AID Association initiatives dionysiennes
La pression monte ?

Semaine de grèves

mardi 18 novembre 2008 par JMT

Semaine sociale agitée en perspective. Dans le fil du mouvement des pilotes de ligne, les cheminots doivent lancer une première grève mercredi tandis que les enseignants descendront dans la rue jeudi et les personnels de la Poste samedi.

Les pilotes pourront (bien) travailler jusqu’à 65 ans Malgré la grève des pilotes d’Air France ce week-end, le Sénat a adopté dans la nuit le relèvement de l’âge limite de vol de 60 à 65 ans.

Salariés - Retraite à 70 ans : c’est d’accord pour le Sénat aussi

Olivier LEVARD - le 18/11/2008 - 20h55

La Chambre Haute l’a entériné mardi soir : les salariés du privé qui le souhaitent pourront, à partir de 2010, prendre leur retraite à 70 ans en France. Le secrétaire général de la CFDT François Chérèque a estimé que le gouvernement "joue avec le feu" sur les dossiers sociaux.

Malgré la polémique, le Sénat va dans le même sens que l’Assemblée. Les salariés du privé qui le souhaitent pourront, à partir de 2010, prendre leur retraite à 70 ans en France.

Après un long débat, les sénateurs, qui poursuivaient mardi l’examen du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2009, ont entériné par un vote à main levée l’amendement UMP qui avait été introduit en ce sens à l’Assemblée nationale.

Crédit Photo : TF1/LCI Séance au Sénat

Cet amendement laisse "la possibilité aux salariés qui le souhaitent de prolonger leur activité au-delà de 65 ans sous réserve d’en avoir préalablement manifesté l’intention auprès de leur employeur et dans la limite de cinq années".

L’opposition - PS, PC et Verts - a vivement critiqué cette mesure et a voté contre, fustigeant "une atteinte au droit à la retraite" sur la base d’un "pseudo volontariat".

Cette mesure a été votée dans le cadre du plan relatif à l’emploi des seniors. Le gouvernement souligne que le taux d’emploi des seniors en France est aujourd’hui un des plus faibles d’Europe. Le Sénat avait entériné dans la nuit de lundi à mardi plusieurs amendements qui offrent la possibilité aux personnels navigants - pilotes, hôtesses et stewards - de travailler plus longtemps s’ils le souhaitent.

Pour Chérèque, "un conflit type CPE"

Le secrétaire général de la CFDT François Chérèque avait estimé plus tôt que le gouvernement "joue avec le feu" en recourant de plus en plus à des textes d’origine parlementaire ou des amendements pour adopter des mesures sociales importantes, dans un entretien au Monde daté de mercredi.

"Ce qui m’inquiète beaucoup, c’est la façon de faire du gouvernement : pour réformer le droit du travail, il passe de plus en plus par des textes d’origine parlementaire ou par des amendements. Cela lui permet de court-circuiter les syndicats", y déclare le syndicaliste.

"C’est ce qu’il a fait sur le départ à la retraite à 70 ans et c’est ce qu’il fait sur le travail le dimanche", poursuit-il, en expliquant "qu’à la différence du gouvernement, les parlementaires ne sont pas tenus de proposer aux partenaires sociaux d’ouvrir une négociation avant toute décision".

"En procédant ainsi, il joue avec le feu. Un jour, il va se réveiller avec un conflit type CPE", prévient le leader syndical en référence au Contrat première embauche, que Dominique de Villepin avait créé sans concertation, avant de le retirer quelques mois plus tard sous la pression de la rue.

Interrogé sur la situation au PS, François Chérèque s’inquiète de "l’absence d’opposition structurée", qui "entraîne une hypertrophie du pouvoir et une absence de démocratie". Selon lui, cela aboutit à "faire peser sur les épaules des syndicats une responsabilité qui n’est pas la leur".

