AID Association initiatives dionysiennes
Greves enseignantes, résistances culturelles et sociales

Sus aux Sarkozynades !

Baste la société normalisatrice !

jeudi 20 novembre 2008 par JMT

160.000 manifestants ont défilé jeudi en France et la grève a été très suivie dans le primaire. Pour son 1er test national, le service d’accueil a montré ses limites. Les enseignants de la maternelle à l’université, du public et du privé, étaient appelés jeudi à faire grève et à manifester contre les réformes éducatives du gouvernement et les suppressions de postes.

L’avocat général de la Cour d’appel de Grenoble a requis la remise en état de la "Demeure du Chaos", oeuvre d’art controversée implantée dans un village près de Lyon. Motif : par les transformations qu’il a effectuées, l’artiste a enfreint le code de l’urbanisme....En réalité réaction épidermique des bourgeois fort peu bohèmes et très coincés des Monts d’Or, banlieue rupine de l’agglomération lyonnaise.

Les neuf membres du groupe soupçonné d’avoir provoqué des dégradations contre des lignes TGV, dont un homme de 34 ans présenté comme son chef, ont été mis en examen samedi par un juge d’instruction pour des délits qualifiés de "terroristes" par la justice.

Autre version : Le jour de l’arrestation des jeunes de Tarnac (que nous connaissons tous ici) se déroulait une cérémonie un peu spéciale : plusieurs centaines d’anars, libertaires de tout poil venaient se recueillir sur le monument aux morts antimilitariste de la commune de Gentioux.

"J’ai le sentiment d’une instrumentalisation par le pouvoir de l’appareil judiciaire aux fins de restreindre la liberté d’opinion.", a pour sa part affirmé Me Steeve Montagne, avocat d’Yldun L.

Education - Les grévistes en masse, pas le service minimum

le 20/11/2008 - 20h05

160.000 manifestants ont défilé jeudi en France et la grève a été très suivie dans le primaire. Pour son 1er test national, le service d’accueil a montré ses limites. Les enseignants de la maternelle à l’université, du public et du privé, étaient appelés jeudi à faire grève et à manifester contre les réformes éducatives du gouvernement et les suppressions de postes.

Ils avaient prévenu, le mouvement serait bien suivi. Selon les chiffres des syndicats, "plus d’un enseignant sur deux", d’après le Snes-FSU (majoritaire) et 69 % des professeurs des écoles, d’après le SNUipp-FSU (premier syndicat) ont fait grève jeudi. Le ministère de l’Education parle, lui, d’un tiers des enseignants (33,39%) en grève, dont 48,62% en primaire et 21,26% dans le secondaire.

Crédit Photo : TF1-LCI Manifestation d’enseignants le 20 novembre 2008

Quant aux manifestations, elles ont rassemblé plus de 160.000 personnes, selon la police dans 48 villes de France. Dans le détail, 9.000 à 40.000 personnes ont défilé à Paris, de 5.500 à 20.000 à Bordeaux, 5 à 11.000 à Marseille, 6 à 10.000 à Lyon, 5 à 10.000 à Toulouse et à Nantes, ou encore 5.700 à 9.000 à Grenoble, 3.400 à 6.000 au Mans, 2.500 à 5.000 dans les rues de Rouen.

Entre autres banderoles, "Suppression de 3.000 Rased = 150.000 élèves sans aide" était le message revenant le plus souvent, en référence aux 3.000 postes de maîtres spécialisés dans la lutte contre l’échec scolaire supprimés au budget 2009.

Selon le Snes, "le message adressé est clair, et constitue une véritable interpellation au ministre (de l’Education Xavier Darcos, ndlr). Celui-ci doit maintenant prendre en compte les revendications exprimées fortement par les personnels" sur les 13.200 suppressions de postes inscrites au budget 2009, la "revalorisation" des enseignants, la "réforme du lycée".

