AID Association initiatives dionysiennes
Accusé de tous les maux mais surchargé de missions,

Enseignement public : innovations ou démantèlement ?

Qui gagnera ? comptables ou éducateurs ?

mardi 11 novembre 2008 par JMT

La paupérisation de l’institution scolaire publique dont on voit la trace la plus visible dans les agressions répétées des énseignants par des élèves ou des parents provoque des réactions diverses. Entre le gouvernement ou la majorité parlementaire qui cherchent des sources d’économies budgétaires (vision purement comptable) et les enseignants qui cherchent à défendre et améliorer ce qui existe (vision orientée objet) le dialogue est difficile pour ne pas dire conflictuel.

Bien sûr la plupart des citoyens, en tant qu’ex-élève ou parent d’élève se sent plus ou moins concerné sinon compétent. En tous cas deux pétitions vous permettent d’apporter votre appui si vous le pensez nécessaire.

Le problème est qu’outre la complexité intrinsèque du débat qui divise depuisd es décennies les enseignants eux-mêmes, se superpose des implications politico-économique : que doit apprendre l’école ? doit-on la privatiser pour la rendre "rentable" et donner toute liberté aux parents ? est-elle au service des enfants pour en faire des citoyens autonomes ou de celui du gouvernement et des partis pour en faire des électeurs malléables ?doit-elle être un havre de paix ou ouverte sur la société ?

Y penser toujours, n’en parler jamais ?

Violences - Nouvelle agression d’une enseignante dans l’Hérault

le 11/11/2008 - 09h09

Nouvelle agression d’une enseignante dans l’Hérault La professeur de collège d’une quarantaine d’années a été frappée à coups de pied lundi par un garçon de 11 ans à Ganges.

Crédit Photo : TF1-LCI

Une professeur de collège d’une quarantaine d’années a été frappée à coups de pied lundi par un garçon de 11 ans à Ganges (Hérault), trois semaines après l’agression d’une institutrice dans le département, a-t-on appris de sources concordantes.

L’enseignante se trouvait sur le parking de l’établissement lorsqu’elle a été insultée par le garçon qui connaissait son nom. Elle lui a demandé de se calmer avant qu’il ne lui donne des coups de pied dans les jambes. Réfugiée dans le bâtiment, elle a dû être transportée dans une clinique. Les gendarmes ont identifié l’agresseur mais ne l’avaient pas encore interpellé en fin de journée.

Selon le principal, il est extérieur à l’établissement et ne possède ni frère ni soeur scolarisé dans le collège. Le rectorat a déposé plainte comme après l’agression d’une institutrice, le 23 octobre à Pézenas, par la mère d’une élève de 10 ans. La professeur, qui se trouvait toujours à la clinique en fin de journée, devrait en faire autant.

(D’après agence)

Grève au collège Dolto ("Entre les murs") pour la régularisation d’un sans-papier

AFP - lundi 10 novembre 2008, 15h07

La très grande majorité des enseignants du collège Françoise-Dolto, à Paris 20e, celui-là même où a été tourné le film primé à Cannes "Entre les murs", observait lundi une grève pour demander la régularisation d’un parent d’élève sur lequel pèse un arrêté de reconduite à la frontière (APRF).

Selon le Réseau Education sans frontières (RESF), la très grande majorité des enseignants du collège Françoise-Dolto se sont mis en grève lundi matin pour demander l’annulation de l’APRF qui pèse sur Hunjan Cai, père d’un élève de 5e, et sa régularisation.

L’administration du collège a confirmé que la quasi totalité de la quarantaine d’enseignants du collège était bien en grève.

Selon RESF, M. et Mme Cai, originaires de Chine, sont arrivés en France il y a 4 ans où les a rejoint leur petit garçon, un an plus tard. Les deux parents travaillent dans la confection et vivent également dans le 20e arrondissement.

"La mobilisation pour leur régularisation, a souligné une militante de RESF Nathalie Boissonnet, est partie autour de leur enfant, brillant élève de 5e qui a même choisi l’option latin !".

M. Cai a été interpellé le 3 novembre puis placé en centre de rétention. Remis en liberté par le juge des libertés du Tribunal de Meaux, M. Cai devait se présenter lundi en début d’après-midi devant le tribunal administratif de Melun. Une délégation d’enseignants et de parents d’élèves l’y ont escorté.

