Soixante pour cent des personnes contaminées l’ont été par rapports hétérosexuels (98% chez les femmes et 39% chez les hommes). Le chiffre est en régulière diminution dans la population étrangère hétérosexuelle depuis 2003 et stable dans la population française.

Les usagers de drogue injectable ne représentent que 2% des personnes ayant découvert leur séropositivité en 2007. Des 162 enfants découverts séropositifs entre 2003 et 2007, la quasi totalité a été contaminée par transmission materno-foetale, avec un âge moyen de 4,8 ans au diagnostic.

Cinq millions de tests VIH ont été réalisés en 2007, mais "l’épidémie continue", note le BEH : on estime qu’environ 30.000 personnes ignoreraient qu’elles sont infectées par le VIH et "les campagnes de prévention s’essoufflent". Il faudrait "diagnostiquer plus précocement".

En même temps, du fait de la plus grande efficacité des traitements, on a assisté à une baisse des nouveaux cas de Sida (1.200, soit -12% en 2007) qui mettent le malade à la merci d’infections dites opportunistes, telles que la tuberculose ou la pneumocytose, ou de tumeurs cancéreuses, dont au premier chef les lymphomes non hodgkiniens (système lymphatique) et le sarcome de Kaposi.

Les taux de sida les plus élevés diagnostiqués en 2007 sont intervenus en Guyane (342 pour un million d’habitants) et en Guadeloupe (163). La mortalité (809 décès en 2006) continue à baisser, mais légèrement.

Dans un commentaire sur le dossier, le chef du service des maladies infectieuses à l’hôpital saint-Antoine, le Pr Pierre-Marie Girard, souligne que "dire l’efficacité toujours croissante des multithérapies antirétrovirales, la moindre fréquence de leurs effets indésirables et la simplification considérable des prises médicamenteuses risque a contrario de bananaliser cette infection +devenue comme les autres+". Mais pour lui, "il faut encore et toujours parler du sida".

20e Journée mondiale du sida : la lutte en quête d’un nouveau souffle

PARIS (AFP) - 01/12/08 07:04

La lutte contre le sida, symbolisée par la 20e Journée mondiale lundi, cherche un nouveau souffle : les pays du sud sont toujours en manque de traitements et la recherche s’est engagée sur de nouvelles pistes après l’échec d’un essai de vaccin.

Photographe : Mehdi Fedouach AFP :: Chaîne humaine des bénévoles de l’association Sidaction le 29 novembre 2008 sur le pont de l’Alma à Paris

Le slogan de cette 20ème Journée "mener, responsabiliser, s’activer" doit, selon les organisateurs, souligner "le leadership politique nécessaire pour respecter les engagements pris, en particulier la promesse d’accès universel à la prévention, au traitement, aux soins et au soutien".

Avec 33 millions de personnes atteintes aujourd’hui par le VIH, le sida, maladie contrôlée par des trithérapies qui ne font qu’endormir le virus, reste une pandémie de premier plan.

On est loin d’un "accès universel" aux traitements, puisqu’une majorité des personnes atteintes, essentiellement en Afrique, n’y ont pas accès. Dans le monde, quand une personne est mise sous traitement, trois sont contaminées. Il y en a eu, en France en 2007, 5.200 nouvelles infections, des milliers de personnes ignorant qu’elles sont infectées.

A l’occasion de la Journée, l’association Aides installera d’ailleurs un grand compteur sur la place de l’Opéra à Paris mettant en évidence le décalage entre traitement et nouvelles contaminations. "Ne laissons pas le sida nous prendre de vitesse !", dit Aides.

Photographe : Francis Nallier AFP :: Le sida dans le monde en 2007

L’espoir de trouver un vaccin a été l’an dernier réduit à néant après l’échec total d’essais cliniques menés par Merck. Cet échec intervient alors que certains protestent contre le statut d’"exceptionnalité" conféré au sida, qui dispose d’une agence spécialisée (Onusida), souhaitant qu’on se concentre à moindres frais sur la prévention.

"On a des médicaments efficaces, on n’a pas d’autre choix que de les fournir à tous ceux qui en ont besoin", répliquait cet été Jean-François Delfraissy, directeur de l’agence nationale de recherche sur le sida (ANRS).

Le débat intervient à un moment délicat : le successeur de Peter Piot, directeur depuis sa création en 1995 de l’Onusida, doit être désigné d’ici la fin de l’année.

