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Passée au stade mondial avec les subprimes

LA FAILLITE DE LEHMAN BROTHERS ACCELERE LA CRISE FINANCIERE

Et évidemment la France est miraculeusement épargnée :-)

mardi 16 septembre 2008 par JMT

Banques - Après Lehman Brothers, AIG fait trembler les Bourses

D.H. (avec agences) - le 16/09/2008 - 20h39

Crédit Photo : LCI Wall street

Le CAC n’était pas loin mardi de son plus bas niveau en 3 ans et Wall Street creusait ses pertes, face aux craintes d’un dépôt de bilan de l’assureur AIG. Malgré les turbulences, la Fed a décidé de maintenir ses taux d’intérêt inchangés. Elle a en revanche injecté des liquidités sur le marché monétaire, tout comme les autres banques centrales.

C’est la dégringolade depuis la quasi-faillite de Lehman Brothers et les investisseurs s’inquiètent désormais du sort de l’assureur américain AIG, en grande difficulté financière.

Et ce, malgré une impromptue aide de la Fed. La banque de réserve fédérale de New York, intermédiaire traditionnel entre la banque centrale américaine (Fed) et les marchés, a injecté mardi 50 milliards de dollars dans le circuit bancaire et a annoncé qu’elle était prête à faire plus si la situation l’exigeait.

En revanche, la Réserve fédérale a maintenu ses taux inchangés, à 2,00%. Mais la plus grosse source d’inquiétude, le gouverneur de l’Etat de New York l’a verbalisée mardi : AIG"n’avait plus qu’un jour pour" pour lever les 75 à 80 milliards de dollars nécessaires à sa survie.

Pas de quoi rassurer les marchés financiers. Juste après cette annonce et celle d’un recul de 70% des profits trimestriels de Goldman Sachs, la Bourse de New York s’est installée dans le rouge mardi. L’action de l’assureur AIG plongeait quant à elle de près de 60%.

Lagarde s’attend à un crédit plus cher

Après un premier décrochage lundi, les principales places boursières européennes ont toutefois limité leurs pertes mardi.

A Paris, le CAC 40 a clôturé en baisse de 1,96% à 4.087,40 points, au lendemain de sa 4e plus violente chute de l’année (-3,78%), et se rapprochait de son plus bas niveau en séance depuis trois ans. Il était descendu jusqu’à 4.002,87 points le 16 juillet.

A Londres, la Bourse a terminé en baisse de 3,43% mardi, l’indice Footsie-100 des principales valeurs cédant 178,6 points par rapport à la clôture de lundi, à 5.025,6 points, tombant à ses niveaux depuis les attentats du 7 juillet 2005.

A Francfort, première place de la zone euro, le Dax accentuait ses pertes, terminant en recul de 1,63% à 5.965,17 points, contre 6.064,16 points la veille à la clôture.

A Moscou, deux Bourses, dont le principal indice RTS, ont même décidé de suspendre leurs cotations, après s’être enfoncés jusqu’à 9%.

La Banque centrale européenne (BCE) a pourtant injecté mardi 70 milliards d’euros. C’est plus du double du montant injecté la veille (30 milliards), via une opération de refinancement exceptionnelle similaire.

Mais les places financières européennes n’ont fait qu’imiter leurs homologues asiatiques, qui ont toutes fermé en baisse mardi.

Les derniers développements de la crise financière aux Etats-Unis vont entraîner un renchérissement du crédit dans les semaines à venir, a estimé mardi la ministre française de l’Economie.

"C’est un effet indirect immédiat mais il y en aura d’autres", a-t-elle ajouté. Christine Lagarde a toutefois souligné que les banques centrales ont assuré la liquidité sur les marchés financiers qui ont fonctionné normalement.

Crise financière - "Aucune inquiétude pour les banques françaises"

Propos recueillis par Olivier LEVARD - le 16/09/2008 - 17h55

guichet de banque

Interview - Pour la directrice générale de la Fédération Bancaire Française, les Français n’ont pas d’inquiétude à se faire après la faillite de Lehman Brothers. "Le financement des emprunts plus onéreux se répercute sur les crédits des entreprises et des particuliers", explique toutefois Ariane Obolensky.

La crise financière aux Etats-Unis jette le doute sur l’ensemble du système bancaire international. Les Français doivent-ils se faire du souci pour leurs économies ? Pour la directrice générale de la Fédération Bancaire Française (FBF), il n’y a aucune inquiétude à se faire.

LCI.fr : Pour les banques françaises, que change l’effondrement de Lehman Brothers ? Doit-on redouter des faillites similaires de ce coté de l’Atlantique ?