Grève massive annoncée dans les écoles

le 18/11/2008 - 19h42

La journée nationale d’action prévue jeudi devrait être particulièrement suivie dans le primaire : 69% des professeurs des écoles pourraient suivre le mouvement. La question du service minimum d’accueil à l’école devrait se poser avec acuité, alors que le bras de fer se poursuit entre élus locaux, préfets et tribunaux administratifs.

Crédit Photo : LCI

Après les pilotes le week-end dernier, avant la SNCF et la Poste en fin de semaine, ce sont les enseignants qui s’apprêtent à faire grève ce jeudi.

Ils entendent protester, entre autres, contre la "dégradation de leurs conditions de travail" et contre les 13.500 suppressions de postes inscrites au budget 2009.

Le mouvement s’annonce massif : la quasi-totalité des syndicats enseignants du primaire (public et privé) et du secondaire, ainsi que le Snesup (premier syndicat de l’enseignement supérieur), appellent à faire grève et à manifester.

En ce qui concerne le primaire, selon les dernières prévisions en date du Snuipp-FSU, premier syndicat du secteur, établies à partir des remontées de 69 départements, pas moins de 69% des professeurs des écoles n’iront pas au travail ce jour-là. "Il faut remonter à mai 2003 et aux actions contre les retraites pour atteindre ce taux", souligne Gilles Moindrot, secrétaire général du syndicat.

Jeudi, le mouvement de grève devrait être particulièrement suivi dans les écoles maternelles et élémentaires du Tarn-et-Garonne (avec un taux de grévistes de 82%), mais aussi dans l’Ain, le Cher, le Doubs, la Haute-Garonne, la Gironde, l’Hérault, l’Indre-et-Loire, la Loire, le Loiret, le Maine-et-Loire, la Mayenne, l’Essonne, ou encore la Guyane, où le taux de grévistes attendu est de 80%.

Les départements où ce taux sera moins élevé sont le Haut-Rhin (40%), la Charente, la Lozère et le Bas-Rhin (50%), ou encore la Somme (55%).

A Paris, le taux de grévistes estimé par le syndicat est de 70%, avec 208 écoles où tous les enseignants seront en grève et 554 écoles où le taux de grévistes sera supérieur à 25% (soit, selon la loi, le seuil requis pour déclencher le droit d’accueil) sur 660 écoles parisienne au total.

Dans l’Ain, dans 250 écoles sur 495, tous les enseignants seront en grève. En Meurthe-et-Moselle ce sera le cas dans 390 écoles sur 780. En Seine-Saint-Denis, ce sera le cas dans 300 écoles sur 788.

Premier grand test au niveau national pour le service minimum d’accueil

Une nouvelle fois se posera donc le problème du service minimum d’accueil à l’école. Ce sera d’ailleurs le premier grand test au niveau national pour ce dispositif qui oblige les communes à organiser un accueil des élèves dès que plus de 25% des enseignants d’une école se sont déclarés grévistes.

Le Snuclias-FSU, syndicat FSU des agents des collectivités locales, a appelé dès lundi les agents des écoles et des collectivités locales à "s’opposer à toute tentative de mise en place" de ce service.

Dans son communiqué, le syndicat a dénoncé "le gouvernement et son ministre de l’Education Xavier Darcos" qui "tentent à la fois de limiter le droit de grève de chaque fonctionnaire, tout en voulant dresser les personnels les uns contre les autres". Et à Paris, la mairie a d’ores et déjà fait savoir qu’elle serait "dans l’impossibilité" d’assurer l’accueil des enfants prévus par la loi.

Plusieurs municipalités socialistes du grand Ouest - Brest, Cherbourg et Nantes - ont fait des annonces similaires. Même chose à Clermont-Ferrand. Et ces cas pourraient faire école : de nombreux élus locaux jugent toujours ce service minimum d’accueil inapplicable, tandis que les tribunaux administratifs ont été saisis pour obliger les réticents à se conformer à la loi.

Le tribunal administratif de Toulouse, saisi en référé par le préfet de Haute-Garonne à quelques jours de la journée d’action du 20 novembre, a ainsi récemment enjoint à la mairie de Toulouse d’organiser ce service qu’elle refusait de mettre en place.

