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Version moderne des ecrouelles ....ou effet gourou ?

Les incantations présidentielles influencent-elles la finance mondialisée ?

vendredi 26 septembre 2008 par JMT

Au concile de Toulon, Notre Seigneur Nicolas Sarkozy a prêchi-prêché son credo libéralojudeochrétien habituel : capitalisme lé bon (surtout pour lui) ! Mais il y a des méchants qu’il faudra punir (fouet sur la place de la Bourse ? ou plus d’invitation à l’Elysée pendant 3 mois ?)

S’élevant dans des sphères quasi-papales (il a dû prendre son nouveau copain Benoit Ixevébâton comme coach !) il dénonce , fourbi et gourbi, le "capitalisme financier qui avait imposé sa logique à toute l’économie et avait contribué à la pervertir". Petit Nico c’est pas bien de cracher dans la soupe, les copains milliardaires ne vont peut être pas apprécier : risque avéré de privation de yacht et d’avion en cas de récidive (attention à Edvige qui note tout !)

En revanche , toujours aussi flagorneur, il prend bien soin d’axer ses attaques sur des gens, dont on peut certes discuter l’éthique personnelle qui les autorise à certains actes limite délictueux, mais quelque part ils sont avant tout des employés, très bien payés mais aux ordres des congénères de ses (très chers) copains : " il a visé les rémunérations des dirigeants d’entreprises et des opérateurs financiers, comme les "parachutes dorés"". Mister President, veuillez considérer que tout le monde n’a pas la chance d’être actionnaire contrôlant un grand groupe et pouvoir mépriser ces "sucettes" qui leur apparaissent ridicules face à leurs plus-values sur le capital ! Et que sans ces "petites mains", vos copains seraient sans un radis (et donc ne seraient jamais devenus vos copains) et vous resté petit avocat sans affaires (car sans vos copains vous auriez plaidé quoi, hein ? :-)

Un petit couplet martial (pour se payer la tête de tous ces incapables de militaires qui lui font des ennuis alors que la coupe déborde déjà !) , un zeste de sous Churchill pour annoncer qu’"on" va s’en prendre plein la gueule et qu’"on" va devoir mettre la main à la poche pour indemniser les faillites bancaires qu’il prévoit déjà (des noms !!). Et malheureusement, quand on dit que l’Etat paiera, "on" c’est nous , la classe laborieuse, non protégée par le bouclier fiscal et les baisses d’impôts directs, mais qui se tape toutes les augmentations de taxes obligatoires, la dégradation des services publics, la baisse des revenus et des remboursements sociaux !

Et pour finir de nous rassurer (sic), comme tout bon docteur Diafoirus, sa médecine de cheval n’ayant pas encore achevé le patient, il annonce qu’il va doubler la dose ! Et que ça saute ! Bossez plus !

Crise financière : le sauvetage des banques américaine reste en plan

WASHINGTON (AFP) - 26/09/08 07:30

Le sauvetage du système bancaire américain restait à l’état de plan jeudi soir, malgré une réunion exceptionnelle des responsables du Congrès autour du président George W. Bush et des deux prétendants à sa succession, John McCain et Barack Obama.

Photographe : Nicholas Kamm AFP :: Le président américain George W. Bush à la Maison Blanche, le 24 septembre 2008

"Je pense que nous finirons par avoir un accord mais il reste du travail à faire", a déclaré le candidat démocrate à la présidentielle, Barack Obama, à l’issue de la réunion exceptionnelle à la Maison Blanche consacrée aux 700 milliards de dollars que l’administration Bush souhaite injecter dans le système bancaire.

Son adversaire républicain, qui a annoncé mercredi la suspension de sa campagne électorale pour se consacrer à la crise financière, a assuré qu’il n’y avait "jamais eu d’accord". "Mais je pense que la rencontre était importante pour faire avancer le processus", a déclaré M. McCain à la chaîne de télévision ABC.

Le chef de la majorité démocrate du Sénat, Harry Reid, l’a accusé de n’avoir "fait que perturber le processus".

A l’ouverture de la réunion, M. Bush avait indiqué qu’il espérait "parvenir à un accord très rapidement". "Nous faisons face à une grave crise économique, si nous n’adoptons pas une loi", avait dit le président, tout en se félicitant "de l’esprit de coopération au-delà des partis" qui a prévalu jusque là.

Photographe : Tim Sloan AFP :: Bush recevant McCain et Obama le 25 septembre 2008 à la Maison Blanche

La perspective d’un accord imminent a soutenu jeudi les places financières en Europe et en Amérique.

Juste avant la rencontre, des parlementaires avaient annoncé les grandes lignes de l’accord auquel ils travaillent depuis près d’une semaine.