Ariane Obolensky

Ariane Obolensky, directrice générale de la Fédération Bancaire Française (FBF) : Il n’y a aucune inquiétude à avoir pour les banques françaises. Elles ont des fonds propres solides et leurs activités sont diversifiées. Elles sont aussi peu exposées au "risque Lehman" donc toute faillite est exclue. Aux Etats-Unis, ce sont d’ailleurs les banques d’investissement et non les banques de dépôt qui sont en difficulté.

LCI.fr : Si cela arrivait malgré tout, les Français risquent-ils de perdre les économies qu’ils ont placées ?

A. O. : Le risque est nul. Il y aurait de toute façon un système de fonds de garantie dans le cas d’une faillite. Ce qui est possible dans les pays anglo-saxons ne l’est pas dans notre culture. Ici, on peut venir en aide à une banque en difficulté avant qu’elle ne se trouve dans une situation critique.

LCI.fr : Christine Lagarde évoque déjà un "durcissement du crédit". Le confirmez-vous ? Quelles autres conséquences pour les usagers des banques en France ?

A. O. : Je crois que Madame Lagarde a simplement voulu souligner que c’est le prix de l’argent qui a augmenté. Le financement des emprunts est plus onéreux pour les établissements bancaires et cela se répercute sur les crédits des entreprises et des particuliers. Mais cela ne signifie pas que les banques ne donnent plus de crédit ! Les établissements vont continuer à permettre d’emprunter ou d’être à découvert. Les Français sont des gens prudents et raisonnables et ils comprennent qu’on leur refuse un crédit si leur situation ne leur permet pas de s’endetter. Il vaut mieux parfois renoncer plutôt que de se mettre dans une situation financière difficile.

Décryptage - Qu’est-ce qu’une banque d’affaires ?

D’après agence - le 16/09/2008 - 16h12

Crédit Photo : LCI Un employé de Lehman Brothers, quittant le siège de la banque avec ses affaires, le 15 septembre 2008

Comment Lehman Brothers a-t-il pu se retrouver dans une situation financière catastrophique ? La réponse est à chercher dans les risques pris par ces banques. Destinée à financer l’investissement des entreprises, les grandes banques d’affaires se sont fragilisées dans des activités à risque.

La quasi-faillite de Lehman Brothers qui agite la planète financière place les banques d’affaires sous les feux de l’actualité. Quel est leur rôle et comment cette chute est-elle possible ?

Des banques pour investir

Une banque d’affaires, comme l’américaine Lehman Brothers traite exclusivement avec des grandes entreprises et finance les étapes-clé de leur développement.

Le terme "banque d’affaires" (ou "banque d’investissement") est la traduction française de "investment bank". Après la crise de 1929 au Etats-Unis, une loi bancaire a imposé une séparation entre les banques commerciales, dites aussi de détail, qui traitent avec les particuliers et les PME, et les banques d’investissement, pour protéger les économies des déposants.

Cette séparation, qui n’est plus obligatoire mais qui est restée dans la pratique, est aujourd’hui à l’origine des graves difficultés que connaissent les banques d’investissement américaines comme Lehman Brothers ou Merrill Lynch.

En effet, elles dépendent exclusivement pour se refinancer du marché bancaire où elles empruntent aux autres établissements du même type, tandis que les banques de détail peuvent aussi transformer les dépôts des particuliers en crédits.

Des activités parfois risquées

En France, les grandes banques sont dites "universelles" car elles exercent tous les métiers de la banque, de la banque de détail à la banque d’investissement en passant par la banque privée (gestion des grandes fortunes) et la gestion d’actifs, pour le compte par exemple des fonds de pension. Cette configuration les empêche de connaître de graves problèmes de financement.

Une banque d’affaires conseille et finance les entreprises dans leurs opérations de fusion, d’acquisition ou de restructuration. Elle accompagne également l’entreprise qui souhaite s’introduire en Bourse ou augmenter son capital pour financer son développement.

Elle élabore aussi des produits d’investissement pour le compte de ses clients, mais aussi pour son propre compte : il s’agit de produits financiers dont le rendement est lié au niveau plus ou moins élevé de risque.

C’est dans le cadre de leur activité d’investissement "pour compte propre" que Lehman Brothers, et nombre de ses consoeurs dans le monde, y compris en France, ont subi de lourdes pertes liées à des investissements hasardeux dans des produits financiers créés à partir des "subprime", des crédits immobiliers américains à risque.

Après la déconfiture de Lehman, il ne subsiste plus aujourd’hui que deux grandes banques d’affaires sur quatre aux Etats-Unis : Goldman Sachs et Morgan Stanley.