Cette grève a réuni plus d’enseignants grévistes dans le primaire et moins dans le secondaire que les trois précédentes grèves unitaires, selon les chiffres du ministère de l’Education comme des syndicats de la FSU.

A noter que les trois grèves précédentes étaient des mobilisations au niveau de toute la fonction publique et bénéficiaient donc des appels des fédérations de fonctionnaires, alors que l’appel à la grève de ce jeudi n’était le fait que des syndicats de l’Education.

Le service minimum au bon vouloir des communes

Quant à la loi sur le droit d’accueil à l’école en cas de grève, elle a connu jeudi son premier grand test national, après celui du 7 octobre limitée à certaines régions et du 16 octobre à Paris.

Bilan : la loi a montré ses limites, de nombreuses communes s’affirmant incapables de la respecter tandis que les sanctions pour celles qui s’y refusent se révèlent sans effet. Ajoutez à cela une mise en place parfois chaotique. Pour les parents, ce ne fut parfois pas facile de s’y retrouver.

Paris et Lyon, toutes deux de gauche, ont refusé d’appliquer le Service minimum d’accueil (SMA), en invoquant la sécurité des enfants. Dans la capitale, "208 écoles auront 100% de grévistes" et les directeurs seront en grève "dans plus de 330 écoles (...), rendant impossible l’accès aux cahiers d’appel et aux fiches personnelles des élèves", selon la mairie.

Elle estime "irréalisable", dans ces conditions, "d’organiser, en 48 heures, l’accueil de 87.300 enfants et, pour ce faire, de mobiliser 6.365 encadrants qualifiés et formés".

D’autant que trois organisations syndicales représentant les personnels d’animation de la Ville susceptibles d’être mobilisés ont également déposé des préavis de grève.

L’équipe de Bertrand Delanoë a déjà fait appel d’une décision de justice rendue en octobre après une grève non nationale comme celle de jeudi, lui ordonnant d’appliquer la loi. L’appel est en attente.

A Lyon, 107 écoles sur 198 devaient être touchées par la grève. "C’est au moins 720 vacataires à trouver et on ne les a pas ! En théorie, on a 48 heures pour trouver des vacataires, en pratique on n’a qu’une demi-journée", a déclaré Yves Fournel (PS), adjoint de Gérard Collomb chargé de l’Education.

Le préfet du Rhône a demandé l’annulation de la décision de ne pas appliquer le SMA, mais le tribunal administratif a rejeté sa requête, estimant que la ville a fait le "nécessaire pour s’acquitter de ses obligations légales" : elle a notamment adressé "plus de 1.900 lettres" pour recenser les vacataires volontaires "et recueilli 298 accords".

Autre exepmple : Saint-Etienne (PS) n’a pas appliqué non plus le SMA, tout comme 282 des 327 communes de la Loire. Le préfet a été débouté, n’ayant pas soulevé les bons moyens devant la justice.

A Montpellier comme à Dijon (PS), le SMA n’a pas été organisé pour des raisons à la fois pratiques et politiques. En Alsace, des dizaines de communes ont demandé aux parents de ne pas envoyer leurs enfants à l’école.

Education : forte grève dans le primaire, 163.000 à 220.000 manifestants

AFP - jeudi 20 novembre 2008, 19h37

La journée de mobilisation jeudi dans l’Education a été "réussie" selon les syndicats, avec une grève massivement suivie dans le primaire et des manifestations dans toute la France, alors que Xavier Darcos a brocardé le caractère "démodé" et "systématique" de ces modes d’action.

Dans les écoles primaires, entre 48% (ministère) et 69% (syndicats) des enseignants ont débrayé. Dans les collèges et lycées, ils étaient entre 21% (ministère) et "plus d’un sur deux" (selon le Snes).

La grève dans le primaire a donc été la plus suivie depuis plus d’un an, alors que les grévistes du secondaire ont été moins nombreux que lors des trois grèves précédentes, selon les chiffres du ministère comme des syndicats.

