AID Association initiatives dionysiennes
Encore une nouvelle bavure ou provocation délibérée ?

Le retour des lettres de cachet ?

Si c’est le nouveau plan médias de la Sarkozie, c’est très moyen :-)

lundi 1er décembre 2008 par JMT

Alors que le pouvoir a organisé les Etats généraux de la presse écrite afin d’ouvrir de nouvelles sources de profit aux copains du président, voilà qu’une fois de plus une "affaire" à forte connotation de bavure imbécile vient mettre en lumière le caractère éminemment "coincé" de nos institutions et de leurs bras séculiers : justice et police.

On a cru que la "féminisation" de 2 des plus hautes responsabilités publiques allait "apaiser" leur fonctionnement et ouvrir une ère de paix sociale.

Or la Garde des Sceaux doit faire face à une quasi révolte des magistrats, tous syndicats confondus et les services de la ministre de l’intérieur collectionnent les bavures de tout calibre.

Il est symptomatique que dans cette affaire ce soit UNE juge d’instruction, catégorie mal aimée s’il en est (tout le monde ne peut être une Eva Joly ou une Laurence Vichniewski) qui ait envoyé des policiers arrêter UN journaliste pour des faits PROFESSIONNELS relevant juste d’une amende payée par la structure et non pas par l’individu : il n’aurait pas OBTEMPERE à une première convocation....transmise aux avocats du journal....qui n’auraient apparemment pas fait leur boulot...et du coup madame le juge a dû s’énerver (sans doute que le plaignant, usant de sa fortune et de ses relations a dû la faire harceler de relances :-) que tout le monde apparemment n’ait cure de son agitation et elle a usé de la bombe atomique pour tuer une mouche :-)

Cela pourrait être du plus haut comique si cela ne dénotait pas un comportement issu d’habitudes qu’on pourrait penser surranées dans une république regroupant des citoyens et non pas dans une monarchie imposant son pouvoir à ses sujets.

Et si les juges bougeaient leur popotin au lieu de faire quérir manu militari les citoyens censés être innocents jusqu’à preuve ET jugement du contraire ????

S’ils sortaient de leur pompe fut-elle au rabais ? Quand ils veulent faire du cinéma avec les médias ils sont très capables d’organiser même des "reconstitutions" sans intérêt !

Et si les citoyens avaient DIRECTEMENT leur mot à dire sur le comportement quotidien de la justice, avec incidence réelle sur la carrière de ceux qui se drapent dans leur toge mais dont les motivations ne sont parfois pas que celles trouvées dans la loi et les codes ?

Tout le monde parle de paix et de lutter contre la violence mais qui s’intéresse à la violence croissante des institutions contre les citoyens au service desquels elles sont censées être ?

Interpellation de Filippis : de nombreuses voix demandent une enquête

PARIS (AFP) - 30/11/08 17:58

De nombreuses voix se sont élevées ce week-end pour exiger "une enquête" sur les conditions d’interpellation de l’ex-directeur de la publication de Libération Vittorio de Filippis, qui estime avoir été "traité comme un criminel" vendredi, dans une banale affaire de diffamation.

Photographe : Bertrand Guay AFP/Archives :: Vittorio de Filippis, le 29 juin 2006 à Paris

"La méthode utilisée dans une simple affaire de diffamation semble tellement disproportionnée qu’elle nous paraît devoir donner lieu à une enquête", a affirmé samedi soir le porte-parole de l’UMP Frédéric Lefebvre.

L’affaire est "d’autant plus regrettable qu’elle intervient en pleins Etats généraux de la presse", une enceinte dans laquelle la question des procédures utilisées par les autorités judiciaires envers la presse pourrait être débattue, a-t-il dit.

"Sans se prononcer sur le fond de l’affaire", la ministre de la Culture Christine Albanel a souhaité de son côté que "toute la lumière" soit faite.

Dans l’oppostion, le Parti socialiste a jugé que ces méthodes judiciaires "inadmissibles" ont pour but "d’entraver la liberté de la presse".

Samedi soir, sa première secrétaire, Martine Aubry, a demandé au président Nicolas Sarkozy l’ouverture d’une enquête "dans les plus brefs délais".

"La France est-elle encore un Etat de droit ?" s’est interrogé l’ex-ministre socialiste Jack Lang.

Aujourd’hui directeur du développement du journal, M. de Filippis a relaté avoir été arrêté sans ménagement à son domicile, vendredi vers 6H30, par des policiers qui l’ont insulté devant l’un de ses deux fils, âgés de 10 et 14 ans.

Conduit au commissariat du Raincy (Seine-Saint-Denis) alors que ses enfants restaient seuls, il aurait ensuite été acheminé menotté au dépôt du tribunal de Paris, puis enfermé et déshabillé à deux reprises avant d’être conduit devant la juge.

La juge Muriel Josié l’a alors mis en examen pour "diffamation publique" envers Xavier Niel, fondateur du fournisseur d’accès internet Free.

