AID Association initiatives dionysiennes
La crise géorgienne a des prolongements en Amérique Latine

Bal de dupes

Premier retour Russe en Amérique latine ?

lundi 8 septembre 2008 par JMT

Nicolas Sarkozy, sous tutelle du Président de la Commission Européenne Jose Manuel Barroso et Javier Solana, Représentant Européen aux Affaires Etrangères, a finalement obtenu un nouvel accord d’évacuation de la Géorgie des troupes russes.

Mais simultanément on annonce que la Russie envoie au Vénézuela des avions anti-sous-marins et un croiseur nucléaire lance missile.

Retour du berger à la bergère pour répliquer à la venue du même type de bâtiment étatsunien en Mer Noire au titre de "l’aide humanitaire" à la Géorgie.

Le Vénézuela a soutenu Moscou dans l’affaire géorgienne. Le Nicaragua a même reconnu l’indépendance de l’Ossétie du Sud et de l’Abkhazie.

Géorgie - L’UE obtient un nouvel accord avec la Russie

le 08/09/2008 - 23h12

Lors de sa rencontre avec le président russe, la délégation européenne, emmenée par Nicolas Sarkozy, a obtenu lundi un calendrier précis. Les Russes doivent notamment se retirer de Géorgie d’ici un mois, hors Abkhazie et Ossétie du Sud, à propos desquelles Dmitri Medvdev est en revanche resté intraitable. Des discussions internationales s’ouvriront à Genève mi octobre.

Malgré les divergences qui persistent, c’est un Nicolas Sarkozy visiblement satisfait qui est sorti de son entretien de près de quatre heures lundi après-midi avec Dmitri Medvedev, son homologue russe, sur la crise caucasienne.

Crédit Photo : TF1/LCI Nicolas Sarkozy et Dmitri Medvedev, le 8 septembre 2008

"Nous avons obtenu le maximum que nous puissions obtenir en l’état actuel", a souligné le chef de l’Etat, qui s’exprimait en tant que président de l’Union européenne. La délégation européenne, qui comprenait également José Manuel Barroso, le président de la Commission, et Javier Solana, le diplomate en chef de l’UE, et le maître du Kremlin sont convenus d’un accord en quatre points :

- la levée des check points russes entre Poti (ndlr : le port stratégique de la Géorgie sur la Mer Noire) et Sinaki d’ici une semaine.

- le retrait total des troupes russes de Géorgie d’ici un mois, à l’exception de l’Ossétie du Sud et de l’Abkhazie, les deux républiques séparatistes reconnues unilatéralement le 26 août par la Russie.

- le déploiement de 200 observateurs de l’UE en Géorgie au plus tard le 1er octobre.

- le début des discussions internationales sur l’avenir de la région et sur le droit au retour des réfugiés. Ces négociations sont prévues par le plan en six points Medevedev-Sarkozy du 12 août, pour le 15 octobre 2008 à Genève.

Moscou poursuit sa volonté sur l’Ossétie du Sud et l’Abkhazie

Dmitri Medvedev s’est également félicité de cet accord, qu’il a néanmoins conditionné au non-usage de la force par la Géorgie, à l’origine de la crise le 8 août dernier avec son intervention contre l’Ossétie du Sud. Mais le président russe a redit que la reconnaissance par son pays de l’indépendance de l’Abkhazie et de l’Ossétie du Sud était "irréversible". Les négociations internationales de Genève risquent donc de tourner au dialogue de sourds.

D’ailleurs, quelques heures après, Moscou a annoncé, par la voix du ministère russes des Affaires étrangères, qu’elle allait établir des relations diplomatiques avec Abkhazie et Ossétie, en nommant des ambassadeurs sur place, tandis que des sources françaises racontaient que les discussions entre Medvedev et Sarkozy avaient été "par moments très tendues", au point que le président français a menacé de claquer la porte.

Saakachvili salue "un pas en avant"

En vertu de l’accord, Nicolas Sarkozy juge aussi que les négociations sur un nouveau partenariat entre la Russie et l’UE, suspendues la semaine dernière par le Conseil européen, pourraient reprendre "dès octobre". Medvedev a souligné que ce retrait serait soumis à la signature par la Géorgie de "documents juridiquement contraignants, garantissant le non usage de la force contre l’Abkhazie et l’Ossétie du Sud".

Après Moscou, la délégation européenne s’est donc s’envolée pour Tbilissi, où elle a atterri dans la soirée, afin de présenter l’accord au président géorgie Mikheïl Saakachvili. La Géorgie, qui a dénoncé lundi devant la Cour internationale de justice (CIJ) des violations des droits de l’homme commises par la Russie aux dépens de populations géorgiennes des provinces séparatistes d’Ossétie du Sud et d’Abkhazie, a d’ores et déjà salué le "résultat très important" obtenu par Nicolas Sarkozy à Moscou. Le président géorgien a ensuite salué cet accord comme "un pas en avant".

