AID Association initiatives dionysiennes
Doutes dans plusieurs domaines.....

LE PROGRES RIME-T-IL AVEC AMELIORATION ?

et que fait-on quand il y a des dégâts avérés ?

lundi 13 octobre 2008 par JMT

L’adage dit : "C’est la dose qui fait le poison"... Sauf qu’il ne précise pas quelle est la limite !

Le comportement humain est la clé de l’acceptabilité par la société des innovations concoctées dans les laboratoires, dans le but jadis de répondre aux défis de l’Humanité et aujourd’hui d’assurer 15% de retour sur investissement aux actionnaires.

L’amiante est théoriquement un matériaux merveilleux avec un petit défaut : il se délite en fibres microscopiques qui vont dans les poumons, provoquent oedèmes et cancers. Rapidement interdit au Canada, il a fallu quasiment un siècle pour que la France s’y mette. Nous étions l’un des plus gros producteurs mondiaux d’amiante-ciment et ce fut l’un des matériaux les plus employés pour reconstruire la France.

Elements de petite taille ? les nanoparticules (entre 1 milliardième et 100 milliardième de m) le sont encore plus. Certains fantasmes sur toutes les possibilités...notamment pour la "maintenance" du corps humain par l’intérieur. Mais d’autres hallucinent : comment contrôle-t-on la dissémination dans l’environnement de produits pouvant être quasi-indestructibles voire quasiment auto-reproductibles ?

Depuis Dolly, le clonage animal est sur la place publique. Est-ce la médiatisation de la fin malheureuse de cette brebis qui justifie les préventions importantes des consommateurs européens ? Une fois de plus, tout ceci se passe dans une certaine opacité, avec de gros intérêts commerciaux et financiers à la clé.

Les voitures au gaz naturel de ville ca peut paraître sympa car moins polluant que l’essence ou le gazole. Pour l’instant les gisements de gaz naturel nous le fournissent et à terme on pourrait récupérer du biogaz, sans concurrence avec la production de nourriture. mais il y a des problèmes de sécurité et comme toute nouvelle technologie, il faut la phase de commercialisation qui passe ici par le problème des stations pour faire le plein !

Nourriture justement : une partie de la production mondiale actuelle dépendrait de la pollinisation des plantes par les abeilles qui disparaissent à grande allure. Mais sait-on pourquoi elles disparaissent vraiment ? après la pollution, les espèces concurrentes, il y aurait les pesticides , les parasites et la disparition de leur propre nourriture. Bref un monde désormais "trop sale" pour elles ?

Les victimes de l’amiante veulent obtenir justice

samedi 11 octobre 2008 15:25:00

Les victimes de l’amiante et leurs familles ont manifesté samedi à l’appel de l’Association nationale de défense des victimes de l’amiante. Même si certains de ces manifestants se savent déjà condamnés, ils exigent que se tienne le "procès de l’amiante", une action pénale contre les employeurs responsables d’une catastrophe sanitaire qui provoque 3.000 morts par an. Dans leur défilé, ils ont dénoncé le "scandale" d’une instruction judiciaire loin d’être close 12 ans après les premières plaintes.

Depuis quatre ans, à chaque rentrée, les victimes de l’amiante et leurs familles descendent dans la rue à l’appel de l’Association nationale de défense des victimes de l’amiante. Samedi, en silence, ils étaient plusieurs milliers pour fêter un triste anniversaire : voilà 12 ans que les premières plaintes ont été déposées.

Or, l’instruction judiciaire n’a toujours pas abouti, au-delà de simples mises en examen. Les manifestants vont exiger que se tienne le "procès de l’amiante", une action pénale contre les employeurs responsables d’une catastrophe sanitaire qui provoque 3.000 morts par an.

En tête du défilé, "les veuves de l’amiante", des femmes originaires notamment de Dunkerque qui sont le fer de lance de la revendication de ce procès au nom de leurs maris morts de l’amiante.

A leurs côtés, des travailleurs qui se savent déjà condamnés par la maladie qui ronge leurs poumons mais qui veulent obtenir justice. "Nous ne voulons pas forcément voir des têtes tomber, mais des fautes pénales sont bien à l’origine des milliers de morts de l’amiante", affirme l’Association nationale de défense des victimes de l’amiante, des employeurs qui n’ont pas respecté la réglementation, des industriels "qui ont sciemment masqué les dangers du matériau", des pouvoirs publics, des autorités sanitaires et des médecins du travail "qui ont laissé faire".

