AID Association initiatives dionysiennes

Angela à Nicolas : on ne se presse pas !

lundi 24 novembre 2008 par JMT

La France et l’Allemagne se sont accordées lundi pour coordonner leurs efforts de relance économique face à la récession, mais Nicolas Sarkozy n’est pas parvenu à convaincre Angela Merkel de mettre la main à la poche pour soutenir le plan européen concocté à Bruxelles.

La Bourse de Paris a connu lundi la deuxième plus forte hausse de son histoire, portée notamment par la perspective de plans de relance aux Etats-Unis et en Europe. Cette euphorie a touché toutes les Bourses européennes, dont les principales ont connu des hausses de même ampleur, ainsi que Wall Street.

Pour l’économiste Michel Aglietta, la répartition inéquitable des revenus est largement responsable de la crise économique et financière. "Il faut retrouver le lien qui a été perdu entre l’augmentation des gains de productivité et celle des salaires réels", prône-t-il.

Malgré les efforts de Sarkozy, Merkel refuse de financer le plan de relance européen

Afp, 24/11/2008, 19h22

La France et l’Allemagne se sont accordées lundi pour coordonner leurs efforts de relance économique face à la récession, mais Nicolas Sarkozy n’est pas parvenu à convaincre Angela Merkel de mettre la main à la poche pour soutenir le plan européen concocté à Bruxelles.

Après une heure d’entretien avec la chancelière allemande, le président français a conclu le 10e conseil des ministres franco-allemand en résumant d’une phrase lapidaire les positions des deux pays concernant les mesures de soutien que la Commission européenne doit proposer mercredi à ses 27 membres : "la France y travaille, l’Allemagne y réfléchit".

Devant Nicolas Sarkozy, la chancelière a en effet confirmé ses réticences à ouvrir le porte-monnaie pour financer l’élaboration de ce "paquet" de relance économique, d’un montant estimé à 130 milliards d’euros, soit l’équivalent de 1% des produits intérieurs bruts des Européens.

"Le risque que nous courons un peu aujourd’hui, compte tenu d’informations qui ne sont pas toujours faciles (à interpréter), c’est que les événements se précipitent", a-t-elle mis en garde lors d’une conférence de presse.

"L’Allemagne a déjà engagé une bonne partie de ces mesures (de relance)", a poursuivi Mme Merkel, avant de renvoyer au début de l’année prochaine une décision sur son éventuelle participation. "Il y aura une réunion (de son gouvernement de coalition) début janvier et on verra si ce que nous avons fait est concluant", a-t-elle dit.

Défendant bec et ongles son quasi-équilibre budgétaire, la chancelière avait déjà fait savoir qu’elle ne voulait pas "verser un sou de plus" pour le plan de Bruxelles, estimant avoir déjà "fait son devoir" européen en débloquant 32 milliards d’euros sur deux ans pour soutenir son économie.

Partisan d’une "stratégie offensive", Nicolas Sarkozy souhaite, lui, absolument entraîner l’Allemagne, première puissance économique du continent, derrière le plan de Bruxelles, qui doit être proposé à l’adoption des 27 lors du Conseil européen des 11 et 12 décembre.

Face à la position inflexible de sa partenaire, Nicolas Sarkozy a tenté une explication. "Nos organisations ne sont pas les mêmes : il y a d’un côté un pays fédéral, de l’autre côté un pays qui est plus centralisé", a-t-il relevé.

Alors, plutôt que de s’apesantir sur ce sujet de divergence, le président français a préféré insisté devant la presse sur les nombreuses "convergences" du couple franco-allemand.

"Sur la crise financière, on a agi ensemble, sur l’analyse de la gravité de la situation économique, on a fait le même constat (...) on est d’accord sur la coordination, on est d’accord sur la nécessité de prendre d’autres mesures", a-t-il énuméré, "il y plus de convergences que de divergences, beaucoup plus".