Cas similaire : le préfet de la Charente a également saisi le tribunal administratif contre les décisions des communes de Cognac (PS), Chirac (PC) et Linars (SE) qui ont refusé, par délibérations, d’organiser le service minimum d’accueil.

Mais dans ce même département, les élus de quinze communes, dont Angoulême et Cognac, ont signé une motion contre "le service minimum à l’école" jugeant le texte "inapplicable et dangereux".

D’après agence

Mobilisation "massive" en vue dans l’Education

Europe1, 18/11/2008, 15h05

Contre la "dégradation des conditions de travail" et contre les 13.500 suppressions de postes inscrites au budget 2009 dans l’Education nationale, la mobilisation s’annonce forte jeudi. L’appel à la grève, lancé à l’origine dans les écoles primaires, va concerner aussi les enseignants dans les collèges et les lycées avec un front syndical uni, les lycéens de l’UNL et les étudiants de l’Unef. Cette journée sera aussi un nouveau test pour le service minimum d’accueil qui fait toujours l’objet de controverse.

"La grève du jeudi 20 novembre s’annonce très forte, massive dans les écoles", a affirmé le secrétaire général du SNUipp. D’autant que le mouvement de protestation, qui a bien été lancé dans le primaire, s’est étendu au secondaire avec un appel auquel participe une large intersyndicale allant de la CGT au Snalc-CSEN, en passant notamment par le SE-Unsa et le Snes-FSU, premier syndicat du secondaire.

A ces organisations syndicales, il faut ajouter les lycéens de l’UNL et les étudiants de l’Unef qui appellent également à la mobilisation.

Au coeur des revendications des enseignants : la question des conditions de travail, qui se dégradent, et celle des suppressions de postes, 13.500 supplémentaires inscrites au budget 2009 de l’Education nationale après 11.200 en 2008, avec notamment les maîtres spécialisés dans les Rased. Pour certains, les manifestants devraient également mettre en avant leur opposition à la réforme du lycée.

Dernière revendication : le dialogue avec le ministre de l’Education nationale. Le SE-Unsa estime qu’"outre sa politique éducative, l’attitude du gouvernement est (...) pour beaucoup dans le mouvement qui s’est construit" pour la journée du 20 novembre. "Le ministre de l’Education nationale doit prendre la mesure du trouble que provoque sa politique dans les écoles. Il n’est pas trop tard pour engager un véritable dialogue social", estime également le SNUipp.

Symbole de cette absence de dialogue et du bras de fer engagé : la mise en place plus que chaotique du service minimum d’accueil dans les écoles. Les grévistes ont désormais l’obligation de se déclarer 48 heures avant le début du mouvement. A charge alors aux communes d’organiser un accueil des élèves dès que plus de 25% des enseignants d’une école sont absents.

Le Snuclias-FSU, syndicat FSU des agents des collectivités locales, a appelé lundi les agents des écoles et des collectivités locales à "s’opposer à toute tentative de mise en place d’un service minimum d’accueil" jeudi.

A Paris, les élus UMP ont demandé l’application du service minimum refusée par la municipalité socialiste qui invoque des raisons de sécurité.

A Toulouse, c’est le tribunal administratif qui a enjoint à la mairie d’organiser le service minimum d’accueil. Pour les manifestants, un tel accueil dans les écoles est une atteinte au droit de grève.

Grève à la Réunion

Manifestation à St Denis

Départ du parking du petit Marché.

RDV 9h30 jeudi 20 Novembre 2008

Camif SA : le PDG confirme la suppression de 166 postes sur 200

AFP - mardi 18 novembre 2008, 17h56

Le président de Camif SA, maison mère du groupe Camif, numéro trois français de la vente à distance, a confirmé mardi la suppression de 166 postes sur 200 dans le cadre d’un plan de sauvegarde de l’emploi.

"166 postes seront supprimés sur les 200, d’ici au premier trimestre 2009 dans le cadre d’un plan de sauvegarde de l’emploi. 80% des postes le seront au 15 décembre", a indiqué le président, Louis Mallet, lors d’une conférence de presse, à Niort.