Depuis 2005 et le regroupement de l’ensemble des plaintes "amiante" au pôle judiciaire de santé publique à Paris, les enquêtes progressent, mais le manque de moyens pour traiter des dossiers extrêmement complexes, en raison du grand nombre de victimes, du temps de latence très long d’apparition de la maladie et des responsabilités multiples, fait craindre à l’Association nationale de défense des victimes de l’amiante (Andeva) que le procès n’ait jamais lieu.

De son côté, Rachida Dati a affirmé avoir obtenu "le triplement des moyens d’enquête dédiés au dossier amiante". "Cela ne nous rassure pas, je rappelle qu’en janvier on nous avait promis qu’il y en aurait 14, tout cela n’est pas sérieux", a répondu François Desriaux, le président de l’Andeva.

Pour l’instant, leur seule reconnaissance est celle du Fonds d’indemnisation des victimes de l’amiante, qui, depuis son installation en janvier 2005 et jusqu’à la fin 2007, a versé 1,64 milliard d’euros d’indemnisation et reçu 63.325 demandes. Un chiffre qui ne cesse d’augmenter.

Utilisé dans les produits et bâtiments pour ses qualités d’isolation acoustique et thermique, l’amiante a causé des ravages parmi les travailleurs qui l’ont manipulé, mais a eu des conséquences aussi sur des personnes en contact avec ce produit sans le savoir. Elle provoque des maladies spécifiques, qui apparaissent 20, 30 et jusqu’à 40 ans après, des cancers notamment.

Ecoutez le son Europe1

Source : Europe1.fr, Crédit photo : Gamma Eric Dessons

Les citoyens européens ne veulent pas de produits clonés dans leurs assiettes

LE MONDE Mis à jour le 11.10.08 19h12

L’éventualité d’une commercialisation prochaine en Europe d’aliments issus d’animaux créés par clonage est de plus en plus faible. La Commission européenne a rendu publics, jeudi 9 octobre, les résultats d’une enquête qui ne laissent aucun doute quant à l’opinion des citoyens européens sur ce sujet.

81 % des 25 000 personnes interrogées, en juillet, dans les vingt-sept Etats européens estiment que les effets à long terme du clonage animal sont inconnus et 84 % pensent que l’on manque de recul pour juger des conséquences sanitaires à long terme de la consommation par l’homme des viandes et laits provenant de mammifères clonés.

Selon le même Eurobaromètre, 80 % des sondés fournissent une définition correcte de la technique du clonage par transfert nucléaire, soit une reproduction quasi à l’identique d’un animal existant. Dans un domaine où les considérations éthiques l’emportent sur l’aspect sanitaire, 58 % des citoyens européens interrogés estiment que la création de mammifères (bovins, porcins, ovins et caprins) par la technique du clonage à des fins alimentaires "sera toujours injustifiable".

Plus de 43 % des Européens affirment aujourd’hui qu’ils n’achèteront "certainement jamais de tels produits". En pratique, il s’agirait cependant moins de consommer les produits venant d’animaux créés par clonage que ceux issus de leur descendance par voie sexuée. Mais 38 % des personnes sondées estiment qu’aucun des arguments de natures sanitaire ou économique qui leur ont été présentés n’est de nature à justifier la création et l’élevage d’animaux clonés - et de leur descendance - en vue de la production d’aliments destinés à l’alimentation humaine.

"Il apparaît que 86 % des personnes interrogées estiment que c’est finalement l’industrie agroalimentaire qui profiterait d’une autorisation du clonage animal en vue de la production d’aliments", précise-t-on auprès de la Commission européenne.

Ces données viennent confirmer la lecture que l’on fait, en Europe, de cette nouvelle problématique. Les députés européens se sont prononcés, début septembre, en faveur de l’interdiction du clonage de mammifères à des fins alimentaires. Les experts du Groupe européen d’éthique des sciences et des nouvelles technologies avaient émis, en janvier, un avis critique sur la commercialisation d’aliments issus - directement ou non - de la technique du clonage. Ils invoquaient notamment "les souffrances et les problèmes de santé" des animaux concernés.

Enfin, l’Autorité européenne de sécurité des aliments avait, en juillet, fait preuve d’une prudence aussi grande qu’inhabituelle, tout en reconnaissant ne disposer d’aucune donnée scientifique permettant d’affirmer que des différences existent entre les animaux clonés et ceux issus d’une reproduction sexuée.

"L’enquête Eurobaromètre nous fournit des informations précieuses sur le point de vue des citoyens européens, a déclaré, jeudi, Androulla Vassiliou, commissaire européen à la santé. La Commission va maintenant examiner la nécessité de prendre des mesures, et - si oui - lesquelles."