"Le message transmis par toute une profession aujourd’hui est massif, net et déterminé", en ont conclu les trois principaux syndicats des écoles primaires, en donnant au ministre de l’Education "cinq jours pour ouvrir des négociations". A défaut, ils lanceront de "nouvelles actions".

Plus généralement, "c’est une journée réussie", a déclaré le secrétaire général de la FSU Gérard Aschieri, "un tournant" selon le SE-Unsa, alors que 163.000 enseignants, étudiants et lycéens ont défilé selon la police dans 131 cortèges dans tout le pays. Pour 48 villes les plus importantes, l’AFP a décompté de sources syndicales 220.000 manifestants.

Toute la fonction publique avait réuni le 15 mai entre 200.000 (police) et 300.000 (syndicats) personnes.

Jeudi, les manifestants étaient 9.000 à 40.000 à Paris, de 5.500 à 20.000 à Bordeaux, 5 à 11.000 à Marseille, 6 à 10.000 à Lyon, 5 à 10.000 à Toulouse et à Nantes, ou encore 5.700 à 9.000 à Grenoble, 3.400 à 6.000 au Mans.

Ils demandaient un autre budget (celui de 2009 prévoit 13.500 suppressions de postes), "le maintien des Rased" (maîtres spécialisés contre l’échec scolaire), le respect de l’école maternelle, un "véritable dialogue social" et, pour certains, une autre réforme du lycée.

Dans les différents cortèges, on pouvait lire des slogans tels que "Postes supprimés = classes surchargées" ou "Enfants sacrifiés, parents licenciés, retraites amputées : ça ne peut plus durer !".

A Orléans, une poupée vaudou à l’effigie de Xavier Darcos, percée d’épingles, était tirée dans un chariot. A Paris, des lycéens affirmaient "sans profs, rien n’est possible".

Les candidats à la tête du PS, Benoît Hamon, Martine Aubry et Ségolène Royal ont apporté leur soutien aux manifestants.

"Dans cette période de crise, il est vital pour la France de maintenir un haut degré d’excellence dans ses services publics", a déclaré à Strasbourg le leader de la CGT Bernard Thibault.

"Cette mobilisation a une signification. Il n’y a que le ministre pour ne pas le voir", a résumé à Paris M. Aschieri.

La FSU rencontrera lundi les autres organisations de l’Education pour décider des suites de cette journée.

Interrogé dans la matinée sur RTL, Xavier Darcos avait dit qu’il "entendait" la grève et qu’elle allait être "importante".

Mais il a aussi brocardé les syndicats "dont la fonction principale" est selon lui "la résistance au changement", estimant qu’"organiser de manière systématique" des grèves comme "réponse aux problèmes de l’école" était "démodé".

L’UMP a demandé "un peu moins de grèves et un peu plus de bon sens" dans l’Education.

Enfin le droit d’accueil a montré ses limites, des communes de gauche comme Paris, Lyon ou Strasbourg se disant incapables de le mettre en place, alors que Bordeaux, Marseille ou Nice, de droite, l’ont organisé.

Mobilisation massive dans l’Education

Société 20 nov. 17h05 CORDÉLIA BONAL

Entre 100.000 et 220.000 enseignants, étudiants et lycéens, ont déflié en rangs serrés aujourd’hui dans plusieurs villes contre les suppressions de postes et les dégradations de leurs conditions de travail.

(DR)

Les manifestationts d’enseignants ont fait le plein aujourd’hui un peu partout en France. Rejoints par les lycéens et les étudiants, ils étaient entre 100.000 selon la police et 220.000 selon les syndicats.

Dans le détail, on comptait de 5500 à 20.000 manifestants à Bordeaux, 4 à 5000 à Lille 5 à 11.000 à Marseille, 6 à 10.000 à Lyon, 5 à 10.000 à Toulouse et à Nantes, 5 à 7000 à Rennes, près de 3000 à Strasbourg ou encore 5700 à 9000 à Grenoble, 3400 à 6000 au Mans, et 2.500 à 5000 dans les rues de Rouen.