La poursuite d’activité de Camif SA, placée le 27 octobre en redressement judiciaire, est subordonnée à une restructuration. "Le plan prévoit la suppression de 166 emplois sur un effectif de 200 salariés", avait révélé le 7 novembre les syndicats.

Camif Particuliers, dont la maison mère Camif SA détient 34%, a été placée en liquidation judiciaire, entraînant la suppression de 780 emplois. Les deux entités s’étaient déclarées en cessation de paiement en raison de "tensions de trésorerie" conjuguées avec les effets de la crise économique.

Ce sont donc au total près de 950 emplois - sur 1.400 - qui devraient disparaître à la Camif, fondée en 1947 à Niort à l’initiative de la Mutuelle des instituteurs Maif pour permettre aux enseignants de s’équiper après la guerre.

Outre Camif Particuliers, Camif SA possède quatre filiales —Camif Collectivités, Camif Habitat, Romactis, Léon Fargues— qui ne sont pas "concernées par les procédures en cours", a rappelé le patron de Camif SA.

"Les filiales ont connu une réaction de frilosité après l’annonce des procédures mais elles restent en avance sur les résultats prévisionnels", a précisé Louis Mallet.

Les quatre filiales comptent au total plus de 420 salariés et réalisent un chiffre d’affaires de 280 millions d’euros.

Les policiers dénoncent la "braderie du service public"

le 18/11/2008 - 19h01

Plusieurs milliers de policiers ont manifesté mardi à Lyon à l’appel de l’UNSA-Police et du Syndicat général de la police. Outre la baisse des effectifs, les deux syndicats dénoncent un protocole d’accord sur le pouvoir d’achat des policiers.

Crédit Photo : TF1/LCI Les policiers manifestaient à Lyon le 18 novembre 2008

Plusieurs milliers de policiers en colère ont manifesté mardi à Lyon à l’appel de l’UNSA-Police et du Syndicat général de la police pour dénoncer la "braderie du service public".

Venus essentiellement de Rhône-Alpes et d’Auvergne, les manifestants - entre 4700 et 8500 selon les sources - ont pendu haut et court un mannequin de CRS sur la place Bellecour, dans le centre de Lyon.

Poursuivant la métaphore morbide, un cercueil annonçait l’enterrement du "service public police". D’autres, sur un registre plus léger, dénonçaient sur une pancarte des "policiers cocufiés".

Arborant comme beaucoup un badge de "policier en colère", Thierry Clair, secrétaire de l’UNSA-Police en Rhône-Alpes, dit "dénoncer la politique du chiffre" mise en place par le gouvernement.

"On demande aux fonctionnaires toujours plus de timbres-amendes, toujours plus d’interpellations", a-t-il dit, critiquant également "un protocole d’accord qui supprime 10.000 postes" d’ici 2012 et "la perte d’acquis sociaux" comme la suppression de 5 jours de RTT par an.

Outre la baisse des effectifs, les deux syndicats de police dénoncent un protocole d’accord issu d’un "mini-Grenelle" sur le pouvoir d’achat des policiers. Seul le syndicat Alliance l’a signé.

"Cela nous fait 15 euros de plus par mois pour compenser la perte de 5 jours de RTT par an", a dit, parmi les manifestants, Maryline Gounon, policière de 27 ans venue de Saint-Etienne. "Mais notre revendication principale, c’est la baisse des effectifs", a-t-elle ajouté.

(D’après agence)

La Question qui tue - Qui compte les policiers quand les policiers défilent ?

Matthieu DURAND - le 18/11/2008 - 11h52

Qui compte les policiers quand les policiers défilent ? La Question qui tue - A l’occasion de la manifestation de policiers organisée mardi à Lyon, LCI.fr a cherché à savoir si les chiffres "selon la police" et "selon les organisateurs" allaient s’accorder. Réponse d’Henri Martini, secrétaire général de l’Unsa Police, coorganisateur du défilé.