Androulla Vassiliou ne cache pas être personnellement peu favorable au clonage des animaux à des fins alimentaires. La question est de savoir si son analyse est partagée par les autres membres de la Commission. La réponse devrait être connue début novembre, au terme d’une "discussion collégiale" réunissant l’ensemble de l’exécutif européen.

Jean-Yves Nau Article paru dans l’édition du 12.10.08.

Nanomatériaux : le principe de précaution recommandé

LE MONDE 11.10.08 14h57

L’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (Afsset) a présenté, vendredi 10 octobre, l’état de ses travaux sur l’évaluation des risques éventuels liés aux nanomatériaux.

Les experts estiment qu’il n’est "pas possible d’exclure à cette date l’existence d’effets néfastes pour l’homme et l’environnement". L’Afsset recommande donc "l’application du principe de précaution" à l’égard de ces matériaux de plus en plus présents dans l’environnement.

Environ 2 000 nanoparticules manufacturées, dont une des dimensions est inférieure à 100 nanomètres (un nanomètre équivaut à un milliardième de mètre), sont déjà commercialisées.

Elles sont présentes dans plus de 600 produits de consommation : nanotubes de carbone dans les raquettes de tennis, silice dans les pneumatiques, nanoparticules d’argent dans des jouets, oxyde de titane dans les crèmes solaires.

L’Allemagne, le Royaume-Uni ou le Canada ont déjà mené des enquêtes sur les filières produisant ou utilisant ces particules et mis au point des guides de bonnes pratiques.

Depuis 2005, l’Afsset a été saisie à trois reprises par le gouvernement pour évaluer les risques des nanomatériaux manufacturés.

Dans son premier avis, en juillet 2006, elle recommandait notamment "la surveillance des nanomatériaux par une structure indépendante, la prise en compte de la spécificité de ces substances dans le cadre de la réglementation Reach", ainsi que l’élaboration d’un "registre international public de nanomatériaux commercialisés".

Le deuxième rapport, publié en juillet 2008, constatait que "des dangers pour la santé de l’homme et pour l’environnement ne peuvent être écartés". En milieu professionnel, l’Afsset estimait à 7 000 le nombre de personnes potentiellement exposées aux nanomatériaux dans les laboratoires français et à plus de 3 200 le nombre de travailleurs de la production industrielle susceptibles d’être en contact avec ces particules.

SCÉNARIOS TYPES

Dans le cadre d’une troisième expertise, correspondant à une saisine de juillet 2008, l’Afsset va se pencher sur les produits de grande consommation et créer des scénarios types : les nanomatériaux présents dans les cosmétiques ont a priori une faible pénétration à travers la peau, mais peuvent-ils être ingérés ?

Que deviendront les nanomatériaux évacués avec les eaux usées ? Comment vieilliront-ils ? Le rapport et ses recommandations sont attendus au deuxième trimestre 2009.

"Nous sommes en train de passer de demandes d’expertise ponctuelles à une mission permanente de l’Agence. Le champ à explorer est immense, mais nous arrivons maintenant à formuler des recommandations opérationnelles", commente David Vernez, adjoint au chef du département santé-environnement-travail de l’Afsset.

Paul Benkimoun

Quel avenir pour les voitures au gaz naturel de ville ?

jeudi 9 octobre 2008 19:00:00

Deux tendances s’affrontent au Mondial de l’automobile : les constructeurs qui croient au tout électrique et ceux qui misent sur les modèles hybrides. Du coup, les véhicules roulant au gaz naturel de ville (GNV) ont du mal à trouver leur place. Etat des lieux.

Le GNV, c’est un peu le mystère de la poule et de l’oeuf. Pour qu’il y ait des pompes dans les stations, il faut qu’il y ait des voitures en circulation et pour qu’il est des voitures, il faut des pompes dans les stations.

Car il ne faut pas confondre GNV et GPL. Le GNV, c’est le gaz naturel de ville, celui qui alimente votre cuisinière à gaz, le GPL, c’est du gaz de pétrole liquéfié et de nombreuses stations vous permettent déjà de faire le plein.

L’atout du GNV, c’est de proposer une double carburation : vous pouvez rouler en mode gaz ou en mode essence. L’inconvénient, c’est que le réseau de distribution est quasiment inexistant.

Il existe aujourd’hui une station Carrefour à Toulouse. Total prévoit d’en ouvrir une à Strasbourg en décembre et une dizaine en région Rhône-Alpes l’an prochain. Un plan quinquennal établi par la filière en 2005 prévoit l’ouverture de 300 stations d’ici à 2010. Mais on est encore loin du compte.

Pourtant, des modèles pour le grand public existent, comme la Citroën C3, la Mercedes Classe B ou encore le VW Touran. Mais ce sont surtout les bus, les transporteurs ou encore les camions poubelle, comme à Paris, qui roulent au gaz.

