AID Association initiatives dionysiennes
Après les USA et le Royaume-Uni

Après le Bénélux, la France au secours d’une banque

Les bénéfices ont été privatisés, l’Etat vient combler les pertes !

mardi 30 septembre 2008 par JMT

Il y a la crise financière, bancaire et boursière de l’économie casinotière que les gouvernements soignent à coups de nos milliards tirés de caisses qu’ils ont déjà bien vidées pour qu’on ne soit pas tenter de lorgner sur leur contenu.

Et il y a la vraie vie, la famine, la dette du Tiers Monde, les difficultés financières quotidiennes de la grande majorité des français, le pouvoir d’achat en berne dont ne parle plus guère.

Une vidéo sur les inepties de l’administration Bush

Bonjour,

Les Américains ne sont pas tous dupes de ce qui se déroule dans leur pays. Leurs représentants viennent de rejeter le plan de Paulson. La pression du peuple était, paraît-il, trop forte pour qu’’ils acceptent ce plan.

Il y a peu un programme télévisé animé par Jon Stewart relatant régulièrement et de façon sarcastique les inepties de l’administration Bush, s’était penché sur ce fameux plan de 700 milliards de dollars.

L’animateur, Jon Stewart, l’a commenté de manière humoristique, comme à son habitude. Les vérités y sont assénées et soulignées de façon à les rendre compréhensibles - et par cela à prouver leur ineptie - et vont toujours droit au but. Les extraits de son émission paraissent depuis belle lurette sur YouTube.

Pourtant, la dernière émission du 23 septembre n’y est plus disponible pour raison de ... droits d’auteur !!!!

Ceux qui l’ont vue, comprennent que l’administration a tout intérêt que personne ne la revoie. C’est que sa conclusion pourrait bien être le but recherché par cette administration démente.

J’ai retrouvé une adresse qui la diffuse encore. Pour ceux qui maîtrisent un tant soit peu l’anglais - pardon, l’américain - je les invite à visionner ce petit écrin qui en dit certainement plus long que tous les beaux discours qu’on nous assène à longueur de journée.

Voici l’adresse à visiter

La fin, la toute dernière fin, est tout bonnement géniale et pourrait bien être le but réel de tout ce marasme.

Bon amusement,

Jean-Pierre Avermaete

La crise bancaire : une piste

lundi 29 septembre 2008 par Pierre

Par Jean-Pierre Avermaete

Jean-Pierre Avermaete est journaliste économique à Trends-Tendances et au Tijd ancien gestionnaire dans une banque d’affaires et ancien opérateur en Bourse, membre du réseau scientifique d’ATTAC-Belgique, économiste.

NB : ce site est excellent et présente l’article en 3 parties que JPA a envoyé sur la liste ATTAC DISCUTEZ.

Bulletin n°35 du CADTM-France

La crise alimentaire mondiale continue de frapper de plein fouet les plus démunis et la FAO vient de dénombrer 923 millions de personnes sous-alimentées, en hausse de 75 millions depuis la dernière étude, estimant la tendance "inquiétante". La crise financière internationale n’en finit pas de secouer les Bourses tout en provoquant des dégâts humains considérables. Les États les plus actifs dans la promotion de la mondialisation néolibérale n’en finissent pas de se révéler très interventionnistes, nationalisant à tour de bras banques et compagnies d’assurances...

Le plan de sauvetage annoncé par le gouvernement des États-Unis a fait rebondir les marchés de près de 10% en une journée car en bout de course, ce sont les pouvoirs publics, et donc les populations, qui vont payer très cher (jusqu’à 700 milliards de dollars pour ce seul plan) pour sauver des organismes privés que la soif de profit a conduits à des pratiques douteuses et à des investissements on ne peut plus hasardeux. Triste décor pour une économie capitaliste qui se considère comme la seule à même d’apporter la prospérité alors qu’elle porte en elle la domination, la violence et l’exploitation de manière structurelle.

En face, au même moment, environ 12 000 altermondialistes étaient réunis à Malmö, en Suède, pour le Forum social européen 2008. Les derniers mois ont donné matière à réflexion et à revendications. Elles conduisent toutes à un mot d’ordre clair : Un autre monde est possible, et vraiment nécessaire !

Ailleurs, au Venezuela, en Bolivie, en Equateur, la tâche n’est pas simple pour des gouvernements progressistes mais l’espoir est de mise. Des avancées se précisent, des perspectives s’ouvrent.