Parmi elles, le refus des deux voisins de recourir à l’arme de la baisse généralisée de la TVA, que le Premier ministre britannique Gordon Brown s’apprête à diminuer de deux points.

"Je crois pouvoir dire qu’une baisse générale de la TVA, qui est peut-être la réponse pour certains pays, n’est pas la bonne réponse pour la France et l’Allemagne", a ainsi estimé Angela Merkel. "La France partage l’analyse de l’Allemagne", a abondé Nicolas Sarkozy.

Le président français a également souligné la détermination de Paris et Berlin à défendre leurs industries automobiles. "C’est notre volonté : défendre l’industrie européenne", a-t-il insisté.

A ce sujet, M. Sarkozy et Mme Merkel ont tous les deux insisté sur la nécessité de soutenir l’innovation et la recherche. Un thème sur lequel l’ex-ministre socialiste Claude Allègre a justement été invité lundi à intervenir devant les ministres français et allemands.

Revenus - "Après la crise, les salaires devront augmenter ! "

Olivier LEVARD - le 24/11/2008 - 19h20

Interview - Pour l’économiste Michel Aglietta, la répartition inéquitable des revenus est largement responsable de la crise économique et financière. "Il faut retrouver le lien qui a été perdu entre l’augmentation des gains de productivité et celle des salaires réels", prône-t-il.

Crédit Photo : DR Michel Aglietta, économiste

Si vous ne comprenez rien à la crise, cet ouvrage arrive très à propos. Dans La Crise. Pourquoi en est-on arrivé là ? Comment en sortir ?, l’économiste Michel Aglietta, professeur à l’université Paris X-Nanterre, décode en onze questions un an d’effondrement des marchés et la contagion du phénomène à l’économie réelle. Pour LCI.fr, il commente l’actualité économique de ces derniers jours et relève que la faible croissance des salaires est un facteur d’explication de la crise.

LCI.fr : Nicolas Sarkozy s’est engagé à ce qu’en France, le plan de sauvetage des banques n’ait "aucun coût pour le contribuable". C’est possible ?

M. A. : C’est un pari... Mais cela n’aura aucun coût pour les contribuables uniquement si la situation économique se redresse suffisamment, si les cours des actions des banques remontent, s’il y a finalement mois de créances insolvables dans l’immobilier que ce que l’on redoute aujourd’hui ...

Si l’on croit tout ça, alors, effectivement, on peut passer par une phase difficile avant de finalement tout récupérer. Cela s’est déjà produit en Suède en 1992-93 où le gouvernement a pu revendre dans de bonnes conditions les banques un temps nationalisées. Mais ce scénario est vraiment très optimiste.

LCI.fr : D’après votre livre, vous penchez pour une hausse du chômage, une hausse des impôts et une baisse du pouvoir d’achat...

M. A. : Ce qui est un moindre mal : si on avait laissé tomber les banques, il y aurait eu des faillites en chaîne avec beaucoup plus de pertes d’emplois. Sauver les banques peut limiter la récession et c’est de ça que dépendra le coût final pour le contribuable.

LCI.fr : Le président de la République vient de lancer un fonds souverain pour protéger les entreprises françaises pendant la crise. Un peu de protectionnisme peut-il faire du bien ?

M. A. : Les fonds souverains font partie des investisseurs à long terme et auront surtout un rôle à jouer dans l’après-crise. On sait qu’on manque de ce type d’investisseurs en France car nous n’avons pas pris la direction de la retraite par capitalisation.

Comme dans le futur, le crédit sera plus difficile auprès de banques plus prudentes, le financement dépendra aussi de ces apporteurs d’épargne. Le fond de réserve des retraites aurait pu jouer ce rôle mais le gouvernement a choisi d’en créer un deuxième.