Scolarité - Une classe prépa’ pour les enfants de 2-3 ans ?

le 04/11/2008 - 16h55

Un rapport sénatorial, rendu public mardi, propose la création d’un "jardin d’éveil", nouveau service public à mi-chemin entre la crèche et l’école.

Dans le cadre du débat ouvert l’été dernier par le ministre de l’Education nationale, Xavier Darcos, sur la scolarisation des enfants âgés de 2 à 3 ans, des sénateurs ont rendu public mardi un rapport dans lequel ils proposent la création d’un "jardin d’éveil".

Ce "jardin d’éveil" serait une "structure innovante à mi-chemin entre la crèche et l’école" qui "précèderait l’entrée à l’école maternelle", écrivent les sénateurs UMP Monique Papon (Loire-Atlantique) et Pierre Martin (Somme) au nom du groupe de travail sur "la scolarisation des jeunes enfants". Ce "lieu d’éducation et d’éveil s’inscrirait dans le cadre de la politique familiale comme un nouveau service public", ajoutent-ils.

A la base de cette proposition, un double constat fait par les sénateurs : d’une part l’école offre "un milieu peu adapté aux enfants de deux ans" et leur scolarisation est "une fausse bonne idée pour la réussite scolaire", mais d’autre part les modes de garde de la petite enfance (crèches, assistantes maternelles, etc.) sont insuffisants, alors que la natalité est dynamique.

Les auteurs reconnaissent d’ailleurs que dans ce "contexte de pénurie" la scolarisation à deux ans est perçue comme une "opportunité" pour pouvoir concilier vie familiale et professionnelle.

L’exception française

La France, avec la Belgique, fait donc figure d’exception en Europe en acceptant d’accueillir à la maternelle les enfants dès l’âge de deux ans.

Tout au long des années 1990, plus d’un enfant de deux ans sur trois a été scolarisé dans le public et le privé (34,1% en 1999), mais depuis le taux a baissé, pour atteindre 20,9% en 2007.

En outre, selon le rapport, de "fortes disparités territoriales permettent de s’interroger sur la maîtrise de la politique de scolarisation précoce".

Par exemple, environ 60% des enfants de deux ans étaient scolarisés en 2007 dans le Finistère ou le Morbihan, contre 2,5% en Haute-Savoie ou 5,0% en Seine-Saint-Denis.

Le rapport s’engage donc clairement en faveur d’une solution alternative à la scolarisation précoce, un sujet polémique.

Au-delà de propos sur les "siestes" et les "couches" jugés méprisants par les syndicats enseignants, Xavier Darcos a estimé cet été que la question de la scolarisation des deux-trois ans devait être "débattue".

Pour le syndicat SE-Unsa, la scolarisation précoce doit rester une option : il déplore que les enfants soient "ravalés à une simple marge de manoeuvre budgétaire" servant à "justifier les suppressions de postes".

Dans leur rapport, les sénateurs ne cachent pas que le "jardin d’éveil" est inspiré des conclusions d’un rapport de la députée UMP Michèle Tabarot, influencées par la Révision générale des politiques publiques (RGPP), politique de réforme de l’Etat et de réduction de ses dépenses.

Les sénateurs socialistes et communistes n’ont pas souhaité souscrire à cette proposition, craignant notamment "la fin de la gratuité d’accueil" ou le "risque de coût transféré aux communes"

Intégration - Hortefeux : des parents immigrés à l’école avec leurs enfants

D.H. (avec agence) - le 03/11/2008 - 21h53

Le ministre a confié lundi vouloir permettre aux parents immigrés de suivre des cours dans le même établissement que leurs enfants. Cette proposition concernerait prochainement 12 départements et 47 établissements.

Crédit Photo : TF1-LCI Le ministre de l’Immigration, Brice Hortefeux, le 3 novembre à Vichy

Il l’a confié lundi soir à quelques journalistes en marge de la conférence ministérielle européenne sur l’intégration à Vichy. Le ministre de l’Immigration, Brice Hortefeux, a annoncé qu’il serait proposé aux parents immigrés de "poursuivre leur scolarité" dans le même établissement que leurs enfants. Seront concernés prochainement 12 départements et 47 établissements.

La mesure s’inscrira dans un "calendrier d’initiatives" pour la France que Brice Hortefeux devrait annoncer mardi, en même temps qu’une "boîte à outils" montée à partir d’exemples de bonnes pratiques "qui marchent" pour faciliter l’intégration des immigrés.