Au même moment, les Etats-Unis disaient avoir décidé de geler un accord sur le nucléaire civil avec la Russie, en retirant son examen de l’ordre du jour du Congrès à cause de la crise géorgienne. Le Pentagone a en outre annoncé lundi que les opérations d’acheminement, au moyen de navires et d’avions militaires américains, de secours à la Géorgie avaient pris fin. Les Nations unies ont de leur côté annoncé que l’armée russe avait empêché lundi un convoi de vivres de l’Onu d’atteindre la ville géorgienne de Gori.

La Russie annonce qu’elle va envoyer des avions de lutte anti - sous-marine au Venezuela

AFP - lundi 8 septembre 2008, 19h59

Le président russe Dmitri Medvedev à Moscou le 7 septembre 2008

La Russie est allée un pas plus loin dans sa volonté manifeste de contester l’"hégémonie" américaine en annonçant lundi qu’elle allait envoyer des avions de lutte anti-sous-marine au Venezuela, pays du président Hugo Chavez, bête noire de Washington.

L’envoi également dans un port vénézuélien du croiseur à propulsion nucléaire Pierre le Grand —porteur de missiles à double capacité conventionnelle et nucléaire— et de L’amiral Tchabanenko, un bâtiment de lutte anti-sous-marine est d’abord vu par les analystes comme la réponse du berger à la bergère.

"Cela va être évidemment interprété comme un degré de tension supplémentaire, ce qui est préoccupant", a commenté Thomas Gomart, de l’Institut français de relations internationales (IFRI), dont le siège est à Paris.

Malgré leur victoire militaire, "les Russes sortent isolés de la crise géorgienne, n’ayant reçu l’appui que de rares pays comme le Venezuela et la Syrie", a-t-il souligné.

"Ils pourraient transformer ces convergences diplomatiques en une intensification de la coopération militaire" avec les mêmes pays, a-t-il observé, rappelant que la Syrie avait offert à la Russie des facilités à son port de Tartous.

Jusqu’à présent, Moscou ne faisait que vendre des armes, notamment des chasseurs-bombardiers, à Caracas. "La Russie va-t-elle franchir un nouveau pas au risque de s’isoler encore plus ?", s’est-il interrogé.

Au beau milieu de l’imbroglio sur le Caucase, cette initiative de Moscou "semble participer de deux mouvements : une contestation de plus en plus ouverte de l’hégémonie américaine, et un appui aux mouvements de renationalisation des politiques de l’énergie dont Chavez s’est fait le porte-drapeau", a analysé M. Gomart.

A Munich, début 2007, Vladimir Poutine, encore président, avait vivement dénoncé le "monde unipolaire" dirigé par Washington, dans un discours alors interprété comme consacrant le retour de la Russie au premier plan.

Cette fois, la Russie, irritée de l’installation prévue du bouclier antimissile américain en Europe centrale et de l’adhésion éventuelle de l’Ukraine et de la Géorgie à l’Otan, semble décidée à passer de la parole aux actes.

Selon Matthew Clements, analyste du groupe Jane’s, à Londres le "déploiement temporaire d’un petit nombre d’avions" au Venezuela a une "signification surtout symbolique".

Pour Moscou, a-t-il estimé, ce n’est pas un retour à la Guerre froide mais une manière de dire aux Occidentaux "si vous voulez empiéter sur notre sphère d’influence, nous pouvons en faire autant à votre égard".

Moscou avait ainsi vivement critiqué l’envoi en mer Noire de la principale unité -hors porte-avions- de la 6ème flotte américaine, le Mount Whitney, juste après le conflit armé l’ayant opposé à la Géorgie.

Pour Joseph Henrotin, chercheur au Centre d’analyse et de prévoyance des risques internationaux (CAPRI) d’Aix-en-Provence (sud de la France), "on assiste à un raidissement sur le plan militaire entre l’Otan et la Russie".

Et si elle a une portée "symbolique", la mesure prise par la Russie a aussi un fondement rationnel, selon lui, car le Venezuela veut acheter des sous-marins russes à propulsion diesel de classe Kilo.

"Dans un premier temps, les avions russes auront pour mission de protéger les sous-marins vénézuéliens, le temps que la marine vénézuélienne se mette à niveau et soit moins vulnérable", a-t-il expliqué.

Cette base arrière en Amérique latine permettra à la Russie de lancer dans cette zone le nouveau "grand jeu" russo-américain déjà très visible en Asie centrale et dans le Caucase.

Le colonel Christopher Langton, de l’Institut international d’études stratégiques (IISS) de Londres, s’est dit d’ailleurs "convaincu" que ce projet "avait été discuté" par Moscou et Caracas "avant la crise en Géorgie".