LCI.fr : En présentant ce fonds, le chef de l’Etat s’est défendu de s’inspirer de Keynes et s’est vanté de lire "assez peu les livres d’économie car la crise économique que nous connaissons aujourd’hui n’a rien à voir avec les crises du passé". N’est-ce pas vexant pour les économistes ?

M. A. : C’est non seulement vexant mais c’est surtout totalement absurde. D’abord, le mécanisme de cette crise correspond tout à fait à celle des années 30.

La différence, s’il y en a une, tient à l’ampleur de la réponse des gouvernements. Cette fois, nous n’avons pas de faillites en chaîne car les gouvernements ont sauvé les banques.

Ensuite, pour éviter que la crise s’aggrave, les gouvernements doivent lancer des plans de relance budgétaire, c’est à dire dépenser à la place des agents privés qui ne veulent le faire. C’est exactement la politique keynésienne dans une situation de crise de la demande.

LCI.fr : Peut-être le chef de l’Etat veut-il rappeler que la plupart des économistes n’avaient pas prévu la crise...

M. A. : Comme un certain nombre de personnes, je l’avais prévue ! J’ai écrit un livre en mars 2007 qui s’appelle Désordre dans le capitalisme mondial et où il était écrit noir sur blanc qu’il y aurait une crise immobilière aux Etats-Unis.

Ce qui n’était pas prévisible à l’époque, c’est qu’avec toute la cuisine que les banques d’affaires ont fait en toute opacité, cette crise allait se propager avec une telle ampleur.

LCI.fr : Pour revenir aux réponses à la crise, Gordon Brown s’apprête à diminuer fortement la TVA. Il n’y a rien de tel pour rendre du pouvoir d’achat. La France peut-elle s’en inspirer ?

M. A. : Baisser la TVA, c’est un problème car si chacun le fait séparément, c’est du dumping compétitif. Cela revient à dévaluer une monnaie. Il faudrait plutôt faire un plan coordonné, comme on l’a fait pour les banques.

LCI.fr : L’union européenne s’apprête justement à annoncer mercredi un plan commun de relance budgétaire. C’est ce que vous demandez ?

M. A. : Il y a une proposition pour 130 milliards d’euros par la Commission européenne. Ce serait très intéressant car on passerait du Pacte de stabilité, qui est un carcan, à une vraie action collective, confiante et organisée.

LCI.fr : Pourquoi l’Allemagne est-elle si timide sur ce sujet ? Son intérêt national diverge avec l’intérêt collectif ?

M. A. : C’est simplement que les Allemands se disent : c’est nous qui allons payer le plus car ils ont la meilleure situation budgétaire alors que la France est déjà à la limite du pacte de stabilité.

LCI.fr : Ce serait donc la fourmi qui paye pour les cigales...

M. A. : Sauf que dans la crise bancaire générale, les banques allemandes ont été très aventureuses ! La crise nous vient d’une imprudence du système bancaire dans son ensemble et l’Allemagne aurait donc intérêt à mettre du sien dans la relance.

LCI.fr : Est-ce que chacun peut lutter contre la crise à son niveau ? Y a-t-il un comportement économique rationnel à adopter qui soit compatible avec l’intérêt collectif ?

M. A. : C’est très délicat parce que le comportement spontané et rationnel lorsque vous êtes menacé est d’épargner. L’action qui est rationnelle pour chaque individu a donc pour conséquence d’aggraver la situation de tous. Mais ce qu’il faudrait faire, c’est dépenser !

LCI.fr : Pour être citoyens, il faudrait donc acheter des cadeaux de Noël très généreux à tous nos proches cette année...

M. A. : Voilà ! Pourtant, on sait que ce ne sera pas le cas...

LCI.fr : Après la crise financière, les Français découvrent chaque jour de nouvelles manifestations de la crise. Aujourd’hui, pourquoi l’automobile va-t-elle si mal ? Faut-il aider cette industrie ?

M. A. : L’automobile allait déjà très mal au États-Unis car elle vit dans une surproduction chronique et a subi la hausse du coût de l’énergie du premier semestre.