« Le 93, ils sont où ? Devant ? » « Quelqu’un a vu Paris-VIII ? » Couverts par la sono et les coups de sifflets, noyés dans la marée humaine, les retardataires sont un peu hagards. A Paris, au départ du Luxembourg, ils étaient 9.000 selon la police, 40.000 selon le syndicat FSU.

« Contre les suppressions massives de postes, pour l’abandon des réformes de régression pour les jeunes et les personnels », proclame la banderole de tête.

Réformes de régression ? Elles sont nombreuses, à entendre les grévistes : outre les suppressions de postes, ils citent la réforme du lycée, celle des programmes, la remise en cause de la maternelle, la « revalorisation » des enseignants, la suppression du samedi, la coupe des crédits de la recherche...

« On ne fait pas grève contre les parents »

En tête de cortège, une marée jaune. Plusieurs centaines d’enseignants ont enfilé des gilets réfléchissants, épinglés d’affichettes. Ils font partie du réseau Rased, ces enseignants formés spécialement pour aider les élèves en difficulté et qui tournent sur plusieurs établissements.

Ils enragent contre la suppression de 3000 de leurs postes prévue dans le budget 2009. « Si on n’est plus là pour aider les élèves, qui le fera ? s’inquiète l’une. Les autres instits ne sont pas formés pour ça, et ce n’est pas avec deux heures de soutien scolaire entre midi et deux qu’ils limiteront la casse. »

Très présents dans le cortège, les professeurs des écoles dénoncent aussi la « disparition programmée », selon eux, de la maternelle. Une guirlande de couches, avec une pancarte « Darcos, à l’école, y’en a pas », se charge d’épingler les propos du ministre sur le fait de « faire passer des concours bac +5 à des personnes dont la fonction va être essentiellement de changer les couches ».

Autre motif de colère, les nouveaux programmes : « Ils sont inadaptés, trop difficiles, ne tiennent pas compte de la psychologie des enfants. Et je défie un instit d’aller au bout en une année scolaire.

Le bourrage de crâne, ça ne marche pas », assure Emma, professeur des écoles à Pierrelaye, dans le Val-d’Oise. La jeune femme tient à rappeler au passage qu’« on ne fait pas grève contre les parents ou les enfants. On perd quand même une journée de salaire à chaque fois ».

« Une priorité : recruter »

Hervé, prof d’Histoire-Géo dans un collège de l’Isle-Adam (Val-d’Oise), n’a d’ailleurs pas fait les dernières grèves. « Mais là, trop c’est trop. » Ces dernières années, il avait autour de 25 élèves dans ses classes.

« Cette année, à cause des suppressions de postes, j’en ai 32. Dont une dizaine d’élèves en difficulté. Ceux-là, je ne peux pas m’en occuper comme il faudrait. Le ministre raisonne et agit comme si on n’avait que des classes de très bons ! ».

Moins nombreux, mais tout aussi remontés, les profs de fac et les chercheurs rassemblés dans le collectif « sauvons la recherche ».

« L’aggravation de nos conditions de travail devient paralysante. Dans mon département, nous sommes 5 titulaires pour 750 étudiants », explique Martin, à la tête d’un département cinéma-audiovisuel à Marne-la-Vallée.

« Résultat, le suivi des étudiants passe à la trappe, sans même parler de ma recherche. » Et qu’on ne l’accuse pas de tirer au flanc : « Je suis à la fac du lundi 8 heures au vendredi 21 heures et j’ai beau me démener je n’arrive à faire qu’un tiers de mon travail administratif. »

Son collègue Hormuz résume : « Au fil des ans, le nombre d’étudiants à augmenté, pas celui des profs. La priorité, c’est de recruter des enseignants. »

Urbanisme - La "Demeure du Chaos" bientôt remise en ordre ?

le 18/11/2008 - 18h04

L’avocat général de la Cour d’appel de Grenoble a requis la remise en état de la "Demeure du Chaos", oeuvre d’art controversée implantée dans un village près de Lyon. Motif : par les transformations qu’il a effectuées, l’artiste a enfreint le code de l’urbanisme.

