AID Association initiatives dionysiennes
Discrimination, pauvreté, stress au travail

Tous égaux devant la vie ?

Le "progrès social" est-il en panne depuis 2002 ?

lundi 10 novembre 2008 par JMT

Un "manifeste pour l’égalité réelle", publié par le Journal du Dimanche, est lancé avec le soutien de Carla Bruni-Sarkozy par divers acteurs publics qui réclament un Grenelle de la diversité, invoquant l’élan créé par la victoire Barack Obama à la présidentielle américaine.

"Aujourd’hui, les Noirs de France regardent vers les Etats-Unis où le rêve américain est à nouveau relancé", estime-t-il, demandant au président Nicolas Sarkozy d’entendre la "revendication urgente d’égalité des Noirs de France".

La classe politique française qui, dans son ensemble, s’est réjouie de l’élection de Barack Obama a du mal à ouvrir ses portes aux minorités, toujours sous-représentées au niveau local et quasi absentes à l’échelon national.

7,9 millions de Français vivent avec moins de 880 euros par mois Ce taux représente 13,2% de la population. Il se stabilise depuis 2002, après plusieurs années de régression. En terme d’âge, les jeunes de moins de 25 ans ont un niveau de vie plus faible que le reste de la population.

La loi interdisant les statistiques "raciales", il n’y a pas de chiffres officiels concernant "les pauvres" mais on voit très bien qu’ils sont plutôt bronzés, plutôt mères élevant seules leurs enfants ou retraités célibataires

Les réclamations déposées auprès de la Halde ont augmenté de 53% en un an. L’emploi reste le premier domaine des discriminations et l’origine du plaignant le premier critère invoqué. Au total, 6.222 réclamations ont été enregistrées en 2007 contre 4.058 en 2006.

Un salarié sur quatre d’une entreprise privée en France dit avoir été victime d’une discrimination au travail,

"Combien c’est grand, combien c’est beau, combien c’est généreux,...la France !"

Diversité : "un manifeste pour l’égalité réelle" soutenu par Carla Bruni-Sarkozy

PARIS (AFP) - 09/11/08 13:13

Un "manifeste pour l’égalité réelle", publié par le Journal du Dimanche, est lancé avec le soutien de Carla Bruni-Sarkozy par divers acteurs publics qui réclament un Grenelle de la diversité, invoquant l’élan créé par la victoire Barack Obama à la présidentielle américaine.

Photographe : Boris Horvat AFP :: L’épouse du président Nicolas Sarkozy, Carla Bruni-Sarkozy, le 8 novembre 2008 au Sénat à Paris

"En négligeant sa propre diversité, la France désespère une large frange de sa jeunesse et l’empêche d’être fière de son pays. Nous sentons partout la crispation identitaire, des sifflements de La Marseillaise aux rappels à l’ordre qui restent vains et incompris", lit-on dans ce manifeste dont l’initiateur est un enfant d’immigré devenu industriel, Yazid Sabeg.

Intitulé "Oui nous pouvons !", en forme de paraphrase du slogan de campagne de M. Obama "Yes we can !", le manifeste souligne que "l’élection de Barack Obama éclaire par un contraste cruel les manquements de la République française et l’écart qui nous sépare d’un pays dont les citoyens ont su dépasser la question raciale et élire pour président un homme qui se trouve être noir".

"Quelle leçon ! Nous autres Français, qui revendiquons notre universalisme pour faire pièce à cette diversité, nous devons bien écouter celle-ci", estiment les signataires du texte.

Se disant "soucieux de la promesse démocratique de notre pays" et "désireux de restaurer une conscience civique authentique", ils réclament la mise en oeuvre effective d’un programme minimal pour l’égalité réelle".

Ils formulent ainsi six demandes :

- "engager des politiques publiques qui combattent les conséquences sociales des discriminations,

- systématiser les politiques volontaristes de réussite éducative et la promotion des talents dans les quartiers populaires,

- promouvoir des politiques urbaines qui permettent de réaliser la diversité sociale et de peuplement,

- inciter fortement les employeurs et le premier d’entre eux, l’Etat, à mettre en place des politiques de promotion de la diversité fondées sur l’obligation de résultat,

- limiter les mandats électoraux pour forcer le renouvellement du monde politique,

- soumettre les partis politiques à un pacte national de la diversité et organiser un Grenelle de l’égalité réelle et de la diversité".