En parallèle, la recherche, sonnée par l’échec du vaccin mais boostée par le prix Nobel offert cette année aux découvreurs du virus, est repartie en guerre en suivant des pistes et des méthodes nouvelles.

De nouvelles molécules ont été découvertes, des essais ont été menés sur de nouvelles trithérapies, très efficaces pour les patients en échec thérapeutique (7 à 8% des patients en France chaque année, 11% aux Etats-Unis). "On a un arsenal impressionnant", note le Pr Pierre-Marie Girard, qui dirige le service des maladies infectieuses à l’Hôpital Saint-Antoine.

Pour lui, la maladie a tellement évolué qu’aujourd’hui les malades parlent surtout de "bien vivre leur séropositivité" et de "bien vieillir", avec l’objectif d’obtenir la même espérance de vie que les bien portants. Les recherches autour du vaccin se poursuivent. Un gène vient d’ailleurs d’être découvert par des chercheurs américains, pouvant ouvrir la voie à un vaccin.

En outre, pour le Pr Delfraissy, la recherche fondamentale "est probablement à un point de renouveau", avec pour nouvel objectif de trouver des molécules qui attaquent "le réservoir", c’est à dire le virus sous sa forme indétectable.

Le cas des patients infectés qui, sans être traités, ne développent pas la maladie, intéresse particulièrement les chercheurs.

Reste le problème majeur des pays du sud. Il faudra un jour choisir, selon le Pr Delfraissy, entre poursuivre l’effort pour mettre des millions de patients du sud sous traitement, ou faire bénéficier à court terme les 500.000 patients résistants de traitements beaucoup plus coûteux.

Sida : l’UMP propose la mise en vente libre des kits de dépistage, Romero contre

PARIS (AFP) - 30/11/08 16:35

Photographe : François Guillot AFP/Archives :: Jean-Luc Romero, en 2006, à Paris

Jean-Luc Romero, président d’Elus locaux contre le Sida et membre du Conseil national du sida (CNS), s’est inquiété de cette proposition "irresponsable".

"A la veille de la journée mondiale du Sida, le Pr Philippe Juvin, secrétaire national de l’UMP, et Michel Hannoun, président de la fédération UMP des métiers de la santé, qui rassemble tous les professionnels de la santé de l’UMP, félicitent l’ANRS pour l’expérimentation des tests rapides VIH sans prescription", indique un communiqué des deux responsables.

Mais pour eux, "cette expérience est totalement insuffisante, et il faut immédiatement mettre en vente libre les kits de dépistage du Sida".

Les tests non-médicalisés de dépistage rapide du sida, permettant de savoir en une demi-heure si on est contaminé ou pas, vont être expérimentés dans les communautés homosexuelles de quatre villes, Montpellier d’abord puis Bordeaux, Lille et Paris, a annoncé le 19 novembre l’ANRS (Agence nationale de recherches sur le sida et les hépatites virales).

"Au motif qu’il faudrait absolument un avis médical, certains s’opposent à cette vente libre. Mais qui peut croire un instant qu’un utilisateur se découvrant séropositif après un autotest n’ira pas consulter ?" s’interrogent les deux responsables de l’UMP.

Pour Jean-Luc Romero, l’UMP "mélange auto-test et dépistage rapide", ce qui, dit-il dans un communiqué, "n’est pas fait pour nous rassurer sur la connaissance du parti de Nicolas Sarkozy sur les enjeux actuels du dépistage".

"Permettre à chacun de se tester seul sans conseils et sans un entourage minimum en cas de test positif est dangereux et constitue une mauvaise réponse à l’actuelle nécessité qu’un maximum de Français ayant une vie sexuelle se dépistent", estime le conseiller régional d’Ile-de-France.

"Quelles réactions imprévisibles pourrait avoir une personne qui dans sa solitude se découvre séropositive ?", se demande M. Romero, qui est lui-même séropositif.

Pour lui, il faut "généraliser au plus vite" les tests rapides, dont la réponse, en 30 minutes, est donnée "par des militants associatifs formés à l’annonce et à la prise en charge du patient".

Les tests non-médicalisés de dépistage rapide du sida sont en expérimentation dans quelques communautés homosexuelles, sous l’autorité de militants formés de l’association Aides.

INFOGRAPHIE

Voir l’infographie source ONUSIDA

LIENS

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