Comme l’automobile doit s’acheter à crédit pour la plupart des gens, la crise financière se répercute sur le secteur, comme sur l’immobilier. Pour aider la filière, les Etats pourraient financer un développement accéléré des automobiles propres pour économiser en consommation d’énergie et polluer moins.

On peut même imaginer que des entreprises se mettent d’accord pour développer certaines catégories de recherche ensemble et l’exploitent après chacun de leur coté.

LCI.fr : Une des causes plus profondes de la crise est le problème de la répartition inégale des fruits de la croissance, au profit du monde de la finance. Le mode des rémunérations des traders, excessif, est d’ailleurs lui-même responsable de leurs dérapages....

M. A. : Dans leur mode de rémunération, si quelqu’un prend une position à risque qui marche très bien pendant un mois, des bonus sont donnés, et, si cette même position se détériore, il n’y a pas de malus.

C’est tout le problème : on ne prend pas en compte la totalité de vie du contrat : il faut donc élargir les horizons sur lesquels on détermine ces bonus.

LCI.fr : Même chose pour les stock-options. Vous considérez qu’aujourd’hui les grands patrons n’ont pas intérêt à bien gérer leur entreprise mais seulement à développer les profits à cour terme...

M. A. : Pour faire monter la Bourse ! Et de façon à ce que leurs stocks-options rapportent la plus grosse plus-value.... Quant aux parachutes dorés, ils témoignent d’une rente et du pouvoir considérable qu’a pris une élite financière : grands dirigeants de banques et d’entreprises, cabinets-conseils, managers de hedge funds, cabinets juridiques...

LCI.fr : La rémunération excessive de ces acteurs s’est-elle faite au détriment des salariés ?

M. A. : C’est clair, et les données de la comptabilité nationale montrent qu’il y a une augmentation très forte des inégalités. Dans le produit interieur brut, la part des profits a augmenté depuis une vingtaine d’années alors que celle des salaires a diminué.

Le salaire médian n’a pas progressé depuis 1990 alors qu’il y a eu des gains considérables de productivité ! C’est encore plus vrai dans les pays anglo-saxons où il y a moins de redistribution qu’en France.

C’est un des gros problèmes aujourd’hui. Si la croissance a développé tant d’endettement chez les ménages, c’est que le revenu ne progressait pas assez et que pour obtenir une croissance aussi forte, la consommation des ménages a du se déconnecter des revenus, grâce au crédit.

LCI.fr : C’est donc une des causes de la crise. Pour ne pas qu’elle se reproduise nous devrions donc être mieux payés...

M. A. : Oui, il faut retrouver le lien qui a été perdu entre l’augmentation des gains de productivité et celle des salaires réels. A la fin de la crise, les salaires devront donc augmenter. Le problème, c’est comment y arriver aujourd’hui vu le rapport de force actuel et l’affaiblissement des syndicats.

LCI.fr : Vous appelez donc à la révolution !

M. A. : Non, à une évolution, une réforme. Le G20 a d’ailleurs décidé de se pencher dessus.

Il faut tirer les leçons de la crise en allant jusqu’à ses racines, c’est-à-dire à un fort endettement provoqué par un changement des rapports de force au bénéfice de la finance.

Pour maintenir la croissance dans ce contexte, en mettant un terme aux crédits dangereux, il faudra revenir à une répartition des revenus plus équitable, ce qui était le mode de régulation de l’après-guerre.

La Crise, de Michel Aglietta

Questions de Pierre-Luc Séguillon

Editions Michalon,

Collection 10 + 1

160 pages - 14 euros

Crise financière - Le CAC 40 prend 10%

le 24/11/2008 - 19h05

La Bourse de Paris a connu lundi la deuxième plus forte hausse de son histoire, portée notamment par la perspective de plans de relance aux Etats-Unis et en Europe. Cette euphorie a touché toutes les Bourses européennes, dont les principales ont connu des hausses de même ampleur, ainsi que Wall Street.