Située à Saint-Romain au Mont d’Or, dans le Rhône, la Demeure du Chaos est un ancien relais de poste du XVIIe siècle, "déconstruit" par son propriétaire, l’homme d’affaires et plasticien Thierry Ehrmann, président du groupe Serveur (banques de données) et d’Artprice.com (cotation en ligne d’oeuvres d’art).

"La Demeure du chaos" Crédit Photo DR

Depuis 1999, il a supervisé le travail d’une quarantaine d’artistes qui ont transformé les murs d’enceinte et la façade de la bâtisse, les ornant de signes ésotériques ou de portraits plus ou moins provocateurs : Oussama ben Laden ou Fidel Castro, sur fond noir ou rouge sang.

En 2004, le maire de Saint-Romain avait porté plainte contre Thierry Ehrmann, lui reprochant d’avoir enfreint le code de l’urbanisme en effectuant ces travaux sans déclaration préalable et demandant la "remise en état des lieux".

En première instance, le tribunal correctionnel de Lyon avait donné raison à l’élu, enjoignant Thierry Ehrmann à remettre sa maison en l’état. L’avocat général de la Cour d’appel de Grenoble est allé dans le même sens : il a requis mardi la remise en état des lieux. L’arrêt a été mis en délibéré au 16 décembre.

"Vous n’avez pas le droit d’imposer à autrui l’expression de votre propre liberté"

"Il me semble outrecuidant de dire soi-même qu’on a commis une oeuvre d’art", a dit l’avocat général, Françoise Pavan-Dubois, alors que Thierry Ehrmann invoque l’article R 421-1 de la loi Malraux, selon lequel "les oeuvres d’art ne sont pas soumises à permis de construire lorsqu’elles n’excèdent pas 12 mètres de hauteur".

"M. Ehrmann a modifié l’apparence extérieure du bâtiment et du mur de clôture sans respecter les règles d’urbanisme", a-t-elle ajouté.

"Vous avez le droit de faire ce que vous voulez chez vous, mais vous n’avez pas le droit d’imposer à autrui l’expression de votre propre liberté.

Chacun, y compris les artistes doit se conformer aux règles d’urbanisme. On ne juge pas aujourd’hui une oeuvre d’art, mais le non-respect des règles d’urbanisme", a conclu le ministère public, qui requiert également une amende.

D’après agence

tous résistants

bonjour à tous,

Habitant sur le Plateau de Millevaches prés de Tarnac (19) et participant également à une communauté de vie similaire, je me permet d’apporter quelques petites précisions :

- Nous sommes tous ici sur un plateau libre et insoumis depuis des siècles (nous l’indiquons d’ailleurs volontiers sur les routes qui mènent au plateau) et un haut lieu de toutes les résistances.

- Beaucoup de collectifs de vie se sont installer ici depuis 15 ans pour creer un "laboratoire" de ce qui serait une société plus humaine.

- Nous travaillons et mettons en oeuvre de nouveaux outils à l’echelle du territoire pour accueillir les nouveaux arrivants en terme de logement et de création d’activité.

- Nous tentons de faire revivre des commerces de village et de recréer des activités , lucratives, associatives, pédagogiques comme le faisait le petit groupe de Tarnac.

- Nous reflechissons (et agissons) à mettre en place des outils solidaires à l’échelle locale (coopérative d’achat de produits bios, mutualisation des revenus à l’echelle du plateau, ...)

- nous travaillons main dans la main avec les elus locaux presque tous issus de l’immigration des villes et qui ont véhiculé avec eux des utopies en passe de devenir des réalités...

- nos entreprises sont sous formes de scop, de scic ou de sapo.