La question de la langue, a expliqué le ministre, est un facteur prioritaire dans le parcours d’intégration des migrants. Il s’agit, selon Brice Hortefeux, de "sortir des solutions concrètes" et de lutter "contre la ghettoïsation et la communautarisation".

Selon l’entourage du ministre, plusieurs centaines de familles sont d’ores et déjà intéressées par cette nouvelle proposition de parcours scolaire.

La réunion ministérielle de Vichy rassemble, pendant deux jours, une vingtaine de ministres ou secrétaires d’Etat en charge de l’intégration. "Nous allons sortir des solutions concrètes", a promis Brice Hortefeux.

Manifestation à l’ouverture de la conférence à Vichy

Dans la soirée, quelque 2.000 personnes, répondant à l’appel de diverses associations et partis politiques de gauche, parmi lesquels Attac, la FSU, RESF, la LCR, le PCF le PS et les Verts, ont manifesté pour "une Europe des droits de l’Homme".

La manifestation a été émaillée d’incidents, dus selon les organisateurs à des "casseurs". Deux voitures ont été incendiées dans le centre-ville et des heurts ont eu lieu

Résistance pédagogique pour l’avenir de l’école

Lien du blog

Si la machine gouvernementale veut faire de nous l’instrument de l’injustice envers notre prochain, alors je vous le dis, enfreignez la loi. Que votre vie soit un contre-frottement pour stopper la machine. Il faut que je veille, en tout cas, à ne pas me prêter au mal que je condamne. Henri David Thoreau

"Je refuse d’obéir !" (Lettre d’un instituteur à son inspecteur)

Colomiers, le 6 novembre 2008

Monsieur l’Inspecteur,

Je vous écris cette lettre car aujourd’hui, en conscience, je ne puis plus me taire ! En conscience, je refuse d’obéir.

Depuis un an, au nom des indispensables réformes, un processus négatif de déconstruction de l’Education Nationale s’est engagé qui désespère de plus en plus d’enseignants. Dans la plus grande précipitation, sans aucune concertation digne de ce nom, au mépris de l’opinion des enseignants qui sont pourtant les « experts » du quotidien sur le terrain, les annonces médiatiques de « réformes » de l’école se succèdent, suscitant tantôt de l’inquiétude, tantôt de la colère, et surtout beaucoup de désenchantement et de découragement. La méthode est détestable. Elle témoigne de beaucoup de mépris et d’arrogance vis-à-vis de ceux qui sont les premiers concernés. La qualité d’une réforme se juge autant par son contenu que par la façon dont est elle est préparée, expliquée et mise en oeuvre. L’Education Nationale n’est pas l’armée ! Il n’y a pas d’un côté ceux qui décident et d’un autre côté ceux qui exécutent ! L’honneur de notre métier est aussi de faire œuvre de raison, de critique et de jugement.

Aujourd’hui, la coupe est pleine ! Le démantèlement pensé et organisé de l’Education Nationale n’est plus à démontrer tant les mesures décidées et imposées par ce gouvernement l’attestent au grand jour : des milliers de suppressions de postes qui aggravent une situation d’enseignement déjà difficile, la diminution du volume horaire hebdomadaire, la préférence accordée à la semaine de 4 jours, pourtant dénoncée par tous les chronobiologistes, l’alourdissement des programmes scolaires malgré une rhétorique qui prétend le contraire, la suppression des IUFM, la disparition annoncée des RASED alors qu’aucun bilan de leur action n’a été réalisé, la réaffectation dans les classes des enseignants travaillant pour les associations complémentaires de l’école, ce qui mettra à bas grand nombre de projets éducatifs dont l’utilité n’est plus à démontrer, la mise en place d’une agence chargée du remplacement avec l’utilisation de vacataires, la création des EPEP où les parents et les enseignants seront minoritaires dans le Conseil d’Administration, la dévalorisation du métier d’enseignant dans les écoles maternelles et les menaces qui pèsent sur celles-ci, la liste est longue des renoncements, des coupes franches et finalement des mauvais coups portés à notre système éducatif.

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Alain REFALO

Professeur des écoles

Ecole Jules Ferry, Colomiers (31)

Lettre adressée à Mr l’Inspecteur de l’Education Nationale de la 17ème circonscription de la Haute-Garonne.

Lettre au format PDF

PS : Une lettre type modulable à envoyer à son inspecteur est proposée en page d’accueil du site pour celles et ceux qui veulent participer à ce mouvement.

