AID Association initiatives dionysiennes
Début de la fin pour MAM ?

La mère Ubu de la Place Beauvau en plein dérapages

vendredi 28 novembre 2008 par JMT

Après l’affaire Guigue, notre sous-préfet aux champs viré pour antisionisme, après ce qui semble tourner au mégabobard de Tarnac, voici la mégabavure de Marciac !

La ministre de l’Intérieur est aussi convaincue d’erreurs flagrantes, ressemblant fort à des mensonges, en réponse à des questions écrites de députés nantais publiée au Journal Officiel sur les activités plus que douteuses de certains de ses sbires dans une autre bavure.

Obligée d’être toujours plus "performante" (où sont les feuilles de note des ministres à propos ?) car elle est sur un siège éjectable (péché originel de chiraquisme qu’un Sarko peut faire semblant d’avoir pardonné mais jamais oublier), notre rambolienne ministre de l’intérieur dérape une fois de plus dans ses délires sécuritaires "préventifs" en lançant des chiens antidrogue sur des collégiens en classe ! ce n’est d’ailleurs probablement pas elle qui en a eu l’idée mais elle a forcément couvert et laissé faire, ce qui est indigne d’un ministre de la République. Ou alors elle ne contrôle pas son ministère ce qui est encore plus grave vu ses responsabilités.

Après la Garde des Sceaux qui s’est mis à dos une grande partie des magistrats par son comportement et ses méthodes expéditives dont les résultats sont plus que douteux, et qui pourrait bien se retrouver mère au foyer pour les trois prochaines années (si elle a le bon diplôme ? :-) , l’hyperprésident sera-t-il contraint de se débarrasser d’une autre gaffeuse alors que les ennuis économiques s’amoncellent et qu’il n’ a pas vraiment besoin de cette accumulation de boulettes. Vous noterez dans les deux cas la discrétion du premier ministre qui préfère vaquer à d’autres occupations ........

MAM propose une nouvelle discipline olympique : la descente de gendarmes avec chiens dans les collèges !

Je fais suivre ce mail sur des faits qui se sont produits ces jours derniers au collège de Marciac (32) et qui montre les dérives policières vers lesquelles nous allons sous prétexte de luttes contre le terrorisme ou la drogue.

J’ai appelé personnellement le père qui a initié ce message pour m’assurer de son authenticité, il demande que des lettres de protestation soient envoyées au principal du collège (Collège de Marciac
- 2 Chemin de Ronde - 32230 Marciac) et il est prêt à recevoir des messages de soutien à son adresse fredspirale@yahoo.fr

Bien amicalement à tous.

Jean-Pierre

Marciac, et son célèbre festival du Jazz

"Un papa un peu bouleversé , très en colère !!!"

Cette fois ci.....j’ai envie de vous dire que l’info peut circuler !!!

J’ai eu cette semaine un mail concernant un descente de police dans un lycée du Gers ...On a pu entendre aussi le témoignage sur France inter. J’étais absolument abasourdi par les méthodes utilisées….Mais vous savez parfois on se dit que les gens exagèrent dans leur témoignage…. Bref je reste interrogateur !

Mais voilà que ce WE, j’accueille ma fille Zoé -elle a 13 ans- de retour du collège de Marciac.... Elle me raconte son mercredi au collège....colère à l’intérieur de moi.... révolte...... que faire ???

J’ai demandé à Zoé d’écrire ce qu’elle me disait là. Elle a accepté.

Voici donc son témoignage, avec ses mots à elle :

« Il nous l’avait dit, le CPE, que des gendarmes allaient venir nous faire une prévention pour les 4ème et les 3ème.

Ce mercredi là (19/11/2008), toutes les classes sont entrées en cours comme à leur habitude, en suivant les profs.

A peine 10 minutes plus tard, nous étions assis-, deux gendarmes faisaient déjà le tour de la salle où nous étions. La prof avec qui nous étions, les regardait en nous disant « Ils font leur ronde !?? » .