La Russie pourrait participer à des manoeuvres navales avec le Venezuela

AP - Lundi 8 septembre, 18h21

MOSCOU - La Russie pourrait participer à des manoeuvres navales communes avec le Venezuela, a annoncé lundi à Moscou un porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères. (Publicité)

Andreï Nesterenko a précisé que des navires de l’armée russe, le croiseur Pierre le Grand et trois autres bateaux, devaient se rendre au Venezuela avant la fin de l’année. Il a ajouté que les marines russe et vénézuélienne pourraient organiser un exercice commun à cet occasion. Des avions se rendront également sur place.

Dimanche, le président vénézuélien Hugo Chavez avait déjà annoncé la tenue de ces manoeuvres lors d’une intervention télévisée et radiodiffusée. M. Chavez a affirmé que des navires russes étaient attendus dans des ports vénézuéliens fin novembre ou en décembre.

M. Nesterenko a assuré que cet exercice commun ne serait pas dirigé contre un pays tiers et que la décision avait été prise avant la crise qui a éclaté le mois dernier entre la Russie et la Géorgie. "Ce déploiement était prévu de longue date, et il n’a aucun rapport avec la situation politique actuelle et la situation dans le Caucase".

Reste que l’annonce survient une semaine après que le Premier ministre Vladimir Poutine a menacé de répondre à l’arrivée récente de navires américains en Géorgie. Le président Chavez entretient des liens étroits avec Moscou et a affirmé à plusieurs reprises que la marine américaine menaçait son pays.

Interrogé sur ce projet de manoeuvres militaires communes, le porte-parole du ministère américain de la Défense Bryan Whitman a affirmé lundi que le Pentagone n’était pas concerné. Il a affirmé que l’armée américaine faisait des exercices avec d’autres pays tout autour du monde, en permanence, comme le font beaucoup d’autres nations. AP

Venezuela-Russie : manoeuvres militaires navales conjointes en mer des Caraïbes

CARACAS, dimanche 7 septembre 2008 (LatinReporters.com)

Alors que renaît un climat de guerre froide entre Washington et Moscou, des forces navales de la Russie et du Venezuela antiaméricain de Hugo Chavez effectueront des manoeuvres conjointes sans précédent dans la mer des Caraïbes, du 10 au 14 novembre prochains, a annoncé le 6 septembre l’état-major naval vénézuélien.

Des chasseurs Sukhoï de la force aérienne du Venezuela et de fabrication russe survolent l’Orénoque - Archives, juillet 2007, photo Ariel R GFDL

L’annonce de ces manoeuvres militaires survient alors que la crise du Caucase fait régner une vive tension diplomatique entre les Etats-Unis et la Russie, devenue le principal fournisseur d’armes du Venezuela.

Contrairement à Washington et à l’Union européenne, qui ont condamné la reconnaissance par Moscou de l’Ossétie du Sud et de l’Abkhazie, le président vénézuélien Hugo Chavez estimait fin août que la Russie "a répondu dignement" à la guerre déclenchée par la Géorgie qui voudrait conserver ces deux régions caucasiennes avec l’appui diplomatique et économique des puissances occidentales.

Le 2 septembre, le Nicaragua du président sandiniste Daniel Ortega, allié du socialisme radical de Hugo Chavez, a été jusqu’à reconnaître lui aussi officiellement, comme la Russie, l’indépendance de l’Ossétie du Sud et de l’Abkhazie.

C’est la première fois depuis la dislocation de l’Union soviétique que l’Amérique latine redevient l’un des théâtres potentiels d’une guerre froide naissante, au moment où la région est dominée par des régimes de gauche inquiets de la réactivation de la 4e flotte américaine dans la mer des Caraïbes et dans l’Atlantique Sud.

La Russie, qui veut réaffirmer son statut de puissance mondiale, a déjà vendu au Venezuela 24 avions de chasse Soukhoï, 53 hélicoptères et 100.000 fusils kalachnikov pour un total de plus de trois milliards de dollars.

Hugo Chavez, voisin ombrageux de la Colombie armée par les Etats-Unis, a en outre envisagé publiquement à diverses reprises l’achat de sous-marins russes. Le 31 août dernier, il confirmait qu’arrivera "bientôt" au Venezuela "un système intégral de défense antiaérienne à longue portée" de fabrication russe, incluant des missiles d’une portée de 200 km.

Du 10 au 14 novembre prochains, quatre navires et un millier de militaires russes et, pour la partie vénézuélienne, des frégates équipées de missiles, des patrouilleurs, des sous-marins et des unités aéro-navales participeront aux manoeuvres a déclaré le contre-amiral Salvatore Cammarata, directeur du Renseignement stratégique de l’état-major naval du Venezuela.

Selon le contre-amiral, cité le 6 septembre par plusieurs quotidiens de Caracas (notamment Ultimas Noticias et Vea), des manoeuvres d’une telle nature n’auraient pas de précédent en Amérique latine. Leur objectif, dit-il, est de renforcer "les liens d’amitié et de coopération" entre les forces navales russes et vénézuéliennes.

