AID Association initiatives dionysiennes
Un exemple à méditer : l’Argentine

On peut revenir en arrière sur les privatisations injustes et inefficaces

samedi 15 novembre 2008 par JMT

Choc en retour des années Menem de privatisations à tout va (1989-1999) et de la crise dévastatrice de 2000-2001, les gouvernements de Nestor Kirchner puis de Cristina Fernandez procèdent à des renationalisations partielles.

Les retraites privées argentines nationalisées

Argentine . Le projet de loi, bientôt soumis au Sénat, transfère à l’État la totalité de l’épargne retraite et marque la fin du système par capitalisation.

Buenos Aires, correspondance particulière, 14 Novembre 2008

La réforme la plus importante concerne les pensions de retraite. En 1995, le système était partagé entre répartition et capitalisation. Les députés viennent de voter la suppression du second, connu comme AFJP ; la semaine prochaine le projet passera au Sénat.

En pleine crise financière internationale, il est peu d’Argentins pour défendre un système qui a coûté au pays 12 milliards de dollars perdus dans les paradis boursiers transformés en enfer.

Droite et centre droit défendent les AFJP, arguant que le gouvernement veut mettre la main sur la manne. L’analyse des chiffres des AFJP met au jour l’inefficacité et les malversations dans la gestion des fonds de pension, aux mains des filiales de banques comme Bilbao Vizcaya ou des assurances comme New York Life International.

Ces faits battent en brèche les slogans qui justifièrent la privatisation. Les affiliés au système privé touchent aujourd’hui moins que ceux du secteur public.

Autre argument plaidant en faveur de la fin du régime privé, les rémunérations scandaleuses des dirigeants et cadres des caisses privées qui contrôlent 20 milliards - d’euros.

Alors que le salaire - minimum est de 1 000 pesos (environ 240 euros), les rémunérations des directeurs s’échelonnent de 47 000 à 110 000 pesos auxquels s’ajoutent les primes.

Les 150 principaux cadres et dirigeants des dix AFJP opérant sur les marchés financiers - perçoivent l’équivalent de 305 000 pensions minimum.

Si la renationalisation des pensions recueille un large soutien, il est des questions qui demeurent, telle celle du contrôle des fonds. Les alliés du gouvernement, les syndicats préférant en général qu’il soit exercé par des entités publiques plutôt que par l’État.

Sacro-sainte peur de la corruption qui reste une des plaies de l’Argentine. Aujourd’hui, le pays compte 3,5 millions de travailleurs retraités de plus de 65 ans, dont un tiers perçoit la pension minimum.

Au rythme actuel de développement économique, on calcule que 60 % des salariés ne pourront pas prendre de retraite. Le retour dans le secteur public des retraites marque un pas important.

Encore conviendra-t-il de régler la question des emplois et des investissements que toutes les prévisions annoncent en baisse dans un contexte de récession mondiale.

Gérard Devienne

L’Espagne s’inquète pour ses investissements en Argentine

Par Fabien ZAMORA, jeu 23 oct, 19h17

Les autorités espagnoles sont montées au créneau jeudi pour défendre les nombreux intérêts de leurs entreprises en Argentine, après l’annonce de Buenos Aires de la nationalisation de son système de retraites privées qui inquiète les investisseurs. "Le gouvernement espagnol est en contact avec les autorités argentines", et "travaille en espérant que soit trouvé un accord" entre Buenos Aires et les entreprises, a indiqué une source gouvernementale espagnole.

Le chef du gouvernement espagnol, le socialiste José Luis Rodriguez Zapatero pourrait rencontrer à ce sujet la présidente argentine Cristina Kirchner, peut-être à l’occasion du sommet ibéroaméricain qui doit se tenir à San Salvador du 29 au 31 octobre, a indiqué cette source.

Mardi, le gouvernement argentin a annoncé son intention de nationaliser son système national de retraites, jusqu’ici aux mains d’entreprises privées, pour le prémunir des effets de crise financière internationale.