Elle n’était à priori au courant de rien bien sûr. Soudain , la porte s’est ouverte, laissant entrer deux gendarmes... Enfin non, pas exactement !!! Il y avait un monsieur chauve habillé en militaire ( le dresseur de chien en fait !) et un gendarme très gros.

Le chauve nous a dit : « Nous allons faire entrer un chien ! Mettez vos mains sur les tables, restez droit, ne le regardez pas ! Quand il mord, ça pique ! »

Enfin il a dit ça, à peu près... Je me rappelle surtout du « Quand il mord, ça pique ! »

Après, il est sorti deux minutes et est revenu avec deux autres gendarmes et le chien. Les gendarmes se sont placés aux deux extrémités de la classe tandis que le dresseur regardait son chien déjà à l’oeuvre.

Le chien s’appelait Bigo. Bigo s’est acharné sur plusieurs sacs, en mordant et arrachant tout ce qui dépassait. Quand à la prof, elle restait derrière son bureau bouche bée.

Le chien s’est attaqué au sac de mon amie, à coté de moi. Le dresseur a claqué des doigts en disant : « Sortez mademoiselle, avec toutes vos affaires ! » Elle a rangé son sac, s’est levée et s’est apprêtée à sortir mais le dresseur l’a repris vite : « Et ton manteau ! » Elle a rougi et emporté aussi son blouson.

Plusieurs personnes de la classe sont ainsi sorties. Le chien vient alors sentir mon sac. Voyant que le chien ne scotchait pas, que rien ne le retenait là, le dresseur lui a fait sentir mon corps avant de s’empresser de me faire sortir. Dehors m’attendait une petite troupe de gendarmes... Enfin, non, pas dehors : nous étions entre deux salles de classe.

Me voyant arriver, ils se dépêchèrent de finir de fouiller une autre fille. Mon amie était déjà retournée dans la classe. Quand ils eurent fini, ils s’emparèrent de mon sac et le vidèrent sur le sol. Un gendarme me fit vider les poches du devant de mon sac. Il vérifia après moi. Je n’étais pas la seule élève. Avec moi, il y avait une autre fille qui se faisait fouiller les poches par une gendarme.

Ils étaient deux gendarmes hommes à la regarder faire. Le Gendarme qui fouillait mon sac vida ma trousse, dévissa mes stylos, mes surligneurs et cherchait dans mes doublures.

La fille qui était là fouillée elle aussi, se fit interroger sur les personnes qui l’entouraient chez elle. Elle assurait que personne ne fumait dans son entourage. Ils la firent rentrer en classe.

C’était à mon tour ! La fouilleuse me fit enlever mon sweat sous le regards des deux autres gendarmes.....

Je décris : Un gendarme à terre disséquait mes stylos, un autre le surveillait, un autre qui regardait la fouilleuse qui me fouillait et le reste de la troupe dehors. Ne trouvant rien dans ma veste, elle me fit enlever mes chaussures et déplier mes ourlets de pantalon. Elle cherche dans mes chaussettes et mes chaussures.

Le gars qui nous regardait, dit à l’intention de l’autre gendarme : « On dirait qu’elle n’a pas de hash mais avec sa tête mieux vaut très bien vérifier ! On ne sait jamais... » Ils ont souri et la fouilleuse chercha de plus belle ! Elle cherche dans les replis de mon pantalon, dans les doublures de mon tee shirt sans bien sûr rien trouver. Elle fouilla alors dans mon soutif et chercha en passant ses mains sur ma culotte ! Les gendarmes n’exprimèrent aucune surprise face à ce geste mais ce ne fut pas mon cas !!!!!!

Je dis à l’intention de tous « C’est bon arrêtez, je n’ai rien !!!! »

La fouilleuse s’est arrêtée, j’ai remis mon sweat et mon fouilleur de sac m’a dit : « tu peux ranger ! ».

J’ai rebouché mes stylos et remis le tout dans mon sac et suis repartie en classe après avoir donner le nom du village où j’habite.

De retour en classe, la prof m’a demandé ce qu’ils ont fait. Je lui ai répondu qu’ils nous avaient fouillé. Je me suis assise et j’ai eu du mal à me consacrer au math !