Crédit Photo : TF1/LCI

Le 18 novembre à Lyon, les policiers battent le pavé mais cette fois-ci sous les banderoles. Par cette manifestation, les syndicats Unsa Police et SGP-FO entendent dénoncer les réductions d’effectifs annoncées par les autorités : 4000 postes selon le ministère de l’Intérieur, 10.000 selon les syndicats.

Mais alors, qui compte les policiers quand les policiers manifestent ?

La Question qui tue : Manif de policiers : Henri Martini fait le point

18 novembre 2008 - 05h30

Interview - Lorsque les policiers manifestent, les chiffres "selon la police" et "selon les organisateurs" ne s’accordent pas forcément, explique Henri Martini, secrétaire général de l’Unsa Police, coorganisateur du défilé. Par Matthieu DURAND.

Retraites - Les pilotes pourront (bien) travailler jusqu’à 65 ans

le 18/11/2008 - 06h38

Les pilotes pourront (bien) travailler jusqu’à 65 ans Malgré la grève des pilotes d’Air France ce week-end, le Sénat a adopté dans la nuit le relèvement de l’âge limite de vol de 60 à 65 ans. Les sénateurs ont levé la séance avant d’avoir examiné l’article également très polémique accordant la possibilité pour tout salarié du secteur privé de travailler jusqu’à 70 ans.

Crédit Photo : TF/LCI Grève des pilotes français, le 14 novembre 2008.

Le vote est intervenu peu minuit, soit quelques minutes après la fin de la grève. Le Sénat a adopté dans la nuit de lundi à mardi le relèvement de 60 à 65 ans de l’âge limite d’activité en vol des pilotes, qui n’ont donc pas obtenu le retrait de l’article comme ils le demandaient.

Le gouvernement l’a cependant largement amendé. Vendredi soir, dans l’espoir de mettre fin au mouvement, le ministre du Travail Xavier Bertrand et son collègue des transports Dominique Bussereau avaient déposé cet amendement recadrant le dispositif, mais les pilotes l’avaient jugé insuffisant.

Cet amendement "garantit aux pilotes la possibilité de pouvoir cesser leur activité comme aujourd’hui à 60 ans" et celle, "sur la base du volontariat, de poursuivre leur carrière entre 60 et 65 ans, avec la garantie de pouvoir, à tout moment, cesser leur activité aux mêmes conditions financières qu’actuellement". Mais selon le Syndicat national des pilotes de lignes (SNPL) majoritaire, l’article concerné met en péril la sécurité des passagers et l’emploi futur des jeunes pilotes.

Les hôtesses satisfaites

L’opposition est vivement montée au créneau contre cet article. Guy Fischer (PCF) a accusé le gouvernement de "préparer progressivement un allongement généralisé de la durée légale de la retraite". Il s’agit pour lui de "sacrifier la santé" des pilotes "pour accroître leurs revenus". Il a souligné que plusieurs études scientifiques avaient prouvé "la nocivité pour l’organisme de l’exposition prolongée aux vibrations et rayons cosmiques". "Y aura-t-il un bon pilote dans l’avion ? a ironisé Patricia Schillinger (PS) pour qui le gouvernement "propose un véritable trou d’air" pour les pilotes "qui n’ont toujours pas digéré d’avoir été mis devant le fait accompli". "La tension monte, M. le ministre" a-t-elle averti. Le président de la Commission des Affaires sociales, le centriste Nicolas Abou a déploré "le manque de concertation" faisant que "les pilotes se sont sentis agressés".

Le ministre du Travail, Xavier Bertrand, s’est lui inscrit en faux assurant que "ce sujet a fait l’objet de pas moins de 8 réunions depuis le printemps 2008" et que "depuis le dépôt de l’amendement, 4 réunions ont eu lieu". Il a assuré que son amendement répondait à toutes les demandes des pilotes et il a regretté que "cette grève ait été jusqu’au bout".