Le CADTM est présent dans toutes ces directions par ses analyses et ses alternatives. Nous suivons tout cela de près et nous agissons au quotidien pour pouvoir peser de tout notre poids et faire basculer la balance du côté des peuples, loin de la logique de cette dette et de la soumission qu’elle implique, au Nord comme au Sud.

L’équipe du CADTM France

PDF - 1.4 Mo
CADTM-France 35

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Crise : réunion autour de Sarkozy qui promet des mesures et soutient Dexia

PARIS (AFP) - 30/09/08 22:41

Nicolas Sarkozy a réuni mardi à l’Elysée les principaux banquiers et assureurs français, promettant des mesures pour éviter un assèchement du crédit, alors que la crise financière contraint pour la première fois Paris à intervenir, en volant au secours du franco-belge Dexia.

Christine Lagarde et François Fillon le 30 septembre 2008 à la sortie de la réunion de crise à l’Elysée Patrick Kovarik , AFP

Dans un climat de menaces encore alourdi par le refus lundi de la Chambre des représentants américaine d’avaliser le plan de sauvetage présenté par l’administration Bush, le chef de l’Etat a fait, pendant près d’une heure et demie, le point sur la situation des établissements financiers français.

A l’issue de cette réunion, l’Elysée a indiqué dans un bref communiqué que M. Sarkozy avait rappelé aux banquiers et assureurs "leur mission prioritaire de financement de l’économie", à savoir l’octroi de crédits.

Le gouvernement annoncera "à cet égard de nouvelles dispositions" d’ici "la fin de la semaine", a ajouté la présidence, sans plus de détails. Le Premier ministre, François Fillon, la ministre de l’Economie, Christine Lagarde, le gouverneur général de la Banque de France, Christian Noyer et le directeur du Trésor, Xavier Musca, participaient à la rencontre.

De son côté, François Fillon a annoncé, dans une interview à paraître mercredi dans les Echos, que pour faciliter le crédit, il envisageait de "réaffecter" au financement de l’économie les "excédents de la collecte" du livret A, placement qui attire de plus en plus d’épargnants.

A la sortie de la rencontre avec le président, le directeur général du Crédit agricole, Georges Pauget, et le président d’Axa, Henri de Castries, ont répété leur confiance dans un système financier français "fiable" et "stable".

Même ton rassurant de la part de Mme Lagarde, pour qui "nous avons toutes les raisons de penser" que le secteur bancaire tricolore est "solide".

Avant cette réunion, le ministre du Budget, Eric Woerth, avait aussi affirmé qu’"aucun euro déposé sur un compte en banque ou une assurance vie ne (pouvait) être touché" en France.

Malgré les assurances réitérées ces derniers jours, les autorités françaises ont cependant, pour la première fois depuis le début de la tempête mondiale, été contraintes d’intervenir pour sauver une banque.

Mardi à l’aube, avant l’ouverture des marchés financiers, l’Etat s’est porté au secours du bancassureur franco-belge Dexia, dont l’action avait dévissé de près de 30% lundi.

Le gouverneur de la Banque de France Christian Noyer à son arrivée le 30 septembre à l’Elysée Patrick Kovarik , AFP

Lors d’une réunion de crise à "5h00 du matin" en présence de MM. Fillon, Noyer et Musca et de Mme Lagarde, Nicolas Sarkozy a décidé de donner son feu vert au plan de sauvetage de Dexia, concocté dans l’urgence avec les autorités belges et luxembourgeoises.

Ce sauvetage "répond à notre conviction qu’aucune grande banque européenne ne doit être acculée à la faillite, et que les Etats doivent assumer leurs responsabilités afin de garantir la sécurité des déposants et le fonctionnement de l’économie", a expliqué M. Fillon.

Selon le schéma retenu, la Belgique et la France doivent chacune mettre 3 milliards d’euros au pot pour sauver la banque des collectivités locales. A l’issue de cette opération, l’Etat français et la Caisse des dépôts (CDC) détiendront plus de 25% du capital de Dexia, soit la "minorité de blocage", a souligné l’Elysée.