Salvatore Cammarata révèle qu’une délégation russe conduite par le commandant en chef de la marine russe, Popov Fedorovich, s’était rendue au Venezuela, à une date non précisée, pour planifier les manoeuvres de novembre.

"Si un jour une flotte russe venait aux Caraïbes, nous hisserions les drapeaux, nous frapperions les tambours et ferions entendre l’hymne du Venezuela et l’hymne de la Russie, car ce serait la venue d’un ami qui viendrait nous donner la main. Ce serait l’arrivée d’un allié. La Russie s’est convertie aujourd’hui en l’un de nos principaux alliés" déclarait le président Chavez le 22 juillet, lors d’une conférence de presse pendant sa dernière visite à Moscou.

L’agence d’information russe Interfax, aussitôt reprise par les agences internationales, en déduisait alors que Hugo Chavez invitait la Russie à établir des bases militaires au Venezuela. Le président Chavez a fermement démenti cette interprétation, précisant que la Constitution bolivarienne du Venezuela prohibe la présence de bases militaires étrangères sur le sol national.

Hugo Chavez déclarait encore, le 31 août, que si un bombardier stratégique russe faisant éventuellement le tour de la planète avait besoin d’une escale technique au Venezuela, elle lui serait accordée.

STRATEGIES 2

On a toujours tendance à regarder et à expliquer les affaires géopolitiques en fonction d’un rapport de force, généralement militaire. Je crois, au contraire, que les derniers conflits sont davantage de nature économique.

S’il est incontestable que depuis la seconde guerre mondiale, les USA ont acquis la suprématie économique, celle-ci était essentiellement due à l’acceptation par le monde entier du dollar en guise de monnaie de réserve. Or le dollar, comme on le sait, est une monnaie pas comme les autres, puisqu’appartenant à la Fed, seule habilitée à en émettre. La Fed elle-même appartient au lobby bancaire, ce même lobby qui définit en grande partie la teneur de la politique américaine tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays.

A chaque fois que les USA rencontrent des difficultés économiques, ils essaient systématiquement de les exporter ou d’en profiter d’une façon ou d’une autre. Quand ils n’ont pas respecté les directives que leur imposait le plan White, à la base du système de Bretton Woods assurant les parités fixes vis-àvis de l’or et, a fortiori, du dollar, ils ont impliqué les autres pays occidentaux dans leur ’gold pool’, une sorte d’association devant assurer la parité de l’or et du dollar sur le marché de l’or.

Quand même cette tentaive s’est soldée par un chec, ils ont stoppé unilatéralement la convertibilité de leur devise en or, cassant du même coup le système de Bretton Woods et nous plongeant dans le système des taux flottants. Le dollar s’est bien sûr effondré suite à cette initative, mais l’affaire était bénéfique pour le pays qui parvenait ainsi à réduire ses déficits sur le dos du reste du monde.

La première surprise d’envergure est venue lors des deux crises pétrolières successives. La parade a été promptement trouvée : pour éviter d’être tributaire des pays producteurs, il suffisait d’assurer la fixation de la valeur de leur production. Comme on le sait, quasiment toutes les matières premières sont cotées aux USA. Et quand bien même elles ne le seraient pas, elles le sont dans un pays occidental et exprimées en dollar.

Durant la décennie 80 le lobby bancaire a réussi à casser ce qui restait de conditions et d’entraves à la libéralisation des marchés. Le Big Bang financier de 1986 en a été l’apothéose. Et comme toujours, ce qui émane des banques est rarement réfléchi, cette libéralisation a débouché un an plus tard sur un krach boursier.

Cette expérience malheureusement, conjointe à l’effondrement du bloc soviétique, a poussé les pays européens à se rapprocher davantage. Pour compliquer cet élan, le lobby a ouvertement cassé le Système Monétaire Européen en spéculant contre la livre sterling. Les prémisses du traité de Maastricht ont été élaborées à cette époque. Le lobby bancaire ne voyait pas d’un bon oeil l’apparition d’un concurrent potentiel au dollar.

Ce lobby a oeuvré en coulisses pour que le traité soit particulièrement contraignant. Il l’a même fait amender en quelque sorte par un autre, celui d’Amsterdam, qui impose des limites aux déficits budgétaires : pure hérésie économique mais que nos doctes politicards ont accueilli avec enthousiasme. Le but était d’empêcher les pays membres de l’époque à pouvoir joindre l’Union.

Malheureusement, cela n’a pas réussi. Malgré le fait qu’il n’y avait qu’un seul pays répondant aux critères imposés - le Luxembourg - tous les autres ont démontré leur capacité de convergeance. De sorte que leur adhésion ne faisait plus de doute dès 1995.