Parmi les premiers signataires, on relève les noms de responsables politiques de divers bords, comme Jean-François Copé et Patrick Devedjian (UMP), Dominique Voynet (Verts), Christiane Taubira (PRG), Arnaud Montebourg et Christian Paul (PS) mais aussi des personnalités de la société civile, l’avocat Théo Klein, ou encore l’historien Benjamin Stora, ainsi que le collectif Les Gracques.

Le manifeste bénéficie de l’appui de Carla Bruni-Sarkozy, qui a déclaré au JDD être "d’accord avec le texte" tout en expliquant que son statut d’épouse du président de la République l’avait retenue de le signer.

Portées par l’élection d’Obama, les minorités pressent l’Etat de leur faire plus de place

PARIS (AFP) - 05/11/08 23:23

Fortes de la victoire de Barack Obama, porteuse d’espoir d’une "relance du rêve américain", les minorités pressent l’Etat de réinsuffler à "la patrie des droits de l’homme" son énergie originelle en s’ouvrant davantage à la diversité de la société.

"Hier la ségrégation était de mise" et c’était la France "qui apparaissait comme une terre d’espoir pour les Noirs d’Amérique", affirme Patrick Lozès, président du Conseil représentatif des organisations noires (Cran).

Photographe : Martin Bureau AFP/Archives :: Le président du Conseil représentatif des associations noires Patrick Lozès lors d’une manifestation le 15 janvier 2008

"Aujourd’hui, les Noirs de France regardent vers les Etats-Unis où le rêve américain est à nouveau relancé", estime-t-il, demandant au président Nicolas Sarkozy d’entendre la "revendication urgente d’égalité des Noirs de France". Une délégation, qui devait se rendre mercredi à l’Elysée, sera reçue la semaine prochaine.

Dans la soirée, la communauté noire a organisé deux rassemblements à Paris, qui ont réunit à eux deux moins de cent personnes.

Photographe : Olivier Laban-Mattei AFP :: Des sympathisants français d’Obama célèbrent sa victoire à la mairie du 3e arrondissement de Paris, le 5 novembre 2008

Le succès d’Obama devrait inspirer "les responsables politiques d’autres pays - dont le nôtre - quant à la possibilité de concilier l’honnêteté du discours politique et la capacité à soulever des espoirs fondés sur le vivre-ensemble", estime de son côté Dominique Sopo, président de SOS Racisme.

Mais nombreux sont ceux qui doutent de la capacité de la classe politique française à emboîter le pas aux Américains.

"Ce qui irrite beaucoup de gens, c’est d’entendre les responsables politiques applaudir Obama quasiment unanimement tout en ne faisant pas grand chose, au fond, pour qu’un Obama français puisse un jour émerger", analyse Pap Ndiaye, historien spécialiste des Etats-Unis à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS).

La chercheuse Esther Benbassa espère que le succès d’Obama aidera à "faire sauter les verrous" en accordant une juste place en France aux "minorités visibles", comme naguère aux Juifs.

Si l’élection d’un métis à la tête de la première puissance mondiale "peut faire bouger les autres pays, c’est très bien mais j’ai du mal à croire que les mentalités changent aussi vite en France : les politiques ne jouent pas le jeu", déplore Mohamed Mechmache (collectif ACLEFEU).

Leila Bouachera, ex-candidate à la présidentielle de 2007, juge "tout simplement impossible" un tel évènement en France, "terre historique des droits de l’homme" où les candidats de la diversité avaient été "réduits au silence". Mais, portée par la victoire d’Obama, elle se sent "forte pour recommencer en 2012".

Seule Noire du gouvernement, la secrétaire d’Etat aux droits de l’Homme, Rama Yade, estime que cette élection doit "sonner la mobilisation" pour plus de diversité en politique "avec des résultats concrets".

Photographe : Francois Guillot AFP/Archives :: La secrétaire d’Etat aux droits de l’Homme Rama Yade, le 31 octobre 2008 à Saint-Denis, en région parisienne

"J’attends beaucoup des listes aux élections européennes, c’est le prochain grand rendez-vous", affirme, pour sa part, Fadila Mehal (Les Marianne de la diversité).