Ce qui représente environ 10.000 véhicules en France. Le GNV ne manque pourtant pas d’atouts : les modèles sur le marché émettent 20 à 25% de CO2 de moins que leur équivalent essence.

Source : Europe1.fr, Crédit photo : DR

Mieux comprendre le mal des abeilles pour préserver la biodiversité

vendredi 10 octobre 2008 19:43:00

La surmortalité des abeilles "n’est plus contestable" selon un rapport parlementaire remis à Michel Barnier et Nathalie Kosciusko-Morizet. Vendredi, le député de Haute-Savoie Martial Saddier a proposé de revenir à une déclaration annuelle des ruches au plus tard d’ici le 1er janvier 2010 pour faire un inventaire précis et régulier du cheptel et mieux comprendre de quoi il souffre.

Pendant longtemps, les pesticides type Gaucho ou Régent ont été pointés du doigt. Mais, malgré l’interdiction de ces produits depuis trois ans, les abeilles continuent de disparaître de façon inexpliquée. Certains apiculteurs accusent désormais les pesticides. Du sort des abeilles dépend le respect de la biodiversité.

C’est une menace pour la biodiversité, pour la production de fruits et de légumes et pour le travail des apiculteurs : depuis vingt ans, une disparition progressive des abeilles est constatée. La surmortalité est désormais de l’ordre de 30 à 40% et ne cesse d’augmenter.

Un mal que les scientifiques ont encore du mal à expliquer. Pour tenter de sauver les abeilles, Michel Barnier, le ministre de l’Agriculture, et Nathalie Kosciusko-Morizet, la secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie, se sont vus remettre vendredi un rapport parlementaire qui confirme la gravité du phénomène et propose de tout mettre en oeuvre pour mieux l’expliquer et à terme mieux lutter contre.

Jusqu’à présent, la majorité des apiculteurs accusaient les pesticides, et notamment les insecticides utilisés par les agriculteurs dans leurs champs, comme le Gaucho ou le Régent, d’être à l’origine de la mort des abeilles. Or, ces produits sont interdits depuis trois ans.

Et les abeilles continuent de disparaître de façon inexpliquée. Avec par exemple des essaims en bonne santé apparente qui disparaissent d’un jour à l’autre sans laisser aucune trace dans leur ruche. Désormais, les parasites, et notamment le varroa, sont pointés du doigt.

Le député de Haute-Savoie Martial Saddier propose tout d’abord de revenir à une déclaration annuelle des ruches au plus tard d’ici le 1er janvier 2010 : supprimée en 2005 à des fins de simplification administrative, elle doit permettre un inventaire précis et régulier du cheptel.

Martial Saddier préconise également la création d’un Institut technique et scientifique de l’abeille. Michel Barnier lui a alloué un budget de150.000 euros.

Parmi les leviers d’action évoqués également : redonner de la nourriture, du nectar, aux abeilles en luttant contre la disparition des fleurs, notamment sauvages, conséquence de la destruction des prairies naturelles, des haies et de l’augmentation de la monoculture.

Quelques gestes simples suffisent pour cela : laisser un mètre carré d’herbe sauvage dans son jardin ou laisser pousser librement sur le bord des chemins. Les spécialistes estiment que si 0,5% de l’espace naturel était laissé en friche en France, les abeilles retrouveraient de quoi se nourrir sans difficulté.

A mettre en parallèle avec un autre chiffre évoqué par Michel Barnier : 9% de la valeur alimentaire mondiale est liée à la pollinisation, c’est-à-dire à l’activité des abeilles.

Ecoutez le son Europe1

Source : Europe1.fr, Crédit photo : Gamma Pierre Whitt Rapho

Liens

L’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (Afsset) est un établissement public administratif de l’État placé sous la tutelle des ministres chargés de la santé, de l’écologie et du travail.

Base de données des acteurs des Nanomatériaux en France :site public contenant une vaste page de liens intéressants

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Biocarburants : Le Jatropha, ’’l’arbre à pétrole’’

12 octobre 2008 - 13h00

Parmi les alternatives au pétrole pour les biocarburants : le Jatropha, une plante qui pousse notamment en Inde. Elle serait la mieux adaptée pour se substituer à l’essence.

NB : Le collectif MADA-ENERGIES a subventionné une tentative d’introduction de cette culture énergétique sur des terres pauvres à Madagascar. Or bien que résistant à la sécheresse, le jatropha ,n’atteint un rendement intéressant qu’en zone suffisamment humide ou irriguée, que le broyage des graines est problématique et qu’au total le rendement énergétique de l’opération n’est pas si intéressant qu’il y parait.


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