Le président de la commission bancaire du Sénat, Christopher Dodd, a annoncé que les négociateurs des deux partis allaient soumettre le texte de leur accord à leurs collègues et aux responsables du département du Trésor. "Nous sommes arrivés à un accord fondamental sur une série de principes", a déclaré M. Dodd à la presse.

AFP/infographie :: Tableau économique des Etats-Unis depuis juillet 2007

La présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, a rapporté que la Maison Blanche avait donné son accord aux principes que les démocrates souhaitaient incorporer au plan, notamment l’indulgence envers les propriétaires immobiliers insolvables et la limitation des indemnités des dirigeants bancaires.

Les démocrates ont dévoilé jeudi un projet de sauvetage de 56,2 milliards de dollars en faveur des familles frappées par la crise financière.

Photographe : Tim Sloan AFP :: George W. Bush entouré notamment de Barack Obama et John McCain, lors d’une réunion sur la crise financière, le 25 septembre 2008 à Washington

Mais l’influent sénateur républicain Richard Shelby a assuré qu’il n’y avait toujours pas d’accord, dénonçant "des failles" dans le plan présenté au Congrès par le secrétaire au Trésor Henry Paulson. "Même si le plan Paulson marchait parfaitement, ce dont doutent beaucoup de gens y compris près de 200 économistes, il ne stimulerait pas le crédit, il n’aiderait pas les propriétaires immobiliers et ne relancerait pas l’économie", a-t-il asséné.

"Nous ne sommes pas tombés dans cette situation en quelques jours et nous n’en sortirons pas non plus en quelques jours", a-t-il ajouté.

Intervenant solennellement mercredi soir à la télévision, George W. Bush n’avait pas hésité à parler d’"économie en danger" et de "période sans précédent pour l’économie américaine", dans l’espoir de convaincre le Congrès de s’entendre au plus vite.

MM. McCain et Obama avaient de leur côté publié un communiqué commun mercredi, mettant de côté la campagne électorale pour appeler à l’union sacrée autour du plan de sauvetage.

Le candidat démocrate insiste toutefois pour tenir comme prévu vendredi soir son premier débat télévisé l’opposant à John McCain, alors que ce dernier souhaite le reporter afin de se consacrer entièrement à la crise.

Le système bancaire international reste menacé d’apoplexie

WASHINGTON (AFP) - 26/09/08 00:38

Le système bancaire international restait jeudi menacé d’apoplexie, à voir la persistance des tensions sur les marchés monétaires où toute liquidité semble avoir disparu.

AFP/Archives :: Un investisseur dépité devant les cours de la Bourse chinoise photo : Mark Ralston , AFP

"Tout le monde planque son "cash". Même les grandes banques refusent de prêter de l’argent", témoigne Bill Gross, directeur exécutif du fonds d’investissement Pimco, dans une interview diffusée par le New York Times.

Les tensions dans le système financier peuvent être mesurées par l’écart entre les taux offert par les bons du Trésor américain —considérés comme l’investissement sans risque par excellence— et les taux auxquels les banques se prêtent de l’argent les unes aux autres pour des durées comparables.

Jeudi, l’écart entre le rendement des bons du Trésor à trois mois et le taux Libor à trois mois a atteint des niveaux totalement inhabituels : le premier est tombé jusqu’à 0,35%, alors que le second est monté à 3,77%.

Un tel "spread", supérieur à trois points, montre que les banques préfèrent conserver leurs liquidités bien au chaud, plutôt que de les prêter.

"Quand vous voyez ces taux bondir jusqu’au ciel, cela veut dire que les banques ne veulent pas prendre le risque" de prêter à d’autres banques, relève l’économiste indépendant Joel Naroff.

"Un tel "spread" est insensé. C’est un avertissement aux marchés : les risques sont perçus comme très élevés", ajoute-t-il.

Mais après des semaines d’angoisses, les bourses mondiales préfèraient retenir l’imminence d’un accord politique sur le plan américain de sauvetage des banques. Les Bourses européennes ont ainsi clôturé en forte hausse et Wall Street se maintenait dans le vert en milieu d’après-midi.

"Ne vous laissez pas avoir par les marchés d’actions. Le marché du crédit est en train d’imploser", adjure Bennet Sedacca, d’Atlantic Advisors.

En dépit des injections massives de liquidités par les banques centrales du monde entier, la situation sur les marchés financiers est devenue "pire que la semaine dernière", affirme M. Gross. "Ceux qui regardent seulement les marchés d’actions ne s’en rendraient pas compte", mais les marchés du crédit sont en passe de se tarir complètement, fait-il valoir.