Tout ça c’est ce que j’ai vécu mais mon amie dans la classe à coté m’a aussi raconté.

Le chien s’est acharné sur son sac à elle et elle a eu le droit au même traitement. Mais ses affaires sentaient, alors ils l’ont carrément emmené à l’internat où nous dormons.

Le chien s’est acharné sur toutes ses affaires m’a t-elle dit. Le gendarme lui a demandé si elle connaissait des fumeurs de hash, vue qu’ils ne trouvaient rien. Elle leur a simplement répondu que le WE dernier elle a assisté à un concert !

Le CPE l’a ramené ensuite au collège et elle m’a raconté.

Après les cours, le principal a rassemblé tous les élèves et nous a dit que bientôt allait avoir lieu une prévention pour tout le monde.

Une prévention ? Avec des chiens ? Armés comme aujourd’hui ?

Une élève de 4ème nous a dit que le chien s’est jeté sur son sac car il y avait à manger dedans. Elle a eu très peur.

Les profs ne nous en ont pas reparlé....Ils avaient l’air aussi surpris que nous !

Tous les élèves de 3ème & 4ème ont du se poser la même question : Que se passe t il ?

Et tous les 6ème et 5ème aussi même si ils n’ont pas été directement concernés ! »

Zoé.D.R

Qu’en pensez vous ? Que dois je faire ? Qui parle de violence ?

Il me semble important d’écrire ici que ni le principal, ni quiconque du collège a juger important de communiquer sur ces faits ( ??). Nous sommes lundi 24/11/2008, il est 15h30 et si Zoé ne m’en avait pas parlé, je n’en saurais rien. Combien de parents sont au courant ?

Les enfants « victimes » -et je pèse ce mot- de ces actes sont en 4ème et 3ème. Ils ont donc entre 12 et 14 ans ! Je n’en reviens pas….

Frédéric

Frédéric DAVID Michelon

32720 Arblade le bas

05.62.08.43.81

06.30.58.78.54

Communiqué de presse de la famille du lycéen blessé par la police le 27 novembre 2007, il y a un an, au Rectorat de Nantes

Nantes, le mercredi soir 26 novembre 2008,

Madame, Monsieur le rédacteur en chef,

Déjà une année nous sépare du 27 novembre 2007, alors que la police avait gravement réprimé une manifestation de jeunes au Rectorat de Nantes, causant une invalidité permanente à l’oeil sur notre fils, alors lycéen, toujours actuellement mineur.

Nous avons porté plainte le 6 décembre 2007. En juin 2008, le Procureur de la République a décidé de ne pas classer cette plainte sans suite. Il a décidé de saisir deux juges d’instruction, Monsieur Coulon et Madame Blanchard afin de poursuivre l’enquête et de faire la vérité concernant ces « violences volontaires avec armes de la part de personnes dépositaires de la force publique, ayant entrainé une I.T.T. de plus de huit jours ».

Notre objectif est double :

- D’une part, il faut que notre fils obtienne réparation, donc que le ou les responsables soient identifiés ;

- D’autre part, il faut que ces faits ne se reproduisent pas sur d’autres jeunes, et que le droit de manifestation, droit constitutionnel dans notre pays, ne soit pas menacé par l’utilisation de nouvelles armes très dangereuses utilisées sans contrôle ni motif sérieux par les forces de l’ordre.

Plusieurs événements sont survenus dans cette affaire depuis l’été :

1- Nous avons enfin eu accès au dossier d’enquête de l’IGPN.

2- Nous avons eu un premier rendez-vous au tribunal le 29 octobre dernier, en présence de notre fils et de nos conseils Maître Franck Boëzec du barreau de Nantes, et Maître Nathalie Senyk du barreau de Paris, avec M. Coulon, doyen des juges d’instruction de Nantes, à qui nous pourrons très prochainement déposer des demandes d’actes judiciaires.