Malgré ce volontarisme affiché, l’opposition a haussé le ton, rejetant fermement les appels à "l’unité nationale" du Premier ministre. Au PS, Ségolène Royal a estimé qu’il n’était "plus temps de tergiverser", Bertrand Delanoë prônant un "échange responsable" entre gouvernement et opposition. François Bayrou (MoDem) a fustigé une politique "massivement erronée", qualifiant de "balivernes" l’idée qu’une réponse à la crise puisse être nationale.

Trichet estime que l’UE a les moyens de faire face à la crise

REUTERS - mardi 30 septembre 2008, 18h55

Jean-Claude TRICHET© REUTERS2008

PARIS (Reuters) - L’Union européenne a les moyens de faire face à la crise financière internationale et ses gouvernements ont correctement agi jusqu’à présent, déclare le président de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet.

"Nous avons les dispositifs nécessaires pour faire face à une crise qui vient d’Outre-Atlantique que nous n’avons pas créée nous-mêmes et contre laquelle, naturellement, il convient de se prémunir le mieux possible", a-t-il dit sur France 2.

"Je crois que nous avons prouvé au cours de l’année écoulée et des mois écoulés que nous étions en mesure de faire face", a-t-il ajouté.

Jean-Claude Trichet a salué l’intervention des gouvernements européens qui ont sauvé des banques de la faillite.

"J’ai vu les gouvernements se mobiliser au moment où les banquiers centraux ne peuvent pas aller plus loin et ceci est évidemment très heureux, j’en suis très conforté", a-t-il dit.

Prié de dire si un plan de refinancement des banques comparable à celui du secrétaire d’Etat américain au Trésor, Henry Paulson, était souhaitable en Europe, il a répondu : "l’Europe n’est pas les Etats-Unis (...) En Europe nous avons des pays qui coopèrent extrêmement étroitement."

"Les pays européens sont capables de réagir vite et à mon avis de réagir vite et bien", a-t-il ajouté. "Il n’y a pas de raison d’imiter les Etats-Unis, nous devons trouver ce qui est approprié pour nous, mais les gouvernement se sont mobilisés de manière je dois dire impressionnante lorsqu’il le fallait."

"CORRECTION NÉCESSAIRE"

Pour lui, le phénomène actuel était attendu et normal.

"C’est un phénomène que nous avions prévu depuis longtemps, (...) dès le 9 août, puisque c’est le 9 août 2007 que cela a commencé pour nous, nous avions dit qu’une correction était nécessaire. Cette correction est en train de se passer."

Le président de la BCE a réaffirmé que son objectif premier restait d’assurer la stabilité des prix, se refusant à tout commentaire sur une possible baisse des taux d’intérêt au moment où l’inflation dans la zone euro est largement supérieure à son objectif de 2% de hausse des prix annuelle.

Interrogé sur les pressions en vue d’une baisse des taux d’intérêt, il répond : "Je ne peux absolument rien dire sur ce point parce que je suis dans une période où mes collègues et moi-même, précisément, avons décidé, une semaine avant les réunions des conseils des gouverneurs de la banque centrale européenne, de ne rien dire."

"Ce qu’il faut, en tout état de cause, c’est que nous puissions continuer à dire à l’ensemble de nos concitoyens (...) que nous assurerons la stabilité des prix, a-t-il conclu.

Thierry Lévêque, Gérard Bon, édité par Yves Clarisse

Crise financière : le plan de relance américain toujours fébrilement attendu

AFP - mardi 30 septembre 2008, 16h59

Le président George W. Bush a affirmé mardi que les efforts se poursuivaient pour faire adopter par le Congrès américain le plan de sauvetage des banques, l’Europe envisageant de son côté d’améliorer le fonctionnement du système financier face à l’ampleur de la tempête.

M. Bush a déclaré que le rejet lundi par la Chambre des représentants du plan de sauvetage du système financier américain, qui avait entraîné le soir même la déroute de Wall Street, ne signifiait pas "la fin" des efforts pour son adoption.

Le président américain a ainsi répondu indirectement aux demandes de responsables politiques d’autres pays, comme celle de la chancelière allemande Angela Merkel qui a appelé à un vote du plan de sauvetage, selon elle "nécessaire pour restaurer la confiance des marchés".

Georges Bush a promis "aux citoyens (américains) et aux citoyens du monde que ce n’est pas la fin du processus législatif". "Mon administration va continuer à travailler étroitement avec les dirigeants des deux partis", républicain et démocrate au Congrès, a-t-il assuré.