Banques - Crise financière : ce que ça change en France

O. L. avec agences - le 16/09/2008 - 15h46

Crédit Photo : AFP / THOMAS LOHNES Un trader allemand devant la chute des cours le lundi 15 septembre

Crédit, emploi, immobilier, politique de rigueur... Quelles conséquences aura la crise financière incarnée par la faillite de Lehmann Brother ? L’exposition des banques françaises à la crise bancaire américaine est limitée, ce qui protège partiellement notre économie.

"La pire crise financière du siècle", tranchent déjà certains des grands manitous de l’économie mondiale comme Alan Greenspan, ancien pilote de la politique monétaire américaine. L’épisode de la faillite de la banque d’affaires Lehmann Brother leur fait dresser un constat qui fait froid dans le dos.

Mais quel impact peut-on attendre d’une crise financière à New York sur la vie quotidienne des Français ? Faut-il s’inquiéter ? Mardi, les autorités françaises tentent de rassurer sur la santé de notre système bancaire mais reconnaissent que c’est un nuage noir de plus sur l’économie.

Emploi : Wall Street licencie, le gouvernement s’inquiète

A New York, la messe est dite. La faillite de Lehman Brothers, le rachat de Merrill Lynch par Bank of America et les difficultés de l’assureur AIG pourraient se traduire, au pire, par 40.000 suppressions d’emplois à Wall Street. Déjà, les télés américaines diffusent en boucle des images de salariés de Lehman venus vider leur bureau un carton sous le bras.

Mais en France ? Selon Christine Lagarde, la quasi-faillite du groupe financier américain ne touchera ici que les personnes directement employées par les deux établissements bancaires appartenant à Lehman Brothers, des banques d’affaires "qui n’occupent pas une quantité considérable de salariés". La Commission bancaire, autorité de contrôle des banques, a "nommé un administrateur provisoire" à la filiale française de Lehman Brothers, avait annoncé le ministère des Finances lundi.

Cela dit, la conjoncture était déjà mauvaise avant ce nouvel épisode de la crise bancaire. "Je pense que si la croissance poursuit son ralentissement, nous connaîtrons un impact sur les créations d’emplois et le chômage", a averti la ministre des Finances. Le taux de chômage, en diminution constante depuis trois ans, s’est stabilisé à 7,2% au deuxième trimestre en France métropolitaine.

Les patrons sont encore plus inquiets. Cette crise "va avoir beaucoup, beaucoup de répercussions sur l’investissement, la vitesse de développement de certains projets, et il va y avoir une forme de ralentissement général", a prédit Laurence Parisot.

"Le pire n’est pas certain, mais nous sommes obligés de l’imaginer", a aussi estimé la présidente du Medef, ajoutant que les entreprises enregistraient pour le moment "au mieux" un ralentissement de la croissance de leur carnet de commandes, et une "décroissance" dans d’autres secteurs.

Banques : les françaises moins exposées

L’exposition des banques françaises à la crise bancaire américaine est limitée, a rassuré mardi Gérard Rameix, secrétaire général de l’Autorité des marchés financiers (AMF). "Les engagements des banques françaises, les prêts directs, les contreparties dans des opérations financières complexes sont non pas anecdotiques mais maîtrisables, supportables", a-t-il rassuré sur Europe 1. Il a estimé que les petits épargnants couraient "très peu de risques", observant néanmoins que les banques allaient durcir les conditions de l’octroi de crédits.

Immobilier : vers une baisse des prix et une hausse des crédits...

Christine Lagarde le reconnaît. Les Français auront plus de mal à se faire prêter de l’argent. "Les tensions" sur le niveau des taux d’intérêt "vont amener un renchérissement du crédit dans les semaines qui viennent", a expliqué la ministre. "Ça, c’est un effet indirect immédiat, mais il y en aura d’autres", a-t-elle encore prévenu.

Confronté à ce durcissement des banques, les acteurs de l’immobilier adoptent d’ailleurs un ton plus grave que jamais. Prenant acte du ralentissement brutal de l’activité sur le marché du logement, la Fédération nationale des agents immobiliers (Fnaim) appelle à "une action urgente" pour éviter un blocage des transactions.

"La brutalité du ralentissement de l’activité observé tant sur le marché du neuf que sur celui de l’ancien a de quoi surprendre les observateurs les plus avertis", déclare la Fnaim. Elle juge qu’aujourd’hui, "seule une correction à la baisse des prix pourrait permettre de resolvabiliser la clientèle". Dans ce contexte, elle souhaite avant tout des mesures permettant de desserrer les conditions de crédits.