Crédit Photo : TF1/LCI Montage photo : graphique sur fond de Bourse de Paris

Après avoir ouvert en forte hausse ce lundi, la Bourse de Paris n’a cessé de gagner du terrain, s’envolant dans l’après-midi dans le sillage de Wall Street. C’est ainsi que le CAC 40 a très nettement rebondi en ce début de semaine, s’envolant de 10,09%, soit la deuxième plus forte hausse de son histoire. Un mouvement identique à celui que connaissaient au même moment les principales Bourses européennes.

Ce rebond était largement dû à l’enthousiasme suscité par la perspective de plans de relance aux Etats-Unis et en Europe - et notamment par l’officialisation d’un plan de relance au Royaume-Uni, portant sur 1% du Produit intérieur brut, soit 20 milliards de livres (environ 24 milliards d’euros). Mais il peut également être considéré comme mécanique, le CAC reprenant des couleurs après plusieurs séances de baisses.

La bonne nouvelle du "plan Citigroup"

Le marché a commencé lundi par réagir positivement à l’annonce d’un plan d’aide au géant bancaire américain Citigroup. Ce dispositif lui apporte notamment une garantie de plus de 300 milliards de dollars sur ses actifs contre une entrée dans son capital.

Grâce à la garantie apportée par l’Etat sur ces actifs qui étaient invendables - des produits financiers complexes adossés à des créances hypothécaires à risques - et en injectant de nouvelles liquidités, le groupe bancaire retrouve l’élément central du bon fonctionnement d’une institution financière : la confiance des dépositaires et des détenteurs de dettes de Citigroup.

Surtout, le "plan Citigroup" a été porteur d’espoir pour l’ensemble du secteur financier, traduisant la capacité de Washington à infléchir sa feuille de route pour soutenir cette industrie, à l’opposé du cas Lehman Brothers : faute de repreneur, les autorités avaient préféré laisser la prestigieuse banque d’affaires déposer le bilan en septembre. Ce qui avait alors plongé la finance mondiale dans une crise aiguë...

Après la bonne nouvelle du "plan Citigroup", le marché a ensuite été porté par la perspective que le président élu des Etats-Unis, Barack Obama, annonce un plan de relance en fin de journée. Ce qu’il a effectivement fait peu après 18 heures, heure française, lors d’une conférence de presse, en s’abstenant toutefois de donner la moindre évaluation chiffrée du coût de ce plan.

Mais bien avant cette déclaration, le Washington Post avait estimé que ce programme pourrait se monter à 700 milliards de dollars sur deux ans. Et le même jour, le ministre des Finances britannique avait dévoilé un plan massif à l’échelle du Royaume-Uni.

Conséquence, à la clôture lundi, le CAC 40 avait gagné 290,85 points à 3172,11 points, dans un volume d’échange de 4,901 milliards d’euros, se reprenant fortement après trois séances de baisse.

Sur les autres places européennes, l’indice vedette Dax de la Bourse de Francfort a clôturé lundi sur un bond de 10,34%, tandis qu’à Londres, l’indice vedette Footsie-100 gagnait 9,84%, après l’annonce par le gouvernement britannique du plan de relance budgétaire.

L’indice AEX des principales valeurs de la Bourse d’Amsterdam a également pris 10,29% en clôture après un repli de 2,15% vendredi. A Milan, l’indice SP/Mib a clôturé en hausse de 7,37% tandis qu’à Madrid, L’indice Ibex-35 des valeurs vedettes a pris 8,13% à 8.622,60 points.

Les Bourses nordiques ont toutes clôturé en forte hausse lundi, Oslo et Stockholm gagnant respectivement 10,67% et 10,37%. La Bourse suisse a plus modestement fini en hausse de 6,27%, et Bruxelles de 2,49%.


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