- nous n’avons pas recours au crédit des banksters.

- nous ne monnayons pas tous ce que nous faisons pour d’autres.

Beaucoup de choses impardonnables pour la société libérale.

Mais il y a des choses plus impardonnables encore car nous faisons tâche d’huile : de plus en plus de personnes et de groupes viennent nous voir d’un peu partout pour exporter le modèle vers leurs région ou s’installer ici.

Et puis sur les communes du haut du plateau (la villedieu, faux la montagne, gentioux, ...) Nicolas Sarkozy a réalisé seulement 20% des voix au second tour des présidentielles.

Le jour de l’arrestation des jeunes de Tarnac (que nous connaissons tous ici) se déroulait une cérémonie un peu spéciale : plusieurs centaines d’anars, libertaires de tout poil venaient se recueillir sur le monument aux morts antimilitariste de la commune de Gentioux.

Depuis les arrestations, les RGS et les gendarmes sont partout ; ils ont même été enquêter chez la sage femme qui accouche à domicile toutes les jeunes méres du plateau : ça aussi c’est impardonnable.

Nous avons décidé de créer un comité de soutien ; Radio France l’a fait paraitre sur son site et l’a retiré une heure après .....sur ordre ?

Il y a une énorme manipulation dans toute cette affaire :

- rendez vous compte, on les a vu (les flics) prés d’un lieu ou se déroulait un des actes de malveillance

- un autre groupe s’est fait controler prés d’un deuxiéme lieu ; quelle coincidence ?! trop de coincidence, trop de merveilleux hasard ..........

Moi je vois plutôt des barbouzes en train de commettre ces actes...pour discréditer nos mouvements qui n’ont rien d’ultra gauche ni de violent. Mais nous pourrions le devenir si les flics continuent de nous harceler. Et puis je défie sarkozy de poser une de ses talonnettes sur le plateau de millevaches !

contact du comité de soutien

2eme lien

Bonjour,

Lundi, un comité de soutien aux inculpés du 11 novembre (Tarnac et autres) s’est constitué (cf PJ). De plus, un site vient d’être ouvert, sur lequel vous trouvez au fur et à mesure diverses informations ; l’adresse est :

www.soutien11novembre.org/

Face à la manipulation et à la désinformation à propos des "inculpés de Tarnac", nous devons réagir au plus vite. Tout le monde est plus ou moins concerné : la criminalisation de toute contestation politique et sociale s’étend peu à peu. Il faut bien en avoir conscience (de nombreux exemples pourraient être donnés). Soutenir les inculpés du 11 novembre revient à anticiper le soutien dont, nous mêmes, pourrons peut-être avoir besoin un jour.

Nous pouvons (devons) :
— créer ou aider à la création de comités de soutien (indépendants ou non) partout où c’est possible,
— écrire aux inculpés, en particulier aux cinq qui sont emprisonnés,
— verser de l’argent pour les divers frais ( aide au cantinage des emprisonnés, avocats, affiches, tracts, publications...),
— participer à des campagnes d’information,
— faire circuler l’information autour de soi, dans nos réseaux...
— contacter un maximum de personnes "médiatiques" (même si cela n’est pas dans nos habitudes) : intellectuels divers (universitaires, philosophes, écrivains...), artistes, politiques.
— ...

Dans un premier temps, nous devons mettre toutes nos forces pour obtenir :

- la libération des cinq écroués

- la requalification des accusations (entre autres la suppression du qualificatif de "terroriste"

c’est trés important car cela conditionne la demande de libération provisoire et, bien sûr, c’est trés déterminant quant à la longueur de la peine encourue).

Pour cela, nous devons exercer une forte pression permanente sur :

- les médias,

- le gouvernement,

- les politiques,

- les syndicats...

Ne pas se décourager et tenir bon.

Amicalement.