Les sénateurs ont également adopté un article allongeant la date limite d’activité en vol pour les hôtesses et stewards également amendé sur proposition du gouvernement. Les hôtesses satisfaites de l’amendement n’avaient pas rejoint la grève des pilotes.

Les sénateurs ont levé la séance avant d’avoir examiné l’article du PLFSS également très polémique accordant la possibilité pour tout salarié du secteur privé de travailler jusqu’à 70 ans. L’examen de cette mesure débutera mardi matin.

D’après agence

SNCF - La grève reportée après des négociations marathon

le 17/11/2008 - 16h52

Initialement prévu pour mardi soir, l’appel à la grève lancé par le syndicat d’agents de conduite Fgaac et la CFDT est reportée à vendredi minuit. Les syndicats, qui s’inquiètent des conditions de travail dans le fret, laissent la porte ouverte à une levée de la grève si la direction de la SNCF publie un décret reprenant les points négociés.

Crédit Photo : Médiathèque de la Commission européenne

Alors que la grève à Air France se termine lundi soir et que la direction de l’entreprise prévoit un retour à la normale du trafic mardi, les négociations en cours à la SNCF semblent porter leurs fruits.

Lundi, après 25 heures de discussions, le syndicat d’agents de conduite Fgaac et la CFDT ont annoncé le report de mardi soir à vendredi minuit le début de la grève reconductible lancée à propos de l’organisation du travail dans le fret.

"Si la totalité des points négociés avec la direction depuis dimanche sont repris dans le décret attendu d’ici la fin de la semaine, le préavis de grève pour vendredi soir [sera] également levé", a annoncé Bruno Duchemin, secrétaire général de la Fgaac.

"La direction [de la SNCF] a retiré l’essentiel de son projet" de réorganisation du travail pour des conducteurs volontaires du fret, écrivent également la Fgaac et la CFDT dans un communiqué.

De son côté, le président de la SNCF, Guillaume Pepy, a estimé que l’entreprise a "voulu privilégier la négociation avant la grève. Nous avons ainsi évité de pénaliser tous nos clients par un conflit portant sur une expérimentation de nouvelles conditions sociales au fret avec des agents volontaires".

Les syndicats ont notamment obtenu que "les sédentaires", par opposition aux roulants, dont la SNCF "voulait réduire la durée de la journée la plus courte de 5h30 à 4h00", pour les faire venir plus souvent, conservent la durée actuelle.

Selon la FGAAC, la direction aurait également renoncé à modifier "l’encadrement des repos des roulants, notamment les conducteurs de train", qui est actuellement fixé à 19h-6h et qu’elle voulait transformer en "minuit-minuit", ce qui privait les cheminots d’une soirée et nuit complètes.

Pour les mêmes raisons, une intersyndicale CGT-FO-Sud-CFE-CGC a déposé un préavis de grève pour dimanche 20 heures. Samedi, la SNCF s’était déclarée ouverte à de nouvelles propositions des organisations syndicales afin d’éviter un conflit social.

Le dernier mouvement social des conducteurs de train, pour les mêmes motifs, remonte au 6 novembre et avait provoqué de nombreuses perturbations.

D’après agence

Grève - Après les pilotes, les cheminots, et les enseignants...

le 17/11/2008 - 13h24

Après les pilotes, les cheminots, et les enseignants... Alors que la grève des pilotes se poursuit lundi, d’autres mouvements s’annoncent : à la SNCF, dans l’enseignement, mais aussi à la Poste. A la SNCF, pour éviter un conflit, la direction a tendu la main aux syndicats protestant contre la modification du temps de travail dans le fret.

Crédit Photo : TF1/LCI Paris, gare de l’Est, samedi 9 juin à 7h36 : départ de la rame inaugurale du TGV-Est. Destination : Strasbourg

Semaine sociale agitée en perspective. Dans le fil du mouvement des pilotes de ligne, les cheminots doivent lancer une première grève mercredi tandis que les enseignants descendront dans la rue jeudi et les personnels de la Poste samedi.