3- Nous venons de recevoir la semaine dernière (par madame Bouillé, députée de Saint-Nazaire, que nous remercions pour sa saisine, ainsi que le sénateur Autain) le Rapport de la CNDS sur cette affaire (Commission Nationale de Déontologie de la Sécurité, composée de parlementaires et de hauts fonctionnaires et experts), dont le bilan est sévère précis et argumenté.

Ce rapport confirme « l’extrême gravité » de la blessure subie par notre fils, et la possibilité de « poursuites disciplinaires » contre les responsables policiers Selon ce rapport de la CNDS, il reviendra notamment à l’autorité judiciaire de « déterminer le nombre de balles tirées » et « d’identifier le tireur ».

Le rapport décrit également la nature du Lanceur de balle de défense (LBD, nouveau type de « flashball » expérimental, beaucoup plus dangereux), s’interroge sur la « compatibilité » d’une telle arme dans les manifestations et recommande que des instructions « additives » sur son utilisation soit diffusées « sans délai » auprès de tous les services de police.

Elle « regrette » et émet de recommandations précises à propos de plusieurs faits survenus le 27 septembre à Nantes, tel que le port non-réglementaire d’une cagoule par le tireur présumé, son inexpérience et son défaut flagrant de formation, l’absence de mégaphone, la disparition curieuse d’une partie des vidéos de la police, etc. (voir synthèse détaillée ci-joint de ce Rapport, et texte intégral sur votre demande éventuelle.)

4- Trois récits entachés d’erreurs de Madame la Ministre de l’Intérieur, sont parus récemment au Journal officiel, en réponse à des questions écrites, précisément sur cette affaire, de deux députés de la Loire-Atlantique, MM. Raimbourg et de Rugy, que nous remercions également.

(Ces allégations parues au J.O. vont dans le même sens que la lettre d’un haut fonctionnaire du ministère de l’Intérieur, à Paris, qui affirmait que la blessure de notre enfant était sans gravité... fausse affirmation qui a été également très sévèrement critiquée par la CNDS.) Pour obtenir une rectification indispensable au J.O., nous envisageons d’intervenir auprès des autorités concernées.

Ce que nous constatons pour l’heure...,

Ce sont donc des imprécisions des témoignages des policiers qui ne peuvent qu’interroger sur une attitude tactique qui viserait à gagner du temps par « l’organisation de l’incertitude sur les faits ». La nouvelle enquête judiciaire devra lever cette interrogation.

Ainsi on constate que l’enquête de l’IGPN n’est pas parvenue à établir qui a tiré et sur qui, n’a pas recherché plusieurs documents cruciaux tels que les PV de tirs, les homologations et les comptages de munitions, ainsi que de nombreuses images disponibles, n’a pas étudié les informations médicales présentées par la police ni la réalité des menaces ou violences subies par elle, notamment après l’évacuation du Rectorat, que le disque des vidéos prises par des manifestants, déposé par nous dès l’hiver dernier, semble absent du dossier fourni au juge, que les images filmées par les forces de l’ordre apparaissent expurgées du moment précis des tirs (ceci pour deux motifs différents, donc peu plausibles ?), que plusieurs témoignages des policiers contiennent des contradictions.

C’est pourquoi, en ce mois de novembre 2008, nous voulons redire notre détermination pour que l’instruction judiciaire aboutisse le plus rapidement possible. Nous remercions toutes les personnes, associations et syndicats qui nous apportent leur soutien.

Un blog très complet sur cette affaire est consultable

En vous priant de recevoir nos salutations distinguées, nous restons, madame, monsieur le rédacteur en chef, à votre disposition pour toute demande d’informations complémentaires.

Les parents du lycéen blessé( notre ami Luc DOUILLARD et son épouse)

Qui est donc Michèle ALLIOT-MARIE ?

Michèle Alliot-Marie, surnommée MAM, née le 10 septembre 1946 à Villeneuve-le-Roi (Val-de-Marne), est une femme politique française. Elle est ministre de l’Intérieur, de l’Outre-mer et des Collectivités territoriales depuis le 18 mai 2007.

voir sa notice sur sur Wikipédia


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