Les sources gouvernementales espagnoles interrogées ont insisté que Madrid jouait sur deux tableaux : "le respect des décisions des gouvernements" et "la défense des droits économiques des entreprises espagnoles".

La décision de Buenos Aires a en effet réveillé de vieilles peurs en Espagne, faisant craindre des nationalisations plus importantes, malgré les déclarations rassurantes du gouvernement argentin.

"L’Argentine devait accoucher" de ce genre de situation, "et elle en a accouché. Et à la vérité, très mal", a commenté le chef du patronat espagnol (CEOC), Gerardo Diaz Ferran.

"C’est mauvais pour l’Argentine et pour les entreprises" présentes dans le pays. C’est "mauvais en général pour tout le monde ibéroaméricain", a-t-il ajouté.

Les grosses sociétés espagnoles sont très présentes dans toute l’Amérique latine dont elles ont fait leur pré-carré.

L’annonce du gouvernement argentin avait fait plonger mercredi la Bourse de Madrid de plus de 8%, tirée vers le bas par les titres des certains des plus gros groupes espagnols très implantés en Argentine.

Jeudi, l’indice Ibex-35 de la place madrilène a terminé en baisse de 2,05% à 8.811,2 points, se rétablissant quelque peu en fin séance, alors que la Bourse de Buenos Aires retrouvait son calme.

La plus grosse capitalisation espagnole, Telefonica, qui a réalisé au premier semestre plus du tiers de son chiffre d’affaires en Amérique latine (10,53 milliards d’euros sur 28,14 milliards d’euros), a perdu jusqu’à plus de 5% en cours de séance. Elle a finalement terminé en baisse de 1,61%, après avoir perdu 8,83% la veille.

Le pétrolier hispano-argentin Repsol YPF, qui emploie 15.700 personnes dans la région, sur un total de 36.700 employés (chiffres 2007) a vu son titre reculer de 2,79% après avoir été laminé mercredi (-15,75%).

La première banque espagnole, Santander, qui a réalisé 30% de son bénéfice semestriel en Amérique du Sud (1,42 milliard d’euros sur 4,73 milliards d’euros), a perdu 4,78%, après avoir reculé de plus de 9% en séance.

Mais l’inquiétude déborde de la Bourse. M. Diaz Ferran par exemple, est directement concerné par la situation argentine. Il est propriétaire du groupe touristique Marsans, qui contrôle la compagnie aérienne Aerolines Argentinas, que le gouvernement argentin est en train de récupérer.

"Il sont en train de nous expulser à coups de bâtons", a-t-il commenté, alors que son groupe se plaint que le prix qu’il touchera pour Aerolineas sera décidé par le seul Congrès argentin, en contradiction avec un accord de cession conclu en juillet entre les deux parties.

Ceci-dit, il ya d’autres (mauvais) exemples en Argentine

La communauté Mapuche dénonce les organismes d’Etat en Argentine

D’après Pulsar. Argentine, 13 de novembre de 2008.

Les membres de Lof Inkaial Wall Mapu Mew de la Patagonie, au sud de l’Argentine ont déclaré que les autorités de la province de Rio Négro voulaient le désengagement territorial de la communauté Mapuche.

Les populations Mapuche ont récupéré le 11 octobre dernier le territoire dénommé Ñirihuau Arriba, mais ne peuvent y entrer.

Dans un communiqué, elles dénoncent le fait que les autorités ont demandé aux habitants de la région de leur bloquer l’accès. Elles dénoncent le fait que le Co.De.Ci (conseil de développement des communautés indigènes, organisme de l’Etat de Rio Négro, génère et attise un climat de violence entre leur communauté et les reste des habitants de la région.

Elles dénoncent aussi l’action des Parcs Nationaux, notamment celui de Nahuel Huapi qui gère le territoire ancestral des Mapuches. Les membres de la communauté accusent de surcroît l’Etat provincial d’essayer de faire aboutir des négociations avec des entreprises pétrolières YFP et Pluspetrol au détriment des peuples indigènes.


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