En omettant les différentes crises purement bancaires qui se sont succédées alors (la mexicaine de 1995, l’asiatique de 1997, la russe de 1998, la brésilienne de 1999 suivie de l’argentine peu après), les USA ont encore essayé de contrecarrer les plans d’Union en créant la crise kosovar. Et bien sûr nos doctes politicards sont bêtement tombés dans le panneau.

En 1999, l’euro démarre et est immédiatement poussé vers le bas par le lobby bancaire. Dès 2000, les USA sont frappés par la crise des dot.com. Crise émanant une fois de plus du secteur bancaire. Pour la résoudre - c-à-d pour sauver les banques impliquées, pas les entreprises en soi - le lobby s’est acoquiné à celui du pétrole et a opté pour un certain Bush. On a créé à cette époque une pénurie artificielle. Le but était de pousser le prix du baril à la hausse. Enron devait s’en charger.

Cela n’a pas réussi comme on le sait. Après une légère ascension, le prix du baril est retombé aux alentours de 10 dollars. Il a fallu attendre cette autre invention majeure pour reprendre les choses en main : le 11 septembre. Et de nouveau, hormis un certain Thierry Meyssan, le reste du monde est tombé dans ce nouveau panneau. Il ne fallait en aucun cas que le déclin économique américain n’affaiblisse le pays. Donc, il fallait entraîner les autres dans un conflit coûteux et sans horizon.

Durant cette même période, le lobby bancaire a poussé les différentes administrations occidentales à admettre les ex-pays soviétiques dans son sein. De cette manière, l’Europe encore en gestation, n’avait aucune chance de se renforcer, puisqu’elle héritait d’une kyrielle de situations économiques lamentables.

Malheureusement, ce calcul n’a pas donné satisfaction. La guerre en Irak a été un coup fatal dans cette stratégie : l’Europe, du moins en partie, s’étant rebiffée. Le déclin du dollar s’amorce alors de façon irréversible. Il s’en suit le raffermissement de l’euro et une meilleure performance économique de l’Union.

Le lobby bancaire préfère le dollar. Pour la simple raison que celui-ci est secondé par une nation disposant de la plus puissante armée du monde. Quand ce lobby n’acquiert pas ce qu’il souhaite, il envoie d’abord le FMI et la BM et, si cela ne suffit pas, l’armée à la rescousse. L’Union n’a pas d’armée satisfaisante à cet égard. Le dollar doit par conséquent conserver sa suprématie.

Pour tenter d’affaiblir l’Europe, dès 2006 la spéculation sur le pétrole s’accélère. On invoque d’innombrables raisons qui, dans leur fondement sont souvent exactes, mais pas dans leur incidence réelle. Le lobby bancaire est toutefois surpris par la crise hypothécaire. Ou, plus exactement, la crise bancaire qui en découle. La panique les accable pendant plusieurs mois. C’est que les fleurons du lobby périclitent tour à tour.

Heureusement, ce lobby est implanté dans tout l’Occident et les effets de la crise peuvent s’exporter sans trop de difficultés. Nos politicards n’y comprennent rien et se laissent totalement manipuler par le lobby. Ils se bornent à regarder ce que les banques centrales, devenues indépendantes depuis, entreprennent. Ces dernières se contentent de sauver le système bancaire et rien d’autre.

Dans l’intervalle, on le sait, les spéculateurs se rabattent sur les marchés à terme et par leurs actions, font exploser les prix. L’inflation augmente partout et la colère populaire gronde. Les USA, eux, s’enfoncent de plus belle et à vive allure. L’administration Bush excelle par son incompétence. La crise pousse les pays de l’Union à s’harmoniser davantage. Le lobby n’apprécie que modérément. Il avait ouvertement mis des bâtons dans les roues en 2005 lors des referendums sur la Constitution. En 2008, il a changé son fusil d’épaule. Mais échoue une nouvelle fois. Le peuple ignare, grâce aux Irlandais, stoppe ce nouvel essai.

Alors, hormis les péripéties libanaises, tibétaines et autres du genre devant saper la bonne entente des pays européens, le lobby a décidé de frapper plus fort : la crise géorgienne. Il sait que cette crise divisera l’Europe. Et en effet, depuis, en conjuguant non seulement tout ce qui se rapporte sur cette affaire dans les médias, les banques centrales soutiennent massivement le dollar, le lobby lui-même fait osciller la Bourse dans tous les sens, de sorte que la crise s’installe réellement dans les esprits de chacun et qu’on l’attribue à un fauteur de trouble extérieur. Personne ne songe à réprimander les actions délictueuses du système bancaire.