Francis LAVEIX

Sabotage à la SNCF : neuf personnes mises en examen

Société 15 nov. 18h01

Cinq d’entre eux ont été placés en détention provisoire. Des faits « terroristes » leur sont reprochés. Leurs avocats dénoncent une affaire aux dimensions démesurées.

Les neuf membres du groupe soupçonné d’avoir provoqué des dégradations contre des lignes TGV, dont un homme de 34 ans présenté comme son chef, ont été mis en examen samedi par un juge d’instruction pour des délits qualifiés de "terroristes" par la justice.

Cinq d’entre eux, dont Julien Coupat, un ancien étudiant en sociologie et chef présumé du groupe, ont été placés en détention provisoire par un juge des libertés et de la détention (JLD), selon leurs avocats.

Les membres de groupe avaient été présentées dès mardi par la ministre de l’Intérieur, Michèle Alliot-Marie, comme membres d’un groupe anarcho-autonome qui aurait provoqué les retards de plus de 160 TGV dans la nuit du 7 au 8 novembre après avoir saboté des caténaires.

Elles sont soupçonnées sur la base d’indices montrant la présence de cinq d’entre elles à proximité de lieux où des dégradations ont été commises, de documents à caractère anarchiste, de cartes du réseau ferré ou encore de pinces à forge, mais en l’absence de toute preuve directe, comme des traces d’ADN ou d’empreinte digitale.

A la tête de ce groupe qui s’était baptisé "cellule invisible" selon le procureur de Paris Jean-Claude Marin, Julien Coupat a été mis en examen par le juge d’instruction antiterroriste Thierry Fragnoli pour avoir dirigé une structure à vocation terroriste et écroué.

Cette incrimination criminelle est passible de 20 ans de réclusion.

Quatre autres personnes -celles aperçues à proximité des lignes sabotées- sont considérées par le parquet comme formant le "noyau dur" de ce grouspuscule et ont été également incarcérées.

Le juge a cependant opéré un distingo en poursuivant ces quatre personnes pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste" mais deux d’entre elles -Yldun L. et Gabrielle H.- pour le chef de "destructions en réunion", selon la source judiciaire qui n’en a pas précisé les raisons.

La mise en examen signifie que le juge estime, selon la loi, disposer d’"éléments graves et concordants" à leur encontre.

Dans cette "cellule invisible" de neuf membres, le parquet considère ne pas avoir suffisamment d’éléments pour incriminer dans les dégradations quatre autres personnes mais suffisamment pour les poursuivre pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste".

Ces autre personnes, Bertrand D, Elsa H, Mathieu B et Aria T, ont été mis en examen pour ce chef et remis en liberté sous contrôle judiciaire.

Etudiants respectivement en sociologie et en master d’anglais, Bertrand et Elsa, 23 et 22 ans, sont notamment soupçonnés d’avoir participé à des manifestations violentes.

Pour leur avocate, Me Dominique Valles, il y a "une disproportion totale entre la qualification (...) et ce qu’on peut réellement leur reprocher".

"Il est choquant de stigmatiser à ce point à partir de données floues", a-t-elle dit, dénonçant "ce qui peut apparaître comme une volonté de criminaliser ce qui correspond à l’expression d’opinions politiques".

Pour Me Cédric Alépée, avocat de Mathieu B, "on a ratissé large".

"J’ai le sentiment d’une instrumentalisation par le pouvoir de l’appareil judiciaire aux fins de restreindre la liberté d’opinion.", a pour sa part affirmé Me Steeve Montagne, avocat d’Yldun L.

Avocate de Julien Coupat et de trois autres jeunes incarcérés, Me Irène Terrel a évoqué une "affaire aux dimensions totalement démesurées".

"Il n’y a aucune proportionnalité entre des faits reprochés qui ne sont en rien établis et qui, quand bien même ne seraient que des dégradations qui n’ont même pas mis en danger de vies, et une procédure terroriste", a-t-elle estimé.