De son côté, l’Europe envisage de nouvelles mesures pour améliorer le fonctionnement du système financier face à l’ampleur de la tempête sur le continent européen, mais un plan de sauvetage généralisé comme aux Etats-Unis reste exclu en l’état.

"Je confirme que compte tenu de la situation, les réflexions ne sont pas finies, pas épuisées" sur les initiatives européennes prévues face à la crise, "c’est dans la logique de l’action", a déclaré mardi le porte-parole de la Commission européenne, Johannes Laitenberger, lors d’un point de presse.

La Banque centrale européenne (BCE) a continué mardi d’injecter massivement des liquidités à des banques toujours aux abois, paniquées par l’ampleur de la crise financière.

Plus de 400 banques ont participé à l’opération, demandant un total de 228 milliards, a précisé la BCE.

"Les marchés reprennent l’espoir qu’une solution pourra être trouvée d’ici demain soir (mercredi, ndlr) sur le plan de soutien aux banques", a ainsi expliqué à l’AFP Yves Marçais, vendeur d’actions chez Global Equities.

New York rebondissait ainsi mardi à l’ouverture : le Dow Jones gagnant 2,02% et le Nasdaq 2,51%, même si "l’ambiance à Wall Street reste morose", ont expliqué les analystes de Schaeffers.

En Europe, les principales places ont terminé en hausse avec des progressions allant de 1,74% à Londres, 1,99% à Paris et 0,41% à Francfort.

En Asie, Hong-kong avait terminé en hausse de 0,8% et Bombay de 2,1%, tandis que Tokyo abandonnait 4,12%.

En Europe, les gouvernements belge, français et luxembourgeois ont décidé mardi d’injecter 6,4 milliards d’euros dans le bancassureur franco-belge Dexia, deuxième victime en Belgique de la crise financière après le belgo-néerlandais Fortis.

Le Premier ministre français François Fillon a affirmé sa "conviction qu’aucune grande banque européenne ne devait être acculée à la faillite".

"Lorsqu’il faudra faciliter l’adossement d’une banque à une autre en Europe, nous l’encouragerons, a-t-il expliqué. Mais lorsqu’il faudra, comme nous l’avons fait avec Dexia, prendre une participation directe, nous le ferons aussi".

La liste des victimes ne cesse de s’allonger. La quatrième banque américaine, Wachovia, a été rachetée dans l’urgence par Citigroup lundi, sous l’égide des pouvoirs publics américains. Cette disparition vient s’ajouter à la faillite de Lehman Brothers, au rachat de Washington Mutual et de Merrill Lynch et au renflouement d’AIG.

Au Royaume-Uni, le gouvernement a été contraint de nationaliser la banque Bradford & Bingley et de céder ses meilleurs actifs au groupe espagnol Santander.

En Allemagne, Hypo Real Estate a échappé de justesse à la faillite grâce à une ligne de crédit de 35 milliards d’euros garantie pour l’essentiel par l’Etat.

En Italie, mardi, la cotation de la banque UniCredit à la Bourse de Milan a été interrompue, après avoir franchi sa limite de baisse autorisée, alors que le titre chutait de 9,50%.

Le gouverneur de la Banque de France Christian Noyer a répété que le système financier français "est un des plus sûrs du monde", rappelant que les grands groupes bancaires français ont dégagé 7 milliards d’euros de bénéfice au premier semestre 2008

La banque Dexia sauvée pour éviter le "risque systémique"

REUTERS - mardi 30 septembre 2008, 16h21

© REUTERS2008 par Cyril Altmeyer

PARIS (Reuters) - Le gouvernement et des représentants des banquiers et assureurs appellent les Français à ne pas céder à la panique, après le plan de sauvetage du groupe Dexia qui a permis selon la ministre de l’Economie Christine Lagarde d’éviter un "risque systémique".

La tonalité de ces déclarations, même si elles se veulent toujours confiantes, tranche avec les discours rassurants tenus jusqu’à maintenant par les pouvoirs publics français.

Le 20 septembre dernier, la ministre de l’Economie avait notamment assuré que le risque systémique lié à la crise financière internationale était passé.

Alors que les signes de contagion de la crise financière américaine à l’Europe sont de plus en plus évidents, l’Elysée a fait savoir qu’il annoncerait de nouvelles mesures d’ici la fin de la semaine pour assurer le financement des PME.