A nouveau, le dollar est sauvé. Du moins, momentanément. Aujourd’hui, ce même lobby vient de faire main-basse sur les avoirs des USA en absorbant au nom de l’état les deux principales institutions hypothécaires avec l’argent du contribuable et en leur allouant une ligne de crédit illimitée avec ce même argent. De cette façon, le lobby dispose non seulement de la planche à billet de la Fed, mais aussi des revenus fiscaux de l’état et peut en jouir à sa guise et à son seul profit. Rappelons que toute cette affaire a été élaborée par la banque Goldman Sachs, cette même banque qui spécule ouvertement sur les matières premières, cette même banque dont émanent le secrétaire au Trésor, Paulson, et le président de la Fed, Bernanke.

Le tour est bien joué. Encore faut-il que le stupide peuple joue le jeu qu’on lui propose selon les règles - changeantes - qu’on lui impose. A quand son réveil ?

Amitiés anti-bancaires,

Jean-Pierre Avermaete

Jean-Pierre Avermaete est économiste et nous l’avons déjà publié

Georgie : Sarkozy à Moscou, le conflit devant la CIJ

Le Lundi 08 Septembre 2008 à 06h19

Le Président de l’UE, Nicolas Sarkozy, se rend aujourd’hui en compagnie de Xavier Solana à Moscou pour tenter d’obtenir le respect du cessez le feu signé par les Russes le 12 août dernier. A La Haye, La Cour internationale de Justice (CIJ) commence aujourd’hui à entendre des témoins, pour savoir si elle peut prendre en charge le conflit Georgie/Russie.

Les trois jours d’audience devant la Cour internationale de Justice de La Haye commencent ce matin. C’est Tblissi qui l’a saisie. Selon la Georgie, depuis les années 1990, des milices russes auraient fait des milliers de morts et plus de 300 000 déplacés. Si la CIJ décide que ce cas est de son ressort, elle pourra décider de mesures pour protéger les civils géorgiens.

Yaël Hirsch

Après son échec au sommet de l’OTAN L’Ukraine frappe à la porte de l’Europe

Le Monde Diplomatique — juin 2008 — Page 7

A la mi-mai, l’Ukraine est devenue membre de l’Organisation mondiale du commerce. Ce nouveau pas dans son intégration au monde occidental ne compense toutefois pas l’échec subi au sommet de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord, le 3 avril : les pressions russes et les réticences franco-allemandes avaient empêché l’accès de Kiev — comme de la Géorgie — au plan d’action en vue de l’adhésion. Les dirigeants « orange » n’en insistent que plus fortement pour être admis rapidement dans l’Union européenne.

Poste-frontière de Chegueni, un samedi matin. Un long corridor grillagé à ciel ouvert serpente vers les douanes polonaises. Il fait gris et froid, l’endroit est presque désert. Il y a un mois, ici, régnait pourtant l’effervescence.

De nombreux habitants avaient leurs habitudes aux différents passages entre l’Ukraine et la Pologne, lieux stratégiques pour un commerce très lucratif. Munis d’un visa polonais, obtenu gratuitement et pour une longue durée dans la ville voisine de Lviv, les Ukrainiens pouvaient, très simplement, aller vendre de l’autre côté des cigarettes et des bouteilles d’alcool passées sous le manteau.

L’entrée de la Pologne dans l’espace Schengen, le 21 décembre 2007, a tout changé. Pour nombre d’Ukrainiens, la frontière est désormais infranchissable, faute d’un visa européen.

« Avant, tu pouvais passer trois fois en une journée », se souvient Maria, une babouchka rieuse du village de Noviskalova, à sept kilomètres de... l’Union européenne (UE). « Avec ça, tu récoltais de bons bénéfices, certains se sont même fait construire des maisons ! Maintenant, c’est bien fini. »

Jusqu’ici, ce trafic faisait vivre plus de cent mille personnes. L’ambassadeur de Pologne en Ukraine n’ignore pas les conséquences sociales provoquées par la nouvelle donne : « Le régime de visa Schengen ne nous autorise pas à en délivrer à des gens n’ayant ni argent ni compte en banque, admet M. Jacek Kluczkowski.

Pour cette population, il va falloir trouver d’autres sources de revenu. » Pas si évident, dans cette région rurale, marge délaissée de l’Union soviétique pendant cinquante ans, où le chômage et la pauvreté frappent plus fort encore que dans le reste du pays.

Si la nouvelle frontière met à mal l’économie de la région, elle atrophie aussi les liens culturels et familiaux très forts entre les deux pays. Historiquement, la Galicie — en Ukraine occidentale — est tournée depuis des siècles vers la Pologne, qui l’a dominée du XVe au XVIIIe siècle.

Passée ensuite sous autorité autrichienne, elle est revenue dans le giron de Varsovie de 1921 à 1941, jusqu’à la réunification du pays dans ses limites actuelles, fixées après la Libération. « Avant la première guerre mondiale, il y avait beaucoup de familles mixtes à l’ouest, qui ont été massivement déportées par les Soviétiques », précise Taras Wozniak, philosophe et rédacteur en chef du magazine indépendant Ji. « Il reste de cette époque une très forte identité polonaise dans la région. »

« Un nouveau mur de Berlin »

Afin d’apaiser la population, les gouvernements polonais et ukrainien ont signé un accord instaurant une zone spéciale « sans visa » pour les habitants vivant à cinquante kilomètres de part et d’autre de la frontière. Bruxelles doit maintenant valider cette décision bilatérale.