"Les élites françaises vont surfer sur la vague", soupçonne Nordine Nabili, rédacteur en chef du Bondyblog, site ouvert en Seine-Saint-Denis après les émeutes de 2005.

Il reconnaît volontiers que l’élection d’Obama "va évidemment susciter de l’espoir" chez les "jeunes des quartiers populaires imbibés de culture afro-américaine" mais "les Etats-Unis ne peuvent rien si les Français ne prennent pas à bras le corps la question des diversités".

"Il faut arrêter de réclamer, il faut agir, prendre sa place", lance Dogad Dogoui fondateur du club Africagora, regroupant "entrepreneurs et cadres des diasporas", et membre de l’UMP.

Obama interpelle une classe politique française toujours très frileuse sur les minorités

PARIS (AFP) - 05/11/08 20:57

La classe politique française qui, dans son ensemble, s’est réjouie de l’élection de Barack Obama a du mal à ouvrir ses portes aux minorités, toujours sous-représentées au niveau local et quasi absentes à l’échelon national.

Photographe : Stan Honda AFP :: Discours de Barack Obama le 4 novembre 2008 à Grant Park à Chicago dans l’Illinois

Les élus "beurs" et "blacks" - représentant généralement l’Outre-mer - ne sont qu’une poignée au Parlement.

A l’Assemblée, il n’y a ainsi qu’une députée noire élue de métropole. Le Sénat compte trois élues d’origine maghrébine.

Depuis peu sénatrice des Bouches-du-Rhône, Samia Ghali fait partie de ces exceptions, mais il ne lui a pas été aisé de s’imposer au parti socialiste.

Son élection de maire du 8e arrondissement de Marseille, elle la doit, explique-t-elle à l’AFP, à "la volonté" de Jean-Noël Guérini, candidat malheureux pour diriger la cité phocéenne.

"Les Français sont prêts", estime-t-elle, mais les partis, et notamment le sien, n’ont pas "le courage" d’imposer la différence. Au sein du PS, elle dit avoir "tout entendu". "Je n’étais pas assez blonde, pas assez BCBG, les Blancs ne voteraient pas pour moi...", s’amuse celle qui l’a emporté au 1er tour dans sa mairie.

Son collègue socialiste Malek Boutih estime qu’il y a un réel "conservatisme" des partis, mais, pour lui, l’absence des minorités vient aussi "d’une inhibition des militants" qui en sont issus et qui devraient monter à l’offensive plutôt que "pleurnicher".

Encore faut-il que les dirigeants ne mettent pas des bâtons dans les roues de ces candidats de la diversité en laissant des dissidents se présenter. Ainsi, M. Boutih fut étrillé aux législatives de 2007 en Charente.

C’est le modèle "universaliste" de la France qui est en cause, juge Pascal Joseph, adjoint du XXe arrondissement de Paris, d’origine indienne, car "il repose sur la reproduction des mêmes parcours, avec des voies d’excellence uniformes depuis 50 ans", comme l’Ena.

"Ce sont les barons locaux qui décident qui représente la diversité", s’insurge-t-il, regrettant que la France ait moins d’élus de couleur que sous la colonisation.

Il cite le Guyanais Gaston Monnerville, qui présida le Sénat de 1958 à 1968 et à ce titre était susceptible d’accéder à l’Elysée en cas d’intérim.

La présence au gouvernement de Rama Yade, Rachida Dati et Fadela Amara - même non élues - est la preuve que "les choses ont commencé à bouger" et que cela "va s’amplifier" grâce à "une plus grande tolérance de la société", pronostique Pierre Bréchon, professeur à Sciences-Po Grenoble.

Nicolas Sarkozy ne manque d’ailleurs pas une occasion de mettre en avant ces trois femmes comme "autant de visages de la vraie France".

Mais il n’a pas été suivi par son parti l’UMP, avait déploré en mars son chargé de mission "diversité" Abderrahmane Dahmane.

Le secrétaire général de l’UMP, Patrick Devedjian, réfute cet argument. "Notre devoir est de leur mettre le pied à l’étrier", avance-t-il mais la "politique nécessite un apprentissage" qui ne lui semble "pas plus long pour les Maghrébins" qu’il l’a été pour un Arménien d’origine comme lui.