Pour Peter Morici, professeur d’économie à l’Université du Maryland, "toutes les banques craignent que les autres banques puissent être dans l’incapacité de les rembourser. Elles patinent sur une glace très mince et si elles se tenaient la main, elles pourraient être toutes précipitées par le fond".

Qu’une telle "prime de risque" soit intégrée dans l’évolution du Libor atteste d’un "cassure profonde de la confiance dans le système bancaire", résume l’universitaire.

Après toute une série de faillites spectaculaires d’établissements financiers, les banques —craignant d’être les prochaines sur la liste— préfèrent parquer leurs liquidités dans des fonds monétaires, sur lesquels elles peuvent tirer au moment où elles le désirent.

"Les banques accumulent du liquide. Les entreprises commencent à accumuler du liquide. Combien de temps va-t-il falloir avant que les gens commencent à accumuler du liquide ?", s’interroge David Gilmore, de Foreign Exchange Analytics.

Pourtant, pour tenter de relancer le circuit de l’argent, les banques centrales ont injecté des dizaines de milliards de dollars dans le circuit bancaire. Sans guère d’effet pour le moment.

Sarkozy veut protéger les Français de la crise et continuer les réformes

TOULON (AFP) - 25/09/08 23:40

Alors que la tempête financière continue à balayer la planète et que la croissance pique du nez, Nicolas Sarkozy a reconnu jeudi à Toulon la gravité d’une crise qui suscite "la peur" mais s’est engagé à protéger les Français de ses effets et à continuer les réformes.

Le président Nicolas Sarkozy lors de son discours économique à Toulon, le 25 septembre 2008 . Photo : Eric Feferberg , AFP

Devant près de 4.000 personnes —élus, responsables socio-économiques ou militants UMP— et une partie de son gouvernement, le chef de l’Etat a longuement détaillé son diagnostic d’une crise causée par "capitalisme perverti" et s’est prononcé, comme il l’avait fait à New York, pour une "remise à plat" de l’ensemble du système financier international.

Tout au long d’un discours de plus d’une demi-heure, Nicolas Sarkozy s’est attaché à parler un langage de "vérité", seul capable à ses yeux de "rétablir la confiance" et de "vaincre la peur" qui s’est emparée des Français.

La crise "est en train de bouleverser le monde", elle "n’est pas finie", "ses conséquences seront durables" et la France ne sera pas "à l’abri", a posé d’entrée le président.

"Nous venons de passer à deux doigts de la catastrophe", a-t-il dit, à la veille de la présentation, vendredi, du projet de budget 2009-2011.

"Dire la vérité aux Français, c’est leur dire que la crise actuelle aura des conséquences dans les mois qui viennent sur la croissance, sur le chômage, sur le pouvoir d’achat", a-t-il asséné.

Comme il l’avait déjà fait mardi de la tribune de l’ONU à New York, Nicolas Sarkozy a dénoncé les défaillances d’un "capitalisme financier qui avait imposé sa logique à toute l’économie et avait contribué à la pervertir".

Entre autres "cibles", il a visé les rémunérations des dirigeants d’entreprises et des opérateurs financiers, comme les "parachutes dorés", qui "doivent désormais être encadrés" pour mettre fin aux "abus" et aux "scandales". A défaut d’accord entre professionnels, le gouvernement "règlera le problème par la loi avant la fin de l’année", a-t-il menacé.

Nicolas Sarkozy a également réaffirmé sa volonté de voir "les responsables de ce naufrage" sanctionnés, "au moins financièrement".

Pour rassurer les épargnants, le président a pris "l’engagement solennel" que l’Etat garantirait "la sécurité et la continuité" du système bancaire et financier français s’il était menacé par la crise.

"Je n’accepterai pas qu’un seul déposant perde un seul euro parce qu’un établissement financier se révèlerait dans l’incapacité de faire face à ses engagements", a-t-il ajouté sous les applaudissements.

Evoquant les remèdes à apporter à ce "mal profond", Nicolas Sarkozy a souhaité que le sommet international qu’il a proposé à ses pairs en novembre soit l’occasion d’une "remise à plat" complète du système, "comme on le fit à Bretton-Woods après la Seconde Guerre mondiale".

Mais il a aussi estimé que la crise "appelle à accélérer le rythme des réformes et non à le ralentir".

M. Sarkozy a ainsi confirmé le lancement d’une deuxième étape de la réforme de l’Etat, de celles des collectivités locales et de la taxe professionnelle, tout comme la suppression de "30.600 emplois publics" en 2009.