(Source AFP)

Sabotages SNCF : le parquet accuse « une structure à vocation terroriste »

Société 14 nov. 19h49

Les neuf personnes gardées à vue sont accusées de terrorisme par le procureur de Paris. Le supposé leader du groupe sort d’une « prestigieuse école de commerce », a-t-il révélé.

Les neuf jeunes en garde à vue après les dégradations de lignes TGV vont être déférés samedi matin, a annoncé le procureur de Paris, Jean-Claude Marin, qui a décidé vendredi d’ouvrir une information judiciaire pour des faits de terrorisme.

Parmi ces neuf personnes, formant un cercle qui s’est lui-même baptisé « cellule invisible », le procureur a distingué au cours d’une conférence de presse « deux groupes » selon leur degré d’implication présumé.

Le premier, une sorte de « noyau dur », est composé de cinq personnes soupçonnées d’avoir eu un rôle dans les sabotages de caténaires, a précisé M. Marin.

Son chef présumé, un homme de 34 ans, est soupçonné d’avoir « dirigé une structure à vocation terroriste », un crime passible de 20 ans de réclusion.

Avec lui, les quatre autres personnes de ce groupe (sa petite amie, deux femmes et un homme) « ont en commun d’avoir participé à une association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste et d’être les auteurs de dégradations en réunion dans une perspective terroriste », délits passibles de dix ans d’emprisonnement, a affirmé Jean-Claude Marin.

Deux d’entre elles ont été aperçues à proximité des lieux d’une des dégradations en Seine-et-Marne dans la nuit du 7 au 8 novembre. Les trois autres ont été l’objet d’un contrôle routier près de deux autres sites dans l’Oise la même nuit. Le parquet a requis des mandats de dépôt à l’encontre des cinq.

Il compte requérir à l’encontre des quatre membres du second groupe (deux femmes et deux hommes) une mise en examen pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste.

« Un petit groupe de jeunes gens versant dans la contestation violente »

Ces neuf personnes, peu disertes au cours de leur garde à vue, étaient sous surveillance dans le cadre d’une enquête préliminaire ouverte le 16 avril sur « les activités d’un petit groupe de jeunes gens versant dans la contestation violente », selon le procureur, qui avait ouvert lundi une enquête de flagrance après les dégradations.

« Ces deux enquêtes ne forment aujourd’hui plus qu’une procédure », a-t-il souligné.

S’il n’y a pas de preuve formelle, notamment ADN, de leur implication directe, les réquisitions de mise en examen formulées par le parquet signifient que celui-ci considère disposer d’« indices graves et concordants ».

Dans cette perspective, ces neuf personnes, âgées de 22 à 34 ans, doivent être présentées samedi à des juges antiterroristes.

« Le Goutailloux, une base arrière pour les actions violentes »

Cette « cellule invisible », formée vers 2002-2003, « se caractérise par une solidarité qui se centre dans la marginalité. Le Goutailloux (nom de la ferme de Tarnac en Corrèze, ndlr) est devenu le lieu de rassemblement, d’endoctrinement, une base arrière pour les actions violentes », a expliqué M. Marin.

Le groupe entretenait, selon lui, « à l’évidence des liens avec des cellules équivalentes agissant en Allemagne, en Grèce, en Italie et aux Etats-Unis ».

Pour le procureur, l’action de ce groupe revêt un caractère terroriste parce que « le but de leur entreprise est bien d’atteindre les institutions de l’Etat et de parvenir par la violence — je dis bien par la violence et non pas par la contestation qui est permise — à troubler l’ordre politique, économique et social ».

Il a également détaillé le parcours du chef présumé du groupe, désigné par l’un des gardés à vue comme l’auteur de l’ouvrage « L’insurrection qui vient » légitimant les attaques contre le réseau ferré.

Issu d’une famille aisée, cet ancien élève d’une « prestigieuse école de commerce a changé radicalement d’orientation » pour « s’ancrer dans l’action violente et la conception de cette cellule invisible ».

Source AFP

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