Ce dernier avait déposé plainte après la parution en 2006 sur le site internet du quotidien du commentaire, par un internaute, d’un article faisant état de ses démêlés judiciaires.

Selon Me Henri Leclerc, avocat et ancien président d’honneur de la Ligue française des Droits de l’homme, les conditions de cette interpellation violent "les principes fondamentaux écrits du code de procédure pénale", car "les mesures de contrainte doivent être strictement limitées aux nécessités de la procédure, proportionnées à la gravité de l’infraction reprochée et ne pas porter atteinte à la dignité de la personne".

Si le ministère de la Justice est resté muet, l’Intérieur s’est contenté de rappeler que la police est "à la disposition" du juge d’instruction, lequel "décide des modalités de l’interpellation".

Dans la presse, les réactions d’indignation ont afflué tout le week-end.

Le syndicat des journalistes SNJ-CGT a appelé la profession à se réunir lundi à 12H00 à la Maison de la Radio pour "dénoncer le simulacre des débats aux Etats généraux" de la presse et "faire cesser les atteintes aux libertés de l’information".

Parmi tous les syndicats de journalistes inquiets, l’Association des journalistes de la presse judiciaire a dénoncé une "intimidation judiciaire" visant la presse, dont "les exemples se multiplient ces derniers mois".

De source policière, on affirmait samedi à l’AFP que M. de Filippis avait "pris de haut" les policiers "irréprochables" venus l’interpeller.

La juge a délivré un mandat d’amener car M. de Filippis n’avait pas répondu à une convocation, a précisé cette source.

Le SNJ-CGT quitte les Etats généraux de la presse écrite

PARIS (AFP) - 27/11/08 18:41

Le Syndicat national des Journalistes CGT a annoncé jeudi dans un communiqué qu’il quittait les Etats généraux de la presse écrite.

Photographe : Hocine Zaourar AFP/Archives :: Kiosque à journaux à Parisagrandirphoto : Hocine Zaourar , AFP

"Constatant que tout est écrit d’avance, le SNJ-CGT se refuse à cautionner par sa présence ce simulacre de débat et de concertation", écrit le syndicat.

Alors que les commissions commencent à rendre leurs travaux, le SNJ-CGT a estimé que ces Etats généraux n’avaient "qu’un seul but" : "organiser le marché et la rentabilité d’un nouveau modèle économique au seul profit des actionnaires des grands groupes nationaux et multinationaux, notamment, face aux progrès du Web et d’Internet".

Selon le SNJ-CGT, il n’est question que de "verrous" à faire sauter "pour rentabiliser au maximum le secteur".

Pour le syndicat, "l’Etat régulateur n’a plus qu’un objectif : faciliter les concentrations et garantir la meilleure profitabilité aux actionnaires des grands groupes, dont la plupart sont dirigés par des amis du Président" (ndlr, Nicolas Sarkozy).

SOS AFP : une pétition en ligne pour l’indépendance de l’Agence France-Presse

PARIS (AFP) - 27/11/08 18:35

L’intersyndicale de l’Agence France-Presse a lancé jeudi une pétition en ligne, "SOS AFP", pour soutenir "l’indépendance et la survie" de l’AFP face à "des projets bien avancés" menaçant selon elle le statut de l’entreprise de presse.

AFP/Archives :: Le logo de l’Agence France-PresseagrandirAFP/Archives

L’AFP, rappelle l’intersyndicale (CGT, SNJ, FO, CFDT, Sud) dans un communiqué à l’issue d’une assemblée générale, est dotée d’un "statut unique, défini par une loi de 1957 destinée à garantir son indépendance structurelle à l’égard des pouvoirs publics et de tout autre groupement idéologique, politique ou économique".

En octobre, les représentants de l’Etat au conseil d’administration de l’AFP ont donné mandat au PDG, Pierre Louette, pour proposer une "modernisation" du statut, évoquant la possibilité de créer un "actionnariat stable".

M. Louette devra faire ses propositions avant la fin du premier trimestre 2009.

L’intersyndicale estime que le statut garanti par le parlement risque d’être aboli, afin de permettre la transformation de l’AFP "en société anonyme et l’entrée d’actionnaires".

Un éventuel changement du statut de l’AFP ne pourrait se faire que devant le Parlement.

"Si on livre un changement éventuel au Parlement aujourd’hui, on ne sait pas du tout ce qui va en sortir", a déclaré au nom de l’intersyndicale Dimitri de Kochko, faisant allusion au projet de loi réformant l’audiovisuel public actuellement débattu devant l’Assemblée nationale, et qui fait l’objet de plus de 800 amendements.

Dans son communiqué, l’intersyndicale affirme aussi que l’agence a récemment fait l’objet d’"attaques sans précédent" "de la part de certains hommes politiques proches du pouvoir en France".

La pétition peut être signée sur un site spécialement conçu dont l’adresse est http://www.sos-afp.org

SOS AFP


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