Photographe : Sophie Ramis AFP/Infographie :: Le tableau économique de la France . Photo : Sophie Ramis , AFP

A la veille de présenter un projet de budget 2009-2011 rendu délicat par une croissance en berne, il a refusé toute "hausse des impôts et des taxes qui réduirait le pouvoir d’achat des Français".

Sans surprise, la droite a salué le discours du président. Le secrétaire d’Etat à l’Emploi Laurent Wauquiez a estimé qu’il avait "montré l’image d’un capitaine courage tenant fermement le gouvernail".

Le premier secrétaire du PS François Hollande a déploré la "lucidité tardive" de Nicolas Sarkozy pour "reconnaître les méfaits du capitalisme".

Réactions d’économistes au discours de Nicolas Sarkozy

PARIS(AFP) (AFP) - 25/09/08 23:18

Le président Nicolas Sarkozy, le 25 septembre 2008 à Toulon. Photo : Eric Feferberg , AFP

Voici les réactions d’économistes au discours prononcé jeudi à Toulon par Nicolas Sarkozy sur la crise économique :

- Marc Touati, Global Equities

"C’est très imprécis. Il y a toujours cette recherche du bouc émissaire qui n’a pas de sens. C’est un peu facile de mettre tout sur le dos de la crise financière alors que le ralentissement de la croissance est là depuis un an."

"On est entré en récession, le président Sarkozy le reconnaît implicitement. Mais on essaie de détourner l’attention vers la crise tout en sachant que le problème numéro 1 de l’économie française c’est une pression fiscale trop forte, en particulier sur les entreprises, et une dépense publique trop importante et trop inefficace."

"Par ailleurs, augmenter encore la réglementation sur les banques, qui sont déjà très réglementées en France, me paraît contre-productif."

- Xavier Timbeau, OFCE (Observatoire français des conjonctures économiques)

"La crise est le moyen de renouveler sa politique économique" mais "acter la fin du capitalisme et reconstruire une nouvelle époque", "cela reste plus incantatoire que très concret".

"Dans la refondation du capitalisme, la dimension mondiale est essentielle. Ce n’est pas la France toute seule qui va refonder le capitalisme".

"Si l’Europe veut jouer un rôle (...) il faut qu’elle mette de l’argent sur la table. Si on veut décider, il faut payer. C’est une discussion à mener au niveau européen".

"Est-ce que ce discours va être mobilisateur en Europe, c’est une vraie question. Pour le moment les autres dirigeants européens restent très discrets".

- Laurence Boone, Barclays Capital

"C’est un discours très volontariste, très général, mais il n’y a pas vraiment eu d’annonces, de mesures concrètes".

"Ce qui risque de fâcher les marchés, c’est quand Nicolas Sarkozy parle de réglementation du système monétaire ou de revoir les objectifs de politique monétaire".

"Lorsqu’il dit qu’il veut garantir l’argent des petits épargnants, cela peut sembler un peu inquiétant pour l’équilibre budgétaire car avec quel argent va-t-il le faire ?"

"La seule mesure positive pour les finances publiques, c’est la révision des échelons territoriaux, qui était une des mesures préconisée dans le rapport Attali, et la réduction de 30.600 emplois de fonctionnaires".

- Alexander Law, Xerfi

"Le Président de la République reconnaît que la croissance française a été ou sera affectée par la crise internationale".

"Il a également affirmé être prêt à intervenir en cas de dégradation trop rapide de la conjoncture économique. A priori cela se traduirait alors par un creusement du déficit, qui pourrait dépasser assez sensiblement les 3% du PIB. Dans ces conditions, l’objectif du déficit zéro en 2012 apparaît pour le moins irréaliste".

"Afin d’éviter de trop creuser le déficit, le Président a insisté sur les réformes qui ont déjà été menées et notamment sur les suppressions de postes dans la fonction publique. Cela permet sans doute de réduire les dépenses, mais il apparaît que ces mesures, seules, ne seront pas suffisantes pour éviter un dérapage en 2008 et 2009".

Les groupes d’intérêts s’activent au Congrès avant le vote du plan Paulson

WASHINGTON (AFP) - 25/09/08 12:16

Les représentants de groupes d’intérêts divers écument depuis lundi les couloirs du Congrès dans l’espoir de faire entendre leur voix avant le feu vert parlementaire au chèque de 700 milliards de dollars demandé par le gouvernement pour calmer les marchés financiers.

AFP/Getty Images :: Le secrétaire au Trésor Henry Paulson le 24 septembre 2008 au Capitole à Washington. Photo : Chip Somodevilla , AFP

Etant donné l’urgence de la situation, le vote pourrait intervenir dans les jours qui suivent, même si les parlementaires rechignent et demandent des garanties notamment pour leurs électeurs des classes moyennes.