Comptes publics : vers plus de rigueur ?

S’ils ne sont pas directement liés à la situation des banques américaines, la dégradation du climat économique pourrait peser sur les comptes publics. Le ministre du Budget, Eric Woerth, a estimé mardi qu’il était encore possible que la France parvienne à l’équilibre de ses finances publiques en 2012 à condition que la croissance soit suffisante et que les dépenses publiques soient réduites "correctement année après année".

Dans ce but, il a confirmé mardi que toutes les "niches fiscales" seraient plafonnées dans le prochain projet de budget, à l’exception peut-être de celle sur l’entretien des monuments historiques.

Parallèlement à ce plafonnement niche par niche, Eric Woerth s’est dit favorable à un débat sur le "plafonnement global" de toutes les niches, pour éviter que certains contribuables aisés n’échappent totalement à l’impôt.

Dans tous les cas, le déficit public pour 2008 devrait être supérieur à celui initialement annoncé par le gouvernement, qui tablait sur un niveau de 2,5 points de PIB.

Prix : la crise contient l’inflation

Et le pouvoir d’achat dans tout ça ? L’inflation en zone euro a atteint 3,8% sur un an en août, en recul sur les 4% des deux mois précédents, selon une nouvelle estimation d’Eurostat. Ce petit reflux est notamment lié à une détente sur le prix du baril de pétrole qui s’est traduit par une baisse des carburants sur un mois.

Ce répit, pronostiqué par les analystes, constitue une des rares bonnes nouvelles du moment. Les trois poids lourds de la zone euro - l’Allemagne, la France et l’Italie enregistrent respectivement des taux d’inflation annuels de 3,3%, 3,5% et 4,2%. Les principaux secteurs présentant une inflation élevée ont été le logement et les transports (6,3% chacun) et l’alimentaire (6,2%). Ce qui alimente la grogne pour une augmentation des salaires.

La banque Lehman Brothers dépose le bilan

Le Mardi 16 Septembre 2008 à 06h14

Les bourses mondiales ont toutes chuté hier après l’annonce du dépôt de bilan de la banque d’investissement Lehman Brothers, et le rachat de la banque Merryl Lynch par la Bank of America.

Après le retrait du potentiel repreneur Barclays, le sort de Lehman Brothers semblait plus qu’incertain. Le retrait a été motivé par le refus du Trésor Américain d’investir des fonds publics dans le redressement de la banque selon certaines sources.

Ni la Fed ni le Trésor Américain n’ont réussi à éviter la faillite de la Lehman Brothers, grande banque d’investissement américaine qui employait 25 000 personnes. Cette faillite est considérée comme le plus important dépôt de bilan depuis 1990.

La Merryl Lynch est également fragile. Elle est en train de se faire racheter par la Bank of America, afin d’éviter la faillite. Numéro 1 du courtage, la banque est pourtant rachetée pour 50 milliards de dollars payables en actions, une bonne affaire selon certains. Merryl Lynch emploie 60 000 personnes.

La crise de ces deux banques aura un impact sur l’emploi à Wall Street. Certains estiment que 50 000 personnes pourraient perdre leur emploi. Depuis le début de la crise financière, 100 000 suppressions d’emplois ont été effectuées.

Quant à la Bourse, ces annonces ne l’ont pas épargnée. Le secteur bancaire, jugé trop incertain, ne cesse de reculer ; on se repli sur des valeurs refuges comme l’or ou les emprunts d’Etat.

Un vent de quasi-panique souffle sur la Bourse. l’assureur American International Group a chuté de près de 61% à Wall Street. L’indice paneuropéen FTSEurofirst 300 a cédé 3,67%, le Cac 40 à Paris 3,78%, le FTSE londonien 3,927% et le Dax allemand 2,74%.

En pourcentage, le Dow accuse sa perte la plus forte depuis juillet 2002. L’indice des financières américaines a dégringolé de 10,41%.

c.reynaud

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La Fed maintient ses taux à 2%

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Après Lehman, AIG donne des sueurs froides aux Bourses

16 septembre 2008 - 20h00

Après la faillite de Lehman Brothers, le géant mondial de l’assurance AIG est maintenant menacé. Les Bourses européennes ont accusé le coup mardi.

Banques : L’Europe sera-elle touchée par la crise ?

16 septembre 2008 - 20h00

Les banques françaises devraient être peu affectées mais il faut s’attendre à ce que les crédits coûtent plus chers. Autres victimes possibles : les petits porteurs.

Les trois leçons de la faillite de Lehman Brothers

16/09 11:00


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