"Le système financier français est un système stable qui a une solvabilité très confortable, et je crois que dans des moments comme ceux-ci, qui sont des moments tendus, il ne faut pas paniquer. Il y a un pilote, il y a des pilotes dans l’avion", a déclaré le président d’Axa, Henri de Castries.

Ses déclarations s’ajoutent à celles du gouverneur de la Banque de France Christian Noyer et du ministre du Budget Eric Woerth, qui vont dans le même sens. "Ne cédons pas à la panique, cela ne sert à rien,", a martelé ce dernier sur LCI.

"L’Etat peut faire ce qu’il faut, il a une capacité de frappe pour sauver le système financier si nécessaire, comme tous les Etats du monde", a souligné de son côté le gouverneur de la Banque de France, selon qui Nicolas Sarkozy est d’une "détermination absolue" sur la question d’un éventuel soutien au système financier.

Jeudi dernier, le président de la République Nicolas Sarkozy avait déjà indiqué que l’Etat garantirait "quoiqu’il arrive la sécurité et la continuité" du système bancaire français.

Le sauvetage de la banque franco-belge Dexia, deux jours après celui de la belgo-néerlandaise Fortis, se traduit par une augmentation de capital de 6,4 milliards d’euros. Du côté français, l’Etat contribue à hauteur d’un milliard d’euros et la Caisse des dépôts à hauteur de deux milliards.

Cette nouvelle a soulagé les investisseurs. Le titre a regagné 4,47% à 7,522 euros après avoir dévissé de 28,5% lundi.

RISQUE SYSTÉMIQUE

Christine Lagarde a précisé lors d’une conférence de presse que Dexia, confrontée à de graves problèmes de liquidités et de refinancement, devait impérativement être recapitalisée pour éviter une crise systémique.

"Dexia représente 650 milliards d’euros de bilan, il n’était pas question de prendre un risque systémique sur cette banque", a-t-elle déclaré, soulignant que Dexia risquait une situation de défaillance. "Il était indispensable que l’Etat intervienne et souscrive au capital de Dexia. Il fallait soutenir et assurer la stabilité du système financier".

Selon l’Elysée, ce plan de sauvetage a été l’objet d’une réunion à 05h00 du matin au palais présidentiel avec le chef de l’Etat, le Premier Ministre, François Fillon, la ministre de l’Economie, Christine Lagarde, le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, et le directeur général du Trésor et de la politique économique, Xavier Musca.

Nicolas Sarkozy a convoqué les mêmes à 10h30 (08h30 GMT) à l’Elysée pour participer à une réunion avec neuf directeurs généraux et présidents de banques et sociétés d’assurances et avec le président de l’Autorité de contrôle des assurances et des mutuelles, Philippe Jurgensen.

L’objet de cette réunion, qui s’est achevée un peu avant midi (10h00 GMT), était de faire le point sur les derniers développements de la crise et son impact sur la situation économique et financière et de préparer des rencontres européennes et internationales.

Nicolas Sarkozy a proposé la semaine dernière de réunir les dirigeants des pays du G8 et des principaux pays émergents pour remettre à plat le système financier et monétaire mondial.

Il doit réunir cette semaine les dirigeants des membres européens du G8 - France, Allemagne, Grande-Bretagne, Italie - pour mettre au point une position européenne commune en vue de ce sommet financier mondial.

Le climat de la réunion à l’Elysée a été alourdi par le rejet par la Chambre des représentants américaine du plan de sauvetage du système financier et bancaire américain proposé par le secrétaire au Trésor, Henry Paulson.

Ce plan prévoit le déblocage de 700 milliards de dollars pour racheter les actifs douteux qui déséquilibrent les comptes des institutions financières.

Nicolas Sarkozy recevait également en fin de journée à l’Elysée une délégation de Business Europe, organisation représentant les entreprises au niveau européen.

Mercredi, il s’entretiendra avec le Premier ministre irlandais Brian Cowen pour discuter de la crise financière et du traité de Lisbonne, en préparation du conseil européen des 15 et 16 octobre

Avec la contribution de Matthieu Protard, Julien Ponthus, Yann Le Guernigou, Emmanuel Jarry, Sophie Louet, Véronique Tison et Elizabeth Pineau

Le président russe fixe comme priorité le soutien du système financier

AFP - jeudi 18 septembre 2008, 11h16

Le président russe Dmitri Medvedev a fixé jeudi comme priorité aux autorités du pays de "soutenir le système financier" du pays assurant que celles-ci disposaient des instruments nécessaires pour intervenir, dans un contexte de crise de confiance des banques russes.