Mais, pour Wozniak, malgré les arrangements locaux, la communication entre les deux peuples va irrémédiablement pâtir de cette « Europe » qui s’est interposée entre eux. « En temps normal, six millions cinq cent mille habitants traversaient chaque année dans les deux sens. Aujourd’hui, les liens sont rompus. Pour moi, cette frontière est un nouveau mur de Berlin. »

Hier « euro-enthousiaste », le journaliste s’est mué, comme beaucoup à Lviv, en « eurocritique » : « Les Européens forment désormais une classe supérieure, libre de circuler à sa guise. Et nous, nous sommes des gens de seconde zone, privés d’accès à nos voisins. » De fait, tout en bouclant sa frontière, l’Union n’en a pas moins négocié avec l’Ukraine, depuis 2005, un régime « sans visa » pour ses propres ressortissants.

Immanquablement, l’impact de cette nouvelle frontière Schengen ravive ici les souvenirs oubliés de la guerre froide. Une fois de plus, l’Ukraine se voit renvoyée à son rôle d’éternel « bon voisin ». Un voisin embarrassant que l’on tient à l’extérieur de l’Union, sans perspective claire : futur Etat membre ou simple candidat à l’adhésion ?

Pourtant, dès le milieu des années 1990, l’Ukraine indépendante émettait le désir de lier son avenir à celui de l’UE. Depuis la « révolution orange » de la fin 2004 et l’arrivée au pouvoir de dirigeants pro-occidentaux, l’intégration européenne constitue même l’objectif numéro un de la politique étrangère du pays.

Pour convaincre Bruxelles, Kiev tente, ces derniers mois, d’accélérer tous azimuts le rythme de son « amarrage » au bloc occidental. Après avoir arraché son adhésion à l’Organisation mondiale du commerce (OMC) au début de l’année 2008, il a obtenu des garanties sur la mise en place d’une zone de libre-échange avec l’Union.

Dans le même temps, poussé par les Américains (1), il entend forcer la porte de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN), contre le sentiment de son opinion publique, largement défavorable.

Cette politique euro-atlantiste brouillonne ne va pas sans irriter plusieurs grands Etats européens. Si bien que, lors du récent sommet atlantique de Bucarest, début avril, ils ont fait repousser la demande d’adhésion ukrainienne à l’hiver prochain.

Qu’importe : les Ukrainiens poursuivent la bataille avec, en ligne de mire, la présidence française de l’Union pour la seconde moitié de l’année 2008. Depuis son arrivée à l’Elysée, M. Nicolas Sarkozy n’a-t-il pas, à de nombreuses reprises, exprimé son intérêt pour ce pays et sa volonté de « donner une impulsion nouvelle au partenariat Europe-Ukraine », selon les termes du secrétaire d’Etat aux affaires européennes Jean-Pierre Jouyet ?

Pour l’heure, la France se garde bien d’aborder la question qui fâche : une véritable perspective d’adhésion claire à l’Union. Paris, comme Bruxelles, botte en touche, s’en tenant à une « consolidation de la coopération ».

Kiev dispose de trois atouts de taille, auxquels l’Europe ne peut rester indifférente : c’est un pays de transit pour le gaz russe, une puissance économique à fort potentiel de croissance et un partenaire commercial de premier plan. Plus un quatrième, essentiel : la stabilité du pays conditionne la politique sécuritaire de l’Europe à sa frontière orientale.

Si la diplomatie européenne répond avec réserve aux sollicitations ukrainiennes, c’est que celles-ci suscitent en son sein de profondes dissensions. En témoigne la cacophonie survenue lors du sommet Union européenne - Ukraine de la fin février, à Kiev.

Vice-premier ministre ukrainien chargé des affaires européennes, M. Grigori Nemyria crut bon de se réjouir ouvertement de ce que « la porte de l’Europe soit enfin ouverte ». Il fut chaleureusement applaudi par les représentants des nouveaux Etats membres d’Europe centrale, au premier rang desquels la Pologne, fervent lobbyiste de l’intégration à moyen terme de l’Ukraine.

En revanche, les membres fondateurs d’Europe de l’Ouest, forts de leur poids dans la famille, se chargèrent de doucher l’enthousiasme ambiant. Réponse, en différé, du député allemand Rainder Steenblock à M. Nemyria : « La porte est ouverte, certes, mais elle se trouve au septième étage et, pour l’instant, l’Ukraine est au rez-de-chaussée. »

Il est loin le temps où, en décembre 2004, les responsables européens se bousculaient sur Maïdan, la place centrale de Kiev, gagnés par la fièvre de la « révolution orange ». L’illusion d’une Ukraine « au cœur de l’Europe » est bien retombée, comme tant de grands espoirs d’alors.