Le mal est plus profond, à en croire Christiane Taubira. "Ni l’UMP, ni le PS ne sont capables aujourd’hui d’accomplir ce qu’a accompli le parti démocrate", juge la première candidate noire à la présidentielle.

Les Français y sont-ils vraiment prêts ? Dans un sondage du dernier Journal du Dimanche, si 80% voteraient pour un candidat noir à l’Elysée, ils ne seraient plus que 58% à faire de même pour un candidat d’origine maghrébine.

Pauvreté - 7,9 millions de Français vivent avec moins de 880 euros par mois

le 18/07/2008 - 15h21

7,9 millions de Français vivent avec moins de 880 euros par mois Ce taux représente 13,2% de la population. Il se stabilise depuis 2002, après plusieurs années de régression. En terme d’âge, les jeunes de moins de 25 ans ont un niveau de vie plus faible que le reste de la population.

Crédit Photo : Médiathèque de la Commission européenne

Depuis 2002, la pauvreté ne recule plus en France. C’était encore le cas en 2006, en métropole, où l’on comptait 7,9 millions de pauvres, soit 13,2% de la population, un taux qui se stabilise depuis six ans, après avoir reculé pendant les années précédentes, indique une étude de l’Insee vendredi.

Le niveau de vie de ces "pauvres" est inférieur à 880 euros par mois, contre un revenu médian de 1470 euros par mois (17.600 euros par an).

Environ 30% des familles monoparentales, essentiellement constituées d’une mère et de ses enfants, vivent dans la pauvreté. C’est dans les villes de plus de 20.000 habitants, hors agglomération parisienne, que le taux de pauvreté est le plus fort.

"Ces chiffres confirment la tendance observée depuis 2002 d’une stabilisation des inégalités et de la pauvreté en France après une période de baisse régulière", a commenté Jean-Louis Lhéritier, l’un des responsables de l’Insee.

En 2006, le revenu disponible des 10% les plus pauvres de la population française métropolitaine était constitué "à 42% de transfert sociaux", principalement les allocations familiales et de logement, ajoute l’étude.

Niveau de vie plus faible des moins de 25 ans

Le niveau de vie médian était toutefois en hausse de 1,7% en 2006 par rapport à 2005, précise l’étude. Le niveau de vie moyen atteignait pour sa part 20.600 euros par habitant par an. Les 10% les plus aisés bénéficiaient quant à eux d’au moins 33.190 euros par an (2.765 euros par mois), poursuit l’Institut national de la statistique.

Pour cette catégorie, les impôts représentent 18,8% du revenu disponible, contre 20,3% en 2005, cette baisse résultant pour l’essentiel de celle de l’impôt sur le revenu en 2006. Les ménages les moins touchés par la pauvreté sont les couples sans enfant, dont seuls 6,4% sont pauvres.

En terme d’âge, les jeunes de moins de 25 ans ont un niveau de vie plus faible que le reste de la population : 18.270 euros contre 21.620 euros en moyenne. S’ils vivent seuls, ces jeunes forment des ménages à faibles revenus en raison de difficultés d’insertion sur le marché du travail ou de salaires moins élevés en début de carrière.

Le niveau de vie moyen des retraités était en 2006 de 21.540 euros par an, proche de celui des actifs, les retraites, inférieures aux salaires, étant compensées par les revenus du patrimoine.

Le niveau de vie mesure le revenu en tenant compte des économies d’échelle au sein d’un ménage et du confort de vie supérieur pour les couples par rapport aux célibataires, à revenu égal.

D’après agence

Emploi - Le travail, premier lieu de discrimination

le 22/05/2008 - 09h31

Les réclamations déposées auprès de la Halde ont augmenté de 53% en un an. L’emploi reste le premier domaine des discriminations et l’origine du plaignant le premier critère invoqué. Au total, 6.222 réclamations ont été enregistrées en 2007 contre 4.058 en 2006.

Crédit Photo : TF1/LCI

Les réclamations déposées auprès de la Halde augmentent.

53% de plus en un an selon le rapport 2007 publié jeudi. Parmi les réclamations, c’est le critère de l’origine qui est le plus souvent invoqué (27,1%), le critère santé-handicap arrivant en second (22%), suivi à égalité (6%) par l’âge, le sexe et les activités syndicales.