L’imminence du vote laisse donc peu de temps à ces groupes — représentant des intérêts aussi variés que la défense des citoyens, l’environnement, les minorités — pour mettre en avant leurs demandes devant les parlementaires et les journalistes. Certains, reconnaissables à leurs piles de communiqués en main, parcourent au pas de charge les salles de presse et les couloirs du Capitole, ainsi que ses annexes dans lesquelles siègent les commissions.

L’organisation de défense des intérêts des consommateurs américains "Public Citizen" s’activait mercredi en coulisses de la réunion de la commission des services financiers de la Chambre des représentants qui auditionnait le secrétaire au Trésor Henry Paulson venu plaider pour son plan aux côtés du président de la Fed Ben Bernanke.

"Nous écrivons car nous sommes profondément inquiets de la proposition de l’administration Bush d’acheter pour 700 milliards de dollars d’actifs", explique "Public Citizen" dans une lettre adressée aux leaders parlementaires chargés du dossier, le sénateur Chris Dodd (Connecticut, nord-est) et le représentant Barney Frank (Massachusetts, nord-est).

Le groupe demande notamment "une protection des consommateurs" dans le cadre du plan de sauvetage du Trésor, c’est-à-dire "du soutien aux propriétaires immobiliers en difficulté en autorisant des modifications de prêts" ou encore "un plafond au taux d’intérêts applicable aux consommateurs".

Ils demandent aussi une meilleure "responsabilisation des dirigeants d’entreprises".

Mercredi matin, un autre groupe appuyé cette fois par les représentantes démocrates Sheila Jackson Lee (Texas, sud) et Maxine Waters (Californie, ouest) a bénéficié d’une tribune lors d’une conférence de presse de représentants noirs du monde de l’entreprise, inquiets des conséquences du plan Paulson.

L’homme d’affaire Robert L. Jonhson, l’un des premiers Noirs à avoir fait fortune dans les affaires a ainsi plaidé pour un meilleur "accès au capital et au crédit" pour les Noirs, en suggérant que la disparité dont ces derniers souffrent ne soit oubliée dans le cadre du plan Paulson. "C’est la responsabilité du Congrès de travailler à cela", a-t-il ajouté en exhortant les parlementaires à faire "tout ce qu’ils peuvent".

De son côté, l’American Financial Services Association (AFSA), qui a prévenu la presse mercredi qu’elle faisait circuler sa prose auprès des parlementaires, a insisté pour que les compagnies de financement et d’autofinancement soient dans la liste des institutions susceptibles de se voir racheter des actifs en péril, tout comme les banques.

Dans un style plus spectaculaire, les militantes de l’organisation de femmes "Code Pink", créée à l’origine pour s’opposer à la guerre en Irak, sillonnaient, toutes de rose vêtues, les abords du Congrès.

Assises au milieu du public mardi au cours de la réunion de la commission bancaire du Sénat qui auditionnait M. Paulson, elles ont arboré des pancartes contre le plan Paulson : "Pas de chèque en blanc", "l’extorsion est un crime".

VIDEO

Sarkozy reconnait l’ampleur de la crise financière

Nicolas Sarkozy a souligné jeudi 25 septembre 2008 la gravité d’une crise économique et financière mondiale qui provoque la "peur", et s’est engagé à protéger l’épargne et le système bancaire français.

Economie : un budget 2009 très serré

Le gouvernement va examiner vendredi en conseil des ministres le budget pour l’année 2009, projet qui, de l’aveu même de Bercy n’aura jamais été aussi serré.


Forum

  • Les incantations présidentielles influencent-elles la finance mondialisée ?
    27 novembre 2008, par Keerpal Jean-Charles de Cergy (95000).
    A propos de la France... et de la descente au enfer de tous les français ayant un revenu modeste, ou autres ayant des dettes, je suis d’accord avec toi. Les banques et actionnaires sont sauvés. Et ceux qui n’ont jamais été actionnaires et qui ont été simple ouvrier vont payer. Tout les PO qui augmente etc... et tout qui se détrriore. On paie plus pour la santé, et on en a moins. Tout va devenir privé ? Et qui pourra se prodiguer des soins ? Bizarrement tous les étudiants ou pratiquement tout ceux que je connais et qui font de l’économie, et du commerce, veulent partir de la France. Avant qu’on nous prenne le bras à force de tendre la main. La France aimez là et suivez moi ! J’aime l’humanité la justice, et surtout les droits de l’homme qui sont de moins en moins respecté en France. Keerpal Jean-Charles de Cergy (95000).
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