Malgré de réelles avancées sur le plan démocratique et des réformes libérales dictées par l’Union menées à marche forcée, le pays peine à convaincre de sa stabilité. « Les pratiques postsoviétiques perdurent encore largement dans les domaines politique et économique, estime M. Nemyria.

La continuité domine dans les élites, avec un manque de dynamisme pour mener le changement de l’intérieur. Ce sont les raisons d’un certain "mal ukrainien". » Cette inertie, M. Nico Lange, directeur du bureau ukrainien de la Fondation Konrad Adenauer, l’explique aussi par la frilosité européenne : « C’est vrai que les réformes ne sont pas menées avec efficacité, mais c’est aussi le rôle de l’Union de donner une perspective européenne à un pays pour pousser aux réformes nécessaires. Ce genre de politique fonctionne s’il y a vraiment une volonté d’intégration, ce qui manque à l’Ukraine. »

Après avoir fait partie des empires russe, polonais et austro-hongrois, puis de l’Union soviétique, l’Ukraine serait-elle à nouveau esclave de sa géographie, condamnée au statut d’éternel Etat tampon ?

Cette situation d’« entre-deux » d’un pays coincé entre l’Europe et la Russie plombe les aspirations européennes de Kiev. L’Union dépend largement de ses relations économiques et notamment énergétiques avec la Russie.

Selon Gérard-François Dumont, professeur de géographie à l’université Paris-IV, un rapprochement trop net de Bruxelles avec Kiev pourrait représenter un casus belli pour Moscou, qui considère toujours les pays de la Communauté des Etats indépendants (CEI) comme sa zone d’influence.

D’ailleurs, une certaine gêne perce dans les discours des diplomates européens : « Nous ne préjugeons pas et nous n’excluons pas l’intégration de l’Ukraine, mais nous tenons compte de la stabilité du continent européen, avance M. Jouyet. Nous devons à la fois donner de la chair à la coopération entre l’Union européenne et l’Ukraine et finaliser un partenariat fort entre la Russie et l’Europe. »

Un vrai numéro d’équilibriste, les deux pays étant à couteaux tirés : crises gazières récurrentes, menace sur la base militaire russe de Sébastopol au bord de la mer Noire, opposition de Moscou à l’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN...

Tout en ménageant la Russie, l’Union s’implique néanmoins en Ukraine, notamment à travers la politique européenne de voisinage (PEV), qui, lancée en 2004, inclut actuellement tous les pays frontaliers.

Fondé sur la formule lapidaire de M. Romano Prodi, « tout sauf les institutions (2) », ce programme permet à des Etats comme l’Ukraine de participer au marché intérieur et à certaines politiques de l’Union, en échange de progrès en termes de « valeurs communes », de démocratie, d’Etat de droit et... de libéralisme.

Pour le chef de la délégation de la Commission européenne en Ukraine, M. Ian Boag, il s’agit ainsi d’« éviter la création d’un nouveau rideau de fer en Europe, à quelques centaines de kilomètres du précédent ». Les Ukrainiens y décèlent le risque d’être relégués au statut d’éternel voisin.

« Pour nous, c’est l’esprit et la lettre du traité de Rome : tout pays européen peut se porter candidat à l’intégration, martèle M. Nemyria. Nous sommes clairement un pays européen et nous voulons à l’avenir entrer dans l’UE. »

Certes, le vice-premier ministre n’entend pas « précipiter les choses et être membre demain ou après-demain. Nous sommes conscients que notre pays n’est pas prêt pour cette intégration, mais nous voyons également que l’Europe n’est pas prête non plus ».

Par son empressement et son insistance, Kiev renvoie l’Union à ses propres doutes quant à ses objectifs, ses contours et son identité. Pour nombre d’analystes, intégrer l’Ukraine reviendrait à diluer un peu plus un projet européen déjà flou et à poser en filigrane la question de l’intégration de la Russie.

Or la fatigue de l’élargissement se fait déjà sentir : l’Union peine à digérer ses douze nouveaux membres et se déchire sur les candidatures de la Turquie, de la Macédoine et de la Croatie.

« C’est vrai, personne ne sait où va l’Union, reconnaît le philosophe ukrainien Konstantin Sigov. De Kiev à Lisbonne, l’Europe est en plein désarroi. Mais une chose est sûre : pour les Ukrainiens, l’Europe est déjà là. »

Mathilde Goanec.

(1) Lire Olivier Zajec, « Subtile partie d’échecs entre Moscou et Washington », Le Monde diplomatique, avril 2008.

(2) Discours prononcé par M. Prodi, alors président de la Commission européenne, le 30 mars 2003, devant les représentants algériens, eux aussi impliqués dans la PEV.

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