"Il n’y a pas pour les autorités de la Fédération de Russie de plus importante tâche que de soutenir le système financier", a déclaré M. Medvedev au cours d’une réunion extraordinaire au Kremlin avec les responsables des questions économiques du gouvernement.

Le président russe leur a ordonné de prendre les mesures nécessaires ajoutant que les autorités disposaient pour cela "d’un ensemble complet d’instruments".

"C’est maintenant la première des priorités et nous n’avons pas le moindre doute sur le fait que l’importance du secteur financier dans l’économie et la situation des banques feront l’objet d’une attention constante de la part des personnes ici présentes", a déclaré M. Medvedev.

"Nous avons assez de réserves, nous avons une économie forte et cela garantit contre tout ébranlement", a poursuivi le président russe dans une déclaration retransmise à la télévision.

Les marchés des actions n’ont pas ouvert jeudi à Moscou après deux journées déjà marquées par des interruptions de séance. Ils rouvriront vendredi selon le ministre des Finances Alexeï Koudrine.

"Il a été décidé aujourd’hui (...) de reprendre les échanges sur les Bourses de Russie demain" vendredi, a déclaré M. Koudrine cité par les agences Ria Novosti et Interfax.

Mardi, les deux indices RTS et Micex avaient dévissé de 11,5 et 17,5%, leur pire performance jamais enregistrée en une journée, selon les analystes. Les échanges avaient alors été interrompus pendant une heure.

Mercredi, ils ont été arrêtés dès la mi-journée et une réunion de crise entre responsables concernés convoquée.

La Banque centrale a annoncé mercredi soir une série de mesures destinées à faciliter le refinancement des banques, dont certaines apparaissent menacées d’asphyxie faute de liquidités disponibles sur le marché. Elle va notamment diviser par deux à 4% le taux de réserves obligatoires que les établissements doivent avoir auprès d’elle, libérant ainsi des milliards de roubles pour d’autres usages à partir de jeudi.

Le ministère des Finances doit injecter jeudi 350 milliards de roubles (près de 10 milliards d’euros) dans le système bancaire. Il a auparavant annoncé le déblocage de 1.126,6 milliards de roubles (31 mds EUR) de son budget fédéral, au profit des trois principales banques du pays, Sberbank, VTB et Gazprombank, et a allongé le délai des crédits.

VIDEOS

Crise financière : Sarkozy promet de nouvelles mesures d’ici la fin de semaine

30 septembre 2008 - 20h00

Nicolas Sarkozy a reçu mardi à l’Elysée les principaux banquiers et assureurs français. Il a promis de nouvelles ’’dispositions’’ concernant les missions des établissements bancaires dans les prochains jours.

La France met 3 milliards pour sauver Dexia

30 septembre 2008 - 20h00

Après une nuit de négociations, la banque Dexia a été secourue à son tour par les gouvernements belge, français et luxembourgeois. L’Etat français a mis 3 milliards d’euros sur la table, une première depuis 14 ans.

Plus sûr, le livret A séduit les Français

30 septembre 2008 - 20h00

Les Français sont les champions d’Europe de l’épargne. Dans ce contexte de crise, ils préfèrent la sécurité. Parmi leurs produits financiers préférés, le livret A, qui depuis plusieurs mois attire de plus en plus les clients.

Comment les traders londoniens vivent la crise

30 septembre 2008 - 20h00

A Londres, où se situe l’une des principales places boursières européennes, les traders ont passé une journée fébrile après la chute de Wall Street lundi. Comment vivent-ils cette crise # Reportage à la City.

Comment Wall Street vit le rejet du plan Paulson ?

30 septembre 2008 - 20h00 Au lendemain du rejet du plan de sauvetage du système bancaire par le Congrès, Wall Street a ouvert en hausse mardi matin. Qu’attendent les marchés # Réponse de notre correspondant sur place, Pierre Grange.

Crise financière : La crise était-elle prévisible ?

30 septembre 2008 - 20h00

Face à l’ampleur de la crise, les autorités américaines tentent de savoir si la crise était prévisible. Explications.


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