Lettre d’un directeur d’école

Je ne supporte plus l’hypocrisie des discours officiels qui se gargarisent de grandes phrases sur l’intérêt des élèves, sur l’égalité des chances, …, alors que les seuls critères sont comptables avec un arrière fond idéologique pour le moins inquiétant.

· Qui peut croire que l’intérêt des enfants a compté dans la suppression du samedi matin ?

· Qui peut croire que les deux heures de travail personnalisé pourront compenser le travail des maîtres spécialisés des RASED qu’on est en train de supprimer ?

Je ne supporte plus la malhonnêteté des effets d’annonce alors que j’assiste, chaque jour un peu plus à une entreprise systématique et planifiée de démantèlement de l’école publique.

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Roland BRAUN Directeur de l’école Saint Exupéry à Colmar le 16 octobre 2008

Document envoyé à tous les directeurs d’école du Haut Rhin, à mes collègues de l’école, à quelques IEN ainsi qu’à quelques amis militants dans différentes associations d’Education.

Projet de programmes de l’école primaire

Monsieur le Ministre,

Nous voulons une école plus juste, dont les finalités et les contenus soient compris et partagés par tous.

Nous sommes persuadés que l’école peut et doit faire réussir tous les élèves, et que pour cela, elle doit se transformer.

Votre projet de programmes est marqué par l’inadaptation des contenus, par un affaiblissement de leur dimension culturelle et par une conception mécaniste des apprentissages.

Loin d’être « plus ambitieux », comme vous l’annonciez, il marque un appauvrissement sans précédent des apprentissages et des objectifs, à commencer par la lecture et l’écriture.

Face à un tel renoncement sur l’essentiel, l’introduction de nouveaux contenus dans d’autres matières apparaît comme un affichage qui accroît l’incohérence de l’ensemble.

Loin de contribuer à la réussite de tous les élèves, il pénalisera de fait ceux qui ont le plus besoin d’école.

Il ne favorisera pas la maîtrise de l’ensemble des connaissances et des compétences que l’école se doit de faire acquérir à tous les élèves.

Il tourne le dos à l’ambition des programmes de 2002 qui était de doter tous les élèves des outils nécessaires pour réussir au collège.

Nous réaffirmons avec force que les apprentissages fondamentaux que vise l’école primaire s’appuient sur un travail de l’élève dans lequel la recherche, la découverte et l’expérimentation s’allient nécessairement à la rigueur, à la structuration des connaissances et à la mémorisation.

Nous vous demandons, Monsieur le ministre, de suspendre votre projet et de tenir compte de l’avis des personnels et des partenaires de l’Education afin d’en revoir profondément la conception et la rédaction.

Aller signer la pétition et voir les signataires

Sauvons les rased

3000 professionnels de RASED supprimés des milliers d’élèves en difficulté sur le carreau !

Non à la suppression pure et simple de 3000 professionnels (postes E et G) des Réseaux d’Aides Spécialisées aux Elèves en Difficulté !

Cette mesure va priver des dizaines de milliers d’élèves des aides spécialisées, qui ne couvriraient plus tout le territoire, et conduira à terme à la suppression des RASED.

La brutalité de cette décision vient souligner la contradiction d’une politique ministérielle qui prétend faire de la lutte contre l’échec scolaire une « priorité. »

La mise en place des deux heures d’ « aide personnalisée » ne peut se substituer au travail effectué dans le cadre des Réseaux d’Aides, qui ont été créés pour répondre aux besoins particuliers des élèves en difficulté.

Nous exigeons le maintien des aides spécialisées proposées par le dispositif des RASED et ses trois catégories de professionnels titulaires de diplômes spécifiques (maître E, rééducateur et psychologue de l’éducation nationale)

Nous exigeons l’abandon de la suppression des 3000 postes.

Nous demandons l’ouverture immédiate de discussions sur le devenir et le développement des Réseaux d’Aides Spécialisées aux Elèves en Difficulté.

Pétition à l’initiative de :

SNUipp FSU SGEN-CFDT SE-UNSA SUD éducation SNUDI FO SMedEN FO FNAME FNAREN AFPEN FERC-CGT

Organisations soutenant cette initiative :

AVENIR-ECOLES CRAP Cahiers pédagogiques AGSAS ICEM UDAS

Voir les signataires et signer la pétition


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