L’emploi représente plus de 50% des réclamations enregistrées, celles portant sur la carrière dans l’emploi privé faisant un saut de 18% des réclamations enregistrées en 2006 à 24% en 2007.

La montée en puissance de la Haute autorité de lutte contre les discriminations (Halde), créée par la loi du 30 décembre 2004, se traduit par la progression du nombre moyen mensuel de réclamations qui lui sont adressées : de 141 en 2005, à 338 en 2006, elles sont passées à 518 en 2007. Au total, 6.222 réclamations ont été enregistrées en 2007 contre 4.058 en 2006, soit une augmentation de 53%.

Délit d’entrave

Le rapport comptabilise d’autres moyens de contacter la Halde : plus de 32.000 appels ont ainsi été enregistrés en 2007 sur un numéro Azur et, depuis janvier 2008, 580 saisines ont été faites directement sur le site de l’institution.

Par ailleurs, le rapport de la Halde note que l’impact des décisions qu’elle a prises depuis sa création est aujourd’hui quantifiable. Ainsi, 69% des recommandations émises ont entraîné des modifications législatives ou règlementaires et 83% de ses observations devant les tribunaux ont été retenues.

Le recours à la médiation est devenu aussi plus fréquent avec des résultats pouvant aller jusqu’à plusieurs centaines de milliers d’euros de dédommagement pour la victime.

En revanche, la Halde note que la difficulté de réunir les preuves de la discrimination demeure un obstacle. Elle souhaite ainsi qu’un délit d’entrave soit mis en place pour faire face à la rétention d’information.

(D’après agence)

Travail - 1/4 des salariés du privé dit avoir subi une discrimination

le 14/02/2008 - 20h07

Selon un sondage, les employés concernés disent avoir été victimes d’une discrimination en raison de leur sexe ou de leur nationalité en majorité.

Crédit Photo : DR

Un salarié sur quatre d’une entreprise privée en France dit avoir été victime d’une discrimination au travail, révèle un sondage publié jeudi. Selon cette étude (1), effectuée par CSA pour la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (Halde), 25% disent avoir subi au moins une fois une discrimination.

Cette proportion monte à 31% parmi les salariés d’entreprises de plus de 5.000 employés mais descend à 17% dans les entreprises de même taille ayant signé un accord ou un engagement en faveur de l’égalité. Près d’un tiers des salariés du privé (31%) disent en outre avoir été témoin d’au moins une discrimination.

Les salariés concernés disent avoir été victimes d’une discrimination en raison de leur sexe (21%), de leur nationalité (17%), avant leur âge (8%) ou leur physique (7%).

Dans les grandes entreprises, 21% disent avoir été discriminés en raison de leur appartenance à un syndicat ou au comité d’entreprise. Interrogées sur leur réaction, 38% déclarent n’avoir rien dit (42% dans les grandes entreprises).

Dans les grandes entreprises, 31% ont alerté les représentants du personnel tandis que 29%, surtout dans les petites entreprises, ont soulevé le problème avec leur direction. Enfin, 16% ont quitté leur travail.

La commission des Affaires sociales de l’Assemblée a adopté le 6 février un projet de loi qui transpose en droit français plusieurs directives de l’Union européenne en matière de lutte contre les discriminations.

Ce texte sera examiné en séance publique par les députés le 25 mars, à la reprise des travaux parlementaires après la pause de six semaines consacrée à la campagne pour les municipales et les cantonales des 9 et 16 mars.

(1) Le sondage a été effectué par téléphone du 9 au 17 janvier auprès de 603 salariés du privé.

Vidéos

A quand un président noir en France ?

Beaucoup se demandaient si la couleur de peau de Barack Obama ne lui barrerait pas la route. Le triomphe efface les doutes et donne espoir en France. Durée:1min57

Santé : Le stress au travail, un mal empiré par la crise

09 novembre 2008 - 20h00

Le syndicat CFE CGC publiera mercredi son baromètre semestriel du stress en entreprise. Les chiffres sont inquiétants, la pression au travail est de plus en plus mal vécue par les salariés et la crise aggrave l’anxiété.


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