Ce week-end, le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, a appelé le gouvernement à se préoccuper de la situation sociale au lieu de se satisfaire de voir la France échapper à la récession. "Il y a une urgence à se pencher sur la situation sociale", a-t-il déclaré sur France Info, soulignant que les salariés n’ont pas l’intention de voir "laminer leurs condition sociale".

Malgré d’ultimes discussions, le gouvernement n’a pas réussi à désamorcer la grève des pilotes de ligne, qui maintiennent leur mouvement jusqu’à lundi soir pour protester contre le relèvement de l’âge limite de leur départ à la retraite.

Alors que la direction d’Air France prévoit d’assurer lundi au départ de Paris entre 65% et 70% de ses vols long-courriers et 50% de ses moyen-courriers, le trafic devrait revenir à la normale mardi.

Du côté de la SNCF, pour éviter un conflit social, la direction a tendu la main samedi aux syndicats protestant contre la modification du temps de travail dans le fret en se déclarant ouverte à de nouvelles propositions. Dimanche soir, ont été reçus les deux syndicats qui appellent à la grève à parti de mardi soir, la CFDT et la FGAAC.

Ce dernier syndicat décidera dans la journée de lundi de différer le mouvement de mardi à samedi pour poursuivre ses négociations. La première avancée obtenue par les syndicats dimanche soir concerne "les sédentaires" (par opposition aux roulants), dont la SNCF "voulait réduire la durée de la journée la plus courte de 5h30 à 4h00", pour les faire venir plus souvent, ce qu’elle aurait abandonné lors de la négociation, selon la FGAAC.

La direction aurait également renoncé à modifier "l’encadrement des repos des roulants, notamment les conducteurs de train", qui est actuellement fixé à 19h-6h et qu’elle voulait transformer en "minuit-minuit", ce qui privait les cheminots d’une soirée et nuit complètes, a-t-il indiqué. Quatre autres organisations - la CGT, Force ouvrière, SUD-Rail et la CFE-CGC - appellent elles à cesser le travail à partir du dimanche 23 novembre au soir.

Une grève du niveau de celle du 15 mai dans l’éducation

Dans un communiqué, la SNCF rappelle qu’elle souhaite expérimenter, avec 900 volontaires, de nouvelles organisations du travail dans sa filiale de fret afin de réduire l’écart de compétitivité avec ses concurrents.

Pour cela, elle a proposé aux syndicats un projet de modification de statut qui, rappelle-t-elle, ne concerne que les conducteurs volontaires de Fret SNCF. Le dernier mouvement social des conducteurs de train, pour les mêmes motifs, remonte à une dizaine de jours à peine, et il a provoqué de nombreuses perturbations.

Dans l’enseignement, la quasi totalité des syndicats appellent à faire grève et à manifester dans la plupart des villes de France pour s’opposer à "la dégradation des conditions de travail" et aux milliers de suppressions de postes au budget 2009.

Le principal syndicat des écoles, le SNUipp-FSU, prédit une grève du même niveau que celle du 15 mai dernier, où entre 46% et 63% des professeurs des écoles avaient cessé le travail. Ils seront rejoints jeudi par les lycéens de l’Union nationale lycéenne (UNL) et les étudiants de l’Unef.

A La Poste enfin, cinq fédérations syndicales (CGT, Sud-PTT, CFDT, FO, CFTC) appellent les agents à une journée de mobilisation contre le projet de transformer l’entreprise publique en société anonyme dès le 1er janvier 2010, avant d’ouvrir son capital un an plus tard.

D’après agence

Vidéo

Un village se mobilise pour son bureau de poste

18 novembre 2008 - 13h00

Une commune de près de 3.000 habitants se mobilise pour garder sa Poste. Les habitants y sont très attachés et souhaitent la conserver. Reportage en Loire-Atlantique.


Accueil du site | Contact | Plan du site | Espace privé | Statistiques | visites : 1813655

Suivre la vie du site fr  Suivre la vie du site SERVICES PUBLICS, NOTRE BIEN COMMUN !   ?

Site réalisé avec SPIP 1.9.2e + ALTERNATIVES

Creative Commons License